Oeuvres choisies de Vico: contenant ses mémoires, écrits par lui-même, La science nouvelle, les opuscules, lettres, etc, Volume 1

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L. Hachette, 1835 - 418 pages
 

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Page xv - ... sorties. La science qui nous révélerait ces principes, nous mettrait à même de mesurer la carrière que parcourent les peuples dans leurs progrès et leur décadence, de calculer les âges de la vie des nations. Alors on connaîtrait les moyens par lesquels une société peut s'élever ou se ramener au plus haut degré de civilisation dont elle soit susceptible; alors seraient accordées...
Page 305 - Yico, a bien voulu nous communiquer la plupart des ouvrages italiens que nous avons extraits ou cités ; exemple trop rare de cette libéralité d'esprit qui met tout en commun entre ceux qui s'occupent des mêmes matières. On ne peut reconnaître une bonté si désintéressée, mais rien n'en efface le souvenir.
Page 303 - Les principes de la Philosophie de l'Histoire dont nous donnons une traduction abrégée, ont pour titre original : Cinq livres sur les principes d'une science nouvelle, relative à la nature commune des nations, par Jean-Baptiste Vico, ouvrage dédié à SS (Clément XII).
Page xiv - Science nouvelle est une théologie «sociale, une démonstration historique de la Providence, « une histoire des décrets par lesquels, à l'insu des hommes «et souvent malgré eux, elle a gouverné la grande cité « du genre humain. Qui ne ressentira un divin plaisir en ce « corps mortel , lorsque nous contemplerons ce monde des «nations, si varié de caractères, de temps et de lieux, «dans l'uniformité des idées divines?
Page 167 - ... non plus à la solitude des animaux paisibles que leur instinct porte à vivre en troupeaux , mais à l'isolement des animaux féroces qui se tiennent chacun dans leur caverne. La sagesse philosophique des esprits éclairés qui devraient diriger la sagesse vulgaire des peuples, ne fait plus que les pousser plus fortement à leur perte et à leur ruine. L'autre critique est celle des érudits , incapable de donner la sagesse à ceux qui la cultivent.
Page 412 - Nous dirons plus : celui qui étudie la Science Nouvelle , se raconte à lui-même cette histoire idéale , en ce sens que le monde social étant l'ouvrage de l'homme, et la manière dont il s'est formé devant, par conséquent, se retrouver dans les modifications de l'âme humaine , celui qui médite cette science s'en crée à lui-même le sujet. Quelle histoire plus certaine que celle où la même personne est à la fois l'acteur et l'historien? Ainsi la Science Nouvelle procède précisément...
Page xiv - Dégager les phénomènes réguliers des accidentels , et déterminer les lois générales qui régissent les premiers ; tracer l'histoire universelle , éternelle , qui se produit dans le temps sous la forme des histoires particulières , décrire le cercle idéal dans lequel tourne le monde réel, voilà l'objet de la nouvelle science. Elle est tout à-la-fois la philosophie et l'histoire de l'humanité.
Page xxii - Dieu, dans sa pure intelligence , crée les êtres par cela qu'il les connaît ; les premiers hommes , puissans de leur ignorance , créaient à leur manière par la force d'une imagination, si je puis le dire , toute matérielle.
Page xiv - Elle est tout à la fois la philosophie et l'histoire de l'humanité. Elle tire son unité de la religion , principe producteur et conservateur de la société. Jusqu'ici on n'a parlé que de théologie naturelle; la science nouvelle est une théologie sociale , une démonstration historique de la Providence, une histoire des décrets par lesquels , à l'insu des hommes et souvent malgré eux, elle a gouverné la grande cité du genre humain.

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