Oeuvres, Volume 3

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Page 124 - ... que faisaient les receveurs ; mais dans toutes ces parties , Colbert n'eut que la gloire d'imiter Sully , et de faire revivre les anciennes ordonnances de ce grand homme. Le ministre de Louis XIV , à l'exemple de celui de Henri IV, assura des fonds pour chaque dépense ; à son exemple , il réduisit l'intérêt de l'argent : tous deux travaillèrent à faciliter les communications ; mais Colbert fit exécuter le canal de Languedoc , dont Sully n'avait eu que le projet. Ils connurent également...
Page 245 - Cependant nous remarquâmes tous une tendre inquiétude sur son visage. Prince, il parut se ranimer un moment pour toi ; sa main mourante te présenta à tous ces vieillards qui avaient servi sous lui; il leur recommanda ta jeunesse. Servez-lui de père, leur dit-il, ah! servez-lui de père.
Page 246 - Mais toi qui vas succéder à ce grand homme, ô fils de Marc-Aurèle ! ô mon fils ! permets ce nom à un vieillard qui t'a vu naître , et qui t'a tenu enfant dans ses bras ; songe au fardeau, que t'ont imposé les dieux ; songe aux devoirs de celui qui commande, aux droits de ceux qui obéissent.
Page 127 - Sully dans les encouragements qu'il donna à l'agriculture. Ce n'est pas que Colbert ait négligé entièrement cette partie importante. N'exagérons pas les fautes des grands hommes, et n'ayons pas la manie d'être toujours extrêmes dan« nos censures, comme dans nos éloges.
Page 222 - ... usurpe , et du lâche qui se vend ; fondés sur la nature , ils sont inaltérables comme elle. Je puis donc vous attester tous, et vous demander si Marc»Aurèle a jamais opprimé un citoyen? S'il y en a un seul, qu'il se lève, et qu'il me démente. / Tout le peuple se mit à crier : aucun , aucun.
Page 245 - Ainsi ce prince philosophe exerçait d'avance et affermissait son âme ; quand le dernier terme approcha , il ne fut donc point étonné. Je me sentais élevé par ses discours. Romains , le grand homme mourant a je ne sais quoi d'imposant et d'auguste ; il semble qu'à mesure qu'il se détache de la terre , il prend quelque chose de cette nature divine et inconnue qu'il va rejoindre. Je ne...
Page 116 - Jetez les yeux sur les campagnes , vous y verrez le laboureur forcé lui-même à étouffer son industrie , tremblant d'améliorer sa terre , faisant au ciel des vœux meurtriers pour que sa moisson ne devienne pas plus fertile , n'osant augmenter sa dépense , de peur que sa richesse ne soit un crime...
Page 74 - L'orateur n'est ici qu'historien ; exposer les faits , c'est louer le héros ; et le plus bel éloge , peut-être , qu'on pourrait faire de DuguayTrouin , ce serait de mettre sous les yeux des lecteurs , le plan des fortifications de Riojaneyre. En onze jours , il fut maître de la place et de tous les forts qui l'environnent. La perte des Portugais fut immense : six cent dix mille...
Page 46 - Portez, portez cette balance sur les mers; c'est là qu'il faut établir l'équilibre du pouvoir; si un seul peuple y domine, il sera tyran, et vous serez esclaves. Il faudra que vous achetiez de lui les aliments de votre luxe, dont vos malheurs ne vous guériront pas. Français, considérez ces mers, qui, de...
Page 227 - Le despotisme de chaque particulier, s'il était sans frein, ne serait pas moins terrible que le despotisme du prince. Partout l'intérêt personnel attaque l'intérêt de tous; toutes les fortunes se nuisent; toutes les passions se choquent : c'est la justice qui combat et qui prévient cette anarchie. Romains, s'écria-t-il, pourquoi faut-il...

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