Louis XV et le renversement des alliances: préliminaires de la guerre de sept ans, 1754-1756

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Firmin-Didot et cie, 1896 - 533 pages
 

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Page 465 - Me voici enfin parvenu au point où nous désirions depuis longtemps d'amener la cour où je réside. Elle s'est expliquée sur le fond de ses intentions. Elle a répondu à toutes nos propositions, elle a ajouté à ses réponses tous les éclaircissements que j'ai demandés , et elle nous a fait connaître sans réserve qu'elle est prête à entrer non seulement dans les vues que nous lui avons proposées, mais qu'elle en désire, en effet et à ce qu'il me paraît, sincèrement la réussite.
Page 160 - Hanovre; il ya là de quoi piller; le trésor du roi d'Angleterre est bien fourni : le roi n'a qu'à le prendre : c'est, monsieur, une bonne capture.
Page 209 - N'est-ce pas bien singulier que ces gens demandent que j'épouse leurs intérêts, lorsque actuellement j'ai de gros démêlés avec eux qui ne sont pas vidés? On dirait que toute la terre, aux dépens des intérêts propres de chacun, est obligée d'embrasser la défense de ce fichu pays... On exige de moi des déclarations dans un temps qu'on ne s'explique pas soi-même : ils veulent que je plante là la France et que je me repaisse de la (jloire d'avoir préservé leur pays de Hanovre, qui ne...
Page 373 - Je promets et jure sincèrement en foi de chrétien que je serai entièrement fidèle, et obéirai vraiment à Sa Majesté le roi George le Second, que je reconnais pour le souverain Seigneur de la Nouvelle Ecosse et de l'Acadie. Ainsi Dieu me soit en aide.
Page 55 - Nouvelle-Ecosse à attaquer les forts français. En apprenant la capitulation du fort de Nécessité, il haussa le ton : « Toute l'Amérique du Nord sera perdue, écrit Newcastle, si nous tolérons des procédés pareils; il n'ya pas de guerre qui serait pire pour notre pays que de supporter des faits semblables. La vérité est que les Français réclament la possession de toute l'Amérique du Nord, excepté la lisière du littoral, dans laquelle ils voudraient resserrer toutes nos colonies; mais...
Page 529 - ... à nos facultés: lorsque nos intérêts changent, il faut changer avec eux. Notre emploi est de veiller au bonheur de nos peuples : dès que nous trouvons donc du danger ou du hasard pour eux dans une alliance, c'est à nous de la rompre plutôt que de les exposer : en cela le souverain se sacrifie pour le bien de ses sujets.
Page 4 - L'Anglais au contraire n'est pas plutôt en possession d'une terre que le gibier est forcé de déserter, les bois tombent devant eux, la terre se découvre et vous ne trouvez à peine chez eux de quoi vous mettre la nuit à l'abri.
Page 337 - Je le sens et ne saurais me refuser à la satisfaction de vous le dire et de vous remercier d'avoir bien voulu être mon guide jusqu'à cette heure. Je ne dois pas même vous laisser ignorer que Leurs Majestés Impériales vous rendent toute la justice qui vous est due et ont pour vous tous les sentiments que vous pouvez désirer. Ce qui est fait doit mériter, ce me semble, l'approbation du public impartial et de la postérité. Mais ce qui reste à faire est...
Page 208 - ... événements futurs, lui qui ne s'explique point de ses propres desseins et qui peut prendre telles mesures qui m'obligeraient à contre-cœur de sortir de l'inaction et de prévenir des conjonctures dont le danger pourrait retomber sur l'État que je gouverne?... Je suis allié de la France; à la vérité notre traité est simplement et purement défensif : mais sous quel prétexte et avec quelles couleurs pourrais-je couvrir une démarche aussi singulière que serait de ma part celle de prescrire...
Page 208 - ... mais comment le roi d'Angleterre veut-il prétendre de moi, qui ne suis ni en liaison ni en traité avec lui, que je réponde des événements futurs, lui qui ne s'explique point de ses propres desseins et qui peut prendre telles mesures qui...

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