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les instituer, et ce qui s'ensuit dans la être observées en l'église, lesquelles pasbulle, par laquelle il donne au Duc de seront en statuts avec quelques révolutions Lorraine tout le droict de patronage, eti de tems, et lesquelles on observe, encore que personne n'en peut être pourveu, si qu'elles ne soient inserées et mises au nomce n'est à sa présentation soub quelque bre des statuts principaux et essentiels, pour prétexte que ce soit, voir le Pape ne peut être du bien de l'église; le chapitre ayant en pourvoir soub quelque clause déroga- l'œil que cela s'observe pour tous ceux du toire et soub quelque prétexte que ce soit. corps, soit dignités, chanoines, chapelains

LeSeigneur Primat est le chef du chapi- et autres ministres de l'église, comme celui tre, tellement uni et incorporé avecses mem- ad quos spectat et pro tempore spectabit, bres, ils nefont qu'un chapitre, et si en toutes sub paenis in Contravenientes appositis, et propositions et résolutions qui se sont par la apponendis inviolabiliter sint observanda. qualité de chapitre, et qui touchent le corps | | Il faut résidence personnelle, tant pour entièrement, il faut qu'il y soit nommé insé- le Seigneur Primat, que dignitaires, chaparablement comme ausdits instrumens qui noines, chapelains et vicaires, doit-on se passent en chapitre. Il a un scel commun; chanter et psalmodier au chœur , et faire

il connoit des actions, des dignités, cha-
noines, vicaires et autres ministres de l'é-
glise, et punit les délinquans. Il officie in
Pontificalibus, portant mitre, tant en par-
ticulier en son église, qu'en public, comme
il fait aussi la crosse, anneau , sandales ;
donne la bénédiction solemnelle au peuple,
et porte les autre marques d'évêque.
Il peut aussi bénir tous ornemens et au-
tres choses de l'église, sauf ceux où il faut
appliquer la sainte huile, Corporalia, etc.
Il peut aussi reconcilier les église polluës,
tant ledit Seigneur Primat, chef de l'église
et le chapitre, et tout ee qui en dépend ,
peuvent jouir des mêmes priviléges que les
église collégiates jouissent.
Le gouvernement de l'église et la puis-
sance de faire des statuts est donné au
Seigneur Primat et au chapitre en commun,
Dès que l'établissement de l'église, sça-
voir, les provisions des prouveux furent
données, et en vertu d'icelles on eut prins
la possession des dignité et canonicats, et
que tout ce qui se faisoit pour le service
de Dieu fut ordonné et établi; Monseigneur

le Cardinal, premier Primat et les chanoines !

autre service divin.
Entre les statuts de l'église, le plus né-
cessaire pour la décoration et manutention
de l'église en sa splendeur et pour le ser-
vice de Dieu en icelle, est la résidence, et
que personne ne soit exempt d'être prêtre
aussitôt qu'il sera arrivé à l'âge de l'être ,
afin que ci-après l'église ne soit pourvuë
de dignitaires ou chanoines en bas àge,
lesquels passeront leur tems à recueillir
les fruits de la prébende, sans se trouver
aux heures ni faire aucun acte de vrai
chanoine. C'est pourquoi, personne n'est
reçuë qu'il n'ait vingt-un ans, et dès que
le promu a passé jusqu'au vingt-cinquième,
il faut qu'il prenne l'ordre de prêtrise, afin
qu'il fasse son devoir, de dire les messes
et fasse autre service d'un chanoine.
En ceci, on a prévû que le tems-à-venir ,
plusieurs de la Noblesse seroient prouvûs
en cette église, tant pour la commodité de
la cour, que pour la rente et logement pro-
pre; et pendant que si on ne donnoit ordre
à ce que chacun soit prêtre, peu ou point
se feroient promouvoir ; ainsi l'église de-
meureroit frustrée de son service: que per-

faisant le corps du chapitre, mirent ordre! sonne ne soit recuë en l'église nisi vigeside faire des statuts et d'avoir un scel com- mo primo suae œtatis anno, et puis étant mun; donc ce mois de mai mil six cens qua- à l'âge d'être prêtre, propter pacitatem tre on travailla à faire les statuts, que de-, Ministrorum (1), il faut qu'il le soit; pen

puis sont été approuvez et confirmez par Messire Antoine de Lenoncourt, second

Primat et le chapitre. Toutefois il y a cer-!

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taines coutumes qu'on a mises à part pour jPiélats.

dant n'étant pas prêtre comme dit est, jusqu'à qu'il le soit, il doit perdre la troisième partie du gros des fruits de sa prébende, et ce qui est du gros, c'est tout le revenu de laditte prébende, hors deux cens vingt-deux frans deux gros huit deniers qui sont appliquez pour les distributions quotidiennes qu'il gagne entièrement s'il assiste aux heures , sçavoir, matines , messe et vêpres, et perdra à proportion qu'il y manquera comme les autres chanoines. Il y a aussi trois mois de l'année que chacun chanoine peut être absent sans perdre son gros, soit consécutivement, soit par interval : le quatrième, , encore néanmoins les premières deux semaines il perdra deux frans par jour, et les autres quinze, quatre frans ; et ce pour faciliter chacun à faires ses affaires particulières, sans néanmoins négliger la résidence personnelle , qu'on doit à ladite église. Les présentations des bénéfices et collations dépendantes du chapitre , soit communes avec Monseigneur le primat et se conférent per turnum, pour éviter les monopoles, sinon pour les vicaires perpétuels de l'église, qui se donnent en corps, d'autant qu'il faut qu'il soit musicien et seménier prenant deux jours, les autres tant dignitaires que chanoines, chacun un alternativement, personne étant en l'ordre de soudiacre et ayant fait son stage, et le faisant n'en étant fort clos. Que si quelque bénéfice venoit à vacquer au jour d'un chanoine qui seroit mort dedans la dernière année que la table se fait, le corps du chapitre en prévoyeroit ensemble. Pour les bénéfices qui sont de la Mense de Monseigneur le Primat, ils sont à lui

seul ; à cet effet il y a le scel commun au

trésor ; l'image de l'Annonciation , au pied duquel sont les armes de Lorraine enfermées de deux clefs , l'une est à Mondit-seigneur primat et l'autre au chapitre. Pour la Mense capitulaire, sçavoir les rentes assignées pour les trente-deux mille frans ci-dessus, elles dépendent du chapitre , privativement dudit Seigneur , sauf s'il y avoit quelque aliénation faite ou

à faire par échange ou autrement , on l'en doit avertir pour les passer, afin que rien ne s'alliène, qui ne soit au profit du chapitre, autrement il y donneroit ordre. Les vicaries et chapelles perpétuelles de l'église venant à vacquer, se doivent donner peritioribus ministris etiam praevio delectu; et d'autant que le chapitre peut les donner ou per turnum, aut conjunctim, les donne conjunctim, afin que l'église soit toujours mieux prouvue de ministres, signamment de musiciens, lesquels avec les gagistes peuvent faire un service plus signalé, autrement les deniers destinés aux gagistes ne suffiroient point pour avoir une musique parfaite et accomplie. L'établissement de la Primatiale de Nancy. Deux années et plus se passèrent après la proposition faite à Sa Sainteté avant que d'avoir et pouvoir tirer expédition de cette église, tant pour quelques nouvelles difficultés survenues du côté de la France, que pour causes particulières. Toutefois étant remontré par l'autorité de Messeigneurs nos princes et diligence d'honoré Seigneur Messire Antoine de Lénoncourt et vigilance de Mr. Barety Piedmontois, résident à Rome pour nos Sérénissimes princes ; les bulles furent apportées, et si les chanoines et autres destinés et appelés aux canonicats prindrent présentation de son altesse, en vertu desquelles ils furent instituez par Monseigneur le Cardinal. Quant aux dignités, d'autant qu'on fut d'opinion qu'ils envoyassent à Rome, pour être institués suivant la bulle, (ce que néanmoins ledit Seigneur Cardinal pouvoit faire en qualité de Légat à Latere ) ceux qui les obtiendrent furent quelques mois avant d'être prouvûs. La susditte église provisionelle fut pour prendre possession, comme dit est ci-dessus, et pour y faire l'office, lequel y fut commencé pour les Vêpres et Messes dès le premier jour de l'an mil six ccns et quatre ; et à la saint Sébastien suivant on y dit les matines et autres heures et offices pour toujours y être continuées. Quant aux rentes, d'autant qu'elles venaient de de diverses bénéfices unis et possédés par feu mondit Seigneur Cardinal, qui les y

donna librement, sçavoir, Saint-Martin,

Salone, Saint-Nicolas, Clairlieu et le prioré de Stenay et par conséquent laissés à bas prix , les usuines fort désolées et ruinées : la première chose fut de reconnoitre l'état des affaires pour y mettre et établir un ordre, pour quoi on députa quatre prévols, outre que ledit Seigneur doyen tenoit la bonne main partout, afin de rapporter tout au corps, desquelles mêmes mondit Seigneur en voulait prendre connaissance pour autoriser davantage son ehapitre à répéter les choses aliénées, et maintenir celles qui étoient encore à êtreMais peu à peu il nous laissa toutes les affaires , se reservant l'autorité qu'il pouvait avoir selon la bulle, et rien plus ; l'on ne trouva pas que les prévôtés réussissent selon qu'on en avoit jugé; partant on établit des receveurs et depuis un receveur général pour tout, et le premier fut M.° François Lambert. Ce qu'importoit le plus en cet établisse

ment, fut le logement des dignitaires,'

cbanoines et vicaires et autres officiers de l'église, c'est à quoi ledit Seigneur doyen prévoyant, se porta du tout à avoir une place propre pour loger tout le corps ensemble et mettre l'église hors du fracas du peuple ; ce qui ne se pouvoit faire à la place destinée ci-dessus, outre qu'il falloit acheter des places et maisons des particuliers à double et plus du juste prix, occasion qu'il procura de tout son pouvoir auprès de son altesse et messeigneurs nos fondateurs, qu'ils nous donnassent la place où l'église est à présent, à quoi ils inclinèrent volontiers; mais la difficulté fut que ladite altesse avoit donné les places à honoré Seigneur messire Ezéchiel d'Haraucourt , gouverneur de Nancy, avec lamélioration, à condition de payer le fond aux propriétaires comme il valoit avant les fortifications ; partant il nous en demandoit quatre-vingt mille frans, mais

avec un trésorier,

Monseigneur n'en voulant rien débourcer, échangea ce fond contre les dames prêcheresses à qui il appartenoit, leur donna un gagnage de quinze paires de resaux de rente annuelle, et par ce moyen il se rendit maitre du fond qu'il ne voulut quitter sinon avec appointement; et d'autant que la plupart des héritages du retranchement où sont à présent l'église et le cloître étoient de cet échange, et que pour ce sujet, ledit sieur gouverneur n'en pouvoit disposer sans congé, il fut accordé que ledit Seigneur Cardinal en prendroit septante toises de longueur et cinquante de largeur, et que ledit sieur gouverneur feroit profit du reste sans en rien rendre ( qui fut un coup de la main de Dieu, et une graude prévoyance dudit sieur doyen merveilleusement louable; car autrement il est à croire, qu'à peine on eût pû être établi si heureusement de longtemps). Cette place a été pour faire l'église, loger le Seigneur Primat, les doyen, chantre, écolâtre, chanoines et vicaires, étant suffisante, elle fut livrée, sinon trois toises de la largeur, qui furent encore en dispute quelques mois; mais ledit Seigneur Cardinal ayant déclaré sa volonté audit sieur gouverneur, tout se passa, et dès le mois de mars 1607 , furent commencées les maisons du sieur doyen et d'une partie des chanoines. Il y a titre au chapitre de l'acquêt ci-dessus, et de la donation faite l'an 1605, le dix-huitième février, avec l'ammortissement de leurs altesses, sous le grand scel, en date du deux de janvier 1606, laquelle place fut distribuée et partagée à chacune dignité et prébende, ou canonicat, au prorata de ce qu'ils preinent, à choix d'un chacun selon sa réception.Après en avoir 1.° dressé le plan par un ingénieur parisien, appelé maitre Lambert , la place était une bonne partie de l'établissement , mais ce n'étoit assez, il fallait trouver de l'argent pour bâtir, chacun s'évertua d'en trouver pour son particulier autant qu'il peut. Et pour la généralité, furent vendues les maisons du décanat, de la trésorerie, et des chanoines de Dieuleward ( les autres tous furent assignés pour la cure, pour la confrérie et pour les Bénédictins, emportant chacun une) avec un petit gagnage à Donvot, et un bois à Dieuze; le tout revenant à douze mille deux eens frans environ. Item , le cloître du prioré Nôtre-Dame, six mille frans, le surplus dudit prioré onze mille frans, desquels (tout frais et charges rabatues) devoit à chacun des dix-huit portions et prébendes, mil trois cens frans environ ; mais c'étoit peu pour bâtir. Furent encore empruntés onze mille cent frans, lésquels sont été rabatus dedans neuf années, par le moyen de l'admodiation des terres et rentes que le chapitre a à la Vqivre, moyennant douze cens frans par an de rabat, jusqu'à la fin desdites années, Voilà comme on s'établit de ce côté là; mais avec telle diligence, que l'année suivante 1608 , plusieurs logèrent en leur maison, et de là peu à peu on s'accommoda avec beaucoup d'épargne et de frais, comme on voit à présent. Cette place étant hors des vieux remparis cy-dessus pour la plus grande partie, l'autre partie était dedans le fossé, lieu fort fongeux et plein d'ordures, d'autant que toutes les eaux de la ville s'y retiraient pour être beaucoup plus basses; et en cela il a fallu porter du remplissage une insi

nité, principalement pour bâtir les maisons qui étoient dedans ledit foseé, où il n'y a pas moins de douze à quinze pieds de remplissage , et autant de muraiiles en terre, notament où est l'église, les maisons

tres , elles n'ont pas moins de sept à huit piéds (ce qui sera difficile à croire cy

le service pendant qu'on en bâtissôit une autre, laquelle fut faite dedans l'année ; tellement que l'an 1609, on y transporta les reliques et ornemens, avec le corps de feu Monseigneur le Cardinal , mort le vingt-quatre novembre 1607, qui étoit dedans un caveau pour l'inhumer à cette-ci. Ainsi nous laissâmes l'église et la place pour nous habituer de tout ceci, laquelle église fut vendue au corps de la ville pour en faire une paroisse , et la place à plusieurs particuliers qui y ont bâti de beaux logis, l'argent desquels a été employé aux fermetés de la grande église ; et à cette-ci avec argent provenant desgrâces, bénéfices, offices et reprinses. Avant cet établissement, il fut proposé une union de l'église Saint-Georges avec la primatiale, pour certaines difficultés qu'on pensoit devoir arriver pour la préséance ; ce qui a été disputé jusqu'à présent.Les sieurs de Saint-Georges se maintenant sur leur antiquité sans autres, la primatiale sur le droit de curé primitif déclaré cy-des- . sus. Tellement que la chose demeure encore en tel état, laquelle pourrait apporter plus grand bruit ; car avenant qu'un Seigneur Primat ne soit Prêtre, et qu'il ne puisse porter le Saint Sacrement, d'autant que lesdits sieurs de Saint-Georges veuillent bien déférer cet honneur à un Primat,

| mais non à un du corps. Ce qui est main

tenu par les sieurs de la primatiale : qu'en vertu des droits d'un curé primitif, en

, l'absence dudit Seigneur Primat, le sieur , doyen ou un autre du corps le doit porter, des sieurs Luithon, de Lorey , le Loup , ' Vernoville, Baillivy, Chantre, et partie de celle du sieur Mathée. Quant aux au

comme ja il est arrivé par deux fois pendant la vie dudit Seigneur Cardinal et après que le sieur doyen la eu porté., Le titre cy-dessus folio 21 , intitulé Concession faite à messieurs les véné

après) mais tout a été surmonté avcc pa-rables de Saint-Georges, favorise en tience, diligence et argent; tellement que cela lesdits sieurs de la primatiale. Cette ceux qui nous avoient donné cent ans union ne réussit pas, d'autant que son pour être établis, comme messieurs de altesse qui désirait infiniment voir la Villesaint Georges, nous virent mieux qu'eux | Neuve embellie, déclara là dessus que sa dedans cinq, six ou sept ans. volonté était que les deux églises demeu

L'église première provisionelle subsis-rassent en tel état sans changement. Ce qui toit encore cette année, où on alloit §|§ plût autant que la vive poursuite

qu'on faisoit de donner notre consentement, nous avoit déplû. L'on croyoit qu'à sa mort on remettroit ce pacquet dessus. La raison étoit que l'altesse de Henri II, affectoit cette union, et désiroit d'en voir les essets. Mais ayant changé d'état , il a aussi changé de volonté, voulant être père commun de la patrie , joint qu'en tout il s'est montré désireux d'accomplir les desseins et volonté de feu son père, et principalement en cette Ville-Neuve, où il fait voir cela. Outre plus, il l'a embellie de tout ce qu'il a pù, soit pour le spirituel y faisant entrer tant de si belles fondations ; soit pour le temporel , s'ayant toujours porté à voir les fortifications achevées selon les premiers desseins. Outre que notre église étoit déjà toute établie, et à peine eut-on pu faire tout cela sans de trèsgrandes difficultés. Ce n'étoit assez d'avoir mis cette église en pied, encore la falloit-il orner, afin qu'elle soit accomplie du tout sans aller à l'emprunt chez ses voisins. Nos fondateurs y firent faire pour la première procession du Saint-Sacrement de l'an 1064, dix chappes de drap d'or et d'argent, avec une chasuble et deux tuniques de même. Depuis, Illustrissime Prélat, Messire Antoine de Lenoncourt, y a fait faire et donné trois chappes ct une chasuble avec deux tuniques de toile d'argent fgurées, avec le devant d'autel de même : le reste des ornemens a été prins partie à Saint-Martin, partie à Saint-Nicolas, comme étant églises dépendantes de ladite primatiale de nouveau y unies, avec tous ses droits , meubles et immeubles. Toutefois on en print peu à Saiut-Nicolas, d'autant que c'est une église respectée, et si on ne print que ce qui souloit être superslu, comme quelques petites bagues, quelque argent cassé, suject à être perdu, et deux chandeliers, le tout venant à 1500 frans environ, de quoi on fit faire en partie, les bâtons, croix et encensoires, et le reste se print de la bourse commune. Les reliques viennent de Saint-Martin, signamment le corps de saint Sigisbert, qui

depuis a été mis à une nouvelle chasse, enrichie aux dépens dudit seigneur de Lenoncourt, Primat. La vraie croix prinse auparavant par feu Monseigneur le Cardinal à l'église du prioré Thristy, (peutêtre Salone,) a été de même ornée par ledit Seigneur de Lenoncourt : Les reliques de saint Sébastien, mises en un bras d'argent avec un accord de trois petites cloches , sont été apportées de Dieuleward. La fabrique a fait faire et accommoder les calices et tout ce qui est pour l'embellissement de l'église, nonobstant les grands frais qu'il a fallu supporter dès le commencement, en réparations des usuines, en dédommagemens des pièces engagées, recouvrements des pièces alliénées, par long procès et dépens excessifs , joint le peu qu'on tiroit de la plus part des principales admodiations, qui étoient laissées à vil prix, et parmi cela bâtir nos maisons canoniales, et faire cet établissement cy-dessus.Ayant perdu nos fondateurs à la naissance de notre église, que peu ou point ont espéré qu'elle se dut maintenir comme elle a fait, ayant pour un coup plusieurs procès contre les Evêques de Metz, pour la fondation de Monseigneur le Cardinal , contre celui de Toul, pour les Bénédictins de Dieuleward , à qui on avoit laissé l'église, le cloître, et la maison proche le midi , qui étoit l'une des canoniales ; moyennant qu'ils ne devoient rien demander des rentes, comme il est porté au contract: mais étant sur le toict , ils voulurent encore répêter de la confrérie de saint Sébastien ce que le chapitre en avoit, de quoi ils furent déboutés par sentence, sinon qu'on leur donna une moitresse à Jaillon, pour dire quelque service dépendant de ladite confrérie en ladite église de saint Laurent. L'église de saint Nicolas étant à la charge du chapitre, tant pour le service que pour les réparations en conformité de la bulle ; feu Monseigneur y fit établir un couvent de Religieux Italiens, de l'ordre de saint Ambroise, ou de saint Barnabé, lesquels y ont été jusqu'en l'année 1615 ,

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