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petit village peu éloigné et dépendant des Ausone , comme on l'a vu , donne à ce cette ville pour la desserte. La sortie de lieu le nom de camp fameux du grand cette rivière de terre, n'est violenie que Constantin , peut-être à cause que c'est en dans des temps pluvieux et déborde- ce lieu que cet empereur eut la fameuse mens, mais pendant les grandes séche vision de la crois , qui lui apparut un peu resses , la source est beaucoup moins abon- après midi, rayonnante au-dessus du sodante, en sorte que sa sortie est presque (leil, avec ces mots distinctement marqués imperceptible. La rivière de Mouzon qui EN TOVTÔ NIKA: arrose les murs de la ville, perd son nom,

Vainquez en ceci, ou par ceci. en se joignant à la Meuse sous un pont de

Je n'ignore pas que les sentimens sont

ja huit à dix arcades, aboutissant à l'extrémité du faubourg de France à Neufchâ

partagés, non sur l'apparition de la crois,

mais sur le lieu où elle se fit voir. Les uns teau , sur la route de Chaumont.

soutiennent que ce fut à Sinzich sur le Rhin, On voit quelque chose de pareil en d'autres endroits de la Lorraine. Voyez ci-de

d'autres que ce fut vers les Alpes du côté

de Lyon, ou de Besançon. Il y en a vant article Meuse. NEUMAGEN. - Neumagen, est situé):

même qui veulent que Constantin ait eu la

même vision deux fois; une fois dans les six lieues au-dessous de Trèves, à droite sur la Moselle. Le roi Pepin dans une char

Gaules , et l'autre fois en Italie, la veille tre de l'an 553 le nomme Noviacum ;

du dernier combat contre Maxence. Lacon y voit les ruines d'un camp romain, où

tance ne parle pas de l'apparition de la l'on croit que le grand Constantin a campé;

{croix au ciel, et peu après midi : Il parle

seulement d'une vision que Constantin eut ce lieu est désigné dans Ausono(1sous le

la nuit, qui lui disait de faire peindre nom d'insigne ou fameux camp de Cons

cance sur les boucliers de ses soldats, le signe de tantin: Noviomagum divi castra inclita Cons

la croix ; mais Eusébe parle clairement de tantini.

la vision qu'il eut après midi du signe de On voit la description de ce camp , 11- Mais ni lui ni Lactance , ni aucun au

la croix, et des mots en' TOVTO NIKA (1. guré dans Brouverus , histoire de Trève : / tom. 2. page 574. Il est sur la rive droite

teur ancien n'a dit que ce ful à Neumagen;

et l'épithète d'inclita donnée à ce camp, de la Moselle; entre ce fleuve et des côteaux. chargés de vignes, à l'angle du côté du

I peut marquer simplement que ce camp midi, on voit une tour et un pan de mu

'était distingué par ses tours et ses muraille, l'un et l'autre assez entiers; on

railles, qui étaient alors bien plus belles croit que c'était la demeure du préfet des

et plus entières qu'elles ne sont aujour

* d'hui, ou que ce camp était encore en gardes prétoriennes. Le reste du camp,

grande réputation de son temps , comme qui peut être long d'un jet de dard, est un 5 carré oblong, où l'on remarque encore

ayant servi de camp à Constantin. de distance en distance neuf pans de mu- NEU-MONSTER, abbaye des Bénérailles ou de tours très-solides. Les soldats dictines (2). étaient campés sur la montagne voisine, On tient par tradition que l'abbaye de où ils étaient en sureté contre les insultes Neu-Munster fut d'abord bålie à Blissel sur des ennemis, et où ils avaient au voisinage la Blisse, in Blisacensi pago, (nommé les eaux de la rivière de Moselle pour leur Blesichova dans le partage entre Louis de usage, et le cours du fleuve pour en gar-i Germanie et Charles-le-Chauve en 870), der les passages contre les irruptions des que Neu - Munster ayant été brûlé par eunemis.

(1) Euseb. t. 1. c. 28. de vila Constantinali. u dusonius Mosella , v, 12.

b) Histoire de Lorr. t. 1, p. 1000.

les allemands, les religieuses qui étaient même lieu, afin que les clercs ou les relitoutes de condition, se trouvant alors ex-gieux qui demeuraient à St.-Vanne eussent trêmement obérées, Elizabeth de Liech- de quoi consacrer le sang du seigneur. temberg, qui en était alors abbesse ,! NEUVILLE-EN-VERDUNOIS. s'étant laissée séduire avec la plupart de Neuville-en-Verdunois, village du diocèse ses religieuses, par les nouvelles opinions de Verdun, dont l'église est dédiée à St.de Luther , se servit de cette circonstance André. de l'incendie de son monastère , pour ven- NEUVEVILLE (LA) PRÈS NANCY. dre à Jean Arnau , conseiller et intendant - La Neuveville est située sur le chemin du comté de Nassau Othveiller , qui était de St.-Nicolas à Nancy , à mi-chemin de lutbérien , les dimes de Dalhem , Ensche- ces deux lieux ; la paroisse est dédiée à viller, et Eroiler , pour la somme de dix-Notre-Dame dans son Assomption. huit mille cinq cents florios. L'abbesse et Dépend l'ermitage de Ste.-Vaudrée, les religieuses qui avaient pris du dégoût première abbesse de St.-Pierre de Metz. pour la vie monastique, se partagèrent cet | Dépend aussi Montaigu, qui est une argent et se retirèrent où elles jugèrent à maison appartenant originairement aux propos. On dit que les religieuses catholi- RR. PP. Augustins de Nancy , et qu'on ques réduites au nombre de trois, vécurent dit avoir été leur première demeure. jusqu'à la mort dans une maison particu- On remarque qu'en cet endroit se sont lière , où les comies de Nassau qui avaient données trois batailles considérables : la ruiné l'église et s'étaient emparés des biens première en 1308, entre Thiébaut II du de l'abbaye, les entretinrent jusqu'à leur inom, duc de Lorraine, et Henry comte décés.

de Vaudémunt: La seconde en 1364, enNEUNÉ (Le), ruisseau. — Le Neuné, tre le duc Jean I, à la tête des troupes ou Nenny, est un ruisseau remarquable de l'empereur Charles IV et des aventupar la production des perles, qui y sont riers Bretons qui y furent défaits au nomen si grand nombre, qu'il semble que le bre de 40 mille: La troisième en 1476, food en soit pavé. Ce ruisseau vient de entre le duc René II, et Charles-le-Hardy Martinpré, maison seigneuriale, commu- duc de Bourgogne, qui y fut entièrement nauté de Vichibure à trois lieues de Bru- défait et mis à mort; son armée était camyères, et au sud-est de cette ville, passe pée entre Jarville et Nancy. dans plusieurs sillages, et vient joindre la Le roi Louis XIII était campé à la NeuVologne à celui de Laveline, à une lieue veville près Nancy (1), lorsqu'il entrede Bruyères.

prit le siége de celle place; le duc Charles NEUVILLE-SUR-MEUSE. - Neu-IV l’y vint trouver , et y ratifia le traité ville (1) sur Meuse , située entre Forges et passé à Charmes entre lui et le cardinal Charny , est un ancien fonds de l'église de de Richelieu en 1633, le 2 septembre. Verdun; on croit que le roi Childebert en NEUVE-VILLE (LA) SUR ORNE.fit présent à cette église, sous le pontificat La Neuve-ville sur Orne, village sur la de St.-Airy au sixième siècle en 590. L'é- rivière d'Orne ou Ornain, diocèse de véque St. Madalvé y mourut en 765, étant Toul, Barrois mouvant, office, recette et venu pour en consacrer l'église. Pendaut bailliage de Bar, présidial de Châlons, cette cérémonie , il copout que sa fin était parlement de Paris ; le roi en est seigneur, proche, et légua par son testament à son haut, moyen et bas justicier pour moitié église cathédrale la terre de la Neuville. madaine la marquise de Nettancourt, MM. L'évêque Vilfride donna à l'abbaye de St.- et dames ses enfans pour l'autre moitié. La Vanne une certaine quantité de vignes au paroisse a pour patron saint Martin.

(1) Histoire de Lorraine, tome 3, page () Histoire de Verdun p. 78.

1 236 et 237.

Il y a dans ce village cent trente-cinq à sur une vaste prairie, arrosée de la Mocent quarante babitans; un château à M. de selle. Il est sur une haute terrasse au pied Neltancourt, dans lequel est une chapelle; de la montagne du Plessis, à l'extrémité de plus il y a trois fermes à des maîtres par- du village du côté de Nancy; une source ticuliers.

abondante y forme des jets d'eau, et se Le lieu de la Neuve-ville sur Orne, a distribue dans le château. Cetle montagne eu autrefois des seigneurs de distinction : du Plessis était encore il y a quelques l'évêque de Verdun, Nicolas de Neuville, , années, couronnée d'une forêt ancienqui a gouverné l'église de Verdun depuis nement appelée la Héronnière et nom1305 jusqu'en 1312 , était sorti de la mai-mée depuis le Plessis, mot dérivé de son de la Neuve-villé sur Orne. plaisir , parce que le bois était planté et

NEUVE-VILLE (LA) AUX RUPS.— renommé dans le pays pour sa beauté. On La Neuve-ville aux Rups , Nova villa ad a démoli l'ancienne chapelle castrale et Rivos , village du diocèse de Toul, terre beaucoup d'autres parties de l'ancien chåprincipauté de Commercy; la paroisse a teau, el cette année 1749, il a été rebåti pour patron S. Nicolas.

presqu'entièrement a la moderne. On y Il y a dans ce pays plusieurs autres vil- voyait auparavant grand nombre de sculplages du nom de Neuve-ville , dont je ne lures, d'armoiries et d'alliances des anciens parle pas ici.

seigneurs. NEUVILLER-SUR-MOZELLE, et Neuviller, prieuré. - Le prieuré le prieuré de Neuviller.- Neuviller-sur-fue Saint-Pierre de Neuviller, ordre de St. Mózelle, village au diocèse de Toul, re- Benoit, dépendant de saint Vanne de Vercette de Nancy , bailliage de Vézelize sous dun , fut fondé par Thiéri et Vidric, frè le ressort de la cour souveraine de Lorrai-res de Frédéric comte de Toul, au temps ne; il y a 72 habitans ou feux. Ce village de Laurent abbé de St-Vanne, qui a gouest situé au pied des côteaux à gauche de verné son abbaye depuis l'an 1098, jusla rivière de Moselle, sur la chaussée de qu'en 1140. L'église est en même temps Flavigny à Charmes, vis à vis de Lorrey, prieurale et paroissiale. L'autel du prieur à une lieue et demie du bourg d'Haroué, est dans le cheur; le service paroissial se et à demi-lieue de celui de Bayon qui est fait dans la nef. Un prince de Salm donna de l'autre côté de la rivière ; c'est une sei- à cette église des reliques de St. Liboire, gneurie fort ancienne que la maison de d'où vient l'obligation au curé de les porter Germiny possédait avant l'an 1371. Jen procession à la chapelle du château , le · Le village de Roville devant Bayon , jour de la fête du saint. Elle attire pendant éloigné de Neuviller de demi-lieue, ayant huit jours les bonnes gens des villages voiété acquis par M. de la Galaizière le 1 fé- sins et des merciers qui y tiennent une esvrier 1754, du sieur Joseph - Charles de pèce de foire. Rutanl; et de dame Marguerite-Martine A demi-licue de Neuviller , au pied d'un Hocquet de Grandville son épouse, cette coleau du côté de Crévéchamps, il y a un seigneurie fut détachée du comté de Ma-ancien ermitage, appelé Notre-Dame de rainville par lettres palentes de S. M. Po-Grâce. Jonaise , unie et incorporée au comté de Le seigneur de Neuviller possédait une Neuviller-sur-Mozelle.

. partie de la seigneurie de Bayon. L'ancien château de Neuviller , où les NEUVILLER, ancienne abbaye en princes et princesses de la maison de Salm Alsace.- Neuviller ancienne abbaye, est ont autrefois fait leur résidence, était re-située à l'entrée des montagnes de Voge, marquable par le nombre de ses tours, et dans un vallon arrosé d'un ruisseau , qui plus encore par sa situation qui donne reod le lieu fort agréable; éloignée à disune des plus belles vues , variée et étendue tance à peu près égale, de Saverne au midi el de Phalsbourg au couchant. Cette l'an 1087. Ce gentilhonime nommé Albert, abbaye fut fondée par saint Pirmin , évê-donna d'abord cette relique à l'église de la que régionaire, et réformateur de plusieurs Vierge, bâtie à peu près où est aujourd'hui monastères. Saint Pirmin engagea Sige, la grande et belle église de St.-Nicolas ; ce balde évêque de Metz, à faire cette fonda- licu était alors en bois, et il n'y avait que tion dans un territoire qui était alors de la chapelle dont nous venons de parler , et son diocèse et sous sa juridiction spirituel- uge métairie dépendante du prieuré de le. Bucelin croit que ce furent Rutharde Varangerille , située du même côté de la Adolpbingue , prince d'Alsace , et Irmen- Meurthe. sonde son épouse, qui la dotèrent.

Dès qu'on sut qu'il y avait en ce lieu Le monastère fut dédié à saint Pierre et une relique de saint Nicolas , les peuples à saint Pau). Dans la suite Drogon évêque des cavirons y accoururent en foule : le de Metz, frère de l'empereur Louis-le-lieu commença à se peupler, l'on y båtit Débonnaire, y envoya le corps de saint une église qui devint bientôt célèbre par Adelphe, l'un de ses prédécesseurs, évê-les miracles que Dieu y opera par l'interque de Metz , qui y est honoré comme se- cession de saint Nicolas. J'ai lu dans un cond patron ; St. Pirmin en est considéré manuscrit qui n'a été communiqué à St.comme premier abbé.

Nicolas, que l'évêque de Toul, Eudes de NICEY.- Nicey, Nicetum, village du Vaudémont, donna en 1195 (1), à l'abbé Barrois mourant, sur larivièred'Aire, au-des- de Gorze la relique de ce saint: cela reut sus de Pierrefitte, à trois lieues et demie de dire apparemment que cet évêque fit en Bar, bailliage de cette ville , présidial de 1193, la dédicace de la nouvelle église de Chalons, parlement de Paris. Ce lieu est du Port, dédiée ci-devant sous l'invocation diocèse de Toul; la paroisse a pour patro- de la Sainte-Vierge , qu'il la dédia sous le de la Sainte-Vierge en sa Nativité. nom de saint Nicolas , et la confia à l'abbé

La terre de Nicey a été autrefois possé- de Gorze, de qui dépendait le prieuré de dée par des seigneurs du même nom. Varengéville , et la chapelle en question.

NICOLAS (SAINT), bourg, prieuré, Peut-être aussi que la relique fut d'aVARANGÉVILLE.-- Le bourg de Saint-Ni- bord déposée entre les mains d'Eudes , colas, situé sur la rivière de Meurthe, à évêque de Toul, qui la mit dans cette deux lieues de Nancy vers l'occident, et à chapelle, au jour qu'il en fit la dédicace trois lieues de Lunéville vers l'orient, se en 1193. nommait autrefois le Port, parce que c'é- Dès le temps de Richerius, religieux de toit un port où l'on chargeait et décbar- Senones , qui vivait au commencement du geait les marchandises qui montaient ou XIVe siècle, l'on voyait déjà dans l'église qui descendaient la Meurthe, cette rivière de Saint-Nicolas, ces chaines énormes, commençant en cet endroit à être naviga- qui y sont suspendues aux piliers, et qui ble; il donnait le nom à us eantun consi- sopl des monumens indubitables de la dédérable de la Lorraine, qui se nommait le livrance procurée par les méritos du saint, Portois ou le pays de Port, et s'étendait aux seigneurs chrétiens pris par les Turcs assez loin sur la Meurthe, et aux environs dans les guerres des croisades. vers les montagnes de Vôge.

On raconte en particulier qu'un comte Il ne prit le nom de Saint-Nicolas (1), de Richecourt , s'élant trouvé en Palestine que depuis qu'un gentilhomme Lorrain y dans les prisons et chargé de chaînes , enapporta de la ville de Bari en Pouille, l'os tre les mains des Sofidèles, invoqua saint d'un article de la main du grand saint Nicolas, et se voua à lui; qu'aussitôt il se Nicolas , évêque de Myre en Lycie, vers trouva miraculeusement transporté avec ses

(1) V. histoire de Lorraine, tome 1, page (.) Rio her Senoni, l. 2, c. 23, Bayon, 67, 11211 et 1211.

chaines à la porte de l'église du saint; en mit des religieux, avec un prieur tiré de mémoire de ce miracle on fait encore tous Gorze, pour desservir l'église , et enfin il les ans une procession solemnelle à huit s'est formé un village et une paroisse à heures du soir, dans l'église et dans le St.-Nicolas. bourg de St.-Nicolas.

Cette paroisse dans les commencemens , Ce seigneur et ses successeurs, s'étaient n'était quc la chapelle des fonts baptisengagés de venir tous les ans, ou d'envoyer maux , qui se voit aujourd'hui du côté leurs sujets en armes pour garder la reli-septentrional du sanctuaire ; et dans la que ; mais ils se sont déchargés de cette suite on dit toujours dans la visite que les servitude, en donnant quelque chose aux doyens ruraux font à St.-Nicolas , qu'ils y pères de Saint-Nicolas , qui gardent eux-ont visité les fonts, le St. Sacrement et les mêmes , où font garder par d'autres la re-saintes huiles qui se conservent dans cette lique du saint. On aura peine sans doute a chapelle. Les curés de St.-Nicolas et de se persuader qu'un homme ait pu être trans- Varangéville, font toutes leurs fonctions porté de la Palestine à St.-Nicolas, encore dans cette chapelle , mais ils n'y ont jamais chargé de ses chaines : c'est un assez grand chanté ni messes ni vepres , et n'y ont enmiracle que le seigneur de Richecourt ait terré personne. obtenu sa délivrance, et ait apporté et En 1254, le cardinal Hugues , légat déposé ses chaînes à Saint-Nicolas, comme da Saint-Siège, du titre de Ste Sabine, un monument de la liberté qu'il avait ob- donna pouvoir au prieur et aux religieux tenue par les mérites du saint, sans vouloir de Saint-Nicolas, de célébrer dans leur faire croire qu'il fut transporté encore église le saint Sacrifice de la messe, nonobchargé de ses chaines, à la porte de l'église stant l'interdit publié à Lyon. Le pape du saint ; toutes les autres circonstances Nicolas III en 1278, leur accorde le mê qu'on raconte de ce miracle, peuvent être me privilege, et Conrade évêque de Toul regardées comme des embellissements que en 1289, donna des indulgences particula pieuse crédulité du peuple y aura ajou-lières aux pélerins qui fréquentaient ce

saint lieu. Le sire de Joinville dans l'histoire de En 1248, le duc Mathieu II fit un acsaint Louis (1), raconte que la flolle du cord avec l'abbé de Gorze , par lequel il roi étant accueillie d'une dangereuse tem- reconnait que les sujets de Saint-Nicolas, pète, qui la menaçait du naufrage , ce sei-out le droit de halle, celui de poogny gneur promit à la reine, si elle voulait (1) du change et celui des enseignes des faire présent à l'église de Saint-Nicolas, pélerins, qui viennent à St.-Nicolas , et d'une nef d'argent, du poid de cinq marcs, que tout cela appartient nuement à l'abbé que Dieu par les mérites du saint, la dé- de Gorze, comme seigneur du lieu de Port livrerait du naufrage ; la reine le crut, ou St.-Nicolas... promit la nef d'argent, et le calme fut En 1284, le jour de la Quasimodo, Rerendu à la mer. Le sire de Joinville arrivé naud de Neuchâtel et Jean , voué de No en France, apporta lui-mêine la nef pro-meny, partageant en présence du duc mise à l'église de Saist-Nicolas en 1254. Ferri, la succession de Liebeau de HauteCette église était encore en ce temps-là, pierre leur frère, Renaud emporte la moiregardée comme membre du prieuré de tié du ban de Bertrimoutier avec quelques Varangéville ; le sire de Joinville l'appelle hérilages à Faucompierre et à Feraille; du nom de St.-Nicolas de Varangeville. Jean de Nomeny emporte la contre-parDans la suite on abattit le bois qui était aux tie de Bertrimoutier, quelques biens å environs, on y bâtit des maisons, on yll () Un droit de prendre une certaine quan

(1) Joinville , histoire de saint Louis , page tiid de grain, sur chaque sac qui se vend au 114.

marché.

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