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qu'ils furent mis dehors pour y meltre des de Salóne, autrefois dépendant de l'abbaye pères Bénédictins, lesquels pères Béné-de St.-Mihiel. dictins se sont chargés tant de la répara-1 3° Le prioré de St.-Nicolas. lion que du service. Il y a un traité fait à 4° Le chapitre de Saint-Laurent de cet effet , qu'ils doivent faire ratifier par la Dieuleward.. congrégation (ce qu'ils n'ont encore fait), 5° Le chapitre de St.-Diey . ce qui ne s'a pu faire sans peine. Les frais

Les Carmes. . soutenus pendant tout ce tems-là jusqu'à Ces Religieux sont Italiens , la plupart présent, sont été évalués par déposition, pour être venus d'Italie exprès, à l'effet comptes, régistres, mémoriaux ou autre-d’être établis en Lorraine , où ils ont commeni, à quarante mille écus et plus. mencé dedans la ville capitale ; ils vivent

Plusieurs biens , rentes et revenus dé- fort religicusement; ils n'ont pour toute rente pendants de l'abbaye de saint Martin , que l'aumône qu'on leur donne, d'autant étoient aussi au pays Messin , souveraineté qu'ils n'en peuvent posséder en ville où ils à présent dépendante de la France. L'on peuvent vivre d'aumône. jugea pour le bien et profit du chapitre, Ils ont prins leur origine au Mont du qu'il falloit les échanger contre autres biens, Carmel en Syrie, lieu où autrefois les Proen Lorraine, appartenans à Messieurs phètes aroient leur retraite pour vaquer à l'Abbé et Religieux de saint Clément de contemplation. Ledit Mont est proche le Metz; ce qui fut fait en la même année château Pélégrin, dit autrement à la Ste.. 1684. Nous avons d'eux aussi pour la Ecriture Petra incisa , et la mer qu'il a moitié en haute justice , Haraucourt-lès-vers le midi avec une partie du torrent de Marsal, maison franche, Saint-Phelin, et Cison, qui se décharge de ce côlé-là , et au autres gagnages et dixines ès-environs de septentrion , le golphe de saint Jean-d'ANomeni. Et ce qn'ils eurent du chapitre , cre, qui contient environ trois lieues de fut Vigneule et le ban de Saint-Martin , et longueur et autant de largeur avec l'autre plusieurs autres dixmes et terres ès-environs partie du même torrent de Cison. A l'ode Metz.

rient il a les montagnes du Liban, de Seir * . Bénéfices unis à la Primatiale. et de Saron, qui font là leur séparation

Pour la mense du Seignenr Primat sont par la totalité dudit torrent, qui vient batété unis et incorporés, 1° le Prioré de tre contre le Mont de Carmel; puis divisé Stenai , avec toutes ses rentes , dépendan- en deux, se va jetter dans la mer. Ce Mont ces, franchises et immunités, et toul ce peut avoir une lieue de longueur, à prenqui appartient à la mense abbaliale de dre de l'orient à l'occident, et une demie l'abbaye de Clairlieu, jadis fondée par et plus de largeur : il est indépendant Mattbieu I du nom, Duc de Lorraine. Et d'autre; il est fort plaisant tant à cause de pour le chapitre, furent unis l'abbaye de sa fertilité que disposition. La ville de CaiSaint-Martin, jadis fondée par saint Si-pbe est au pied au septentrion, sur le gisbert au faubourg de Metz, à ce sujet golphe susdit de saint Jean-d'Acre, laappellée de saint Martin : lorsque l'Empe- quelle ville était au Pontife Caïphe, de reur Charlequint assiégea Melz l'an 1552, laquelle il prenoit sa dénomination. Nicetous les faubourgs furent ruinés par les phore dit que saint Jean l'évangéliste lui François qui la défendoient, et tous les vendit son patrimoine qu'il avoit és-ervimonastères mis dedans la ville sinon celui rons d'ici, occasion qu'il fut mieux venu de Saint-Martin, lequel élant de la fonda- en sa maison, le soir que Jésus-Christ y tion des Ducs de Lorraine , fut trans- fut mené avant sa Passion, que saint Pierre porté à Nancy, l'an 1564, à la mense qui y fut reconnu pour un Galiléen. Elie abbatiale.

le Prophète y sacrifia au tems d'Achab et 2° Le second bénéfice uni à la mense du de Jésabel, où il fit tuer tous les Prophèchapitre de l'église Primatiale, est le prioré tes de Baal sur ledit torrent de Cison, à l'effet de montrer au peuple son incrédu-passant et repasssant de l'auditoire, où il lité, lequel , par la méchanceté de ladite voyoit les rues peuplées de jeunes enfans Jésabel, idolâtroit : occasion que le Pro- folàtrans et peu respectueux, et que pour phète de Dieu inspiré, fit descendre le ôter l'occasion de débauche, il serait à feu du ciel sur un holocauste qu'il avoit propos d'avoir un college des pères Jéfait mettre là sur un bûcher, arrosé suites ; que quand même les étudians ne d'une grande quantité d'eau. Néanmoins voudroient point faire leurs études, au Dieu voulut le faire connoilre par ce feu, moins ils apprendroient dès leur jeune âge qui consuma entièrement l'holocauste, J à servir Dieu , puis ils pratiqueroient tel l'eau et l'autel, et tout ce qui éloit és-en-état que lcur volonté les porteroit. Il pria environs.

ledit Seigneur Primat de se rouloir enIl y a encore les vestiges d'une chapelle ployer auprèe de S. Altesse , ce qu'il proautrefois bâtie sous l'invocation de Notre- mit de faire. Sur cela furent proposés pluDame, au lieu du sacrifice posé sur l'ex-sieurs expédiens pour avoir environ quatre trémité du Mont vers l'occident, lesquels mille francs, que les pères demandoient vestiges paroissent fort bien. Du temps de de rente, tant pour entretenir la maison, la guerre sainle , lorsque nos Princes Lor- que pour la nourriture de douze à quinze rains commandoient en la Terre Sainte , il pères et maitres pour enseigner. S. Allesse y avait un couvent de Religieux, où étoient vendit à MM. de la ville, la maison où est reçus les pélerins allans en Jérusalem , et à présent le collége , soixante mille frans, avec saulf-conduit et escorte prinse au cha- mais pour la paye, il leur continua la doteau Pélégrin (pour ce sujet ainsi nommé), nation des sols faite par feu l'Altesse de alloient les conduire jusqu'en Jérusalem, Charles troisième son père', encore pour distant de là environ trois journées. Ils quelques annécs (1). Ainsi il fut accom-. fournissoient des Prédicateurs pour la modé; le fond fut prins sur les rentes de Terre Sainte, et assistoicnt avec autres la grande école ; et d'autant quelle ne pouReligieux et Evêques en leur charge, au-voit suffire, Révérendissime Prélat. Jean tant que leur règle leur permettoit. des Porcelets, Evêque et Comte de Toul,

Il y a deux Monts de Carmel : celui-ci donna une somme d'argent notable pour est aux extrémités de la Galilée, à la Sy- y être employée en fonds, pour de la rie Phénicienne sur la mer méditerranée , rente accomplir ce que dessus, ut comet l'autre est au tribu de Juda vers la Mer mencèrent à y régenter l'an 1616. morle, où Nabal refusa du vivre à David, Filles de la congregation Notre-Dame. qui y étoit , fuyant la présence de Saül, la Les filles de la congregation Notre-Dame femme duquel il épousa après la mort du- ont prinse leur origine, commencement et dit Nabal,

première institution en un village lez-MirLe Collége.

court en Lorraine, appelé Mataincourt, L'occasion d'ériger un petit collége à Nancy, fut que du vivant de MR Nicolas (1) Le 10 mai 1621, le Duc Henri à la Bourgeois, Maitre - Echevin de Nancy. I prière des gens du conseil de la ville de Nancy, environ l'an 1610 ou 1611. plusieurs délet de tout le corps des bourgeois , leur accorda

la continuation pour vingt années, des sols qui la jeunesse perdant leur temps a folatrer chaque semaine se levoient sur chaque feu et par les rues, sans se soucier d'apprendre conduit dans la ville de Nancy, et de huit gros choses propres pour leur donner commen- pour chaque derni conduit , ensemble les droits cement d'une vie vertueuse, et leur dresser dc ballages, étallages, gabelles, et tous autres un moyen pour y parvenir ledit sieur droits et profits qui se pourroient lirer des Maitre-Echevin étant un jour au logis de la charge d'employer le tout à l'établissement

halles et moulins de la Ville-Neuve de Nancy, Monseigneur le Primat avec quelques d'un college des Pères Jésuites dans ladite ville. Echevins, se plaignoit que chacun jour Depuis 1620 jusqu'on 1640.

environ l'an 1600 ; et le premier qui ins- église fut fondée et bâtie l'an 1611 , et fat titua l'ordre et qui les mit en son village consacrée l'an 1612, le jour de sainte Caet paroisse , fut révérend père Pierre Fou- therine , vingt-cinquième novembre. , rier, curé dudit Mataincourt, religieur

Saint-Thiébaut. profès de Chaumouzey, ordre de St.-Augustin, duquel ordre lesdites filles font

| La chapelle Saint-Thiébaut, avant les profession, et vivent sous les règles d'iee

fortificatious de la ville, étoit un petit oralui. Du vivant dudit révérend père, sont

toire ouvert, par le devant grillé, proche été érigées plusieurs maisons en Lorraine,

" d'un petit moulin, où il y avoit un autel, notamment à Nancy, Saint-Nicolas, outre

au pied duquel il se trouvoit une fontaine

où les febricitans alloit boire pour la fie celle de Mataincourt, laquelle est la pre-1 mière, Bar, St.-Mihiel, Verdun et au

vre. Mais lorsqu'on fit les boulevarts et

l'étang , avec, les moulins, tout cela fat Pont-à-Mousson, lesquelles se sont gou-1. vernées quelques années sous certaines rèn

ruiné, et le moulin enfermé dedans les gles et constitutions qu'elles avoient , sans

remparts, qu'autrement élait bien éloigné avoir autre supérieur que ledit R. P. Fou

| de la ville. Honoré Seigneur Ezéchiel

d'Haraucourt, le fit rebatir tout à neuf et rier , qui seul les gouvernoit. Toutefois par approbation de feu Monseigneur le Car-1"

fermer en façon de chapelle l'an 1617, dinal Légat, et non sans l'advis des pères

où il y a un autel, ety peut-on dire messe. Jésuites, qui ont favorisé les bons desseins Le cimetière entre les deux villes. de ce bon père, tant plus volontiers qu'ils Il n'y avoit à Nancy que le cimetière ont reconnu qu'ils batloient à l'honneur de Notre-Dame, et celui des Sæors Grises de Dieu et l'édification du prochain, mais de la Ville-Neuve, tellement qu'on étoit principalement en ce que leur profession contraint de porter une partie des corps particulière est d'enseigner la jeunesse de morts au cimetière de la chapelle des leur sexe à servir Dieu, et à apprendre Bourguignons. Messieurs de la ville firent qnelques honnêtes exercices qui leur pour-fermer cestui-ci l'an 1616, et le premier roient servir , soit pour entrer en religion, qui y fut enterré (le jour même qu'il fut ou autrement.

béni par honoré Seigneur Messire Pierre :: Les filles de l'Annonciat. de Stainville , avec permission de l'évèque),

Les filles, dites de l'Annonciat , sont fut un cordonnier (1). résidentes à Nancy depuis l'an 1616, en- L'oratoire du palais du Seigneur Primal. viron les advents , par le moyen d'honoré

Il y a un petit oratoire ou chapelle au Seigneur François de Fresnel, capitaine des gardes de Son Altesse , bailli et gou

palais de Monseigneur le Primat, fait et

érigé pour ouïr la messe en 'nécessité de verneur de Clermont-en-Argone, lequel

maladie ou autrement. Il a été båti quant ayant sa sour religieuse en une maison en

et quant la maison, qui fut l'an 1609 , et Bourgogne , procura qu'elle vint à Nancy avec la licence des supérieurs, accompagnée ici

le privilége d'y dire messe, donné l'ap de quatre de ses filles Filles Carmélites.

Les pères Bénédictins. Elles suivent la règle des Carmes, et). Environ l'an 1604, la reformation tut ont prinse leur origine du Mont-Carmel : introduite en l'ordre de Saint-Benoit en il y en avoit en Jérusalem du temps de la (1) Ce cimetière fut détruit en 1693 ; ilétoit guerre sainte. Le premier qui en envoya ou est à présent la poissonnerie; il n'y resta en France, fut le Roi St. Louis, retour-lqu'une.eroix qui a été transportée en 1933 , pres nant de son poyage d'outre-mer, comme "La même année 16-3, on fit le cimetière de

Téglise des Carmes. aussi il amena plusieurs carmes, qui de-Saint-Sébastien, et en 1931, celui de Saintpuis se sont peuplés par l'Europe. Leur Nicolas.

Lorraine , par la sollicitation et vigilance en avoir dispense à Rome, ce qui se fit d'illustrissime et révérendissime Prince avec peu ’de difficulé. Les vieux , qui Erric de Lorraine, évêque de Verdun, n'avoient d'autre but que de mourir en pour lors et à présent appelé le Duc Erric, l'habit tel qu'ils avoient prins, se résouet commença ladite réforme en ses deux dèrent de prendre pension avec un lieu au abbayes de Moyen-Moutier et St.-Vanes monastère pour faire leur cas à part "toude Verdun, soubs lesquelles et desquelles chant le logement et la table qu'ils ont les autres abbayes de Lorraine ont tiré comme entr'eux, et faire le service avec l'exemple de réformation. Avant, les re-ceux de la réformation en une même ligieux possédaient des rentes en propriété, église et un même chour. Pour les jeunes, dépendantes néanmoins de leur monastère; une partie desquels avoient étudié, consiencore qu'ils vivent en général , toutefois dérant l'importance de faire son salut deils avoient quelque chose particulièrement, dans cet habit , prindrent la réforme, où et faisoient ou peu, ou point de profession, ils se sont très-bien comportés à l'édificasinon extérieurement, portant un scapu- tion du prochain. Autres qui étoient là laire et la tonsure de religieux seulement, contre leur volonté, se retirèrent à la mai2u reste étoient semblables aux séculiers, son de leurs pères. Voilà comme on y wangeant chair ès jours permis de l'église, procéda. récitoient encore en plusieurs lieux les Après que ces deux maison's furent réheures à l'usage de St.-Benoit ; autres formées, plusieurs autres suivirent ; feu avoient prins l'usage de Rome, tellement, Monseigneur le Cardinal en fit faire autant que les convents étoient plustost pour rejà St.-Mihiel , qui fut environ l'an 1604, cevoir les enfans ( comme il sembloit) à la et s'il en procura autant à Metz, ce qui décharge des maisons, que pour être re-ne peut sortir son effet , pour la résistance ligieux, d'autant qu'ils étoient fort éloignés que les abbés et religieux de Metz lui fide la première profession de la règle de rent soubs l'autorité de Henri IV. Ceux Saint-Bepoit.

de Bouzonvilte, Saint-Evre, Saint-ManPour faire ces changemens, il semblait soi-lez-Toul, Saint-Aric de Verdun, et fort difficile, tant pour les biens que les toutes les autres abbayes de Lorraine en dits religieux possédoient en propre, qu'ils, firent de même, sinon ceux de Senones, étoient la plupart de maisons relevées. On qui différère jusqu'à l'année présente donna option aux vieux religieux et 10-1 1619, et Saint-Arnould à Metz, qui a vices on d'entrer à la réforme , ou de pren- entré comme les autres par la diligence dre pension ; et à ceux qai voudroient sor de Monseigneur de Vaudémont, Frantir poor avoir des bénéfices séculiers , On çois de Lorraine, Marchis de Hattonchaleur donna lettres déclaralisses de ce pea tel , etc. de profession qu'ils en avoient fait, pour

SUPPLÉMENT ET ADDITIONS.

A L'ARTICLE DE NANCY. Nancy , ville capitale du duché de Lor- par cette rivière. La ville est grande et trèsraine , est située dans une plaine fort bien bâtie: elle est partagée en deux villes; , agréable, environnée au couchant par des savoir , la vieille et la nouvelle. còleaux fertiles couverts de vignes , et ayant La ville vieille contient le palais des du côté de l'orient la rivière de Meurthe, princes, aujourd'hui démoli, la citadelle qui lui procure mille commodités par les et les maisons de la principale noblesse du bois de marnage, et les planches qui des- pays. cendent des montagnes de Vöges à Nancy Laville neuve 'est bâtie beaucoup plus. régulièrement , ayant ses rues tirées au des monumens certains de ce pays dès l'ap cordeau , vastes , dégagées, toujours fort 1060. Gertrude, duchesse de Lorraine, propres, et ses maisons bâties de pierre, est qualifiée duchesse de Nancy en cette très-solidement et fort proprement. I année, et le prince Odelric, frère de Gé

Celle ville neuve doit son origine au rard d'Alsace, duc de Lorraine, porta le duc Charles III , surnommé le Grand, qui surnom de Nancey dans les chartres de l'an en fit jeler le plan , et l'exécula vers l'an 1069 (1). Le duc Thierri, fils de Gérard 1590 ; mais elle ne reçut sa perfection que d'Alsace, fonda vers l'an 1080, le prieuré sous le duc Henri II , surnommé le Bon, de Notre-Dame près la ville de Nancy ; le son fils et son successeur , qui l'achera. duc Simon en 1136 avait son palais prés Elle se perfectionne et s'embellit tous les la même ville. Datum in Castro meo juxtà jours de plus en plus..

Nanceium. Quelques savans ont cru que Nancy ti- Nancy subsistait donc, et était déjà asrait son nom du comte Nancius (1), fon-sez considérable dans l'onzième siècle. Les dateur de l'abbaye de Moirmont, au dio-premiers ducs de Lorraine, le duc Gérard cèse de Reims. Ce comte est rappelé dans d'Alsace, le duc Thierri son fils, firent un tilre de l'an 1074 , où il est dénommé leur demeure ordinaire à Châtenoi ; mais comme ayant vécu long-lemps auparavant; i! est assez vraisemblable que le duc Simais celle étymologie du nom de Nancy ,mon I, leur fils , et Matthieu I, fils de Sin'est fondée que sur une faute de copiste; mon, demeurèrent ordinairement à Nancy. les monumens plus certains de l'abbaye Nous avons vu ci-devapl que Simon I, en de Moirmont disent constament Nanterus, 1130, date un titre de son château de au lieu de Nunceius , comme il est im- Nancy: on assure que le duc Matthieu acprimné dans Marlot, d'où les bollandistes quil de Drogon de Nancey, la ville ou le l'ont pris (2).

bourg de Nancy en échange des seigneuIl y a assez d'apparence que le nom de ries de Lenoncourt , et de Rozières-aurNancy (3), Nanceium, Nancer , vient du Salines, d'où viennent Ics noms de LeCeltique Nunt, qui signifie un amas d'eau, noncourt, el de Rozières aux descendans une mare , un marais , d'où viennent aussi de Drogon, un des premiers auleurs de les noms des villages de Nant-le-Grand et la maison de Lenoncourt. Nant-le-Petit ; de Nantois , du Grand et La duchesse Agnès (1) de Bar, épouse du Petit Nancois ; de Nanteuil et de Nan-du duc Ferri II , avait eu pour douaire la terre ; et peut-être aussi naca ou nanca el ville de Nancy et ses dépendances ; elle les nacella , un nayire , une nuelle; et nassa, rendit au duc Matthieu II, son fils, et une nasse ; et nauda, une mare. Naudalen investit au mois de juin 1220 ; et de sancti Mansueti, nauda Widonis, la nouë suite, le duc Matthieu en investit Thiéde St.-Mansui , de Guidon, etc (4). baut, comte de Champagne, et Gertrude

Nous disons encore dans ce pays-ci une sa femme, et les reprit d'eux, en sorte que noue , une nauë, une mare; on sait qu'à Nancy relevait alors des comles de ChamNancy il y avait autrefois une grande mare, I pagne. au lieu qn'occupe aujourd'hui la carrière Ferri III, duc de Lorraine, fils de Matde la ville vieille.

thieu II, donna des priviléges d'affranLe nom de Nancy , ou Nancey, comme chissement aux villes de Nancy et de Port, l'écrivent les anciens (5), se trouvent dans (1) Hist. de Lorr., preu., t. 1, p. 1, 11, 30.

(2) Ego Agnès Nantiacum cum omnibus (1) Bolland. ad diem 19 april.

pertinentiis suis, quod nomine dotalitii possiMarlot Histor. Rhemens. lib. 2, p. 168. debam , reddidi Matthæo Duci Lotharingiæ 73; Mabill., annal. Bened., t. 1, p. 75. Fileo meo, et inde me deve stivi in manu ipsius,

4) Histoire de Lorraine, V. Ducange Nauda. Ipsè verò Filius meus praefatum Comitemin (5) Alberic., ad ann., 1060.

vestivit de Nantiaco.

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