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se rendirent en grand nombre dans l'assem-
blée pendant que le curé était demeuré
presque seul dans son église.
Le duc Charles III , informé de ce dé-
sordre, envoya Jean de Savigni, bailli de
Nancy , avec la compagnie de ses gardes
pour arrêter le prédicant et Desmasures ;
mais la plupart se sauvèrent et se cachè-
rent. Desmasures se retira au duché des
Deux-Ponts, et delà à Metz, où il devint
ministre de la nouvelle doctrine ; mais le
bourg de St.-Nicolas persista dans la soi
catholique romaine, de même que le reste
de la Lorraine.
Pendant la guerre que le duc Charles de
Bourgogne (1) fit à la Lorraine au quin-
zième siècle, contre le duc René II, le
bourg de St.-Nicolas qui est sans murailles
et sans défenses, fut aisément occupé par
les gens du du duc de Bourgogne ; mais le
duc René II, ayant obtenu du secours de
la part des Suisses, ordonna à ses officiers
qui étaient répandus dans les petites villes
de Lorraine, de ramasser le plus de trou-
pes qu'ils pourraient, et de se rendre à St.-
Nicolas et à Varangéville.
Le duc de Bourgogne informé de l'ap-
proche du duc René, envoya de ses gens
pour s'emparer de St.-Nicolas, avec or-
dre d'y mettre le feu. Ils entraient dans ce
bourg du côté de Nancy, comme les gens
du duc y entraient du côté de Strasbourg;
ceux-ci donnèrent la chasse aux Bourgui-
gnons, et en tuèrent quelques-uns. Il y en
avait bon nombre d'autres cachés dans les
maisons bourgeoises, et même dans l'église;
les Suisses les y cherchèrent, en mirent à
mort plusieurs, d'autres furent pris et liés
six ou sept ensemble, puis précipités du
haut du pont dans la rivière, où les Suisses
les faisaient plonger à coup de piques et
les y noyaient. -
En 1552 (2), au commencement du
siége de la ville de Metz, par l'armée de
l'empereur Charles V, Albert de Bran-
debourg qui n'était pas encore clairement !
(1) Histoire de Lorraine t. 3. page cicu.
preuves.
(2) Histoire de Lorraine.

tit. 3.2. p. •

déclaré contre la France, mais dont on se
défiait beaucoup, attaqua avec ses troupes
le duc d'Aumale, le battit, le fit prison-
nier, et le fit conduire à St.-Nicolas. Ce
combat se donna le 4 novembre 1552 ,
près la croix du Moutier, qui était sur le
chemin de Nancy à Flavigni, au coin
d'un petit bois, pas loin de Ludres ; cette
croix ne subsiste plus, mais on en voit
encore quelques débris, et le lieu est connu
sous le nom de la croix du Moutier. Entre
les morts on compta le duc de Rohan, le
seigneur de Saint-Farju, les barons de
Castres et de Conches, le seigneur de Fo-
rei, et cent-quarante gentils-hommes; delà
Albert de Brandebourg se rendit au camp
de l'empereur Charles V, devant Metz.
Nous avons déjà touché quelque chose
de la désolation du bourg de St.-Nicolas,
et de l'incendie de ce bourg arrivé en
1655, par les Suédois. Avant ce funeste
événement, les religieux de St.-Nicolas
avaient eu la précaution de faire transpor-
ter à Nancy la relique et le reliquaire de
ce saint , avec l'argenterie et les plus pré-
cieux ornemens; la relique de St. Nico-
las fut reconnue en présence de neuf des
plus qualifiés de Nancy, et enfermée dans
un rouleau de plomb cacheté de leurs
SC63lUlX.
Quelque temps après, c'est-à-dire le
10 novembre 1655, un soldat français
ayant trouvé sur un fumier à Vergaville,
un rouleau de parchemin doublé de tafetas
rouge, sur lequel était écrit ; ex digito
sancti Nicolai, reliquia sancti Oegidii
confessoris, reliquia sancti Hyppoliti
martiris, crut avoirtrouvé la vraie relique
de St.-Nicolas, et la porta au cardinal de
la Valette, qui commandait l'armée fran-
çaise. Ce cardinal mit la relique entre les
mains du R. P. Geoffroy jésuite, son con-
fesseur, afin qu'il la rendit aux pères bé-
nédictins de St.-Nicolas , pour la remettre
à la fin de la campagne dans leur église,
quand la relique aurait été bien reconnue.
Mais les bénédictins ne voulurent pas re-
connaître cette relique, comme étant du
grand St. Nicolas, mais seulement de St.

Nicolas de Tolentin ; cela forma d'assez grandes difficultés, qui ne furent terminées qu'en 1655. Il fut reconnu que la vraie relique n'avait jamais été entre les mains des ennemis, et qu'elle avait été transportée à Nancy, et soigneusement conservée pendant la guerre. Bourg de St.-Nicolas. Le bourg de St.-Nicolas, nommé anciennement Port, ne prit le nom de St.Nicolas, qu'après que les reliques de St.Nicolas qui y furent apportées au douzième siècle, eurent donné occasion à la construction d'une église et d'un village , sous le nom de ce saint. Le prieuré fut bâti bientôt après, et fut toujours dans la dépendance de l'abbaye de Gorze, de même que le prieuré de Varangéville, qui n'est séparé de St.-Nicolas, que par la rivière de Meurthe. Varangéville. Le bourg de Varangéville, qui n'est séparé de St.-Nicolas que par la rivière de Meurthe, est bâti auprès d'un ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Gorze, et dédié à saint Gorgon, martyr. Angelramne évêque de Metz, y mit quelques reliques de Saint Gorgon , et donna le prieuré à l'abbaye de Gorze en 770 ; il a toujours été possédé et desservi par des religieux de cette abbaye jusqu'à la suppression du titre prieural de Varangéville, et l'union de ses revenus à l'église primatiale de Nancy. Outre le monastère de l'ordre de St.Benoit, on voit dans le même bourg de St Nicolas , un couvent de capucins, bâti par le prince Erric de Lorraine, évêque de Verdun, en 1611 ; il y estenterré avec ses neveux François, évêque de Verdun, et Louis de Lorraine, marquis de Mouy, et comte de Chaligny. De plus, l'hôpital de St.-Germain bâti par les chanoines de la primatiale, sur la rivière de Meurthe, vis à vis les capucins. Les jésuites fondés par messieurs de Mainbourg, à charge d'y tenir un petit collége. Les religieuses de la congrégation.

Les annonciades de la B. Jeanne de France. Les bénédictines. Outre l'hôpital de Varangéville, dont nous avons parlé, il y en a encore un autre dans le bourg de St.-Nicolas, fondé en 1480, par Simon Moyzet, curé de St.Nicolas, et par les bourgeois dudit lieu. Les filles de la charité y furent établies pour le service des pauvres en 1709. Dans l'église de Varangéville on voit trois chapelles, savoir : 1.° La chapellle des Trois Rois. , 2.° La chapelle de St.-Christophe. 5°. La chapelle de Notre-Dame de Lorette Dans l'église de St.-Nicolas, annexe de Varangéville, se voient dix chapelles. 1°° La chapelle de Ste.-Catherine. 2°. La chapelle du St.-Sépulcre. 5.° Sa chapelle de St.-Michel. 4.° La chapelle de St.-Quirin. 5.° La chapelle de Ste.-Anne. 6.° La chapelle des Fonts. 7.° La chapelle des SS. Crepin et Crepinien. 8.° La chapelle de la Vierge. 9.° La chapelle de St.-Claude. 10.° La chapelle de St.-François et de Ste.-Elisabeth. Sur le chemin de St.-Nicolas à Nancy , à un petit quart de lieue dudit St.-Nicolas, on rencontre l'ermitage de la Madelaine, d'un revenu assez considérable, fondé en 1409, chargé de trois messes par semaine. Près ledit ermitage se voit une ferme appartenant aux dames prêcheresses de Nancy , qui y avaient anciennement leur couvent, d'où il fut transféré à Nancy par le duc Ferri III , en 1298, dans son propre palais en la ville vieille ; elle était auparavant bâtie au bois de Malrup près St.Nicolas. NIDERSTEINSELLE, — Nidersteinselle, ou simplement Steinzel, village du diocèse de Metz, bailliage de Fénétranges, à une demi-lieue de cette ville, sur la Sarre, cour souveraine de Nancy.

Il y avait autrefois en ce lieu un chà

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teau ou forteresse assez considérable, qui appartenait anciennemeut à la maison de Geroltzeck. NIED (La), rivière. — La Nied, ou Niède, ou Nid, en latin Nita, ou Nida, rivière de la Lorraine-Allemande. Cette rivière a deux grandes branches, qui avant leur jonction , se nomment l'une NiedFrançaise, l'autre Nied-Allemande ; la source de la première est au-dessus de Château-Brehain, et a des étangs près de Morhange; elle passe à Chicourt, Orron, Han, le Mud, Pange, Mont, villages enclavés dans le pays Messin, aux étangs,' bailliage de Boulay, où elle joint l'autre branche , à Condé et Northen : la NiedAllemande prend naissance à une lieue de Puttelange, passe à Faulquemont, Créhange, Elvange, et se joint à la NiedFrançaise, à Condé et Northen. Après la jonction de ses deux branches, la Nied passe à Volmerange, Rupeldange, entre dans la dépendance de Bouzonville, entre Colming et Bettange, passe de là à Guirlange, Eblange, auprès de Freistroff, à Bouzonville, et se perd dans la Sarre audessus du château de Siersberg. La Nied donne son nom au pays qu'elle arrose, nommé par les anciens Nitensispagus, Nitachowa, dans la basse Latinité. Ce pays est ainsi appelé dans le partage fait en 870, entre les deux rois, Charles-le-Chauve, et Louis-de-Germanie. NOMENY. — Nomeny est une petite ville de Lorraine au diocèse de Metz, située sur la Seille, érigée en marquisat en 1567; ayant Nancy au midi, et Metz au nord, éloignée de ces deux villes d'environ cinq lieues, et à trois de Pont-à-Mousson ; nous ignorons quand, et comment elle est venue aux évêques de Metz. Quelques-uns (1) croyent que Jacques de Lorraine évêque de Metz, mort en 1260 , l'a donnée à son église; mais je ne vois aucune preuve de cette concession dans l'histoire. Ce qui est certain, c'est que depuis plusieurs siècles, elle est une (1) Longuerue, état de la France, deuxiême partic, page 175, 176.

des principales châtellenies de l'évêché dc Metz, qu'elle a été tenue en fief par divers seigneurs, et qu'ellc a été plus d'une fois engagée et dégagée par les évêques de Metz. Renaud de Bar, évêque de cette église(1), et qui est mort en 1516 , reçut en 1506, les foi et hommage de la vouerie de Nomeny , possédée par le comte Sauvage, ou Vild-grave. En 1442 , Jean de Toulon était avoué de Nomeny. L'évêqueAdalberon II (2), du nom, étant tombé malade près de Nomeny, se fit porter dans cette ville au mois de mai 1005, et de là à Metz, où il mourut au mois de décembre suivant. Ademare de Monti évéque de Metz (5), fit fortifier Nomeny vers l'an 1550, ou 1560 ; et Thierri Bayer de Boppart, fit bâtir au quatozième siècle, le château de Nomeny, qui était beau et grand, et où les évêques de Metz, ses successeurs, faisaient volontiers leur demeure-, comme on le remarque en particulier de George de Bade. Les évêques y exerçaient les droits régaliens, et une autorité souveraine, de même qu'à Vic qui n'en est pas fortéloigné. Le 12 mai 1595, Raoul de Coucy évêque de Metz, engagea à Charles II, duc de Lorraine, son cousin, le château et ville de Nomeny, le ban de Delme, et plusieurs autres terres, avec faculté de retirer le ban de Delme, moyennant la somme de sept mille francs de bon or, au coin du roi de France. En 1451 après la fameuse bataille de Bulgnéville (4), Vancelain de la Tour,'le Damoiseau de Commercy, Robert de Sar. bruche, et Robert de Baudricourt, qui s'étaient sauvés du combat, se mirent à la tête de quelques troupes de voleurs et d'aventuriers , et commirent une infinité de dégats dans la Lorraine et dans le Barrois. Vancelin, ou Vinceslas de la Tour,

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pour colorer ces pilleries, disait qn'ayant été pris et rançonné à la bataille de Bulgnéville, il était en droit de se dédommager de ses pertes, sur les terres et sur les sujets du duc , au service duquel il était. Toutefois le bruit commun était, qu'il n'avait pas été pris par l'ennemi dans la mêlée, mais qu'il s'était enfui et s'était caché.Quoi qu'il en soit, il alla avec ses associés assiéger Nomeny, qui appartenait à l'évêque de Metz ; mais n'ayant pu s'en rendre maitre, ils firent le dégat dans tous les environs. Le duc Charles IV fut rétabli en 1661, en la possession de Nomeny et de Delme, à la réserve de ce qui avait été cédé à la France par le traité de Vincennes, en souveraineté, pour le chemin royal , large d'une demi-lieue de Lorraine. Le même duc Charles IV forma ses plaintes par ses députés, à la diète de Ratisbonne en 1665, des entreprises que les Français faisaient sur le marquisat de Nomeny. Par le traité de Marsal passé à Metz le dernier d'août 1665 , et ratifié par le roi Louis XIII, étant à Nomeny, le premier septembre suivant, il fut arrêté qu'on nommerait incessamment des commissaires de part et d'autre (1), pour régler les difficultés touchant Nomeny et St.-Avold et quelques autres articles. En 1668, le roi fit proposer au duc Charles IV, d'entrer en négociation sur quelques difficultés concernant St.-Avold et Nomeny; on envoya des députés à Paris, où l'on ne conclut rien ; et la guerre ayant recommencé en 1669, le maréchal de Créqui s'empara des places de Lorraine, et en particulier de St.-Mihiel, du Pontà-Mousson et de Nomeny. A la paix de Risvik, le duc Léopold rentra dans Nomeny, et par le traité de Paris de l'an 1718, le roi a déchargé le duc pour le marquisat de Nomeny, de tous les droits de suprême domaine, que la couronne de France avait acquis, tant par le traité de Munster de l'an 1648 qu'autreInent. (1) Hist. de Lorr., t. 3, p.647.

Le bailliage de Nomeny consiste en 15 villages; la ville n'a rien de remarquable, le château est abandonné, et se ruine de jour en jour. On peut consulter le dispositif de l'arrêt de réunion du dixième mai 1680 , page 45 et suivantes, et ce que nous avans dit du ban de Delme dépendant de Nomeny. De belles casernes ont été bâties depuis quelques années à Nomeny, au bord de la rivière de Seille, sur laquelle il y a un pont de pierres. Outre la paroisse, il y a Nomeny un hospice de minimes, des religieuses de la congrégation depuis 1628, et un hôpital. NOMEXY. — Nomexy, Nomesy, ou Nommexey , en latin Nomosium , village du diocèse de Toul , bailliage de Charé, cour souveraine de Lorraine, situé à gauche de la Mozelle, vis-à-vis de Chaté. L'église paroissiale a pour patrons St.-Calixte et St.-Julien. Nicolas de Nomexy, en latin Nicolaus Nomesius, était originaire de ce lieu ; il est auteur d'un assez bon ouvrage, intitulé, Parnassus pœticus, dont on a fait plusieurs éditions. Cet ouvrage est fort utile pour ceux qui veulent faire des vers latins, et il est étonnant qu'il soit aujourd'hui dans un si grand oubli. La méthode de cette anteur est de donner plusieurs vers tirés des meilleurs poëtes , sur tous les sujets qu'il traite, et sur les noms qui entrent dans son ouvrage. Il a encore composé plusieurs poësies latines. Voyez son article dans la bibliothèque Lorraine. NONPATELIZE.— Nonpatelize, village du ban d'Etival, dépendant de cette abbaye pour le temporel et le spirituel ; la cure a pour patron saint Evre évêque de Toul. Dans les anciens titres latins Nonpatelize est nommé Nonpardi Villa, ou Nopardi Ecclesia. Voyez dans les annales des prémontrés, t. 2, p. Dxc , de l'an 1115, voyez ci-devant la Burgonce. NONSARD. — Nonsard, village du ' diocèse de Metz, situé sur le Madin; de la

baronie de la Marche-en-Voivre, à deux lieues de Thiaucourt; il y a environ quarante habitans, un fief et une tour , dont Messieurs de Niceville sont seigneurs , bailliage de Thiaucourt, cour souveraine de Nancy. | Nonsard est un ancien fief mouvant du comté d'Apremont (1) : dès le treizième siècle les seigneurs de Nonsard ont repris cette terre des seigneurs d'ApreImOnt. Pierre abbé de St.-Mihiel, fit en 1286, un traité d'accommodement avec Thiébaut comte de Bar (2), par lequel ils l'associent en tout ce qu'ils ont ès lieux, situés entre les bois de Nonsard et les bois Longean , pour faire une chaussée et un étang audit lieu, qu'ils ne peuvent faire l'un sans l'autre; en sorte qu'ils auront l'un et l'autre chacun moitié en ladite chaussée, et aux profits de l'étang, et ne pourront le pêcher l'un sans l'autre. NORROY-LE-SEC. — Norroy - leSec, Nogaretum siccum : le nom de Nogaretum signifie un lieu où il y a abondance de noyers. Norroy-le-Sec est un village situé dans le pays de Voivre, diocèse de Verdun ; l'église paroissiale est dédiée à St.-Martin. Norroy-le-Sec est chef-lieu de la prévôté et office de ce nom, recette et bailliage de Briey, cour souveraine de Nancy, le roi en est seul seigneur. Il est parlé de ce Norroy, dépendant de l'abbaye de SaintArnould, sous le nom de Nogaretum, dans la bulle du pape Léon lX, confirmative des biens de cette abbaye, en 1044. Norroy-le-Sec fut donné à l'église de Saint-Jean l'évangéliste, nommée depuis de saint Arnould, par le duc Pepin, fils d'Einschise, petit-fils de saint Arnould , et par Plectrude sa femme, en 679;l'abbé Romule était alors abbé de cette église ou plutôt de cette collégiale; car ce ne fut que

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sous Drogon évêque de Metz, et sous l'empereur Charlemagne, que ce monastère ou cette église, furent donnés aux religieux bénédictins ; et elle ne porta le nem de St. Arnould, que depuis que le corps de ce saint y fut apporté du St.-Mont, où il est mort en 640 (1). La chronique du doyen de Saint-Thiébaut de Metz, dit qu'en 1454 , le connétable de France, ayant été obligé de lever le siège de Commercy, le damoiseau dudit Commercy, pour s'en venger, alla ardre Norroy-le-Franc et plusieurs autres villes qui avaient été de ceux du siége.Je ne connais en Lorraine aucun lieu du nom de Norroy-le-Franc, je conjecture que c'est Norroy-le-Sec, comme le plus apparent et le plus à portée du seigneur de Commercy. NORROY-LE-VENEUR. — Norroyle-Veneur, est un village du diocèse de Metz, office, recette et bailliage de Briey, cour souveraine de Nancy : le roi en est seigneur haut-justicier, moyen et bas ; l'abbé de St.-Pierremont seigneur foncier; la paroisse a pour patron St.-Pierre. En 1465, les habitans de Norroy-leVeneur, devant Metz, obtinrent de leurs seigneurs d'être unis et incorporés à perpétuité à la ville, Châtel et prévôté de Briey. Et en 1565, il y avait guerre entre la ville de Metz et Pierre de Bar sire de Pierrefort, à l'occasion de la vente de Norroy-le-Veneur, qui avait été faite par ledit sire de Pierrefort, au préjudice de ceux de Metz. Ils firent la paix en la même année, et Pierre de Bar promit de rendre les prisonniers qui avaient été faits à cette occasion. Edouard IIl , duc de Bar , voulant reconnaitre les services que Philippe de Norroy, chevalier, lui avait rendus en la guerre qu'il avait eu à soutenir contre le duc de Lorraine, et l'indemniser des sommes qu'il lui avait avancées, lui donna en

(1) Histoire de Lorraine, tome 2, pages ccxxxiv.

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