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le nord-est, Il fut cédé en 1189(1), à Albert dételèrent lears chevaux, et se mirent en de Marcey, évêque de Verdun, par Hillin, devoir de décharger leurs sacs, invitant archevêque de Trêres. Comme la gar- les soldats de la garnison à les aider. Ceuxnison de Mussey faisait des courses dans ci n'eurent pas plutôt posé leurs armes, le pays Verdunois, Hillin céda ce châ- pour prêter assistance, que le premier des teau à l'érêque Albert, pour l'indemniié conducteurs , capitaine réformé du régide ses pertes, à charge de lui en faire hom- ment de Bourlémont, prit le commandant mage.

au collet, et le pistolet sur la gorge , l'oMussey était chef d'une châtellenie , et bligea de demander quartier. membre du bailliage de Saint-Mihiel. Le A ce signal , les soldats de sa saite tiduc Charles IV se mainlint dans celle rent leurs pistolets de dessous leurs habits, forteresse, malgré les Fançais, pendant se jellent sur la garnison, pendant qu'au les guerres avec la France. "Mais en bruit des coups tirés de part et d'autre , le 1670, ayant été forcé d'abandonner ses comte d'Apremont avec l'autre partie de états, les Français prirent Mussey et le ses gens, qui étaient demeurés en embusrasèrent. Il n'a pas été rétabli depnis. cade près de là, s'empare du château

Le château de Mussy élait silué sur un sans aucune perte. I n'y eut que l'aiderocher vif , .escarpé de deux côtés, envi- major du régiment de Grand-Pré qui fut ronné d'une rivière profonde, et for- blessé. . uifié par des ouvrages modernes, et aulant Le comte d'Apremont s'empara aussi réguliers que la situation du lieu le pouvait du château de Bouconville, dans le dessein permettre.

d'étendre de telle manière les dépendances Charles, comte d'Apremont, marquis de son comté, qu'il pût y enfermer les de Chemery, en 1663 , appuyé de la fa- terres de plusieurs gentilshommes des enveur du roi Louis XIV, el soutenu d'un virons, et retrancher d'autant le duché de arrêt du parlement de Paris , qui lui avait Lorraine. Mais le duc Charles IV., arrêta ajugé la terre d'Apremont, s'était emparé les progrès militaires du comte d'Aspremont, du châleau de ce nom. Pour se maintenir par le traité de Marsal, dans lequel il fut dans ce château, et étendre sa petite do-dit, que sa Majesté très-chrétienne lui ormination, ce comte jugea qu'il lui impor-donnerait, non seulement de désarmor, tait de se rendre maitre du château de mais aussi de restituer au duc les châteaux Mussy. Il se mit à la tête de quelques sol-d'Apremont et de Mussy. dals, qu'il travestit en paysans , et lit mor-|

. N. cher sous leur conduite plusieurs charrelles | chargées de grains : c'était l'appat pour

NAIS, voyez nas. surprendre les gardiens de cette forteresse.

NAIVES. - Naives , village du Barrois Deux fois le château avait été bloqué et mouvant, diocèse de Toul; office de une fois assiégé sans succès. Les troupes Pierrefitte et de la dépendance de celle qui le gardaient, étaient de vieux soldats chatellenie et prévôlé; bailliage de Bar. Lorrains, aguerris. qui mettaient tout le présidial de Châlons, parlement de Paris. pays voisin en contribution.

La paroisse a pour patron, saint MauDès que la sentinelle du château aper-| rice ; il y a dans ce lieu, cent vingt-cing cut ces hommes et ces charrettes, elle leur à cent trentę habitans, et un château à M. cria de s'arrêter (2): mais ayant entendu le

i le comte de Franquemont. Naives était que c'était un convoi qu'on leur envoyait, aur

it autrefois annexe de Varincourt. on ouvrit les portes, et les charrettes en-!,

m! NAIVES-EN-BLOIS. – Il est parlé, trèrent. Les conducteurs et les charretiers de Naives-en-Blois (1), sous le nom de (4) Hist. de Verdun, p, 261.

Navia , dans un titre doppé par St. Gé. (9) Relation imprimée au Louvre en 1663. 1. (1) Hist. de Lorr. t. 1. pag. 390..

rard, évêque de Toul en 982 , à l'abbaye | deus juillet 1971... . . de Saint-Mansui, et Naviesus dans un Le nom de Braux vient apparemment titre de Chalepois, de l'an 1116, et Na-du latio Braca, qui signifie le froment vensis, ep 936, pour Saint-Eyre. Naives- dont on fait la bierre, et le champ où se eu-Blois , village avec Braux, hameau du sème celle sorte de grain; ou bien du Celdiocèse de Toul, forment ensemble troistique Bracus, qui se prend souvent pour communautés et quatre seigneuries : une un vallon, un lieu humide et marécageur, communauté de l'office de Ligni, dont les d'où vient Bray, qui est encore en usage sujets de la seigneurie de Braux font par-en cerlaios endroits. tie; une de l'office de Gondrecourt; l'au- NANCOIS. - Nançois, Nansitum. tre office de Toul. Le roi est seul sei- Il y a le Grand-Nançois, et le Petit-Nangneur de deux seigneuries, l'une de l'office cois. Le premier est un village du diocèse de Ligni, dont les appellations ressortissent de Toul, partie office de Bar, et partie au présidial de Chaumont, et au parlement office de Ligai ; le tout de la juridiction de de Paris; l'autre de la dépendance et de la préroté de Ligni, suivant le traité fait la juridiction de la prevoté de Gondre-cntre les officiers de relle prévôté et court, et par appel au baillage de Saint-ceux de la prévôté de Bar, du neuf joia Thiébaut ; au présidial de Chilons et au 1734. confirmé par arrêt du conseil varlement de Paris. La troisième seigneu-1 d'état du duc Francois III, du deux juillet rie, appartient au chapitre de Toul; la jus-, suivant. Recelle et bailliage de Bar: présidial tice est exercée par ses olhciers de Void, de Châlons-sur-Marne; parlement de Paris. dont les appellations se portent au bail- Le roi co est seul seigneur; la paroissea Jiage et présidial de Toul, et de là au pour patron, saint Evre. Il y a vingt-six ou parlement de Metz.

vingt-huit babitans dans l'office de Bar, et La quatrième seigneurie est appelée in

si appelee trente-six ou trente-huit de l'office de Ligni. des Ecuyers ,. c'est-à-dire, des seigneurs

Le Petit-Nançois est aussi un village de Braux, qui sont au nombre de cinq. l. Le La justice y est rendue par leurs officiers, au, a

du diocèse de Toul, office, comté et dont les jugemens ressortissent aux bail-prévole de. Ligoi, recelte el bailliage de liage et siége présidial de Chauinont, et

Bar, présidial de Châlons , parlement de

| Paris. Le roi en est seul seigneur; la paau parlement de Paris.

La paroisse a pour patron, saint Mar-roisse a pour palron, Saint-Remi. Le tin.

Prieur de Silmont nomme à la core; la Blois est inne lien de Void dizic des grains appartient au roi pour trois de Ligni , trois et demie.de Gondre- un sixième, au pricur de Silmont pour un court; mi-partie avec la Champagne et les

sixième ; aux abbé el religieux de St.

Mihiel pour un tiers, et au curé du Pelitévêchés.

M, Baugier , page 596, dans ses mé- Nançois pour l'autre tiers. La dime de moires sur la Chainpagne, parle d'une vin est perçue par le roi pour un tiers, commanderie de l'ordre de Malte , sur la contree appelée argécourt , par nommée Braur, située près Ancerville Yle curé de Velaine seul, sur celle dite. sur le bord de la rivière de Marne : elle Abbreuvoir dizinant; le surplus se perest du rapg des frères servans , et d'envi-çoit pa” moilie par le cure du lieu, et ron seize cents livres de rente On voit M. Tabbe de Jovilliers. Il y a cinquante dans l'église de celle commanderie, un là cinquante cinq habitans. tombeau d'un conile de Bar, élevé en En 1617, les habitans du grand et petit bronze. C'est de Renaud de Bar, Seigneur Nançois, présentereot leurs requêtes au de Pierrepont; il avait fondé cette com-bon duc Henri, pour être déclarés et reananderie; il mourut saps enfans le vingt-conuus de son " Bailliage de Bar ct être

reçus sous sa garde et protection, ce qui! the , et Nançois sur l’Ornay, près Ligni, leur fut accordé le vingt-huit avril 1617: dans le Barrois mouvant. apparemment qu'ils étaient auparavant! En 947, on lit dans un titre de l'abbaye dans la dépendance des comtes de Ligoi ,' de St.-Mansui de Toul, que l'abbé Odelcomme ils le soptencore au moins en partie. , ric, fils de la comtesse Eve, avait donné à

Le nom de Nançois en latin , Nansitum Archambaud, premier abbé de Saint-Marou Nanciacum, comme il est nommé dans' sui, le lieu de Colombei, avec le fief nommé la bulle du pape Pascal II, de l'an 1106, Nançois, Nancioris curtis ; apparemment ou Nanceiis, comme il est nommé dans' Nançois, que l'évêque S. Gauzelin fit resd'autres titres, a imposé à quelques savans tiluer à saint Mansui. L'abbé Odelric fut qui ont cru que Nançois était la ville de ensuite archevêque de Reims, et il sousNancy, capitale de la Lorraine ; mais ces crivit en cette qualité au titre de la restitudeux lieux sont fort diférens et assez éloi- tion de Nançois à l'abbaye de St. Mansui gnés l'un de l'autre. Nancy est sur la Meur- en 1048.

NANCY. MÉMOIRE MANUSCRIT, COMMUNIQUÉ PAR LE PRÉSIDENT RBANEL, TOUCHANT LES ANTI

QUITÉS DE Nancy, ÉCRIT EN 1619, PAR UN CHANOINE DE LA PRIMATIALE DE NANCY.

Il faut discourir premièrement de Nancy, de son origine à peu près et de son progrès, des Princes et Ducs qui l'ont aggrandie et forlifiée, et finalement mise en l'état elle est à préseni , 1619, qu'on la reconnoit l'une des plus belles et fortes Villes qui soient en Europe, pour étre méditerranée. Ce qui s'en dira sera tiré, pour la Ville-Vieille, des Titres du Prieuré de Notre-Dame , à présent uni à : la Primatiale ; et pour la Ville-Neuve, ce sera ce qu'on a vu et appris de ceux mémes qui ont mis la main à l'æuvre

La commune opinion est que Nancy a confirmation de certaines rentes données à autrefois été à MM. de Lenoncourt, d'où l'abbaye de Beaupré, par ses prédécesseurs ils prenoient le titre de leur illustre famille, Ducs. et que depuis quelques centaines d'années, Thierri de Nancy, qui fit bâtir le coules ducs de Lorraine s'affectionnans à l'as- vent des Cordeliers de Toul, où ses armes siette du lieu, l'auroient échangé contre sont par toute l'église , et, disent les Méautres terres et seigneuries , ou contre Le-moires qu'ils en ont conservé jusqu'à mainnoncourt même , ou contre Ormes. De tenant , que: anno Domini 1315, Nobilis. cela il n'appert, sinon qu'il est véritable simus Thiericus de Nanceio , Dominus de qu'elle vient de là ; et qu'avant l'an 1313, Lenoncourt obiit , cujus pietate , divitis ils se disoient de Nancy, comme on voit å et potentia frætus , Venerandus Pater Clairlieu (1), un Seigneur venant de Frater Drogo de Romains hunc ConyenNancy, en relief sur no tombeau, ayant les tum ædificavit 1261. Il eut on fils nommé armes de Lenoncourt , qui y fut inhumé Gérard de Nancy, qui fut le premier l'an 1147, bientôt après la fondation pre- qui quitta le titre de Nancy en retenant mière de celte abbaye, faite par Mathieu I, les armes, qui sont une Croix dentelée, Duc de Lorraine: Drogo de Nancy, Séné comme on la voit à la noble Maison de chal du Duc Simon I, qui régnoit l'an Lenoncourt. 1176, lequel se trouve présent en une let-1 Davantage , pour dire que cette comtre de privilége dudit Duc Simon, portant mune opinion est véritable, tous les bé

inéfices , offices, bienfaits, fondations de (1) Le Duc Mathieu fer a fondé Clairlieu. 'Seigneuries de Nancy, et principalement

celles qui ont été faites ès-environs del On trouve à la fondation du Prieuré de Nancy, en leurs Terres et Seigneuries, et Notre-Dame, que le Duc Théodoric, fonles collations qui leur appartenoient de dateur y résidoit , qui fut environ ce tenisdroit, comme Seigneurs de Nancy, ont là; et, dit le titre, qu'il fit venir des relidemeuréés comme elles sont encore en la gieux de l'ubbaye de Moléme, diocèse de Maison de Lenoncourt. L'on collige aussi Langres, pour mettre audit Prieuré pour y que ç'a été une Seigneurie à part, encore faire le saint Service, et à qui il donna qu'elle soit sous la Souveraineté de Lor- par chacun jour, un demi sexlier de vin et raine, par une lettre d'exemption que le quelques pains, à prendre à son bôtel et à Dac Raoul a donnée au prieuré de Notre- sa marmite, lesquelles choses se payent Dame, par laquelle il l'exempte de tous encore , tellement que pour cela ou voit subsides, charges pour lui et ses suc- qu'il y résidoit, si ce n'étoit ordinairement eesseurs Ducs de Lorraine, et Seigneurs au moins c'étoit quelquefois. Mais Nancy de Nancy.

étoit escore pelite , tellement que le Duc Quant à ce que ledit Gérard quilla le Mathicu II, l'appeloit seulement Nantitre de Nancy, se contentant de celui de ccium castrum meum, bien que c'étoit Lenoncourt, il ne se trouve pas , sinon peut-être un tel chåleau, qu'il pouvoit te qu'on en peut tirer conjecture par les évé- nir rang de petite ville, contenant une pemens, savoir que ç'a été, lorsque les bonne partie de la place de S.-Evre et des .Ducs de Lorraine prindrent résolution de rues voisines , selon le rapport et dire de faire leur demeure ordinaire à Nancy, pour plusieurs anciens, que j'ai autrefois oui delà être à l'avenir la Capitaleet Royale du discourir curieusement de ces particularipays, et y faire leur siége: car auparavant ils tés, signamment de deux chanoines de St. demenroient à Châtenoi, ou à Amance, ou Georges , l'an Thrésorier de ladite église, à Neuf-chålel et autres places telles qu'ils appellé Mr. Richard Bouchon, et l'auaffectionnoient. Ledit Gérard succéda au tre Mr. Claude Talle , hommes de savoir patrimoine et titre, après la mort de son pour le tems , et vrais rechercheurs de père Thiéri, l'an 1313, du temps du Duc l'antiquité. Ferri III, et l’an second de son règne, le- Nancy comprenoit au commencement la quel Ferri donna quelque commencement place des Dames Prêcheresses et quelque à Nancy; puis son fils Raoul (1), qui fut chose ès-environs, où étoit le vieil chatué à la bataille de Créci contre les An- leau ; ladite place s'appelle encore sur les glois, fit bâtir ou commencer le palais des vieux régistrés de St.-Georges, la Place Dues où il est à présent, où il a résidé et du Châtel; tellemenļ qu'à leur compte, la son fils et petit-fils : savoir, Jean I et muraille de la clôture desdites Dames

Charles II. Il fonda à St. Georges la cha- vers le midi et l'occident, serroit de fer. pelle Ducale, et amplifia de beaucoup la meture audit vieil château, ou ville, dite ville. .

comme on voudra l'appeler, Ledit Duc Auparavant, Ferrill y avait ja fait trans- Ferri II , y faisoit sa résidence, quand il .. porter les Dames Précheresses, l'an 1298, fut'prips et mené prisonnier à Maxainville.

comme il se dira quand on parlera de leur Régoant lc Duç Raoul en l'an 1340, érection et fondation.

les deux Bourgets, grand et petit, n'éNonobstant que messieurs de Lenon-toient encore enfermés dans les murailles, court portassent le titre et se disent de comme on voit par les titres de la concesNancy jusques audit Gérard, toutefois sion faile à la requête dudit Prince à MesNancy étoit ja échangée environ l'an 1100 sieurs de St. Georges, à ce que le chapiou 1122.

tre puisse avoir droit de sépulture en leur (1) Le Duc Raoul fut tué á la balaille de église , où il fait distinction de ceur Créci contre les Anglois , en 1346

Iqui sont enfermės dedans la ville , et

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CEUI des Bourgets qui en éloient hors , noble, tant du dedans que du dehors, comme il se verra ci-après en la fondation soit pour le spirituel ou le temporel, s'a da prioré, lorsqu'on parlera des droits da été ce Grand Charles III, et père de la prieur; lesquels depuis.y furent enfermés patrie et l'amour du peuple, fils du sage par Jean son fils, d'autant qu'il se trouve Duc Frangois. Et l'an 1556, en sá minopar un titre qu'ils y étoient l'an 1373, etrité, et pendant qu'il était nourri en la cour non auparavant l'an vingt-sept de son rè- de ce Grand Roi Henri II des Valois, la gne, és - années 1380, 1394, et l'anfille daquel il épousa environ l'an quin1409, régnant le Duc Charles II, petit-zième de son âge et treizième de son refils dudit Duc Raoul. Elle comprenoir, lgne , Madame Christienne de Daunemarck outre les Bourgets ci-dessus, la rue recu- sa mère , et Monseigneur Nicolas de Lorlée, ou derrière, et la rue des Juifs, et raine, Comte de Vaudémont son bon On-. celle de Saint-Michiel, mais elle étoit ele, Gouverneur de ses terres et pays, et fort déserte , peu peuplée et mal en ordre. de sa noble. Personne, y firent adjouter la On lit ceci en une permission de l'an 1409, rue Neuve avec trois boulevarts, l'un desqui fut donnée au prieur de Notre-Dame quels a relegu le nom de Dannemarck afec par l'Abbé et Convent de Molesme, d'as- la courtine, le tout plein de terrasses. Lors censer plusieurs pièces d'héritage en nature il y avait deux très-belles portes ; l'une au de terres labourables, et places yuides ès septentrion, appelée de la Crafte , anciendiles rues de Nancy. Elle a pu encore être nement Garafa, du nom d'un gouverneur plus négligée du temps des Ducs René I, gentilhomme Napolitain , de la Casa Jean et Nicolas d'Anjou, qui, peo ou de Garaffa , à présent appelée Notrems point, y faisoient leur résidence, d'autant Dame; l'autre vers le midi , dite de Saintqu'ayant prins leur nourriture en France, Nicolas , avec deux poternes, l'une dedans ils y étoient souvent, signamment le pre- le boulevart des Minimes, appelée la pomier qui survêquit les deux autres, lequel terne du vieil Astre, l'autre au derrière demeuroit en Provence. Mais René Il, de la cour par gù les Princes sortaient qui étoit retourné à la suecession des biens par-dessus un pont de bois pour s'égayer, patrimoniaux de ses ancêtres, de la très- principalement pendant la mortalité. Deancienne et très-illustre Maison de Lor- puis ce tems , il n'a pas seulement de raine, par la vertu de son ayeol Antoine nouveau fait remparer toute la ville an. de Lorraine, Comte de Vaudémont , qui cienne, que ses Prédécesseurs avoient renaprès avoir gagné la bataille de Bulgné due telle qu'elle étoit bien jolie et plaisante ville contre ledit René d'Anjou I du nom, mais encore en a-t'il fait faire une neuve le contraignit de donner sa fille Yolande à jointe à cette-ci, laquelle en disposition Ferri son fils, de qui est sorti ce victorieux surpasse de beaucoup la première , et ne Prince René Il ; lequel après avoir défait lui doit rien quant à la beauté et forteresse. ., en bataille rangée Charles, dernier Duc de Pour les occasions et sujets qui se sont Bourgogne, devant Nancy, le 5 janvier présentés de son tems , savoir , pour les 1476, aidé par les Suisses, fortifia et guerres civiles que nous avons vues en augmenta , et mit dessus sa bonne et fidèle France, commencées dès l'an 1585, mais. ville de Nancy, et son fils le Duc Antoine, beaucoup plus enflambées après la mort et qui eux denx la firent environner de forts massacre perpetré en personne de Henri de remparts et boulevarts, terrasses et murs, Lorraine, Duc del Guise, et Louis, Carde beaux carreaux de taille, comme nous dinal-Archevêque de Rheims son frère, l'avons vu de notre tems et avant les guer- par le commandement de Henri III, der.. res civiles de France, et si quelques cour- nier des Valois, Roi de France, Van 1588 lines paroissent encore, tellement qu'elles jour de saint Thomas , les états étant asétoient très-fortes pour le tems"; mais celui semblés à Blois , pour donner ordre (coma quil'a fortifiée, embellie et rendue du tout' me on disoit) aux affaires de la France. Ce

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