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distribuent et se perdent dans les parties les plus proches.

Des grands nerfs latéraux.

Les grands nerfs latéraux sont deux cordons blancs, grêles, d'un égal diamètre dans la plus grande partie de leur longueur, situés du côté interne de l'une et l'autre rangée des ganglions, s'étendant depuis la tête jusqu'à la queue, le long et sur la partie inférieure du ventre, très visibles à la loupe, particulièrement chez les sangsues mortes dans l'eau-de-vie et macérées pendant quarante-huit heures dans l'eau commune : ils adhèrent chacun par un tissu cellulaire à la tunique musculeuse de l'œsophage et du canal alimentaire ; en chemin faisant, ils forment plus ou moins de zigzags : ils sont composés, comme les ganglions, d'une tunique membraneuse fine et transparente, d'un tissu cellulaire très délié et d'une substance médullaire de consistance aussi forte que celle des ganglions. On ne voit aucune ramification de vaisseaux sanguins pénétrer dans les tuniques | des grands nerfs latéraux, qu'on pourroit nom

mer avec raison grands nerfs sympâthiques , à cause de leurs communications par des fibrilles nerveuses avec le cerveau et les ganglions latéraux.

Les deux extrémités de chaque grand nerf latéral se divisent en une infinité de petites fibrilles nerveuses : les antérieures se terminent à la tête , les postérieures à la queue.

Les nerfs latéraux, dans leur longueur, reçoivent des ganglions peu de fibrilles nerveuses, encore sont-elles très fines; mais ils en envoient plusieurs dans les parties environnantes. Il m'a semblé avoir aperçu plusieurs fois, proche de la tête, des fibrilles du nerf latéral droit s'unir avec celles du nerf latéral gauche, et plus particulièrement avoir vu des fibrilles nerveuses qui alloient du cerveau à l'un et à l'autre grand nerf latéral.

Un des grands nerfs latéraux étant coupé transversalement, il n'en sort ni fluide, ni substance médullaire.

Du grand cordon noirâtre.

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Le grand cordon noirâtre s'étend depuis la

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bouche jusqu'auprès de l'extrémité de la queue, sur la face inférieure et au milieu de l'œsophage et du ventre. | Ce cordon, de couleur noirâtre, présente plusieurs nœuds à distance presque égale , d'une couleur brune, d'une forme pour ainsi dire sphérique, un peu inégale ; à mesure qu'il s'approche, soit de son extrémité antérieure, soit de son extrémité postérieure, ses nœuds perdent sensiblement de leur volume ; cependant entre chaque nœud le cordon conserve dans toute sa longueur un diamètre égal : il se termine antérieurement p r deux petits corps sphériques blanchâtres, séparés ' l'un de l'autre par un cordon blanchâtre très grêle; ce corps sphérique le plus antérieur donne un filet délicat et très fin qui se perd proche du mamelon musculeux du palais. La partie postérieure du grand cordon se termine par un nœud de couleur brune - noirâtre, d'où partent des fibrilles noirâtres si subtiles et si délicates , qu'on ne peut plus les suivre dès qu'elles commencent à entrer dans le tissu musculeux du palais et dans celui des parties voisines de ce renflement. Le grand cordon noirâtre est composé de deux tuniques et d'un tissu particulier; la première tunique est demi-transparente et un peu brune ; la seconde est noirâtre, plus cellulaire que membraneuse. Le tissu particulier est d'une couleur tirant sur le brun, susceptible d'un certain degré d'extension sans se rompre, et n'approchant point de la substance pulpeuse; il faut que ce tissu renferme dans son milieu un canal plus ou moins rempli de sérosité, puisqu'en coupant transversalement le cordon, et en le comprimant proche des extrémités coupées, on voit avec la loupe qu'il sort une humeur limpide, séreuse et très fluide. Les nœuds du cordon noirâtre paroissent avoir une structure différente de celle du cordon même ; ils sont revêtus extérieurement d'une tunique à la vérité semblable à celle du cordon ; mais au-dessous de la tunique extérieure on remarque un tissu épais, blanchâtre tirant légèrement sur le brun, et dont la structure ne semble pas la même que celle du tissu particulier du cordon : coupez en travers un nœud, vous ne pourrez y découvrir avec l'œil armé de la loupe aucune cavité; néanmoins, en pressant le cordon, il sort des extrémités coupées du nœud une très petite quantité de matière séreuse et fluide. Des parties latérales de chaque nodosité il part des petits cordons noirâtres, sous forme d'un faisceau aplati, qui se perdent dans les parties voisines.

Le grand cordon noirâtre ne reçoit point de filets nerveux du cerveau, ni des grands nerfs latéraux, ni des ganglions; il ne leur envoie aucun rameau noirâtre.

ANGIOL O G IE.

Les vaisseaux sanguins de la sangsue, connus depuis que les anatomistes ont commencé à s'occuper de la structure de cet insecte , sont des canaux presque cylindriques , divisés en une infinité de rameaux plus petits les uns que les autres, remplis de sang rouge, destinés à le faire continuellement mouvoir et à le transporter dans les différentes parties du corps. Je pense qu'on ne doit pas les distinguer en vaisseaux sanguins artériels et vaisseaux sanguins veineux; quelques moyens que j'aie pris pour apercevoir la dilatation et le resserrement successifs et réguliers de certains vaisseaux sanguins, et sur-tout des vaisseaux sanguins laté

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