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Il y a deux ans, M. G. Pauthier, en publiant dans le Panthéon litté

raire la traduction des livres sacrés des Chinois, m'avait engagé à revoir

la traduction du Koran de Savary, pour l'insérer dans le volume du Pan théon littéraire, et compléter ainsi le recueil des livres sacrés des peuples

d'Orient. En examinant la traduction de Savary, je m'étais aperçu qu'elle avait été faite évidemment sur la version latine de Maracci, et qu'in dépendamment de nombreuses erreurs, elle avait l'inconvénient de ne pa s assez accuser la physionomie de l'original, de déguiser souvent, en vue de l'élégance de la phrase, le vague et l'obscurité du texte arabe ; ce qui ôtait en grande partie au lecteur la faculté d'apprécier la nature et le caractère du code sacré des Mahométans. Aussi, au lieu de revoir simplement la traduction de Savary, j'avais entrepris une traduction tout à fait nouvelle

sur le texte arabe, m'aidant toutefois des travaux de Maracci et du traducteur anglais Sale, et des secours répandus dans les notes de ces deux ouvrages. Le manuscrit de ma traduction, que je me proposais de revoir ultérieurement, avait passé entre les mains des éditeurs lorsque le gouvernement a bien voulu m'appeler à remplir auprès de l'ambassade de France en Perse les fonctions de drogman. Mon départ, survenu immédiatement après, ne m'a plus permis de revoir ma propre traduction ; et quoique M. Pauthier, avec cette obligeance qui ne fait jamais défaut à ses amis, ait bien voulu revoir les épreuves, il ne pouvait pas, à moins de consulter à chaque verset le texte ou les versions antérieures, introduire ni les changements ni les corrections dont mon travail avait besoin.J'ai reconnu qu'outre quelques fautes de copiste assez graves qui s'étaient glissées dans l'impression, j'étais tombé à mon tour dans beaucoup d'erreurs ; que certains passages n'ont pas été rendus avec assez de fidélité; que quelques autres, pour être rendus à la lettre, devenaient obscurs; que d'autres enfin étaient entièrement manqués dans la traduction. C'est donc avec empressement que j'ai saisi, à mon retour de Perse, la proposition que me fit M. Charpentier de revoir ma première traduction et de la corriger, en ajoutant des notes reconnues indispensables pour un grand nombre de passages. Dans cette seconde édition, je me suis attaché à suivre de plus près le texte, de conserver dans la traduction la couleur de l'original, quelquefois même la construction de la phrase arabe. Je suis loin de regarder cette traduction comme définitive, et, sans parler d'un travail d'un autre genre qu'on pourrait faire sur le Koran en soumettant les commentaires à un examen cri

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