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rent ensemble l'office aux premières vêpres'se du duc Ferri IV, décédée en 1552 ou de la Toussaint. - - 1556. Le second était du duc Charles lI.

L'ancienne église de Saint-Georges,!Le troisième de Marguerite de Bavière, c'est-à-dire, la nef qui restait, fut cédée son épouse. Le quatrième de Marie de par le roi Stanislas à la ville de Nancy, Bourbon, épouse du duc Jean II. Le cinpour en faire un magasin ;elle a été démo-quième et le sixième, de Henri II et de lie depuis. Marguerite de Gonzague, son épouse. On

Immédiatement après la mort du duc y transporta aussi les entrailles de CharLéopold, on répara le vieux palais, et les-le-Hardi, dernier duc de Bourgogne. l'on y fit la nouvelle galerie au lieu de On dressa un procès-verbal de tout ceci : l'ancienne.Ces réparations montèrent à et le 25 du même mois, le duc François plus de soixante mille livres, parce que lIl donna des ordres pour qu'on réparât l'on contait que son altesse royale, Fran- tous les cercueils qui se voyaient dans le

çois III viendrait passer l'hiver à Nancy. En 1707, le duc Léopold fit bâtir la salle de l'opéra, contigue à son palais : ce

fut Bibianne de Bologne qui en donna le

dessein, et qui conduisit cet ouvrage, qui attirait l'admiration des étrangers ; Charles et Provençal en furent les peintres; elle fut achevée en 1709 , et son altesse royale, Madame, vint de Lunéville à Nancy, le 9 novembre, pour en voir jouer toutes les machines. En 1758, le roi de Pologne, Stanislas I, fit démolir toutes les loges, de même que la face du théâtre, et a fait servir le tout à la salle de la comédie de Lunéville, bâtie en 1754, pendant la régence de son altesse royale Madame ; en sorte que cette superbe salle est aujourd'hui un corps de casernes pour les troupes. Le duc François III, aujourd'hui empereur, touché de voir la démolition et la profanation de l'église de Saint-Georges, où reposaient plusieurs de ses augustes prédécesseurs, fit exhumer leurs corps, et les fit transporter solemnellement à la chapelle Ronde, joignant l'église des pères Cordeliers, qui sert de sépulture à ses aïeux. Il a fait achever et réparer magnifiquement cette chapelle. Le quatre février 1745 , à neuf heures du soir, on transféra dans ladite chapelle Ronde, les corps des princes et princesses qui avaient été inhumés à St.Georges. On y voyait six cercueils, savoir : le premier, celui d'Isabclle d'Autriche, épou

caveau de la chapelle Ronde, et qu'on §t la chapelle même, qui est d'nne | architecture des plus riches et des mieux exécutées. JVoici la liste des tombeaux qui sont au Caveau de la chapelle ronde, distribuée selon leur ordre chronologique. Isabelle d'Autriche, femme de Ferri III, morte en 1552. Charles l, vulgairement II, mort en 1450. Marguerite de Bavière, son épouse, morte cn 1454. Marie de Bourbon, femme de Jean II , morte en 1448. Antoine , mort en 1544. Renée de Bourbon, son épouse, morte cn 1559. François I, mort en 1645, Christine de Dannemark, son épouse, morte en 1590. Le duc Charles lII, mort en 1608. Claude de France, son épouse, morte en 1575. Anne de Lorraine, fille de Charles III, morte en 1576. Claude de Lorraine, fille du même, morte aussi en 1576. Henri duc de Lorraine, mort en 1624. Marguerite de Gonzague, son épouse, morte cn 1652. Une princesse, fille du duc Henri, morte en 1611 . François II, mort en 1652. Christienne de Salm, son épouse, morte en 1627.

Henri , prince d'Hatton-Chàtel, fils de François II, mort en 1611.

Nicolas-François de Lorraine, mort en

1670. Claude, duchesse de Lorraine , morte en 1648. Charles V, mort en 1690. Léopold I , mort en 1729. Elisabeth-Charlotte d'Orléans, duchesse de Lorraine, morte en 1744. ENFANs DE LÉoPoLD. Le duc de Bar, mort en 1700. Une princesse , morte en 1701. Gabrielle-Louise, morte en 1706. Josèphe-Gabrielle , morte en 1709.. Une princesse, morte en 1710.Elisabeth, morte en 1711. Louis, mort en 1711. Gabrielle-Charlotte, morte en 1711. Une, princesse, morte en 1715. Léopold-Clément , mort en 1725. Le prince François, abbé de Stavelot, mort en 1715. , Le cœur du même. Le cœur du prince Joseph , son frère. Et celui du prince Charles de Commercy. Les entrailles du duc de Bourgogne , Charles-le-Hardi. Paroisse de Saint-Evre. La paroisse de Saint-Evre, qui est aujourd'hui la principale paroisse de la ville vieille de Nancy, est beaucoup plus récente que celle de Notre-Dame, dont nous avons parlé; celle de Saint-Evre ne fut commencée que vers l'an 1540 , et consacrée en 1548. Il parait par certains monumens qui se conservent dans les archives de Saint-Georges, qu'en 1540, il y avait déjà une espèce de paroisse pour les bourgeois, qui demeuraient dans l'enceinte de la ville, puisqu'il y est dit que les Bourgets, grand et petit, et les habitans de Laxou , qui viendront à mourir, ne seront pas portés à la paroisse, mais seulement au prieuré de Notre-Dame ; il y avait donc dès-lors une paroisse pour les paroissiens qui étaient dans les deux Bourgets et à Laxou.

On trouve même qu'en 1456, l'église de Saint-Evre fut réédifiée, et que deux notables bourgeois de Nancy, s'adressèrent à frère Jean Sallex, prieur de Notre-Dame, pour le prier de donner son agrément à ladite réédification ; que plusieurs bonnes gens avaient dessein d'y contribuer, si ledit prieur consentait qu'on y mit un monc, ce qui leur fut accordé jusqu'à bon plaisir ; ainsi la chose fut exécutée : mais la nouvelle paroisse de Saint-Evre n'était alors considérée que comme succursale de Notre-Dame Or il y avait anciennement trois faubourgs à Nancy : 1° Celui de Saint-Dizier, situé entre la ville vieille et le pont de Marzéville, aujourd'hui ruiné et démoli ; on y a depuis peu bâti quelques maisons ; on le nomme Boudonville, dans les maisons des environs. 2.° Le faubourg de Saint-Nicolas, situé près la fontaine et le moulin , qui est la décharge de l'étang Saint-Jean, aujourd'hui faisant partie de la ville neuve. 5.° Le faubourg de SaintThiébaut, situé auprès du couvent des Sœurs-Grises, aujourd'hui confondu avec les maisons de la ville neuve. Ces trois faubourgs dépendaient de la paroisse de Saint-Evre. Il y avait autrefois en I'église de Saint-Georges , des fonts baptismaux , où l'on baptisait les enfans des princes et des grands seigneurs. Ces fonts baptismaux étaient faits d'une espèce de marbre rouge, marqueté de plusieurs veines de diverses couleurs; ce marbre avait été tiré d'une marbrière située au-dessus de Maxainville, de même que deux colonnes et un bénitier, qui se voyent au noviciat des pères jésuites. On mariait aussi à Saint-Georges, les princes et princesses de la maison de Lorraine ; mais anciennement on n'y pouvait marier personne sans le consentement du prieur de Notre-Dame, pas même les officiers des ducs. Ce fut seulement en 1595, qne la ville de Nancy fut partagée en trois paroisses, savoir : celle de Notre-Dame, de SaintEvre et de St.-Sébastien. Il y a dans l'église de Saint-Evre, trois confréries principales, savoir : 1°. celle du St.-Sacrement, établie en 1580 , par le cardinal Charles de Vaudémont ; on y fait grande solemnité tous les premiers jeudis du mois. 2.° Celle de la Conception, qui était autrefois la confrérie de tous les métiers de la ville, qui ont à présent chacun leur patron particulier. Les marchands seuls ont aujourd'hui la Conception de la Vierge pour leur patronne. 5.° La confrérie de St.-Nicolas, pour laquelle il y a sept chapelains, qui relèvent de messieurs de l'Hôtel-de-Ville de Nancy.

La collégiale de Saint-Michel dans la ville vieille de Nancy, passe pour fort ancienne ; elle a apparemment donné son nom à la rue de Saint-Michel, qui était déjà connue sous ce nom en 1575, ct 1409. On ignore l'époque de la fondation de ce chapitre : seulement on sait qu'en 1457 , quelques seigneurs particuliers, apparemment ceux qui sont marqués ci-après, et qui sont collateurs des canonicats, ayant de leur chef fait ériger une chapelle à Nancy, (on ne dit pas sous quelle invocation), il y eut opposition de la part du prieur de Notre-Dame, du chapitre de Saint-Georges, et du vicaire perpétuel de Saint-Evre.

L'opposition ne fut pas poursuivie jusqu'à sentence définitive. Cette collégiale de Saint-Michel n'a pas faitgrand progrès;

'elle n'est composée que de quatre chanoines, , n'ayant chacun que douze écus de rente. La collation de ces canonicats appartient à divers seigneurs particuliers : d'Haraucourt, de Raigecourt et de Giraucourt (1).

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dans l'église de Saint-Michel. Les autres en 1751 , ayant obtenu de M. Bégon, évêque de Toul, la confirmation de leurs réglemens, sous le nom de la confrérie de Miséricorde, et ces réglemens, de même que la confirmation de l'ordinaire ayant été entérinés à la cour, les pénitens noirs font leurs services dans la chapelle de SaintNicolas en la ville neuve, vers la porte de Saint-Jean ; et ont pour principal exercice, d'assister aux exécutions des criminels condamnés à mort , dont ils emportent les corps, et ont soin: de les ensevelir et enterrer, ce qui se fait avec beaucoup de piété, et avec l'édification de toute la ville. La commanderie de Saint-Jean-duViel-Aitre, ou de Virlay, de l'ordre de Malthe, près la porte de France, hors les murs de Nancy, tire, dit-on, son nom de ce qu'elle est bâtie dans l'ancien cimetiére de cette ville : en latin, Atrium, en lorrain, Laitrie, signifient un cimetière, qui est pour l'ordinaire au parvis de la paroisse. On ignore l'origine et le temps de la fondation de Saint-Jean-du-Vieil-Aitre, Il y a dans l'église de la commanderie une chapelle érigée en titre de bénéfice, sous le nom de Saint-Jean , dont le commandeur est collateur. On connaît dans Nancy la poterne du Vieil-Aitre , dans le boulevart des minimes. Il y avait à Nancy un cimetière situé au lieu où sont à présent les Sœurs-Grises ; il y en avait un autre au prieuré de NotreDame de Nancy, qne le duc Thierri, fondateur , y fit consacrer; Usibus eorum (Monachorum ) et in eodem loco atrium

| consecrari fecit. Titre du duc Matthieu I,

de l'an 1145. Il y avait aussi un troisième cimetière près l'église collégiale de Saint-Georges, dans lequel on enterrait ceux qui y choisissaient leur sépulture; à charge de présenter le corps premièrement à la mèreéglise de Notre-Dame, puis à SaintGeorges. Il y avait un quatrième cimetière près l'arsenal, nommé le cimetière du Terreau, avec une chapelle dédiée à saint Claude. Le terrain de ce cimetière fut pris par le

duc Charles III, pour augmenter son arsenal, et il fit transférer le titre de la chapelle de Saint-Claude, à Einville-au-Jars.

Mais anciennement il n'y avait propreT ment que deux cimetières communs à Nancy; savoir, celui de la paroisse de NotreDame, et celui qui était près le couvent des Sœurs-Grises, d'où vient que plusieurs bourgeois se faisaient porter au cimetière de la chapelle des Bourguignons , près le couvent où sont les minimes de Bonsecours.

Dans une transaction passée entre le prieur de Notre-Dame de Nancy et le vicaire de St.-Evre, il est dit que le vicaire, ou son chapelain, avec les chapelains du prieur de Notre-Dame, porteront ensemble tous les lundis l'eau bénite dans ces deux cimetières : sans doute celui du prieuré de Notre-Dame, et celui qui était au faubourg St.-Nicolas, près les Sœurs-Grises.

Tout cela me fait douter que la commanderie de Saint-Jean du Viel-Aitre, ait jamais été un cimetière, comme on le dit dans le pouillé du diocèse de Toul. Le Mont-de-piété fut établi à Nancy en 1650, par le duc Charles IV, dans une maison fort bien bâtie dans la ville neuve , en la rue qui conduit à la porte Saint Nicolas, Le dessein du duc Charles était de faciliter le prêt de l'argent, en donnant quelque nantissement à prix raisonnable ; le tout à l'imitation du Mont-de-piété, établi à Rome; ce fut Charles Mus qui se chargea de l'exécution de cet établissement. Mais les guerres de Lorraine, et les malheurs de ce pays, qui en furent les suites, en empêchèrent le succès. J'en ai parlé au long dans le troisième tome de l'histoire de Lorraine, page 205. Le duc de Bourgogne, Charles-le-Hardi, ayant mis le siége devant Nancy en 1476, prit son quartier en la commanderie de St.Jean du Vieil-Aitre ; ce lieu est assez près de la ville , et de la manière dont on fait aujourd'hui les siéges , ce prince n'aurait pas été en sûreté en un lieu si voisin des murs de la place. La ville neuve de Nancy n'était pas en

core bâtie, et le canon, quoique déja en
usage, n'était pas servi comme il l'est au-
jourd'hui, et ne portait pas aussi loin.
Au voisinage de Saint-Jean du Vieil-
Aitre, était une chapelle avec un petit
faubourg, nommé de Saint-Thiébaut,
situé au-dessus de la décharge de l'étangSt.-
Jean, à peu près où l'on voit l'hôtel des
Gardes, le moulin, et la chapelle de Saint-
Nicolas.
Au second siége de Nancy, le duc de
Bourgogne prit son logement en ce fau-
bourg de Saint-Thiébaut , et y demeura
en si grande assurance, qu'on n'y faisait ni
guét, ni garde; et que ses gens, et même la
plupart de ses officiers étaient répandus dans
les bourgades voisines, et que plusieurs al-
laient tous les jours se divertir à Saint-
Nicolas. Le gros de l'armée était campé
entre Saint-Jean et Marzéville; c'était sur
la fin d'octobre, et le combat décisif entre
le duc René II , et Charles-le-Hardi , où
celui-ci perdit la vie , se donna la veille
des rois, cinq janvier 1476, ou 1477 avant
Pâques (1). -
Le duc René II, prit sont quartier dans
la même commanderie de Saint-Jean, lors-
qu'il vint au mois de septembre 1476, pour
reprendre Nancy sur lesBourguignons, com-
me il le reprit en effet vers le quinze de sep-
tembre. -
Le faubourg de St.-Dizier, situé entre la
ville vieille de Nancy, et le pont de Marzé-
ville, avait encore ses seigneurs particuliers
en l'an 1457.
Isabelle de Nancy veuve de Henri de
Lironcourt, vendit à Jean, duc de Lorrai-
ne, la ville, terre et seigneurie de St.-Di-
zier devant Nancy, avec toutes ses dépen-
dances, pour la somme de vingt mille vieux
florins du Rhin de bon or, à juste prix,
etc. à la réserve d'une maison , rue du
Four sacré, et d'une grange, rue Naxou,
ban de Saint-Dizier (2). -
Les meilleurs bourgeois de Nancy , y
avaient leurs maisons particulières et de

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plaisance, pour la commodité des eaux, des jardins et des vignes. Ce faubourg fut ruiné par ordre du duc Charles Ill, en 1591 et 1592, et pour indemniser les bour· geois, il leur fit donner ailleurs à bon marché, des places pour s'y bâtir: Il y avait fait élever de nouvelles fortifications pour résister à une armée de quarante mille hommes Allemands, que le roi Henri III, avait fait venir d'Allemagne à son secours; mais ils furent entièrement défaits par le duc de Guise, en 1581, près le Pont-saintVincent. On ne connait que deux fauxbourgs à Nancy, celui de Boudonville, ou des TroisMaisons, du côté de Metz, et celui de Bonsecours, du côté de Saint-Nicolas. Ce faubourg a pour église, la paroisse SaintPierre et Saint-Stanislas ; le faubourg des Trois-Maisons, ou Boudonville, a son église particulière, desservie par les pères de l'oratoire de Nancy. Le couvent des pères Cordeliers. Le couvent et l'église des pères Cordeliers de Nancy furent commencés en 1477, après la victoire que le duc René II, remporta sur Charles-le-Hardi, dernier duc de Bourgogne; c'était alors une hôtellerie qui avait pour enseigne la licorne ; René y bâtit un couvent de cordeliers et une église, l'un et l'autre proportionnés à l'étendue du terrain et à l'état des choses. Ce couvent était ci - devant attenant au palais ducal du côté du septentrion, comme l'église collégiale de Saint-Georges l'était du côté du midi. Comme ce couvent est le seul de la ville vieille, et qu'il est habité par un grand nombre de religieux capables et officieux , il n'est pas surprenant que leur église soit fort fréquentée. La chapelle ronde pour l'inhumation des princes, a été commencée par le duc Charles III. On la voit déja dans les estampes de ses obsèques. L'on voit dans le cloître de ces pères un grand nombre d'épitaphes remarquables des principales familles de la ville, en particulier celle de Jacques Callot, célèbre graveur, avec son portrait en peinture. Cc

cloitre a été démoli l'année 1752 , pour agrandir les logemens des religieuxAu milieu du chœur de l'église des Cordeliers, il y a un caveau, qui ayant été ouvert en 1706, au mois de janvier par ordre du duc Léopold, on y trouva sept cercueils, savoir : six grands et un petit ; le premier était celui du duc Antoine, le second celui de Renée de Bourbon, son épouse, le troisième celui du duc François I, le quatrième de Christine de Dannemarck, son épouse. On ne trouva point d'inscription aux trois u trCS. La ville de Nancy ayant signalé son zèle et sa fidélité envers le duc René II , pendant la guerrre que lui fit le duc de Bourgogne, Charles-le-Hardi, René , pour lui témoigner combien ses services lui avaient été agréables, lui accorda divers priviléges, qui ont été confirmés et augmentés par les ducs ses successeurs. Le duc René II, le 15 de juin 1497, reconnait que les bourgeois de Nancy ont racheté avec son consentement, de leurs propres deniers , les tailles ordinaires, que du temps des ducs ses prédécesseurs, on avait accoutumé de lever sur les taillables de ladite ville, lesquelles étaient assignées à l'église de SaintGeorges, à celle de l'hôpital de St.-Nico

les deniers dudit rachat être mis et convertis par lesdites églises en rentes de pareille valeur, afin que les dévotions et services de ses prédécesseurs soient toujours continués, \ Le même duc René II, voulant continuer la mémoire du zèle de ses bons sujets, et pour leur honneur, de son propre mouvement, il les a exemptés et affranchis eux et leurs successeurs bourgeois de Nancy, à perpétuité de la taille ordinaire, et de tous autres droits, traits, aides , charges, ban-vins , et tous autres impôts faits et à faire, ordinaires et extraordinaires, pour quelque cause ou occasion que ce soit ou puisse être, tant en ladite ville, que partout ailleurs dans son duché ; réservés, les guets et la garde des murailles et des por

tes, aussi les étalages, poids, ventes, roua

las, et à celle des dames prêcheresses, pour ,

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