Essais philosphiques, Volume 1

Couverture
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Table des matières

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 73 - Or, le premier sentiment de l'effort libre comprend deux éléments ou deux termes indivisibles , quoique distincts l'un de l'autre dans le même fait de conscience, savoir : la détermination ou l'acte même de la volonté efficace, et la sensation musculaire qui accompagne ou suit cet acte dans un instant inappréciable de la durée. >• Si le vouloir n'accompagnait pas, ou ne précédait pas la sensation musculaire, cette sensation serait passive comme toute autre ; elle n'emporterait donc avec...
Page 125 - ... que les révolutions du soleil. Dans l'ignorance des liens qui les unissent au système entier de l'univers, on les a fait dépendre des causes finales, ou du hasard, suivant qu'ils arrivaient et se succédaient avec régularité, ou sans ordre apparent; mais ces causes imaginaires ont été successivement reculées avec les bornes de nos connaissances, et disparaissent entièrement devant la saine philosophie, qui ne voit en elles que l'expression de l'ignorance où nous sommes des véritables...
Page 23 - Une substance ne peut comparer qu'elle n'ait deux sentimens distincts , ou deux idées à la fois. Si la substance est étendue et composée de parties , ne fût-ce que de deux , où placerez-vous les deux idées ? seront-elles toutes deux dans chaque partie, ou l'une dans une partie , et l'autre dans l'autre ? Choisissez : il n'ya pas de milieu. Si les deux idées sont séparées, la comparaison est impossible. Si elles sont réunies dans chaque partie, il ya deux comparaisons à la fois, et par...
Page 144 - Le Dieu de la conscience n'est pas un Dieu abstrait, un roi solitaire relégué par delà la création sur le trône désert d'une éternité silencieuse et d'une existence absolue qui ressemble au néant même de l'existence : c'est un Dieu à la fois vrai et réel , à...
Page 139 - C'est que la création de l'être qui n'est point par lui-même, n'est pas absolue et permanente: l'être qui est par lui-même ne tire point du néant des êtres qui ensuite subsistent par euxmêmes hors du néant d'une manière fixe; ils ne peuvent continuer à exister, qu'autant que l'être nécessaire les soutient hors du néant; ils n'en sont jamais dehors par eux-mêmes; donc ils n'en sont dehors que par un don actuel de l'être.
Page 219 - ... de la durée d'un autre. Nous pouvons donc imaginer des intelligences qui aperçoivent tout à la fois des idées que nous n'avons que successivement . et arriver en quelque sorte jusqu'à un esprit qui embrasse dans un instant toutes les connaissances...
Page 73 - ... musculaire qui accompagne ou suit cet acte dans un instant inappréciable de la durée. » Si le vouloir n'accompagnait pas, ou ne précédait pas la sensation musculaire, cette sensation serait passive comme toute autre ; elle n'emporterait donc avec elle aucune idée de la cause ou force productive. » D'un autre côté, sans la sensation effet, la cause ne saurait être aperçue , ou n'existerait pas comme telle pour la conscience. » Le sentiment de l'effort fait donc tout le lien des termes...
Page 385 - Mais il a voulu que les parties de la matière s'attirassent réciproquement en raison directe de leurs masses , et en raison inverse du carré de leurs distances...
Page 296 - Pour éclaircir l'idée de substance, il faut remonter «à celle de force ou d'énergie... La force active ou « agissante n'est pas la puissance nue de l'école; il ne « faut pas l'entendre en effet, ainsi que les scholasti« ques, comme une simple faculté ou possibilité d'agir, «qui, pour être effectuée ou réduite à l'acte , aurait « besoin d'une excitation venue du dehors , et comme « d'un stimulas étranger. La véritable force active ren...
Page 218 - Si nous imaginions qu'un monde composé d'autant de parties que le nôtre ne fût pas plus gros qu'une noisette, il est hors de doute que les astres s'y lèveraient et s'y coucheraient des milliers de fois dans une de nos heures, et qu'organisés comme nous le sommes, nous n'en pourrions pas suivre les mouvements.

Informations bibliographiques