Curiosités théâtrales anciennes et modernes: françaises et étrangères

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Garnier., 1859 - 404 pages
Ce n' est pas sans raison que nous avons intitulé ce volume Curiosites théâtrales, et non Curiosites dramatiques. Le lecleur qui confondrait ces deux titres s'exposerait à plus d'un mécompte en lisant notre ouvrage. En effet, l’extrême abondance des matieres nous a forcement restreint au theatre materiel pour ainsi dire, et ne nous a permis d'etudier les reuvres dramatiques que dans Jeurs rapports intimes avec la scene- proprement dite.
 

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Page 218 - Sur tous mes frères morts se faisant un passage; Et de sang tout couvert échauffant le carnage Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants, Dans la flamme étouffés sous le fer expirants.
Page 118 - M. Corneille nous a fait un grand tort; nous avions ci-devant des pièces de théâtre pour trois écus, que l'on nous faisait en une nuit ; on y était accoutumé, et nous gagnions beaucoup. Présentement, les pièces de M. Corneille nous coûtent bien de l'argent, et nous gagnons peu de chose.
Page 54 - Les acteurs ont voulu continuer leurs rôles : Mais l'homme pour s'asseoir a fait nouveau fracas; Et traversant encor le théâtre à grands pas, Bien que dans les côtés il pût être à son aise, Au milieu du devant il a planté sa chaise, Et de son large dos morguant* les spectateurs, Aux trois quarts du parterre a caché les acteurs.
Page 125 - Un jour, à leur assemblée, l'un d'eux me demanda si mon intention était de donner ma pièce à la Comédie, ou d'en exiger le droit d'auteur. Je répondis en riant, comme Sganarelle : je la donnerai si je veux la donner, et je ne la donnerai pas si je ne veux pas la donner, ce qui n'empêche...
Page 218 - Moi-même, pour tout fruit de mes soins superflus, Maintenant je me cherche et ne me trouve plus. Mon arc, mes javelots, mon char, tout m'importune; Je ne me souviens plus des leçons de Neptune; Mes seuls gémissements font retentir les bois, Et mes coursiers oisifs ont oublié ma voix.
Page 240 - Mais, toujours hautain jusque dans l'humiliation qu'il était forcé de subir, il s'excusa ainsi : « Messieurs, je n'ai jamais mieux senti la bassesse de mon état que par la démarche que je fais aujourd'hui. » Le public, prenant le change, l'interrompit par ses applaudissements et le dispensa du reste.
Page 158 - Ce fut, dit l'un, aux pièces de Boyer. » Gens pour Pradon voulurent parier : « Non, dit l'acteur, je sais toute l'histoire Que, par degrés, je vais vous débrouiller : Boyer apprit au parterre à bâiller; Quant à Pradon, si j'ai bonne mémoire, Pommes sur lui volèrent largement; Or, quand sifflets prirent commencement, C'est, j'y jouais, j'en suis témoin fidèle, C'est à l'Aspar du sieur de Fontenelle1.
Page 33 - L'action théâtrale ne reposant jamais, j'ai pensé qu'on pourrait essayer de lier un acte à celui qui le suit, par une action pantomime qui soutiendrait, sans la fatiguer, l'attention des spectateurs, et indiquerait ce qui se passe derrière la scène pendant l'entr'acte.
Page 103 - Il lui rend grâce de son attention favorable, il lui annonce la pièce qui doit suivre celle qu'on vient de représenter, et l'invite à la venir voir par quelques éloges qu'il lui donne; et ce sont là les trois parties sur lesquelles roule son compliment.
Page 174 - Roger. Le page dit à son maître : Monsieur, rentrons dedans; je crains que vous tombiez; Vous n'êtes pas trop bien assuré sur vos pieds.

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