Images de page
PDF

court ? Il parait qu'autrefois la seigneurie de Mirecourt appartenait aux comtes de Toul (1); et on trouve un accomodement fait par Bertholde, évêque de Toul en 1015, entre le comte Ulric, ou Odelric, et le comte Varnère, au sujet de Bouzemont , village au territoire de MiT€COuTt. Nous savons certainement que la terre de Mirccourt a appartenu long-temps aux comtes de Toul, et que ces comtes étaient très-puissans, comme il paraît par les riches fondations d'abbayes et de prieurés qu'ils ont faites, et par les alliances qu'ils

ont prises dans les maisons de Lorraine,

de Vaudémont, de Bar; par les éminentes dignités qu'ont possédées les seigneurs de cette maison. On peut voir la généalogie que nous avons donnée des comtes de Toul. En 1254 , Frideric comte de Toul , affranchit les bourgeois de Mirecourt , et donne pour garant de ses promesses , son frère, le seigneur Renard. On remarque dans cette chartre, qu'il parle comme souverain et maître absolu de ses sujets. Il taxe ce que chacun d'eux lui doit par année : tant pour, chaque cheval, pour chaque vache, chaque veau, chaque poulain, chaque chèvre; tant pour les laboureurs,

tant pour les simples maneuvres; il taxe

les amendes champêtres. Si un bourgeois de Mirecourt commandé par son seigneur, pour aller hors de la ville, soit pour faire la petite guerre, pro praeda faciendä, ou pour autre chose semblable refuse d'obéir, il paiera douze deniers. Il servira le premier jour à ses dépens, les jours suivans, le comte pourvoiera à sa subsistance. En cas d'alarmes, où il faudrasortir de la ville pour repousser l'ennemi, celui qui négligera de sortir en armes, paiera douze deniers d'amende. Il règle les corvées ordinaires dues au seigneur, les gardes dues à la ville pendant la nuit, au nombre de quatre chaque · nuit. Quand le comte viendra à la ville,

(2) Benoît, histoire de Toul, pag. 57.

les bourgeois fourniront le foin à ses chevaux, la première nuit ; les jours suivans on lui donnera pour la nourriture de chaque cheval , une obole. En temps de guerre, ils fourniront un plus grand nombre de gardes. Si l'envoyé du seigneur arrivant à la ville, ne trouve point de poules à acheter, il en tuera tant qu'il voudra, en payant pour chaque poule deux deniers. Il ne permet point à aucun de ses gens d'appeler en duel un bourgeois de Mirecourt. Si l'on trouve un homme dans le jardin d'un autre, il perdra l'oreille, ou paiera cinq sols. Un pêcheur qui pêche à la grande nasse, doit au seigneur chaque semaine un service de poisson. Il n'est point permis de vendre du vin pendant le mois de mai, qu'en payant certaine somme au seigneur. Il en excepte le prêtre ou curé, les gentilshommes et les personnes de la famille du seigneur ; c'est-à-dire, ses officiers, ses domestiqucs et ses gens.

Pendant la guerre du duc Charles de Bourgogne contre la Lorraine (1), les Bourguignons s'emparèrent de Mirecourt, et s'y maintinrent quelque temps, jusqu'à ce que les Lorrains les en chassèrent en 1476.

Il changea aussi plusieurs fois de maître durant la guerre du duc René d'Anjou contre le comte Antoine de Vaudémont. Comme Mirecourt n'est point bien fortifié, il n'a jamais été en état de soutenir un siége dans les formes. En 1458, le capitaine Fort-d'Epice , qui était au service du comte de Vaudémont, se rendit maître de Mirecourt , ce qui obligea le maréchal de Lorraine , d'appeler à son secours les capitaines de France, savoir : Lahire , Pothon , Blanche-Fleur et autres, pour venir au secours de la Lorraine (2). Ils reprirent Mirecourt peu de temps après : le capitaine Floquet gagné par cinq mille salus et un courtier que lui donna l'évêque de Metz , quitta le parti d'Antoine, comte

(1) Hist. de Lorr., t. 2, p. 1o37, et t. 3, 72, l. 24, preuv.

(2) Histoire de Lorraine, t. 2, page 816, et

preuves p. 232

de Vaudémont, et remit Mirecourt aux Lorrains. Mirecourt souffrit à peu près les mêmes vicissitudes que les autres villes du pays (1), pendant les dernières guerres de Lorraine, sous le duc Charles IV. Ce prince après la reddition de Nancy au roi Louis XIII , en 1655, pendant que le duc de Brassac était gouverneur de cette place, se retira d'abord à Lunéville, et de là à Mirecourt , où il fit venir la duchesse Nicole son épouse, et la princesse Claude sa sœur, dont il se défiait à cause de leurs prétentions à la couronne de Lorraine. Le duc Charles passa l'hiver à Mirecourt, dans toutes sortes de divertissemens. Le 20 août 1641 , la ville de Mirecourt fut investie par le sieur de Folleville, avec

500 mousquetaires et 50 chevaux. Les por

tes lui furent ouvertes, et comme il restait une espêce de fort à réduire, l'armée Française étant arrivée à deux heures après midi, on appliqua le mineur, et le lendemain à sept heures du matin on capitula. Duhallieryarriva à temps pour signer la capitulation, et la garnison Lorraine se retira à Sierk. Après la paix des Pyrénées en 1665(2), la Lorraine ayant été rendue au duc Charles IV, à condition que Nancy serait démoli , ce prince se retira de nouveau à Mirecourt , pendant qu'on travaillait aux démolitions de sa capitale : il s'y occupait au divertissement de la chasse. Comme il allait assez souvent à l'abbaye de Poursas, ou Poussai , il y fit connaissance et y prit de l'amitié pour la jeune comtesse Isabelle de Ludres, connue sous le nom de la belle de Ludres, et résolut de l'épouser ; mais la chose ne s'exécuta point comme on le peut voir dans l'histoire de Lorraine. ' Le duc Charles s'étant de nouveau brouillé avec la France (5), et étant sorti de ses états en 1670, le maréchal de Cré(1) Histoire de Lorraine, "# s es 2 Id. t. - $† # 6o9

tome 3, pages

qui surprit Mirecourt et en, renversa les murailles. Il en usa de même au Pont-àMousson, et aux autres villes murées du pays : dequis ce temps, Mirecourt est demeuré au même état , sans murs et sans défense. Cette ville était autrefois capitale du bailliage de Vôge; il y a encore un bailliage qui comprend 55 villages ou hameaux dans sa dépendance. Il y a à Mirecourt hôtel-de-ville, maîtrise des eaux et forêts, recette des finances, recette des bois, une brigade de maréchaussée, un bel hôpital dans le faubourg du côté de Poussai. Le B. Pierre Fourier, nommé vulgairement le père de Mataincourt, parce qu'il était curé de ce lieu, était né à Mirecourt en 1565, ilest mort en 1640. On fait à Mirecourt des violons qui sont estimés, et des dentelles dont il se fait un commerce considérable. On y voit un couvent de cordeliers, bâti en 1444. Un de capucins établi en 1609. Des religieuses de la congrégation, qui y furent reçues le 26 mai 1620. Des récollettes, ou religieuses de sainte Claire.

Abbaye de Poussay. L'abbaye de Poussai, ou Porsai, enlatin Portus suavis, n'est qu'à une demilieue de Mirecourt : elle fut commencée par Bertholde, évêque de Toul, et achevée par Brunon , évêque de la même église, qui fut depuis pape sous le nom de Léon IX. Ce pape confirma cette fondation le premier d'octobre 1045 ; l'église est dédiée à la Sainte-Vierge et à sainte Menne, sœur de saint Eucaire ; on y conserve le corps de sainte Menne dans une châsse précieuse ; on y montre un mantelet de soie et un calice d'or, qu'on tient avoir appartenu au pape saint Léon IX. Les dames de Poussai, ont depuis environ trois cents ans, quitté l'habit de saint Benoit et l'observance de sa règle, et sont dans l'usage de ne recevoir dans leur chapitre que des filles nobles, qui font preuve de seize quartiers de noblesse paternelle et maternelle, jurée par trois chevaliers. Mataincourt. A côté de Mirecourt se voit le village de Mataincourt, célèbre par la demeure du B. Pierre Fourier, qui en a été curé, et qui a rendu ce lieu célèbre par l'éclat de ses vertus et par ses miracles. Il est mort curé de Mataincourt , et y a été enterré. Il est réformateur des chanoines réguliers de saint Augustin, de la congrégation de S. Sauveur en Lorraine, et instituteur des religieuses de la congrégation de Notre-Dame. Le corps du B. Pierre Fourrier, curé de Mataincourt, a été levé de terre en grande «érémonie, et mis dans une châsse précieuse par M. Jérôme Begon, évêque de Toul, au mois de septembre 1752, en présence de madame Royale, duchesse de Lorraine, et de grand nombre de seigneurs et dames, et d'une multitude de peuple du dVS,

[ocr errors]

Moignéville, Moniaca villa, ou peut-être |

Media villa, village avec titre de marquisat, à deux lieues de Bar-le-Duc , dans une très-belle situation sur la rivière de Saulx ; diocèse de Toul, juridiction du bailli, office, recette et bailliage de Bar, présidial de Châlons-sur-Marne , parlement de Paris ; M. le marquis de Choisi en est seigneur. La paroisse a pour patron saint Remi. Ce fut à l'occasion de Mognéville, que survinrent les difficultés sur les libertés de Bar et du Barrisien, commencées sous le régne du roi Charles IX, en 1550, et terminées sous le même roi en 1551. Le 16 octobre 1572, intervint un arrêt du conseil du roi, qui ordonne que tous les habitans de Mognéville seront contraints à payer la taxe et cotisation imposées ,

[merged small][merged small][merged small][ocr errors]

demi-lieue de Lunévilleversl'orient 2°Moncel sur-la-Verre, prévôté de Ruppes. 5° Moncel-sur-la-Meurthe , à deux lieues de Saint-Diey. 4° Moncel, château et annexe de Jarni ; M. le comte de Gournay en est seigneur , ainsi que du moulin qui en dépend , dit le moulin de Brouillot. C'est apparemment de ce dernier Moncel que la maison de ce nom a pris sa dénominat1On. 5° Il y a encore Moncel, de la prévôté de Longuyon. 6° Moncel et Lapponcourt, ui ne forment qu'une communauté. 7° § du val d'Ajo. Moncel, village de Vic. 9° Moncel, village de la prévôté de Clermont. Tout cela dérive de Monticules , petite montagne ou monticule. MONT. — Mont, village sur une hauteur, à l'endroit ou la Meurthe reçoit la Mortagne, à cinq quarts de lieue de Lunéville, deux lieues de Rosières ; diocèse de Toul, bailliage de Rosières. L'église a pourpatronne Ste. Agnès. Seigneurs de Mont, M. le marquis de Lenoncourt pour la moitié, contre MM. le Grand et Desfours. Cour souveraine de Lorraine. Annexe , Xermaménil ; patron , saint Mansuy. Seigneur, M. de la Chaussée. Dépendent , les hameaux de Maixe et de ortagne. MONTAIGU.— Montaigu, chapelle sur une éminence, entre Jarville et Laneuveville devant Nancy, communauté de Jarville. Il y a une maison de particulier un pen au-dessus de la chapelle de Montaigu ,

dans une vue très-agréable. La chapelle | est aux ermites des pères Augustins de Nancy. | L'épitaphe suivante est appliquéc au mur Intérieur, Ci gist le cœur de Frère Raphaël Hanzelin, Fondateur de la Chapelle de Notre-Dame de Montaigu, qui décéda le 7Aoüt 1659, âgé de soixante-huit ans. On dit ordinairement que cette cha| pelle de Montaigu , est l'endroit ou les pères Augustins de Nancy furent d'abord établis ; et il y a beaucoup d'apparence que ce lieu fut d'abord un ermitage, fondé, comme on l'a vu en 1659, par frère Raphaël Hanzelin ; et que les Augustins demeurèrent quelques années dans cet ermitage , et y acquirent ce qu'ils y possèdent et aux environs , avant leur établissement à Nancy, vers l'an 1662, ou que ces biens sont de la donation du fondateur, frère Raphaël Hanzelin. M10NTAIGU ET MARCOURT.- Montaigu, dans le Luxembourg, était situé sur le déclin d'une montagne, au pied de laquelle se voit le village de Marcourt , qui depuis la ruine du château de Montaigu , est devenu chef-lieu du comté de Montaigu. Ce comté était autrefois d'une étendue considérable. , MONTBERON.— Montberon, village de la prévôté de Lixein, autrement Montbron, diocèse de Metz. C'est apparemment ce lieu qui a donné son nom à la maison de Montberon. - MONT-CLER oU MONT CLAIR. Mont-clair est un château situé sur la Sâre, assez près de Methlock, sur une montagne escarpée (1). Jacques, seigneur de Mont-clair, ayant animé les bourgeois de Trèves a prendre les armes contre Baudouin archevêque de ladite ville, leur seigneur ; Baudouin qui n'aimait point la guerre, attira Jacques de Mont-clair dans son palais, et sous divers prétextes d'accommodement, il l'y retint prisonnier. Mont-clair accorda tout ce que voulut l'archevêque, et sortit de prison : mais il ne fut pas plutôt en liberté, qu'il recommença à brouiller. Son fils se mit à la tête d'une troupe de bandits, qui ravagèrent les terres

faisait la principale force du château ; Baudouin fit miner le roc, et amassa dans l'ouverture quantité de bois et de matières combustibles ; y ayant mis feu , le rocher se fendit , et sa cbute emporta celle de la tour ; les soldats s'emparèrent aussitôt du terrain qu'elle occupait, qui était le seul par où l'on pouvait attaquer avec avantage la forteresse. Il entreprit ensuite de se rendre maître d'une fontaine qui sortait du pied de la montagne , et s'écoulait en deux réservoirs séparés l'un de l'autre par deux grosses roches. L'archevêque se rendit maître de cclui qui était le plus à portée de Mont-clair ; les assiégés ne pouvaient aller à l'autre, sans s'exposer au danger d'être pris ou tués. Ils entreprirent de creuser un chemin sous terre, pour pouvoir aller sans risque , nuiser de l'eau à cette source. Malgré les difficultés presqu'insurmontables qui se rencontrèrent dans cette entreprise , ils en vinrent à bout. Baudouin fit fermer ce conduit souterrain , et ôta encore aux assiégés cette dernière ressource. La garnison de Mont-clair ne se rendit pas encore. Il y avait près de sept mois que ce siége durait. Baudouin irrité d'une si opiniâtre résistance, fit dresser un gibet à la vue du château, et fit dire aux assiégés qu'ils n'auraient point de grace à espérer s'ils s'opiniâtraient à résister plus long-temps. Intimidés par ces menaces, ils capitulèrent et sortirent de Mont-clair le vingt-nn décembre 1551. L'archevêque y célébra les fêtes de Noël , s'en sit reconnaître seigneur , rasa le château , et bâtit vis-à-vis un autre fort.

de l'archevêché. Baudouin se prépara à lui faire la guerre, et assiégea Mont-clair le 2 mai 1551.Au premier assaut, les troupes de l'archevêque furent repoussées avec perte, et Hartard de Schoneok, qui commandait son armée, y mourut de ses blessures. Il y avait une tour élevée sur un rocher, qui (1) Histoire de Luxcmbourg, page 249. · •

tome 6 ,

MONTFAUCON.—Montfaucon, bourg de Champagne, situé vers la Meuse et aux confins du diocèse de Verdun, à quatre lieues de cette ville.

On croit que saint Baudri, on Balderic, prince du sang royal (1), sous le roi Dagobert, fonda le monastère de Montfaucon qui était alors un lieu tout environné de bois.

(1) Dadon apud Vasbourg , fol. 174

ou du Vaire , ayant Mirecourt à son nord,

Saint Baudri étant décédé à Reims ,|

Dom-Julien de même, et Vitelle au midi.

Montfort est peu considérable en lui

son corps y fut inhumé : mais dans la

suite il fut enlevé furtivement par les

clercs de Montfaucon, qui le déposèrent même, mais il est célèbre dans l'histoire

dans l'église de saint Laurent de Mont-ide Lorraine, comme étant une des cinq

faucon, où il avait autrefois choisi sa sé- seigneuries qui relevaient des comtes de

pulture. Champagne, savoir, Neufchâteau, Frouart, Du temps de l'irruption des N†o# , Montfort , et la moitié de la

|

sous Charles-le-Chauve (1), les chanoi-| ville de Gran. De tous ces endroits, Montnes de Montfaucon levèrent de terre le fort est le moins célèbre et corps de saint Baudri et le transportérent à | connu.

Verdun. MONT-HAIR0N - LE - GRAND. —

Après l'irrruption des Normands dans | Mont-Hairon-le-Grand , Mons ardecus , le Verdunois, sur la fin du neuvième ou Mons herodius, village du diocèse de siècle, on porta les reliques de saint Bau-iVerdun, situé à gauche de la Meuse, deux dri à Vasticia sur le Rhin : ce qui pro-lieues au-dessus de cette ville, à trois de duisit de grandes aumônes aux clercs de Bar : annexe d'Ancemont, office et préMontfaucon , par les miracles qui s'y fi-vôté de Souilli, recette et bailliage de Bar,

rent. présidial de Châlons, parlement de Paris. Les Normands ayant fait encore une ir- Le roi en est seul seigneur, haut et moyen

ruption en France l'an 889 (2), furent jnsticier ; M. le comte de Fontenoi seibattus près de Montfaucon la même année gneur foncier. Il y a dans le lieu une

par Eudes, comte de Paris, et ensuite par, église sous l'invocation de saint Pierre :

le moins

le roi Arnou, qui les défitentièrement sur les bords de la Meuse. Ces barbares firent une infinité de maux à Verdun et aux environs ; plusieurs prêtres des églises de Saint-Vanne de Verdun, et de Saint-Germain de Montfaucon furent alors martyrisés.

Godefroi, duc de Bouillon, avait fait bâtir dans le diocèse de Verdun un château à Montfaucon, pour tenir en bride le clergé de Verdun. Ce prince ayant résolu de faire le voyage de Jérusalem, s'y disposa par une réconciliation sincère avec ce clergé, fit démolir le château qu'il avait fait bâtir à Montfaucon, et fit sa paix avec l'évêque Richer. Ceci arriva en 1690, et l'année même du sacre de l'évêque Richer.

On connaît en Francc jusqu'à vingtmontagnes du nom de Montfaucon.

MONTFORT , près Mirecourt.— Montfort est situé à la source de la Verte,

[ocr errors]

(1) Hist. de Verdun, p.843, 844.

dépend la tour de Mont-Hairon. MONT-HAIRON-LE-PETIT. —MontHairon-le-Petit, hameau un peu au-dessous de Mont - Hairon - le - Grand , annexe d'Ancemont, diocèse de Verdun , office de Souilli : M. le comte de Fontenoi en est seigneur haut justicier; M. de la Tour seigneur-foncier. MONTIER-SUR-SAULX. — Montiersur-saulx, village du Barrois , ayant titre de baronnie, diocèse de Toul, situé sur la rivière de Saulx, ayant Morlei au nord, à demi-lieue de l'abbaye d'Escurey , et environ une lieue de Val-Dône, au couchant. L'église de Montier-sur-Saulx a pour patron saint Pierre-aux-Liens; d'autres disent saint Evre. On dit qu'il y avait autrefois un monastère de l'ordre de SaintBenoît, dont on ne connait ni l'origine, ni le fondateur, ni le commencement, ni la fin ; car aujourd'hui il n'y a nul vestige de monastère. Alberic, moinedesTrois-Fontaines, sous l'an 1250, dit que le duc de Lorraine Matthieu II , le comte de Champagne et

« PrécédentContinuer »