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qu'à la profondeur d'environ dix pieds ; on trouva que les murs qui bordaient ce pavé, n'étaient fondés que sur de la pierraille, comme si ce n'eut été que pour porter une simple muraille de fermeture de jardin. Sous les murs on a trouvé un anneau de fil d'argent et des ossemens sans nombre. Ces découvcrtes ont fait croire que la cité de Nais avait été rebâtie deux fois sur les anciennes ruines, comme on le tient par tradition dans le lieu même. Cette tradition est confirmée, parce que le mur qui était au-dessous du premier pavé, paraissait avoir été peint en quelques endroits. C'était donc une maison de quelque personne de considération. * On dit que la ville de Nais communiquait à celle de Ligny par un chemin souterrain , qui existe encore, ce qui n'est nullement croyable. La ville de Ligny était anciennement très - peu de chose; et à propos de quoi ce chemin souterrain ? Mais il se peut faire que c'était un égoût, que l'on s'est imaginé aller jusqu'à Ligny. En travaillant en 1750 à la nouvelle chaussée de Ligny à Gondrecourt, on trouva sur le finage de Nais des médailles romaines, des fours en terre, des tombeaux : on dit qu'on pénétra dans le chemin souterrain prétendu. On découvrit à Nais, une statue presque colossale de marbre blanc, ou plutôt d'albâtre ; car elle n'était pas aussi dure qu'elle aurait été si c'eut été vrai marbre. Les paysans la mirent en pièces ; et un honnête homme (1) qui en a vu les débris dans la cour du curé du lieu, et qui en emporta une partie d'un pied, dit que le pouce était d'une grosseur extraordinaire, et que la statue devait être haute au-dessus de l'ordinaire. Dans le même lieu, on a trouvé une pièce d'acier ouvragée, et représentant un combat des Romains contre les Allemands: ceux-ci remarquables par leurs sabres, et

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les Romains par leurs épées pointues. On voit près de la figure d'un général Romain ces lettres, TRA. Cette pièce était destinée pour être attachée et cousue à la cuirasse, parce qû'il y a tout autour des trous comme pour passer une aiguille à coudre. La pièce est d'une sigure irrégulière, plus large et arrondie par le bas, et carrée et plus étroite par le haut. Elle peut avoir 4 ou 5 pouces de hauteur. NASSOGNE. — Nassogne (1), petite . ville près de Saint-Hubert en Ardennes, est célèbre dans ce pays-là par une ancienne collégiale, dont on raconte ainsi la fondation : Un saint homme, écossais de nation, nommé Monon, vint dans les Ardennes sur la révélation qui lui en fut faite en songe.Ayant passé la mer, il prit la résolution de faire le pélerinage de Rome. Jean Lagneau évêque de Mastricht, l'ayant rencontré et ayant appris son dessein et admiré sa ferveur, l'invita à le venir trouver au retour de son voyage, et qu'il lui donnerait un lieu de retraite. Monon y vint, et l'évêque lui donna un terrain désert nommé Fridier, où il commença à défricher et à bâtir une chapelle, où il assemblait les habitans des environs et leur enseignait les vérités du salut. Le démon jaloux de sa sainteté et de sa réputation, suscita des assassins qui vinrent le tuer dans sa cellule. Les peuples du voisinage y accoururent, et l'honorèrent comme martyr. On bâtit au même lieu une église sous l'invocation de la Ste.-Vierge, où l'on déposa le corps de Momon. Le roi Pépin y établit une collégiale composée d'un prévôt et de six chanoines. On met cet événement an VII° siècle. NETTANCOURT.— Nettancourt, village du diocèse de Chàlons-sur-Marne, frontières de Champagne et du Barrois, à trois lieues de Bar vers le couchant, et à six de Châlons, près l'abbaye de Montier-enArgonne, sur une petite rivière nomméc Chel, qui tombe dans l'Ornez à Bé

(1) Histoirc de Luxcmbourg, t. 3 p. 148 et

suiv.

tancourt, et sépare la Champagne du ' Barrois. Nettancourt a donné le nom à une très-ancienne et très-noble maison de nom et d'armes, qui possède la terre de Nettancourt depuis plusieurs siècles. Cette ! maison est partagée en plusieurs branches ; Nettancourt-d'Haussonville, Nettancourtde-Vaubecourt , Nettancourt-de-Bétancourt et Nettancourt-de-Passavant. Elle est alliée aux maisons d'Apremont, aux Merlettes de Savigni, de Ligniville, de Stainville, de Bétancourt, d'Haussonville , de Desarmoises, de Duhautoi, de Donmartin, de Gournai , d'Haraucourt, de Custine, de Bassompierre, et s'est toujours distinguée par de grands et importans emplois, tant en France qu'en Lorraine. Cette maison porte de gueules au chevron ! d'or : on tient que le premier de cette maison qui soit entré an service des ducs de Lorraine, est Georges de Nettancourt, que le duc René I, créa capitaine et bailli le 4 juin 1426. NEUFCHATEAU.—Neufchâteau, ville de Lorraine, située sur la Meuse, est apparemment la même que Neomagus, marqué dans les tables de Peutinger de cette sorte : Andromatum (Langres), Meuse VIII. m. p. Noviomagus VII. m. Tullio. De Langres au village nommé Meuse, de là à Neomagus (apparemment Neufchâteau) huit mille pas, de Neomagus à Toul, sept mille pas. L'itinéraire d'Antonin ne marque pas Neomagus ; mais de Langres à Toul, il compte quarante-deux mille pas de cette sorte : Iter ab Andiomoteo Tullo Leucorum usque M. P. XLII. Mosa, M. P. XII. Le village de Meuse. Solimariaca #o) , M. P. XVI. Tullum, M. P. XV Le village nommé Meuse, parce qu'il est près les sources de la Meuse est bien connu ; Neufchâteau est situé entre Meuse · et Solimariaca, ou Soulosse. Toul est très-connu. Le premier monument où il est fait mention bien expresse de la ville de Neuf

château, est le poëme de Garin le Lohérans, composé par Hugues Metellus chanoine régulier de saint Léon de Toul, qui vivait vers l'an 1150. Voici ce qu'il dit de Neufchâteau. Hervis, fils du duc Pierre, revenant de la foire de Lagni et retournant à Metz, arrive à Neufchâteau avec sa compagnie un samedi au soir : l'auteur décrit cette ville comme grande et bien peuplée, ayant un Chatel principal et des biens en abondance, et tout ce qu'on pouvait désirer pour faire bonne chère, même des musiciens, des baladins, des jongleurs ; après que Hervis eut déclaré à son hôte et aux bourgeois qui il était, ils accoururent pour l'embrasser et le baiser, en lui disant : DAMOSIAX, Sire, bien soyez trouvez, Nos Sires étes, et nos droits avoyez (1), Commandez, Sire totes vos volontez, De vous servir sommes entalentez. Après cela, il ordonne aux bourgeois de l'accompagner à cheval jusqu'à Metz. Seigneurs, dit-il, demain à l'enjournée, Soient très tous sur les chevaux montez , Jel vous commende, se chier que vous m'avez, Tresquez à Metz vous me convoyerez. Ils répondirent qu'ils exécuteraient ses ordres ; car : Etes nos Sires, et nos droits avoyez, Car droit Hoirs étes de Metz la forte cité, De l'Orheraine, et de la Duchié, Après vos mères se vivois par aié. Quoique le duc de Lorraine fut seigneur souverain de Neufchâteau , il y eut toutefois des seigneurs particuliers, apparamment feudataires du duc. Etienne Pérard (2) rapporte quelques chartres qui font foi de ce que je viens de dire; et l'armorial de Lorraine donne à la maison de Neuf1) Avoyez, avoué. Advocatus defensor. $ Etienne Perard, preuves de Bourgogne, page 175.

château pour armes : d'or à une bande de | ligieux qui s'ingéreraient dans cette paroisgueules, chargée de trois tournelles d'ar-ose à l'exclusion de ceux de saint Mansui. gent, ou selon d'autres, de gueules à la | Le duc Mathieu II, en 1251 , au mois bande d'argent, écartelé de gueules à l'aigle | de septembre, octroya aux bourgeois de d'argent. Cette maison de Neufchâteau, Neufchâteau, qu'au jour de la St. Remi, était fort différente de celle de Neufchatel ou dans la quinzaine après, treize personen Bourgognc. : nes de la commune de ladite ville fussent La rivière de Meuse arrose le Neufchâ-# choisis et jurés, et que de leur nombre ils teau et les environs ; la ville est placée sur en choisissent un qui fut maire : lesquels une éminence à droite de la Meuse, à|juges prendraient connaissance de toutes l'endroit où cette rivière reçoit le Mouson. | contestations, en tout cas sans être obligés Il y a trois faubourgs; celui de France, de subir aucune autre justice et juridic

celui de Saint-Pierre, ou des Capucins, et celui de Sainte-Marguerite.

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| Depuis la réunion du comté de Cham|

Le duc Thierri (1) fit faire un nouveau | pagne à la couronne de France, arrivée faubourg , ou une nouvelle ville à N§ vers l'an 1285 , les ducs de Lorraine enchâteau, et y érigea une église en l'hon-!trèrent sous la foi et hommage des rois de neur de saint Nicolas, dont il fit présent France; comme on le voit par l'hommage à l'abbaye de Saint-Mansui. L'évêque Pi- rendu au roi Philippe-le-Bel, par le prince bon la dédia, et la déclara indépendante Thiébaut de Lorraine sire de Rumigni, de la paroisse de Saint-Christophe de la en 1500; et ensuite par ce même Thiémême ville en l'an 1097. - | baut duc de Lorraine en 1510, de ce Cette église de Saint-Nicolas, était au- qu'il tenait à Neufchâteau, Chatenois, trefois attenante au château du duc ; elle Monfort, Frouart, et une partie de la ville est des plus vastes et des plus exhaussées ;| de Grand en Bassigny. il y a deux églises l'une sur l'autre, ce qui | Philippe-le-Bel (1) ayant épousé l'héria été facilité par la pente du terrain du 'tière de Champagne, fut reconnu seigneur cimetière, dont elle est environnée. L'é-| souverain de Neuchâteau, Chatenois et glise de dessous est partagée en trois par-| Frouart, en les déclarant fiefs de Chamties séparées par des grillages : dans cha- pagne : il ordonne que les habitans seront cune de ces séparations il y a une chapelle, reçus aux foires de Champagne par ses

dont l'une est pour la congrégation des femmes et des filles, sous l'invocation de

lettres du 22 janvier 1296, ou 1297.
Le duc de Lorraine obtint ensuite des

saint Dominique; l'autre dédiée à saint lettres de Philippe-le-Bel, par lesquelles

François de Paule, dans laquelle sont re-
çus les jeunes garçons et les filles, à cause
de la dévotion du cordon de saint Fran-
çois de Paule.
On communique de l'église d'en haut
à celle d'en bas par un vaste escalier, où
l'on peut passer en procession avec le
Saint-Sacrement, dans les temps de neige
et de pluie.
Le duc de Lorraine avait voulu donner
la nouvelle église de Saint-Nicolas à l'ab-
baye de Molesme, mais l'évêque de Toul
menaça d'excommunication tous autres re-

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l

ce roi renonce à tous droits de souveraineté et de ressort qu'il avait sur Neufchâteau, et les autres lieux au-delà de la Meuse.

Louis Hutin fils ainé de Philippe-leBel , ayant eu l'administration du comté de Champagne, qui était un propre de sa mère, confirma les lettres de son père, données aux bourgeois de Neufchâteau, à la prière du duc de Lorraine, par d'autres lettres données à Paris au mois de juin 1512.

- (1) Longuerue, état de la France. Partie 2.

1. 15o, 151.

Les bourgeois de Neufchâteau pour se mettre à couvert des avanies que l'on faisait à leurs marchands (1), arrêtant et saisissant leurs marchandises en Champagne, sous prétexte qu'étant sujets du roi, ou du duc de Lorraine , il était permis de gager sur eux pour se faire payer de ce que leur prince ou leur seigneur devait, ou pour réparer les dommages que ces seigneurs avaient faits sur d'autres, obtinrent en 1529 une attestation de Jean de Sarbruche seigneur de Commercy , qui déclare: que ces marchands ne sont resnonsables que de leurs propres faits , comme étant libres et abonnés avec leur Seigneur, et n'appartenant pas au roi de France ; c'est de quoi je puis rendre témoignage : aujoute-t-il, comme ayant été autrefois avoué de cette ville, et en sachant parfaitement les usages et les franchises.

En 1544, le duc Raoul fonda en cette ville dans son château , une chapelle en l'honneur de la Ste. Vierge et de St. Julien. Il donna cette chapelle à Jean, fils de Thirion son procureur, afin qu'il pût recevoir les ordres sous ce titre , à charge de dire quatre messes par semaine à ladite chapelle, et lui donna pour fonds de rente annuelle cent sols de petits tournois, à prendre sur son tabellionage de Neufchâteau , et quelques autres biens. Le tout confirmé parThomas, évêque de Toul, son cousin. · Fait le lundi après la saint Nicolas d'hiver 1544.

Les bourgeois de Neufchâteau se plaignirent en 1544, au roi Philippe-le-Bel, de ce que le bailli de Chaumont et les autres officiers de Sa Majesté , les faisaient prendre, arrêter et maltraiter pour les contraindre de satisfaire aux dettes du duc de Lorraine leur seigneur, et à réparer les torts que l'on prétendait avoir été faits par ce même prince, ou par ses officiers : ce que l'on exécutait envers eux avec tant de rigueur, que l'on ne voulait pas même les entendre ni avoir égard à leurs raisons, quoiqu'ils fussent francs-bourgeois, et

(1) Histoire de Lorraine, t. 11,453, 454.

abonnés à leur seigneur. Le roi ayant . égard à leurs remontrances, défendit à ses officiers et justiciers de molester, arrêter, ni saisir les corps ni les biens des habitans de Neufchâteau, et renouvela les ordonnances qu'il avait données sur le même sujet. Ceux de Neufchâteau se fondant sur les anciens priviléges accordés à leur ville(1), par les ducs de Lorraine, ou par les rois de France , de qui cette ville relevait, les ducs de Lorraine leur en ayant fait foi et hommage, comme de fief relevant du comté de Champagne ; les bourgeois disje de Neufchâteau dès l'an 1552 , avaient fait de grandes plaintes en cour de France, de ce qu'au préjudice de leurs droits, pour lesquels ils n'étaicnt obligés de répondre que par-devant leur juge choisi par euxmêmes, le duc Jean I de Lorraine les faisait arrêter, maltraiter par ses officiers ; que le même duc avait fait de son château lune espèce de citadelle, qui tenait en bride la ville de Neufchâteau, y ayant fait des fossés et des ponts-levis contre la ville, et une issue pour sortir au-dehors ; qu'il avait même pris leur ville de force, et avait rançonné les bourgeois à dix mille francs , dont il en avait déjà reçu trois mille. La chose fut plaidée au parlement de Paris, et arrêt intervint qui obligeait le duc de se départir de ses entreprises, et lui défendait de faire pour cette occasion aucun mauvais traitement aux habitans de Neufchâteau ; ce que ledit duc Jean promit d'exécuter en présence du roi et de sa COllI'. Le duc Charles II, successeur de Jean, voulut faire valoir son droit par voie de fait (2), et maltraita les bourgeois de Neufchâteau, qu'il accusa d'avoir empoisonné et fait mourir le duc Jean son père ; ce prince était mort à Paris, entre le mois d'août 1590 , et le mois de mars 1591. Le duc Charles II , son fils lui succéda

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àgé d'environ 26 ans. Il était extrêmement animé contre les bourgeois de Neufchâteau , qui avaient plaidé le duc Jean , et avaicnt fait rendre contre lui plus d'un arrêt ; on les regardait comme vrais mutins et des sujets rebelles , et on leur donnait pnbliquement par sobriquet le nom de -Jacques, qui dans le langage du temps, signifie un mutin, un rebelle, comme Jacquerie signifie une rebellion. On disait donc que ceux de Neufchâteau avaient corrompu par argent le secrétaire du duc Jean, qui fit signerà ce prince sans la lire, une lettre par laquelle il reconnaissait tenir du roi le Neufchâteau, et être tenu aux reprise et hommage pour cette ville ; mais tout cela n'est appuyé que sur des bruits de ville , sans fondement. On a vu ci-devant que le duc de Lorraine reprenait du roi les villes de Neufchâteau , Châtenois , Montfort et Frouart. L'accusation d'avoir empoisonné le duc Jean , n'est apparemment pas mieux appuyée. Quoiqu'il en soit, on dit que le duc Charles Il , ayant assemblé son conseil à Nancy, accusa les bourgeois de Neufchâteau comme coupables de la mort du roi Jean son père, et délibéra quel supplice on leur devait faire souffrir. Tous conclurent à la mort (1). Il en fit mourir plusieurs, et voulait même dit-on brûler et détruire la ville ; mais fléchi par les prières des grands de sa cour, il leur donna la vie, à condition: que chaque année ils lui payeraient un certain tribut ; qu'on érigerait au milieu de • la place publique une croix , devant laquelle le 22 septembre ils mettraient une cuve pleine d'eau mêlée avec du sang, dans laquelle chacun d'eux plongerait publiquement la tête et les bras, et y laisserait sa taille et son tribut. On leur ôta I'exercice de leur justice, qui ne leur fut reudu que dix ans après. Les bourgeois portèrent leurs plaintes au parlement de Paris; mais le droit du duc Charles y fut reconnu et confirmé, et le

(1) Hist. de Lorr., t. 2, p. 652.

Neufchâteau et ses dépendances demeurèrent soumis au duc et à ses successeurs. C'est ce qu'on lit dans la vie manuscrite du duc Charles II, mais tout cela est peu exacte ; le Neufchâteau a toujours été au ducde Lorraine, mais soumis à l'hommage de la France au moins depuis l'an 1220 , dont il n'a été déchargé , comme nous ! l'avons dit, que sous le duc Jean II, en 1465. Dans le traité de Vaucouleurs (1) passé entre le roi Charles V, et Jean II du nom , duc de Lorraine en 1566, et 1567 , avant Pâques , il est porté que lorsqu'il y aura contestation entre les deux souverains, ou entre leurs sujets réciproques, les élus ou députés de leur part , s'assembleront quelquefois en la ville d'Andelau en Bassigny , et d'autres fois à Neufchâteau, et feront venir devant eux ceux qui auront quelques plaintes à former: savoir, les élus de la part du roi feront comparaître les sujets de Sa Majesté, et les élus du duc de Lorraine feront venir les sujets de leur prince, pour entendre les plaignans et les défendans, et rendre justice à chacun d'eux. C'était pour mettre fin aux voies de fait et aux entreprises continuelles des gens de guerre, et des gentilshommes, qui se faisaient justice à eux-mêmes par la voie des armes, ou par les gagières qu'ils faisaient les uns sur les autres , au grand préjudice de la paix et de la tranquillité publique. On voit dans un arrêt du parlement de Paris rendu en 1412 (2), et qui est suivi des lettres de rémission que le roi Charles VI, accorde au duc Charles II : que ledit duc et le duc Jean son fils avec leurs gens, avaient commis plusieurs entreprises contre les sujets du roi, et en particulier contre les priviléges des bourgeois de Neufchâteau , lesquels avaient porté leurs plaintes au parlement de Paris; on y rapporte ce qui s'était passé depuis les an

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