Introduction à l'histoire de l'Asie: Turcs et Mongols, des origines à 1405

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A. Colin et cie, 1896 - 519 pages
 

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Page 389 - Bagdad de déposer leurs armes et de « sortir, afin que nous fassions le recensement. • Le khalife dépêcha un député qui proclama, dans les rues de la ville, que la population jetât ses armes et sortît des murs. Les habitants, désarmés, venaient par troupes se livrer aux Mongols qui les massacraient immédiatement. On...
Page 219 - Dans les troupes à cheval, qui composaient la très grande majorité des troupes nationales, l'unité de combat était de cinquante hommes et se formait sur cinq rangs, présentant ainsi dix hommes de front. Les deux premiers rangs portaient l'armure de plates ajustées par bandes, à la japonaise, ou de corsets de fer à feuilles imbriquées. Aux armes nationales, l'arc et le sabre demi-courbe, ils ajoutaient la lance, souvent garnie d'un crochet rivé sur la douille du fer. Leurs chevaux étaient...
Page 241 - Keuktché descendu du ciel, il jura le pacte national : « Ce peuple.... qui envers et contre tous, sans regarder à mes peines et périls, s'est fait inséparable de ma personne, ce peuple qui d'un cœur égal, acceptant joies et douleurs, a donné ce grand corps à ma forte pensée.... Ce peuple, pur comme le cristal de roche, qui parmi tous dangers a fait rayonner sa loyauté jusqu'au but de mes efforts, je veux qu'il s'appelle les Mongols Bleus; au-dessus de tout ce qui se meut sur terre, qu'il...
Page 53 - W , les corbeaux se rassemblent pour passer la nuit. Ils volent en croassant, au-dessus des arbres ; ils perchent dans les branches, en s'appelant entre eux. La femme du guerrier, assise à son métier, tissait de la soie brochée; Les cris des corbeaux lui arrivent, à travers les stores empourprés par les derniers rayons du soleil. Elle arrête sa navette. Elle songe avec découragement à celui qu'elle attend toujours. Elle gagne silencieusement sa couche solitaire, et ses larmes tombent comme...
Page 229 - C'était Tchang-Tzong, un Mandchou complètement chinoise, ne voulant pas entendre parler de ses vieux peuples du nord, ne s'occupant que de littérature et d'examens, en coquetterie réglée avec les Song. Il écrivait à son ambassadeur dans la Chine du Sud : « Une paix parfaite règne entre les deux empires ; n'allez pas, en contestant pour des choses insignifiantes, risquer de compromettre notre puissance ». Pendant que ce bon prince gardait à ses sujets le bien précieux de la paix, Témoudjine...
Page 51 - Kirgliiz, dans la steppe, ou l'on se jetait aux aventures, en Kazak, dans le désert. En turc, le même mot, « tchapmak », signifie courir et sabrer. Une fois partis pour courir, pour sabrer, ces Turcs ne connaissaient plus rien, méprisaient les autres hommes. Leurs dictons sont terribles : « Le Turc, à cheval, ne connaît plus son père. • — Quand le Turc est à cheval, il se croit devenu un grand seigneur — Si l'on sabre la maison de ton père, sabre avec les compagnons. » En face d'eux,...
Page 53 - Linff-lîng, les chars crient; siao-siao, les chevaux soufflent ; Les soldats marchent, ayant aux reins l'arc et les flèches. Les pères , les mères, les femmes , les enfants leur font la conduite, courant confusément au milieu des rangs; La poussière est si épaisse qu'ils arrivent jusqu'au pont de Hien-yang...
Page 36 - ... les rapsodes finlandais ont chanté leur douce épopée nationale, leur tendre Kalévala; c'est en finnois que Lœnnrott l'a pieusement recueillie. Si l'on considère que les dialectes du seul groupe turc n'emploient pas moins de six caractères d'écriture différents (sans compter les transcriptions avec l'alphabet russe), l'arabe, le syriaque transformé par les Oïgours, l'arménien, le grec, l'hébreu et le chinois, auxquels il faut ajouter l'ancienne écriture dite tchoudique, aujourd'hui...
Page 424 - Aussi dans leur vaine imagination, par suite de leurs suggestions mensongères, ils allumaient partout des feux, consumaient une masse énorme de substances diverses, mettaient en mouvement sans aucune utilité des soufflets grands et petits, fabriquaient des chaudières d'une terre composée suivant les principes de la science ; mais toutes leurs opérations ne produisaient d'autre avantage que de fournir à leurs repas du matin et du soir. Du reste, ils ne réalisèrent aucune transformation.
Page 37 - ... leurs langages. Tous, quand ils ne sont pas altérés par le métissage, ont le même visage, osseux, rectangulaire avec des arêtes vives au front, empâté, charnu et comme bouffi à la face, sec, pointu, triangulaire au menton; chez tous, les cheveux sont noirs, rudes et lisses, comme la barbe, clairsemée, qui n'est jamais floconneuse, même dans le jeune âge; la peau mate, terne, à gros grain, est de couleur bise : « tetra faciès », comme disaient très exactement les Latins pour dépeindre...

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