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obtenir la liberté du même Guasco, prince de Lixin. 1545. Le 22 janvier à Bruxelles, Charles lV donne une patente attributive des mêmes honneurs audit Guasco, dont le feu prince de Lixin jouissait en Lorraine. PIERRE.— Le village de Pierre, Petra, est annexe de Bicquilley, diocèse de Toul. Il est situé sur un côteau baigné par la Moselle. L'église a pour patron saint Christophe. · Le prieuré de la Rochotte est sur le ban de ce village ; il fut fondé par Lutelphe doyen de l'église de Toul, sur la fin d Xl° siècle. Au-dessous de la chapelle du prieuré de la Rochotte sort un ruisseau très-considérable qui rentre en terré à Gemonville, et ne reparait plus qu'à sept lieues de là , d'où il va se jeter dans la Moselle. L'ermitage de Sainte-Anne est encore sur le même ban ; il est taillé dans le roc, avec plusieurs chambres que l'ermite habite. La tradition porte qu'il s'y trouve à côté un souterrain qui conduit à Gondreville, à deux lieues du village de Pierre, mais personne n'a encore osé pénétrer jusqu'à l'extrémité. Le village de Pierre est à une lieue de Toul , présidial de cette ville, parlement de Metz. PIERRE (SAINT-), prieuré proche Bouillon.— Le prieuré de Saint-Pierre, près la forteresse de Bouillon, fut fondé par Godrefroy de Bouillon, fils de la duchesse Yde, successeur et héritier de Godefroy-le-Bossu son oncle, en 1094 (1). PIERRE EN BOIS.— Voyez TANTONVILLE. PIERRE-FITTE.— Pierre-Fitte, Pe- tra-Ficta, bourg du diocèse de Toul, sur la rivière d'Aire, à trois lieues de St.Mihiel, et à quatre de Bar, chef-lieu de la prévôté et de l'office de Pierre-fitte, ancien palais des ducs et comtes de Bar; ce château est entièrement ruiné. La paroisse a pour patron saint Remi. il y a environ quatre-vingts habitans à Pierre-Fitte. On (1) Histoire de Luxembourg, tome 3, page 25o et xli.

y voit une halle, où l'on tient foire et marché. Avant l'édit de 1747, il y avait à PierreFitte une gruerie royale. Pierre-Fitte est de la recette et bailliage de Bar, présidial de Châlons, parlement de Paris. Les anciens rois de France, avaient une maison royale à Petra-Ficta. Voyez la diplomatique du R. P. Mabillon, tom. 4, page 515, 514. Pépin roi d'Aquitaine, l'an 15 de l'empire de Louis-le-Débonaire, donna un titre à Petra-Ficta Palatio; et ce diplôme fait mention d'un autre titre de Carloman, fils de Louis-le-Bègue, donné dans le même endroit. On connait plus d'un Pierre-Fitte dans la France; il y en a un près de Paris, un autre dans l'évêché de Langres, et un troisième au bailliage Français dans le Barrois , diocèse de Toul, lieu autrefois très-considérable ; je ne décide pas duquel de ces trois lieux il est parlé dans ces diplômes : Pépin et Carloman régnaient en Aquitaine. Pierre-Fitte et Erize-la-Brûlée (1), appartenaient autrefois a la collégiale de la Magdeleine de Verdun ; elles ont été cédées au duc de Lorraine par des traités particuliers. Le sceau de la prévôté de Pierre-Fitte, porte les armes de Bar. Il est très-ancien , et la légende en caractères gothiques trèsdifficiles à lire. On peut conjecturer par là, qu'il est du temps où une partie de la terre passa de la maison du Chàtelet dans celle de Bar. Pierre-Fitte, village entre le Madon et l'Illon, à trois lieues de Darny et de Mirecourt. Ce village est du diocèse de Toul, dépendant de la paroisse de Ville-sur-Illon. La chapelle est sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine. PIERRE-FORT.— Pierre-Fort, château et terre à deux lieues de Mandre-auxquatre-Tours (2). Ce château fut bâti sur un rocher par Renaud de Bar, évêque de Metz, qui le donna à son frère, Pierre de (1) Hist. de Verdun , p. xxviii..

(2) Benoît, hist. de Toul, p. 69.

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aventuriers de l'Archipâtre en Lorraine, et

sur les terres de Metz, ce qui le fit excommunier par les évêques de Metz et de Toul. Il ravagea les terres de Bouves et autres situées en Picardie, qui appartenaient au . duc de Lorraine, et cela pour se venger de ce que le duc avait assiégé Pierre-Fort (1). En effet, la chronique du doyen de Saint-Thiébaut, raconte que vers l'an 1570, le duc de Lorraine, les bourgeois de Metz et Brocard de Fénétrange, tinrent Pierre-fort assiégé pendant trois semaines, mais ils furent obligés d'en lever le siége précipitamment, et d'y laisser leur artillerie et leur bagage. Un historien

dit qu'ils furent effrayés par un oracle !

qu'ils reçurent ; apparemment par une terreur panique. Pierre II du nom, de Pierre-fort, mourut vers la fête de saint Remi 1580. Les seigneuries de Pierre-Fort, de Ville, de Faverol, de Sept-Fonts et autres , situées en Puisaye, qu'il possédait pendant sa vie échurent à Evrard , comte des Deux-Ponts son cousin germain, qui les vendit à Robert duc de Bar. Voici ce que M. l'abbé de Longrue dit sur l'Avant-Garde et de Pierre-Fort (1). Les terres et seigneuries de l'AvantGarde et de Pierre-Fort, sont des anciens fiefs du Barrois. Le cardinal de Bar a compris dans sa donation qu'il fit au comte de Bar, l'Avant-Garde qui est sur

(1) Longrue État de la France, part 2, p. 186. (4) Hist. de Lorr, p. 5oo.

la Moselle, et peu éloignée de Condé. Le même cardinal a aussi compris dans sa donation , la terre et le château de PierreFort, qui fut bâti l'an 1514, pour Pierre de Bar, par Renaud de Bar son frère, évêque de Metz. Pierre de Bar le laissa à son fils Henri, seigneur de Pierre-Fort, dont le fils Pierre mourut six mois après Henri, et eut pour successeur son cousin germain Evrard comte de DeuxPonts, fils de sa tante, qui vendit peu après tout ce qui venait de cet héritage à Robert duc de Bar. Cette terre de Pierre-Fort, et celle de l'Avant-Garde, furent données en fief au comte de Nassau-Sarbruche ; mais il y renonça l'an 1448, et cessa d'être vassal du duc de Bar, qui était René d'Anjou roi de Sicile. Néanmoins ce duc de Lorraine, héritier du duché de Bar, ne prit pas paisiblement possession de Pierre-Fort, car ce château tomba entre les mains de Charles duc de Bourgogne, qui l'unit à son duché de Luxembourg; et ce fut là le sujet de la guerre dans laquelle le duc de Lorraine fut dépouillé pour un temps de ses états, et le duc de Bourgogne y perdit la . vie : car Comines dit au chapitre 2, du quatrième livre de ses mémoires, que les . Lorrains prirent sur le duc de Bourgogne et rasèrent une place appelée Pierrefort, assise à deux lieues de Nancy, qui était du duché de Luxembourg; et qu'ils l'avaient envoyé défier devant Nuz, c'est-à-dire lorsque le duc de Bourgogne assiégeait Nuz ; car quoiqu'alors le véritable propriétaire du duché de Bar, fut René d'Anjou, le duc de Lorraine René II, son petit-fils, était son héritier et jouissait d'une partie du pays. En 1572, la garnison de Pierre-Fort vint jusqu'aux portes de Metz, et tua tous ceux qu'elle rencontra ; mais ceux de Metz à leur tour, coururent jusqu'au château de Pierre-Fort, tuèrent cinq hommes, firent sept prisonniers et poursuivirent lcs autres, dont plusieurs se noyèrent dans leur fuite. En 1369, le duc de Lorraine, ceux de

Metz et de Fénétranges allèrent assiéger Pierre-Fort ; ils furent trois semaines au siége, puis ils se retirèrent, sans qu'on en ait pu savoir la raison ; ils y laissèrent leur artillerie et plusieurs armes de fer : leur retraite se fit le jeudi , et on dit que la place se serait rendue le dimanche suiVant. En 1570, intervint un traité de paix, entre Robert duc de Bar et les Messins, , pour terminer toutes les difficultés qu'ils avaient eues ensemble jusqu'alors ; et en particulier pour le fameux combat qui se donna près Ligni, au mois d'avril 1568, et pour les siéges que ceux de Metz ont tenus devant les forteresses de Gondrecourt , de Belle-Ville et de Pierre-Fort. Sous l'épiscopat de Guy de Roye (1), évêque de Verdun, vers l'an 1570,Pierre de Bar avec le secours de certains pillards Anglais et Bretons, qui avaient déja ravagé les terres des évêchés de Metz et de Toul, s'empara des forteresses de Sampigny et de Charny, dans lesquelles il mit des garnisons, qui rançonnèrent toute la province. Le chapitre de la cathédrale de Verdun paya mille florins d'or à ce chef de bandits, pour mettre ses sujets à couvert de ses hostilités ; mais il ne laissa pas de les continuer, prétendant exiger de plus grandes sommes, qu'il disait qu'on avait promises à Henri de Pierre-Fort son père, pour les secours qu'il avait fournis à cet évêché, sous Hugues de Bar, contre Yolande de Cassel. Guy de Roye déclara Pierre de Bar excommunié, après lui avoir fait faire les monitions et observé les autres formalités requises, qu'on peut voir dans la procédure datée de l'an 1578 et conservée dans les archives de l'évêché et dans celles de Lorraine. Cette excommunication qui fut fulminée, n'ayant point arrêté les usurpations ni les hostilités de Pierre de Bar, il fallut recourir à la sorce des armes. Le chapitre donna une somme de huit cents francs au duc de Bar, et à celui de Luxembourg , qui fournirent quelques troupes ; (1) Hist. de Vcrdun, p. 355.

ensuite Nicolas de la Petite-Pierre abbé de Gorze, et plusieurs autres seigneurs de la province, qui étaient aussi vexés par les pillards , vinrent assiéger le château de Charny, dans lequel Pierre de Bar s'était renfermé. ll s'y défendit avec beaucoup de valeur; mais ses provisions ayant manqué, il y mit le feu, et seretira avec ses gens dans celui de Sampigny,que le duc de Bar reprit depuis. En 1474, le duc René II, assiégea le château de Pierre-fort, qui était tenu par Jean Ferri; il l'emporta, y mit le feu, rasa les portes et le Donjon. Je crains qu'il ne faille lire Pierre-pont au lieu de Pierrefort. Il est certain que Pierre et Henri de Bar, seigneurs de Pierre-fort, faisaient alors la terreur du pays ; leurchâteau de Pierrefort était fort d'assise, mais il a été ruiné comme presque tous les autres de la Lorraine, par ordre du roi Louis XIII, en 1656; ce qui en reste, donne à juger qu'il était trèsbeau. En 1555 , Claude de Frisseau ou peut être de Fresseau chevalier , était seigneur de Pierre-fort. · La maison de Pierre-fort portait d'or, à un lion issant de gueules. PIERRE-PERCEE, ou LANGSTEIN. Voyez BADONVILLER. PIERRE-MONT (SAINT)—St-Pierremont, abbaye dè l'ordre des chanoines réguliers de St.-Augustin, fondée vers l'an 1090, sous Hériman évêque de Metz , par Lubricus chanoine de la cathédrale de Metz, qui mourut en 1099. La célèbre comtesse Mathilde dota cette abbaye , et donna le fond sur lequel elle est bâtie en 1096. Elle est régulière et soumise immédiatement au saint Siège, et située à distance à peu-près égale de Metz et de Thionville; le lieu où cette abbaye est située, se nommait anciennement Standelmont (1). Les abbayes de Freistrof, et de Berlacourt, de l'ordre de Citeaux, ont autrefois

dépendu de Rodolphe, second abbé de St.

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Pierrc-mont; Etienne évêque de Metz, donna le gouvernement de ces monastères à ce pieux abbé , et Adalberon de Chini , évêque de Verdun, pria Rodolphe de se charger de l'établissement qu'il souhaitait faire de l'abbaye de Belle-valle, ordre de prémontré. En 1155, le même Adalberon évêque de Verdun, donne à Saint-Pierre-Mont la terre d'Orval ; voici les termes de cettte donation : Terram quae vulgo Aurea-vallis dicebatur, nunc autem alio nomine Vallis B. Mariœ quam comes Rainaldus à me Barro infeodo tenebat , et à quo Henricus Comes de Granprcy eamdem terram codem modo habcbat , concessi Rodolpho Abbati, à condition de la confraternité entre les églises de Verdun et de St.-PierreMont. Rodolphe mourut en 1141. Philippe V, abbé de Saint-Pierre-Mont, tiré de l'ordre de prémontré, pour gouverner l'abbaye de Saint-Pierre-Mont, vers l'an 1 155, obligea les chanoines réguliers de S. Augustin de cette abbaye, de quitter leur habit noir, pour prendre l'habit blanc de prémontré, qu'ils n'ont quitté que sous l'abbé Domant en 1 605. L'abbaye de Saint-Pierremont a rcçu la réforme du B. Pierre-Fourrier en 1605. Les anciens statuts qu'on y observait dans les commencemens, sont d'une rigueur etd'une austérité , qui égalent ou surpassent tout ce qui se voit aujourd'hui dans les observances des religieux les plus réformés. Le pape Pascal II, dans sa bulle de l'an 1105,

changea le nom de Standalmont, en celui de Saint-Pierre-Mont, à cause que l'église et l'abbaye étaient dédiées à l'apôtre saint Pierre. PIERRE-PONT.— Pierre-Pont est fort différent de Pont-Pierre; nous connaissons deux villages du nom de Pierre-Pont , l'un à deux lieues de Bruyères sur le ruisseau d'Arentelles, et qui répond à BruyèTCS. L'autre du diocèse de Trèves, situé sur laCrune, à une lieue et demie de Longuyon, deux et demie de Viller-la-Montagne. Le

roi en est seul seigncur. Bailliage de Longuyon , cour souveraine de Nancy. En 1478, le duc René étant à Tarascon, donna à Jean , bâtard de Calabre, en considération de ses services, et pour lui faire un état, les seigneuries de Briey, Sancy et Pierre-Pont, rachetables néanmoins d'une somme de 50,000 slorins du Rhin payable en une fois. Je ne sais pas duquel des deux il est parlé dans Flodoard, sous l'an 957 , où il dit que Gislibert vint au secours de Hugar et de Héribert , contre le roi Louis, et qu'ils prirent la forteresse de Pierrc-Pont, Petrae pontem vi capiunt. · PIERRY (LE), ruisseau.— Le Pierry, en latin Pigerius-rivulus, ruisseau qui descend d'une montagne au-dessus de l'abbaye de Moyenmoutier, arrose les murailles de cette abbaye, où il se joint au Rabodo, qui vient de Senones. Ce ruisseau est dénommé dans un diplôme du roi Childeric II, de l'an 661 , en faveur de l'abbaye de Senones (1). Saint Gondebert sondateur de ce monastère, céda à saint Hidulphe son voisin, aussi fondaterr de l'abbaye de Moyenmoutier, le territoire qui touche immédiatement ce dernier monastère du côté de l'orient, depuis le ruisseau de Pierry, Pigerius-rivulus, en remontant du côté de l'orient et du midi. PILLEVENTEU oU PILLEVETEU. — Pilleventeu ou Pilleveteu, est un château ruiné, situé sur la hauteur qui domine la ville de Ligny, et sur le chemin de Ligny à Toul, à Commercy et à Saint-Miziel. En 1546 (1), le roi de France qui avait pour lors ses vues pour se rendre maitre des trois évêchés, donna ordre à M. Dorval, gonverneur de Ligny, de faire fortifier le château de Pilleventeu. Les communautés des environs jusqu'à Void , furent commandées pour travailler à cet ouvrage, qui fut promptement achevé.ll n'en

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Pisserécourt, petit village situé sur la Meurthe, à une lieue et demie de Nancy, tirant vers Bouxières-aux-Dames et LaySaint-Christophe. Il est parlé de ce lieu sous le nom de Porcheria, ou Porcherecurtis , ou Porterraci curtis (1), dans les lettres du prieuré de Lay-Saint-Christophe, et dans la vie de saint Gauzelin évêue de Toul.

PLAINE (LA), rivière. — La source de la petite rivière de Plaine, en latin Plana, est à une liene du château de Salm en Vôge , bâti sur une montagne, trois lieues au-dessus et à l'orient de Senones. La Plaine passe à Raon-sur-Plaine, Raonlez-l'Eau, Louvigny, Vaxaincourt, Celle village du val d'Allarmont, reçoit.en passant qnelques autres ruisseaux, et vient se perdre dans la Meurthe à Raonl'Etape.

La rivière de Plaine, fesait la séparation de la principauté de Salm d'avec le bailliage de Lunéville, du côté du septentrion , depuis la convention ou nouveau partage de cette terre, du 21 décembre 1751 , entre les deux rois de France et de Pologne, duc de Lorraine, et le prince de Salm-Salm.

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Plombières, ou Plumières, ou Plumeires, comme il est nommé dans les plus anciens monumens du pays, est un village ou bourg situé dans les montagnes de Vôge, sur les frontières du comté de Bourgogne, étant mi-parti par un ruisseau qui coule au milieu de sa longueur, et qui s'appelle le ruisseau d'Augronne. La partie

septentrionale du bourg où est la paroisse,

est du diocèse de Toul, et la partie méridionale est du diocèse de Besançon. Plombières est à dix-sept lieues de Nancy, à cinq d'Epinal, à deux de Remiremont, à trois de Luxeuit et de Bain. Il est composé d'environ quatre-vingts maisons, dont celies qui sont autour du grandbain et dans la rue qui y conduit, ont un extérieur assez apparent. La plupart ont au premier étage

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un balcon de pierre ou de bois, qui sert à prendre l'air, à sécher les linges; et par dessous il donne un petit couvert à ceux qui sont dans la rue.

· On parle beaucoup dans le pays de l'antiquité de Plombières; on croit que Jules César ou Auguste, en ont ramassé les eaux chaudes , et en ont formé les bains qu'on y voit aujourd'hui. On ne peut disconvenir que les Romains n'y aient autrefois travaillé ; on y remarque divers vestiges des travaux qu'ils y ont faits pour ramasser les eaux chaudes, et les empêcher de se mêler avec les eaux froides ; mais presque tous ces ouvrages sont cachés sous terre , et tout ce qu'on a publié de certaines inscriptions trouvées dans le fond des bains, sur une lame de cuivre, portant que ces bains avaient été réparés par Jules César ou par l'empereur Auguste, parait fort douteux, depuis que j'ai examiné les choses par moi même, et que j'ai été sur les lieux.Je n'ai rien remarqué d'ancien en fait de bâtimens dans Plombières : Il n'est jamais parlé de Plombières dans les anciens géographes, ni dans les anciens historiens. Le village ayant entièrement été consumé par les flammes, vers l'an 1498, les plus anciennes maisons qu'on y voit, ne sont que de l'an 1500, (ce miliaire se voit sur un logis au nord du grand bain); les autres sont plus modernes.

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