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geset autres mesures et usuines, auxquelles il n'entend pas préjudicier. Et en 1504, le vingt juin, le duc René Il, étant en son château de Loupi, accorda encore à la ville de Nancy, les gabelles et impôts sur les vendeurs de vin, boulangers, bouchers et marchands; défendant a ses officiers d'imposer à l'avenir aucune taille, ni rançon sur lesdits habitans de Nancy, et entend que toutes ces charges soient prises sur les deniers desdites gabelles, tant pour le guet, prétentions (apparemment entretien) comme pour la fortification de ladite ville. Ce privilège fut confirmé par la duchesse régente, Christine de Dannemark, à Nancy le dix-neuf novembre 1550. Le duc Charles IlI , le huit juin 1574, confirma lesdits priviléges quant à la gabelle, ainsi qu'ils avaient été accordés et ; confirmés par la duchesse Christine de Dannemarck , sa mère , et par le prince | Nicolas de Lorraine, son oncle, régent du ! duché : et le 25 , décembre 1578 , il leur ; accorda le droit d'avoir chacun son pres301T. Le bon duc Henri en 1615, rappela et confirma lesdits priviléges accordés par le roi René II , son trisaïeul, le treize juin 1497, par le duc Antoine son aïeul , du dix mars 1508 , par sa mère, la duchesse Christine de Dannemarck, et par le comte Nicolas de Vaudémont son oncle, du 19 novembre 1550 , et enfin celui du duc Charles IlJ, son père, du huit juin 1574. Le bon duc Henri confirma tous ces priviléges par ses lettres du trois de mai 1615. Les anciens ducs de Lorraine ont demeuré les uns à Châtenoi, comme Gérard d'Alsace, Hadwide de Namur, son épouse, et le duc Thierri leur fils, On y voit encore quelques restes de leur palais audessus du prieuré de Châtenoi; Thierri demeura aussi quelquefois à Nancy, ou plutôt audehors de Nancy , de même que quelques-uns d'eux ont demeuré à Neufchàteau et à Darnay; ensuite ils demeurèrent ordinairement à Nancy.

Leur palais, depuis le duc Raoul, était

à l'orient des deux églises de St.-Georges et des Cordeliers, à peu près où l'on voyait ci-devant les jardins de la cour; mais le duc René II, renversa ces anciens bâtimens et entreprit le nouveau palais, qu'on a démoli de nos jours. C'était une grande et belle maison, fort solidement bâtie, et trèscommode. Le duc Antoine, fils de René II, y fit faire la salle, ou gallerie des cerfs, et la porte sur laquelle il est représenté à cheval et armé de toutes pièces ; d'autres soutiennent que c'est la statue équestre de René Ii. Le duc Charles III y ajouta plusieurs nouvelles pièces , et en rangea l'intérieur d'une manière plus propre et mieux entendue; le duc Henri I1 y fit bâtir une espèce de tour ronde, où était le trésor des chartres, et où l'on conservait les tapisseries et autres meubles précieux de la couI'OIlI1e, Le père Donat, tiercelin, dans son histoire manuscrite de Lorraine, raconte au long un incendie arrivé à Nancy sous le duc Charles lV, après l'an 1627. Le feu commença au palais du duc par l'imprudence d'une lavandière de la duchesse douairière, qui attacha une chandelle au parois du plancher d'un cabinet. Tout le bâtiment neuf du duc de Vaudémont, le jeu de paume, et les autres parties du palais de la rue de la Carrière, furent entièrement brûlés ; les cloches de St.-Ceorges fondues, et on eut beaucoup de peine à sauver le trésor des chartres de l'état et celui de la chambre des comptes. Tous les habitans des villages voisins y accoururent, mais on ne leur ouvrit pas les portes ; les gardes y furent doublées; les officiers de l'arsenal surent commandés de s'y rendre pour la garde de l'artillerie et des poudres ; les flammes volèrent jusqu'au clocher de St.-Evre, et elles commençaient à y causer du danger. Un Laquais du marquis d'Haraucourt y monta, et en éteignit le feu. Le duc Léopold a fait quelques changements dans le palais ducal, et il avait commencé à le bâtir tout à neuf; il n'y a eu d'achevé que la façade, qui se voyait les années dernières sur la Carrière, et qu'on vient de démolir avec presque toute l'ancienne cour : on n'a conservé que la salle aux cerfs et le bâtiment au-dessus. On a bâti en leur place l'hôtel de l'intendance, qui regarde l'orient.

On a commencé en 1752 la grande et magnifique place entre les deux villes, où depuis l'on a placé la statue pédestre du roi Louis XV. Ces nouveaux édifices ont occasionné divers changemens dans les deux villes de Nancy. On prétend que cette place l'emporte par sa beauté et sa magnificence sur tout ce qu'il y a de plus beau , et de plus superbe dans le royaume.

L'hôtel de la monnaie, situé en la ville vieille, était autrefois peu considérable; les bâtimens n'avaient pas la dignité qui convient à une manufacture de cette sorte : on dit toutefois que les ducs de Lorraine y ont fait autrefois leur demeure, ce dont on n'a aucune preuve. Le duc Léopold vers l'an 1720 fit renverser l'ancien hôtel des monnaies, et en fit construire dans la même place un nouveau, qui est des plus beaux, des plus vastes et des plus commodes, y ayant des logemens pour tous les principaux officiers de la monnaie.

L'arsenal est aussi dans la ville vieille ; il était autrefois assez peu de chose. Le duc Charles III, ou plutôt la duchesse Christine de Danemarck sa mère régente, et le comte de Vaudémont Nicolas de Lorraine, tuteur du même prince, le firent rebâtir et agrandir ainsi qu'on l'a vu ci-devant où

nous avons parlé du cimetière du Terreau, !

sur lequel on étendit les bâtimens du nouvel arsenal. Les grandes et petites écuries sont encore l'ouvrage du duc Charles IlI.

Le prince Nicolas de Vaudémont fit bâtir pour son logement et pour ceux de sa maison, un palais vis-à-vis le prieuré de Notre-Dame : cette maison fut incendiée au mois de janvier 1755; c'est ce qu'on appelle l'hôtel de Moï.

Jean, comte de Salm , gouverneur de Nancy, et maréchal de Lorraine, fit bâtir vers le même temps sous le duc Charles III, l'hôtel de Salm à la rue neuve, lequel est passé à François de Lorraine , marquis de Hatton-Chatel, comte de Vau. démont. Cet hôtel fut tellement consumé par les flammes en 1685, qu'il n'en restait que quelques pans de murailles : le duc Léopold en 1715 donna le terrain où il était bâti à M. de Beauveau, prince de Craon, qui y a fait bâtir un hôtel magnifique, et qui fut achevé en moins de quinze mois. Il est à l'entrée de la ville vieille. Le roi Stanislas en 1750 a fait dans cet hôtel de nouveaux ouvrages du côté des remparts dans le dessin d'y loger la chambre du Parlement, la chambre des comptes et le bailliage; il a fait démolir l'ancienne maison de ville, où se tenaient auparavant toutes ces compagnies. Le comte Paul de Salm, grand chambellan de Charles II1, fit bâtir l'hôtel contigu à celui de Salm, qui n'en fait qu'un aujourd'hui avec le précédent. Il y a outre cela un grand nombre d'hôtels à la ville vieille, tant anciens que nouveaux ; comme celui de Bassompierre, de Lenoncourt, d'Haussonville, et plusieurs autres. Depuis le retour du duc Léopold on y en ajouta beaucoup d'autres, comme celui de Custine sur la place des Dames, celui de Gelnoncourt près la paroisse Notre-Dame, celui d'Helmstat, où était ci-devant celui d'Haraucourt, celui de Vitrimont et de Ferrari à la rue du HautBourgeois, les hôtels du Hautois et de Raigecourt à la rue des Comtes, ceux du Châtelet, de Desarmoises, de Vianges, de Malthe, de Lislebonne, de Spada, Dessalles, de Ligniville, de Rouerk, de Gerbéviller, etc. La salle de l'opéra fut commencée par le duc Léopold en 1707, tout joignant son palais : ce fut Bibiane de Boulogne qui en donna le dessein, et conduisit l'ouvrage. Je ne vois pas dans l'histoire que les an

ciens ducs de Lorraine ayent eu ni musi

ciens, ni comédiens, ni autres gens de | Charleville, mais le duc n'y voulut pas théâtre à leur gage; la musique n'était consentir. Un nommé Nicolas Marchal, guères employée que dans l'église pour le natif de St.-Mihiel, fut chargé de l'exécuservice divin, et dans quelques cérémonies | cution, et on lui donnait par an 200,000 extraordinaires, comme de mariage, d'en-francs, sans l'extraordinaire, pour le trée publique, dans les bals et les réjouis- payement des ouvriers. Le duc se prometsances du carnaval. Je crois que c'est l'uni- tait de voir achever cette entreprise dans versité du Pont-à-Mousson qui a com- l'espace de sept ans, mais il mourut au mencé à faire paraitre en Lorraine des piè- bout de quatre ans , le 15 mai 1608, et ces de théâtre régulières et dans les formes : laissa le soin de l'achever au duc Henri pour les opéras, on sait que la mode en son successeur, qui la mit en état de déest venue d'Italie et de France. | fense dans les sept ans préfix. Mais elle ne Le duc Charles II aimait la musique, fut dans sa perfection qu'en 1620. et il entretenait des musiciens dans l'église | Les portes de la ville de Nancy sont collégiale de St. - Georges, qui chan-jd'une magnificence extraordinaire; et les taient ordinairement devant l'autel de la | anciennes fortifications passaient pour les sainte Vierge, où St.-Charles de Bretagne | plus régulières et les meilleures de l'Euétait représenté à genoux devant la sainte§. La ville ayant été rendue au roi Vierge, avec le duc Charles II, et la Louis XIII en 1655, ce prince y fit bâtir duchesse Marguerite de Bavière son épouse. une porte entre le bastion du jardin de la Nous avons déjà remarqué que St. Charles | cour et les réduits de la citadelle ; cette de Bretagne n'avait jamais été canonisé , porte fut nommée la porte de Sainte-Lucie, dans les formes, quoique l'on ait commencé et a subsisté jusqu'à 1661, que la Lorde poursuivre les procédures pour sa ca-raine fut rendue au duc Charles IV par le

nonisation, dont nous avons vu les pièces
manuserites dans la bibliothèque du roi,
à Paris.
La Ville Neuve de Nancy.
Le duc Charles IlI ayant formé le des-

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traité de Vincennes.
Par le traité de Marsal du 1" de sep-
tembre 1665, il fut permis au duc Charles
IV, de faire fermer Nancy d'une simple
muraille. Le roi Louis XIV , se saisit de
nouveau de Nancy et de la Lorraine en
1670. Le 10 janvier 1671, les cours sou-
veraines et la chambre des comptes de Lor-
raine ayant été interdites par le roi , leur
juridiction fut attribuée au parlement de
Metz par autre ordonnance en régistrée au
bailliage le lundi 15 janvier 1671.
On commença de nouveau à faire forti-
fier la ville en 1675, à peu près sur les an-
ciens fondemens posés sous Charles III.

boulevart de Vaudémont, derrière l'hôtel La ville fut mise en état de défense pour de Salm; il ne resta dans l'enceinte de la le mois d'octobre de la même année : on ville neuve que le vieux faubourg de St.-| démolit la porte Saint-Nicolas qui était au Nicolas, qui était à peu près où est au- bastion de Haussonville , et le roi fit consjourd'hui l'hôtel des gardes. On y voyait , truire la porte Royale, que nous avons vu aussi la maison des sœurs grises , ou de | démolir et transporter en l'année 1752. Ces Sainte-Elisabeth, l'hôpital de St.-Julien, | fortifications subsitèrent jusqu'au traité de et quelques maisons particulières qui for-| Riswick, conclu le 50 octobre 1697 , par maient le faubourg de St.-Thiébaut. quel la Lorraine et la ville de Nancy furent On voulut donner à cette ville le nom de rendues au duc Léopold I.

Au mois de février 1674, le roi envoya ordre de faire fermer de palissades la ville neuve de Nancy aux frais de la ville. Il y eut assemblée pour ce sujet, des trois états en la chambre de ville; sur quoi on choisit le S" Georges, président (1), François Serre, conseiller d'état, et Malcuit, Lieutenant civil et criminel pour la noblesse, les RR. PP. prieurs des bénédictins et des prémontrés pour les ecclésiastiques, et Jean Charles, procureur, avec M. Georges , pour le tiers état; pour aller faire leurs remontrances à M. le marquis de Rochefort, lors commandant, et Charuël, intendant , pour obtenir une décharge pour la ville de la somme qu'on leur faisait monter à quatrevingt mille francs, ou en tout cas, d'en rejeter une partie sur le pays. M. de Louvois ayant envoyé l'entretien des portes de Nancy, sur la charge de la ville, il y eut encore une députation de messieurs Georges président, Rolin conseiller au baillage, et Germini avocat, pour faire leurs remontrances à ce sujet. Au mois de mars 1678, il y eut une députation de la chambre de ville de Nancy , pour faire des remontrances à M. Charüel, intendant de Lorraine, touchant l'exemption dont il voulait que les ecclésiastiques et les nobles jouissent, comme ils en jouissaient , en l'an 1611 ; ce marché fut fait pour la somme de trente-slx mille livres, pour la fortification et la ville. Le roi Louis XIV fit démolir les fortifications de Nancy, à la réserve de la citadelle et des bastions de la ville-vieille, et des portes de la ville neuve; le tout en exécution de l'article xxIx du traité de Riswick. Dès lors on commença l'ouvrage de la démolition, et les troupes Françaises sortirent de Nancy le seize avril 1698. La ville neuve demeura sans aucune muraille jusqu'au mois d'août 1701 , que le duc Léopold la fit fermer de simples murailles, a quoi on employa la somme de cent cinquante mille livres. Tel a été le sort de la ville de Nancy jusqu'aujourd'hui.

(1) Mem. mss. de M. Gcorges, président à la C0UlT,

Cour Souveraine de Nancy. J'ai parlé dans la dissertation sur la jurisprudence de Lorraine, des assises, de leur origine, de leur grande autorité, et de leur entière suppression sous le duc Charles IV. Dès l'an 1628 le même duc Charles IV en diminua beaucoup l'auto-rité, en créant des officiers dans les bailliages de Nancy. En 1655 le même prince étant à Sierk, établit un président à la cour de St.-Mihiel , pour exercer la justice souveraine dans tous ses états. Par son édit d'Epinal du 7 mai 1641 , il créa enfin la cour souveraine, divisée d'abord en deux chambres, l'une à Nancy pour la Lorraine, l'autre à St.-Mihiel pour le Barrois non-mouvant. Il créa de nouveau cette cour par un autre édit daté de Paris le 26 mars 1661. Deux procureurs-généraux avaient été créés en même temps que la cour souveraine; la charge d'avocatgénéral ne fut établie qu'en 1668. Le duc Léopold par édit du seize novembre 1755, la divisa en grande chambre, et en chambre des enquêtes. La juridiction de la cour souveraine s'étend sur toute la Lorraine et une grande partie du Barrois. Des trente-cinq bailliages créés par l'édit du roi de Pologne, du mois de juin 1751, il y en a trente-trois qui y ressortissent. Chambres des comptes. La chambres des comptes, et la cour des aides et des monnaies de Lorraine et Barrois, est le plus ancien tribunal souverain de la province. Elle est composée d'un premier président, d'un second président, et quatorze conseillers ; d'un procureurgénéral , d'un avocat-général et de deux substituts; les deux conseillers étaient anciennement appelés maitres rationaux, qui signifie la même chose que maitre des comptes, ensuite on les appelle conseillersauditeurs. Le duc Léopold régla qu'ils seraient à l'avenir qualifiés maîtres des comptes, par déclaration du 9 mars 1708. On dit qu'il y a au trésor des chartres de Lorraine quelques mémoires portant que le grand cardinal Charles de Lorraine d'oppositions, que le projet d'un évêché à Nancy échoua. Le dessein du duc Charles III était d'y faire nommer pour premier évêque, le cardinal de Lorraine son fils (2). On assure que la maison qui servait cidevant d'hôtel-de-ville à Nancy, et qui fut bâtie par un nommé Jean Vincent, trésorier-général de Lorraine en 1595, 1594 et 1595, aujourd'hui extrêmement démolie, fut destinée pour servir de palais au premier évêque de Nancy, et que la paroisse de St.-Sébastien devait servir de cathédrale ; d'où vient que la rue sur laquelle elle était bâtie, se nomme encore à présent la rue de l'Eglise. Cette grande maison, car c'est ainsi qu'on la nommait, n'étant pas encore achevée, fut vendue par ordre de justice, environ l'an 1600, pour la somme de 40,000 francs barrois. Le projet d'ériger un évêché à Nancy, , n'ayant pu réussir, le duc Charles III, l # Hist. de Lor., t. 2, p. 1376. 2) Lettres du Cardinal d'Ossat, 16o, 162, R. p. 338.

étant au concile de Trente (1), avait ob-, résolut d'y établir une collégiale insigne, tenu l'érection de trois nouveaux évêchés sous le nom de primatiale. La France n'ayant · dans les états du duc de Lorraine ; savoir : aucun intérêt de s'y opposer, la chose un évéché à Nancy, un second à Bar-le- passa à Rome sans difficulté; on y unit les Duc, et un troisième à St.-Diey; mais mêmes bénéfices qu'on avait destinés pour la chose n'est pas bien constatée. On sait la cathédrale; la bulle du Pape Clément certainement que le duc Charles III, dès VIII qui en permet l'érection est du 15 l'an 1598, sollicita en cour de Rome l'é- mars 1602. L'église est dédiée à la sainte rection d'un évêché dans la ville de Nancy; Vierge ; le primat n'a aucune juridiction mais le cardinal d'Ossat, qui était alors à sinon dans son église : il officie avec les orRome envoyé de la France, y forma tant | nemens pontificaux, et le chapitre est com

posé de quatre dignitaires , savoir : le Primat, le doyen, le chantre et l'écolâtre ; treize chanoines, treize prébendés, huit chapelains ou vicaires. Les fondemens de l'église primatiale furent commencés en 1605, mais ils ne furent pas achevés. Les malheurs des guerres firent interrompre cet ouvrage. Le siége du primat et du chapitre de la primatiale demeura dans l'ancienne église, qu'on voit encore aujourd'hui. Ce ne fut qu'en 1705 que le duc Léopold, du consentement du prince Charles, primat de Lorraine, son frère, fit recommencer l'ouvrage de la primatiale ; le plan en fut dressé sur celui de l'église de St.-André du Val de Rome, et on en mit le première pierre le 5 de septembre 1705. M. l'abbé de Nay, grand doyen du chapitre, bénit la première pierre, qui fut posée par S. A. S. monseigneur le prince François, au nom de ses augustes frères Léopold-Clément, et du prince Charles, primat de Lorraine ; on n'oublia rien pour rendre cette cérémonie éclatante. Cette pierre qui est creuse, renferme une inscription qui porte ces mots :

D. 0. M.
4Erae Christiana M. DccIII. die III. mensis Septembris.
Léopoldus primus,
Lotharingia et Barri dux, Jerosolimorum Rex,
Caroli V. Principis invietissimi sapientissimus filius,
Cum Elisabethã Carolá,
Francorum Regis nepre inclitá
Amantissimd ejus Uxore,
Et Serenissimus ac Piissimus Princeps
Carolus à Lotharingiä
Osnaburgensis et Olmucensis Episcopus, Archi-Prior
Castillœ et Lotharingite Primas,

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