Les Échos poétiques; exposition des plus riches dépouilles rapportées d'Athènes et de Rome par les princes du Parnasse Français

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Firmin Didot, 1852 - 303 pages

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Page 105 - N'est-il point ici ? Qui est-ce? Arrête! (A lui-même se prenant par le bras?) Rends-moi mon argent, coquin. Ah! c'est moi! Mon esprit est troublé; j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas , mon pauvre argent, mon pauvre argent , mon cher ami, on m'a privé de toi ! et, puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie. Tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde.
Page 105 - Au voleur! au voleur! à l'assassin! au meurtrier! Justice , juste ciel! Je suis perdu, je suis assassiné; on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être? Qu'est-il devenu? Où est-il? Où se cache-t-il? Que ferai-je pour le trouver? Où courir? Où ne pas courir? N'est-il point là? N'est-il point ici? Qui est-ce?
Page 56 - D'un œil aussi content, d'un cœur aussi soumis Que j'acceptais l'époux que vous m'aviez promis, Je saurai, s'il le faut, victime obéissante, • Tendre au fer de Calchas une tête innocente ; Et respectant le coup par vous-même ordonné, Vous rendre tout le sang que vous m'avez donné.
Page 289 - Avait depuis plus de cent ans, Produit pour l'usage des gens. Il retourne chez lui : dans sa cave il enserre L'argent, et sa joie à la fois. Plus de chant : il perdit la voix Du moment qu'il gagna ce qui cause nos peines. Le sommeil quitta son logis : II eut pour hôtes les soucis.
Page 208 - La pâle est aux jasmins en blancheur comparable; La noire à faire peur une brune adorable; La maigre a de la taille et de la liberté; La grasse est dans son port pleine de majesté; La malpropre sur soi de peu d'attraits chargée...
Page 69 - L'un et l'autre, sans lui, nous étions prisonniers ; Mais enfin la valeur, sans l'éclat de la race, N'eut jamais aucun droit d'occuper cette place. CARLOS. Se pare qui voudra des noms de ses aïeux : Moi, je ne veux porter que moi-même en tous lieux : Je ne veux rien devoir à ceux qui m'ont fait naître, Et suis assez connu sans les faire connaître. Mais, pour en quelque sorte obéir à vos lois, Seigneur, pour mes parents je nomme mes exploits ; Ma valeur est ma race, et mon bras est mon père.
Page 50 - Après m'avoir au temple à tes pieds abattu? Affranchir ton pays d'un pouvoir monarchique ! Si j'ai bien entendu tantôt ta politique, Son salut désormais dépend d'un souverain Qui pour tout conserver tienne tout en sa main...
Page 39 - L'ambition déplaît quand elle est assouvie ; D'une contraire ardeur son ardeur est suivie ; Et comme notre esprit jusqu'au dernier soupir Toujours vers quelque objet pousse quelque désir, II se ramène en soi n'ayant plus où se prendre, Et, monté sur le faîte, il aspire à descendre.
Page 50 - D'un étrange malheur son destin le menace, Si pour monter au trône et lui donner la loi Tu ne trouves dans Rome autre obstacle que moi, Si jusques à ce point son sort est déplorable, Que tu sois après moi le plus considérable, Et que ce grand fardeau de l'empire romain Ne puisse après ma mort tomber mieux qu'en ta main. Apprends à...
Page 47 - D'aucun mot, d'aucun cri, n'en interromps le cours; Tiens ta langue captive; et si ce grand silence A ton émotion fait quelque violence, Tu pourras me répondre après tout à loisir : Sur ce point seulement, contente mon désir.

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