Album Pittoresque et historique des Pyrénées

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Albanel, 1836 - 391 pages
 

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Page 240 - ... pas vu, c'est la livrée des sommets les plus élevés revêtue par une montagne secondaire. Ces formes simples et graves, ces coupes nettes et hardies , ces rochers si entiers et si sains, dont les larges assises s'alignent en murailles, se courbent en amphithéâtres, se façonnent en gradins, s'élancent en tours , où la main des géants semble avoir appliqué...
Page 238 - Mont-Perdu, toute resplendissante de célestes clartés, semblait ne plus appartenir à la terre. En vain j'essaierais de peindre la magique apparence de ce tableau : le dessin et la teinte sont également étrangers à tout ce qui frappe habituellement nos regards. En vain je tenterais de décrire ce que son apparition a d'inopiné, d'étonnant, de fantastique, au moment où le rideau s'abaisse, où la porte s'ouvre, où l'on touche enfin le seuil du gigantesque édifice. Les mots se traînent loin...
Page 55 - C'est là que la nature est grande, et belle, et gracieuse! Protée magique, elle vous offre à la fois mille spectacles; elle étale à vos yeux les contrastes les plus piquans , les plus frappantes métamorphoses.
Page 240 - ... sous des monceaux de débris. Quiconque s'est rassasié de leurs horreurs, trouvera encore ici des aspects étranges et nouveaux. Du Mont-Blanc même, il faut venir au Mont-Perdu : quand on a vu la première des montagnes granitiques, il reste à voir la première des montagnes calcaires.
Page 59 - ... courbée, sillonnée, épuisée par la souffrance , vide de ses illusions et de ses joies, .demeure à sec et n'est plus qu'un fleuve tari : si vous voulez ramener un peu d'eau pure et fraîche sur ce lit desséché, si vous voulez faire refleurir et verdoyer encore ce champ devenu stérile , allez par une douce matinée de mai, quand le soleil...
Page 237 - Du haut des rochers, nous considérons avec une muette surprise le majestueux spectacle qui nous attendait au passage de la Brèche ; nous ne le connaissions pas : nous ne l'avions jamais vu ; nous n'avions nulle idée de l'éclat incomparable qu'il recevait d'un beau jour. La première fois le rideau n'avait été que soulevé : le crêpe suspendu aux cimes répandait le deuil sur les objets mômes qu'il ne couvrait pas.
Page 59 - ... montez, montez toujours : les parfums s'épanouissent là, si purs et si frais! Vous avez tant de fleurs et de verdure autour de vous ! Montez encore , si les grands spectacles vous...
Page 11 - SIRE , j'ai communiqué la lettre de Votre Majesté à la garnison et aux habitans de cette ville. Je n'y ai trouvé que de braves soldats , de bons citoyens , et pas un bourreau.
Page 239 - ... son regard dans un immobile respect. En comparant l'imposante symétrie du cirque au désordre hideux qu'il offrait lorsqu'une brume épaisse se traînait autour de ses degrés , nous reconnaissions à peine les lieux que nous avions parcourus. Ce n'était plus la lourde masse du Gilindre qui fixait exclusivement les regards.
Page 237 - ... qu'un jeu pour ceux qui avaient la moindre expérience des montagnes. Aujourd'hui elle en exigea cinq , et dans ces cinq heures pas une minute où nous n'eussions couru risque de la vie. Nous approchions enfin du sommet de la crête ; il ne restait plus qu'un petit nombre de degrés à monter, , et le redressement des couches en adoucissait déjà la pente: je regardais mes compagnons ; aucun n'avait donné des signes de crainte , mais aucun ne donnait des signes de joie. Une sorte de tristesse...

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