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cipaux bourgeois ; et avait fait prendre indifféremment par ses soldats les meubles, blés et vins qui étaient dans leurs maisons, dont une partie avait été rendue dansle château du duc, et l'autre distribuée à ses soldats, cette perte montant à cent mille francs.

Après quoi le duc avait encore fait entrer dans le Neufchâteau six cents Allemands , qui y firent pis que devant; qu'après avoir fait mourir divers bourgeois dudit lieu , mis en prison , rançonné les autres , enfin le duc avait fait porter les armes de la bourgeoisie dans son château, et empêchait les officiers du roi d'entrer dans la ville; qu'il avait fait faire des fossés au dit château et avait fait rompre les murs de la ville, pour y faire une nouvelle porte ; que le bailli de Chaumont étant allé devant la ville, et ayant ordonné qu'on lui en fit ouverture, on la lui avait refusée ; qu'en signe de rebellion , il avait jeté une baguette blanche dans la place, et après avoir fait information des faits cidevant énoncés et les avoir trouvé vrais , il avait ajourné devant la porte de la ville , ledit duc à comparaître en personne dans certains jours, devant la cour du parlement.

Après plusieurs autres détails, le parlement déclare les habitans de Neufchâteau exempts de la juridiction, obéissance et subjection dudit duc et de ses successeurs , et les déclare sujets du roi sans moyen , et ledit duc être encouru envers Sa Majesté de la somme de dix mille marcs d'argent, et de mille marcs d'or pour les désobéissances par lui commises envers le roi ; et à restituer aux bourgeois et autres pour les dommages qu'ils ont soufferts depuis vingt ans en ça , la somme de quarante mille livres tournois.

Tout cela est suivi de la lettre de rémission accordée par Sa Majesté , au duc Charles II , et à ses gens : le roi les restitue et rétablit en leurs terres, justices, seigneuries et juridictions, à lui déclarées commises par ledit arrêt , et impose sur cela silence perpétuel à son procureur-général. Donné à Paris au mois de février 1412, ou 1415 avant Pâques, le roi étant en son grand conseil , auquel le duc de Bourgogne, Elouis duc de Bavière et plusieurs seigneurs étaicnt présens.

Depuis ce temps les bourgeois de Neufchâteau sont demeurés assez tranquilles. Le duc Jean II , obtint du roi Roi Louis XI, en 1465, au mois d'octobre, la remise de l'hommage qu'il devait pour les terres de Neufchâteau , Châtenois , Montfort et Frouart , et le duc Nicolas fils de Jean II, a souvent fait sa résidence à Neuf| château (1).

L'an 1500, le roi René II, la reine son épouse, et les princes leurs enfans se rendirent à Neufchâteau , dans le dessein t d'introduire les frères observantins dans le couvent des pères Cordeliers de la même ville ; ceux-ci refusèrent de les recevoir,

et fermèrent leurs portes. Le roi les fit briser , et mit les observantins en possession de la maison (2). Les cordeliers supplièrent le roi de leur permettre au moins | de s'établir dans une nouvelle maison audehors de la ville, ce qui leur fut refusé. La maison des franciscains de Neufchâteau est grande et bâtiemagnifiquement, l'église de même est vaste et bien élevée; ony montre une chaire de prédicateur, où l'on prétend que saint Bonaventure a prêché.Ony voit aussi des mausolées remarquables(5) entr'autres, ceux de la maison du Chàtelet. En 1518, la Châtellenie de Neufchâteau fut donnée à M. le comte de Boulay, pour en jouir pendant sa vie seulement. Le duc Antoine en 1559 , retournant de Nice, revint joindre à Neufchâteau la duchesse Renée de Bourbon son épouse ,

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Ibid. p. 1 181. »
Jean ö§ chronique de Metz.

qu'il y avait laissée ; il y fut reçu avec toute la magnificence possible, et comme si ç'eût été son avénement dans ses états. En 1641 , le comte de Graney et l'évêque d'Auxerre (1), qui commandait l'armée française, ayant eu avis que la garnison Lorraine du Neufchâteau voulait désarmer la bourgeoisie, qui n'était pas - d'avis de faire résistance et qui s'était barricadée contre la garnison , s'avancèrent contre la ville, et obligèrent la garnison Lorraine de se retirer au château , et de là à la grande église, et enfin sur la voûte de l'église ; cependant le reste de l'armée étant arrivée, on dressa la batterie contre le château, et le gouverneur capitula. Il ne put obtenir que de sortir l'épée au côté , avec ses officiers, et ses soldats le bâton à la main, avec escorte pour se rendre à Sierk. Il y a au Neufchâteau un prieuré sous le nom de Notre-Dame ; il y a aussi une église de chevaliers de Malte , et un couvent de cordeliers fondé par le duc Mathieu II, en 1259. Frédéric IV , duc de Lorraine , et Marguerite de Navarre son épouse, sont reconnus pour fondateurs des religieuses de Ste.-Claire de la même ville; il y a outre cela un couvent de capucins établi en 1619 , des religieuscs Annonciades fondées par la princesse Henriette de Lorraine et le prince de Phalsbourg en 1650 , des religieuses de la congrégation de l'an 1659, et des carmelites établies en 1645. On voit dans Neufchâteau deux églises paroissiales, l'une sous l'invocation de St.-Christophe, qui est la plus ancienne ; elle fut donnée à l'abbaye de St.-Mansuy par un seigneur nommé Hermant, et par sa femme nommée Stada, du consentement de leurs enfans. L'évêque Pibon donna l'autel, ou le revenu de la même église au monastère de St.-Mansuy. Cette église de St.-Christophe ayant été détruite, l'abbé Théomare la rétablit, et l'évêque Ricuin successeur de Pibon , y mit des religieux de St.-Mansuy pour la desservir.

La deuxième église paroissiale de Neufchâteau est dédiéesous l'invocation de St.Nicolas; elle était dans le château des ducs de Lorraine, et le duc Thierri l'avait fait bâtir sous Pibon évêque de Toul. La mort ne permit pas à Thierri d'achever cette église ; le duc Simon l'acheva, et bâtit un monastère joignant l'église pour des religieux de St.-Mansuy de Toul. Le monastère se trouvant trop resserré, le duc Simon et la duchesse Adelaïde, en firent bâtir un nouveau au-dehors du château pour les mêmes religieux de St.-Mansuy ; le tout fut érigé en monastère, auquel on assigna aussi l'église de St.-Christophe avec tous ses émolumens et les terres qui en dépendaient, ce qui fut confirmé par l'évêque Pibon en 1125. La cure de Neufchâteau est unie à la manse conventuelle de St.-Mansuy, qui y | entretient un de ses religieux qui y exerce , la fonction de curé primitif. L'hôpital du Neufchâteau est uni à l'ordre du St.-Esprit et l'administrateur est appelé commandeur : il y a des sœurs pour le soulagement des malades. La maison des dames de la charité fut commencée par des dames pieuses en 1680, confirmée par l'évêque de Toul en 1688. On y fit venir en 1754, deux sœurs de l'hôpital St.-Charles de Nancy. Le roi de Pologne a confirmé cet établissement le 5 décembre 1751 , et le 7 février 1752. Le château de cette ville, dont mous avons parlé ci-devant, était proche l'église de St-Nicolas, et l'on y voit encore de ses ruines ; il fut assiégé, pris et ruiné pendant les dernières guerres de Lorraine. On a bâti de belles maisons cn sa place. Une chose singulière et remarquable au Neufchâteau, est, que la rivière de Mouzon qui passe près cette ville, se cache et s'enfonce sous terre, commençant à disparaitre à Circourt, village situé à une lieue de cette ville, sur la route de Langres. Après le trajet d'une lieue sous terre, elle en sort à gros bouillons au pied d'un côteau sur le chemin du Neufchâteau près

(1) 1641, Neufchâteau.

une ferme nommée la Deville, à Nancourt, imperceptible. La rivière de Mouzon quis arrose les murs de la ville, perd son nom, en se joignant à la Meuse sous un pont de huit à dix arcades , aboutissant à l'extrémité du faubourg de France à Neufchâteau , sur la route de Chaumont. On voit quelque chose de pareil en d'autres endroits de la Lorraine. Voyez ci-de4vant article Meuse. NEUMAGEN.—Neumagen, est situé six lieues au-dessous de Trèves, à droite sur la Moselle. Le roi Pepin dans une chartre de l'an 555 le nomme Noviacum ; on y voit les ruines d'un camp romain, où l'on croit que le grand Constantin a campé; ce lieu est désigné dans Ausone(1)sous le nom d'insigne ou fameux camp de Constantin: Noviomagum divi castra inclita Constantini. On voit la description de ce camp, figuré dans Brouverus, histoire de Trève : tom. 2. page 574. Il est sur la rive droite de la Moselle; entre ce fleuve et des côteaux

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petit village peu éloigné et dépendant de | Ausone, comme on l'a vu, donne à ce cette ville pour la desserte. La sortie de | lieu le nom de camp fameux du grand cette rivière de terre, n'est violente que Constantin, peut-être à cause que c'est en dans des temps pluvieux et déborde- ce lieu que cet empereur eut la fameuse mens, mais pendant les grandes séche- vision de la croix, qui lui apparut un peu resses, la source est beaucoup moins abon- après midi, rayonnante au-dessus du sodante, en sorte que sa sortie est presque | leil, avec ces mots distinctement marqués

chargés de vignes, à l'angle du côté du midi, on voit une tour et un pan de muraille, l'un et l'autre assez entiers; on croit que c'était la demeure du préfet des gardes prétoriennes. Le reste du camp, qui peut être long d'un jet de dard, est un carré oblong, où l'on remarque encore de distance en distance neuf pans de murailles ou de tours très-solides. Les soldats étaient campés sur la montagne voisine, où ils étaient en sureté contre les insultes des ennemis, et où ils avaient au voisinage les eaux de la rivière de Moselle pour leur

EN TovTô NIKA : Vainquez en ceci, ou par ceci. Je n'ignore pas que les sentimens sont partagés, non sur l'apparition de la croix, mais sur le lieu où elle se fit voir. Les uns soutiennent que ce fut à Sinzich sur le Rhin, d'autres que ce fut vers les Alpes du côté de Lyon, ou de Besançon. Il y en a même qui veulent que Constantin ait eu la même vision deux fois; une fois dans les Gaules, et l'autre fois en Italie, la veille du dernier combat contre Maxence. Lactance ne parle pas de l'apparition de la croix au ciel, et peu après midi : Il parle seulement d'une vision que Constantin eut la nuit, qui lui disait de faire peindre sur les boucliers de ses soldats, le signe de la croix ; mais Eusèbe parle clairement de la vision qu'il eut après midi du signe de la croix, et des mots EN'TovTô NIKA (1). Mais ni lui ni Lactance , ni aucun auteur ancien n'a dit que ce fut à Neumagen; et l'épithète d'inclita donnée à ce camp, peut marquer simplement que ce camp était distingué par ses tours et ses murailles, qui étaient alors bien plus belles et plus entières qu'elles ne sont aujourd'hui , ou que ce camp était encore en grande réputation de son temps , comme ayant servi de camp à Constantin. NEU-MUNSTER, abbaye des Bénédictines (2). On tient par tradition que l'abbaye de Neu-Munster fut d'abord bâtie à Blissel sur la Blisse, in Blisacensi pago, $† Blesichova dans le partage entre Louis de

usage, et le cours du fleuve pour en gar-j.Germanie et Charles-le-Chauve en 870), der les passages contre les irruptions des | que Neu - Munster ayant été brûlé par les allemands, les religieuses qui # même lieu, afin que les clercs ou les relitoutes de condition, se trouvant alors ex-'gieux qui demeuraient à St.-Vanne eussent trêmement obérées, Elizabeth de Liech- de quoi consacrer le sang du seigneur. temberg, qui en était alors abbesse,! NEUVILLE-EN-VERDUNOIS. — s'étant laissée séduire avec la plupart de, Neuville-en-Verdunois, village du diocèse ses religieuses, par les nouvelles opinions de Verdun, dont l'église est dédiée à St.de Luther, se servit de cette circonstance André. - de l'incendie de son monastère, pour ven- NEUVEVILLE(LA) PRÈS NANCY. dre à Jean Arnau , conseiller et intendant - La Neuveville est située sur le chemin du comté de Nassau Othveiller, qui était de St.-Nicolas à Nancy, à mi-chemin de luthérien, les dimes de Dalhem , Ensche-! ces deux lieux ; la paroisse est dédiée à viller, et Erviler, pour la somme de dix- Notre-Dame dans son Assomption. huit mille cinq cents florins. L'abbesse et | Dépend l'ermitage de Ste.-Vaudrée, les religieuses qui avaient pris du dégoût première abbesse de St.-Pierre de Metz. pour la vie monastique, se partagèrent cet | Dépend aussi Montaigu, qui est une argent et se retirèrent où elles jugèrent à jmaison appartenant originairement aux propos. On dit que les religieuses catholi-jRR.PP. Augustins de Nancy, et qu'on ques réduites au nombre de trois, vé ont dit avoir été leur première demeure. jusqu'à la mort dans une maison particu- On remarque qu'en cet endroit se sont

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lière, où les comtes de Nassau qui avaient ruiné l'église et s'étaient emparés des biens de l'abbaye, les entretinrent jusqu'à leur décès. , NEUNE (Le), ruisseau. — Le Neuné, ou Nenny, est un ruisseau remarquable par la production des perles, qui y sont en si grand nombre, qn'il semble que le fond en soit pavé. Ce ruisseau vient de Martinpré, maison seigneuriale, communauté de Vichibure à trois lieues de Bruyères, et au sud-est de cette ville, passe dans plusieurs villages, et vient joindre la Vologne à celui de Laveline, à une lieue de Bruyères. NEUVILLE-SUR-MEUSE. — Neuville (1) sur Meuse, située entre Forges et Charny, est un ancien fonds de l'église de Verdun ; on croit que le roi Childebert en fit présent à cette église, sous le pontificat de St.-Airy au sixième siècle en 590. L'évêque St. Madalvé y mourut en 765, étant venu pour en consacrer l'église. Pendaut cette cérémonie , il connut que sa fin était proche, et légua par son testament à son église cathédrale la terre de la Neuville. L'évêque Vitfride donna à l'abbaye de St.Vanne une certaine quantité de vignes au

() Histoire de Verdun p. 78.

données trois batailles considérables : la
première en 1508 , entre Thiébaut II du
nom , duc de Lorraine, et Henry comte
de Vaudémont: La seconde en 1564, en-
tre le duc Jean I, à la tête des troupes
de l'empereur Charles IV et des aventu-
riers Bretons qui y furent défaits au nom-
bre de 40 mille: La troisième en 1476,
entre le duc René II, et Charles-le-Hardy
duc de Bourgogne, qui y fut entièrement
défait et mis à mort; son armée était cam-
pée entre Jarville et Nancy.
Le roi Louis XIII était campé à la Neu-
veville près Nancy (1), lorsqu'il entre-
prit le siége de cette place; le duc Charles
IV l'y vint trouver, et y ratifia le traité
passé à Charmes entre lui et le cardinal
de Richelieu en 1655, le 2 septembre.
NEUVE-VILLE (LA) SUR ORNE.—
La Neuve-ville sur Orne, village sur la
rivière d'Orne ou Ornain , diocèse de
Toul, Barrois mouvant, office, recette et
bailliage de Bar, présidial de Châlons,
parlement de Paris; le roi en est seigneur,
haut, moyen et bas justicier pour moitié ;
madame la marquise de Nettancourt, MM.
et dames ses enfans pour l'autre moitié. La
paroisse a pour patron saint Martin.

# Histoire de Lorraine, tome 3, page 236 et 237.

Il y a dans ce village cent trente-cinq à cent quarante habitans; un château à M. de Nettancourt, dans lequel est une chapelle; de plus il y a trois fermes à des maîtres particuliers. Le lieu de la Neuve-ville sur Orne, a eu autrefois des seigneurs de distinction : l'évêque de Verdun, Nicolas de Neuville, qui a gouverné l'église de Verdun depuis 1505 jusqu en 1512, était sorti de la maison de la Neuve-ville sur Orne. NEUVE-VILLE (LA)AUX RUPS.— La Neuve-ville aux Rups, Nova villa ad Rioos, village du diocèse de Toul, terre principauté de Commercy ; la paroisse a · pour patron S. Nicolas. Il y a dans ce pays plusieurs autres villages du nom de Neuve-ville, dont je ne parle pas ici. NEUVILLER-SUR-MOZELLE , et le prieuré de Neuviller.— Neuviller-surMozelle, village au diocèse de Toul, recette de Nancy , bailliage de Vézelize sous le ressort de la cour souveraine de Lorraine; il y a 72 habitans ou feux. Ce village est situé au pied des côteaux à gauche de la rivière de Moselle, sur la chaussée de Flavigny à Charmes, vis à vis de Lorrey, à une lieue et demie du bourg d'Haroué, et à demi-lieue de celui de Bayon qui est de l'autre côté de la rivière ; c'est une seigneurie fort ancienne que la maison de Germiny possédait avant l'an 1571. Le village de Roville devant Bayon , éloigné de Neuviller de demi-lieue, ayant été acquis par M. de la Galaizière le 1 février 1754, du sieur Joseph - Charles de Rutant, et de dame Marguerite-Martine Hocquet de Grandville son épouse, cette seigneurie fut détachée du comté de Marainville par lettres patentes de S. M. Polonaise, unie et incorporée au comté de Neuviller-sur-Mozelle. L'ancien château de Neuviller, où les princes et princesses de la maison de Salm ont autrefois fait leur résidence, était remarquable par le nombre de ses tours, et plus encore par sa situation qui donne une des plus belles vues, variée et étendue

† une vaste prairie, arrosée de la Mo-
selle. Il est sur une haute terrasse au pied
| de la montagne du Plessis, à l'extrémité
du village du côté de Nancy; une source
abondante y forme des jets d'eau, et se
distribue dans le château. Cette montagne
du Plessis était encore il y a quelques
années , couronnée d'une forêt ancien-
nement appelée la Héronnière et nom-
mée depuis le Plessis, mot dérivé de
plaisir, parce que le bois était planté et
renommé dans le pays pour sa beauté. On
a démoli l'ancienne chapelle castrale et
beaucoup d'autres parties de l'ancien châ-
teau , et cette année 1749, il a été rebâti
presqu'entièrement a la moderne. On y
voyait auparavant grand nombre de sculp-
tures, d'armoiries et d'alliances des anciens
seigneurs.
Neuviller, prieuré. — Le prieuré
de Saint-Pierre de Neuviller, ordre de St.
Benoit, dépendant de saint Vanne deVer-
dun, fut fondé par Thiéri et Vidric, frè-
res de Frédéric comte de Toul , au temps
de Laurent abbé de St -Vanne, qui a gou-
verné son abbaye depuis l'an 1098, jus-
qu'en 1140. L'église est en même temps
prieurale et paroissiale. L'autel du prieur
est dans le chœur ; le service paroissial se
fait dans la nef. Un prince de Salm donna
à cette église des reliques de St. Liboire,
d'où vient l'obligation au curé de les porter
en procession à la chapelle du château , le
jour de la fête du saint. Elle attire pendant
huit jours les bonnes gens des villages voi-
sins et des merciers qui y tiennent une es-
pèce de foire. .
A demi-lieue de Neuviller, au pied d'un
coteau du côté de Crévéchamps, il y a un
ancien ermitage, appelé Notre-Dame de
Grâce.
Le seigneur de Neuviller possédait une
partie de la seigneurie de Bayon.
NEUVILLER, ancienne abbaye en
Alsace.— Neuviller ancienne abbaye, est
située à l'entrée des montagnes de Vôge,
dans un vallon arrosé d'un ruisseau , qui
rend le lieu fort agréable ; éloignée à dis-
tance à peu près égale, de Saverne au

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