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Il est représenté ayant la main droite appuyée sur la tête d'un enfant, en mémoire d'un funeste accident, qui lui arriva, lorsque le comte Henry père voulant relever son fils, le serra trop fortement, et enfonça le crâne. On dit que ce seigneur était d'une force extraordinaire ; ce qui est confirmé par la grandeur de sa taille et celle de son épée, qui pèse vingt-cinq livres , et qui s'est conservée long - temps dans la forteresse d'Ehrenbrestein , et qui fut donnée par l'électeur Charles-Gaspar, au comte de Blankenheim-Manderscheid. On voit encore le portrait du comte Henry dans le château d'Altenkirch au comté de Sayne, tenant d'une main son épée, de l'autre un chapelet. L'abbaye de Sayne eut beaucoup à souffrir dans les dernières révolutions qui arrivèrent en Allemagne au seizième siècle. Les seigneurs voisins, qui avaient embrassé les erreurs de Luther, s'étaient emparés du monastère et de ses grands biens ; mais l'archevêque de Trèves Lothaire de Meternich , aux instances de l'abbé de Steinfeld, l'a fait restituer à l'ordre des prémontrés. SCARPONE, ou CHARPAIGNE. — Serpagne, ou Serpeigne, ou Charpaigne , nom corrompu du véritable, qui est Scarpone, appelé par les auteurs latins, Scorpona, était autrefois une ville forte et considérable avec un château, qui donnait son nom à une espèce de province ou à un pays , portant le titre de comté, et à une porte de la ville de Metz, dont elle était éloignée de douzemille pas romains et de dix mille de celle de Toul. Les antiquités que l'on découvre journellement à Charpaigne sont une preuve de l'ancienneté et de la grandeur de cette ville. La Chronique de Metz, composée par Philippe de Vigneule, porte qu'un nommé Serpanus, qui était de l'armée de Francion venu du sac de Troye, fonda le château de Serpagne, ou plutôt conçut le dessein de le fonder et amasssa pour

cet effet quantité de matériaux. Mais ceux de Metz l'ayant invité à se joindre à eux, avec promesse de lui donner une place pour s'établir, Serpanus et ses compagnons firent venir à Metz, les pierres et autres matériaux qu'ils avaient préparés à Serpagne, et en bâtirent la porte et la tour nommée Scarponoise, ou Serponoise, en l'honneur de Serpanus son fondateur. Ses gens fermèrent la ville de Metz de murailles , depuis la porte Scarponoise jusqu'à la rivière de Moselle, et depuis cette rivière jusqu'au Châtel de Zele le long de . la rivière. Mais depuis que saint Célment premier évêque de Metz, eut délivré la Naumachie, qui est le lieu auprès duquel est la porte Scarponoise, d'un grand et dangereux serpent, qui infectait tous les environs, on commença d'appeler cette porte serpentoise. C'est ce que rapporte Philippe de Vigneule. C'est de cette porte que l'on allait de Metz à Scarpone en suivant la routeromaine. Laporte Serpenoise ou Serpentoise ayant été démolie, elle a pris le nom de Porte St.-Thiébaut; et la tour Scarponoise, ou Serpenoise, qui subsiste encore, est appelée aujourd'hui Champenoise et sert de corps-de-garde, derrière l'abbaye de Sainte-Glossinde, entre la porte St.-Thmébaut et la citadelle. Le nom de Scarpona se lit dans le se

cond itinéraire d'Antonin, et il marque ainsi la route et les distances de Reims, nommé Dorocorturum jusqu'à Metz, nommé Divodurum. Il met LXXXVII mille pas de l'une de ces villes à l'autre, de cette sorte:

Dorocoturum (Reims).

Faanum Minervœ. M. P. XIV. ARIOLA. M. P. XVI. CATVRIGAS. M. P. IX. NASIUM. .. M. P. IX. TVLLVM. M. P. XVI. Scarponam. M. P. X. DIVODVRV M. M. P. XII. Les tables de Peutinger portent. Segm. 2. NASIAE. .. . XIV.

AD FINES. .. V.

TVLLI0. .. , X. SCARP0NA.. .. XIII. DIVODVRIMEDIOMATRICVM. XII. Dans un mémoire manuscrit qui m'a été communiqué par M. Deslandes, grandvicaire de Metz, on lit qu'on voyait il y a quelques années à Scarpone , une co· lonne chargée d'écriture en rond, qui contenait dix lignes, dont il était difficile de former des mots significatifs; tant à cause que ces caractères n'exprimaicnt pas un discours suivi , que parce que plusieurs de ces lettres étaient effacées et gâtées par le temps et par la superstition des paysans, qui les ont rompues exprès, dans la fausse supposition que cette colonne avait servi de base à une idole. On y voyait encore une autre colonne , · où on lisait en beaux caractères romains. SANCTA....... X. MAN II. ....... X. Ces deux colonnes , ou ces deux morceaux de même colonne , étaient apparemment les débris de la colonne milliaire, qui était au milieu de la place de Scarpone, ainsi que dans les autres villes considérables de l'empire romain, sur lesquelles colonnes on gravait les noms des villes qui se trouvaient sur les routes, et la distance de l'une à l'autre : D'où viennent ces expressions parmi les anciens : Sexto ab urbe milliario , ou decimo ab urbe milliario , à six mille ou dix mille pas de la ville principale, à commencer à la colonne milliaire posée au milieu de la place publique. Le même mémoire de M. Deslandes ajoute qu'on voyait derrière le village de Dieu-le-ward , proche les ruines de la ville de Scarpone , les restes d'une ancienne chaussée, qu'on nommait le Chemin-ferré , ou la chaussée de la reine Houdat , ou Hordal, ou Dahoud. On a voulu apparemment désigner la reine Brunehaud , qui a régné à Metz , et a été reine d'Austrasie, épouse du roi Sigebert I du nom. Elle mourut misérable

la queue d'une cavalle indomptée, qui lui cassa la tête en la trainant sur des cailloux. Je ne trouve pas distinctement en quel lieu elle fut mise à mort. On ramassa ses os à demi-brûlés, et on les inhuma dans l'abbaye de St.-Martin d'Autun , dont elle était fondatrice.

Brunehaud , entre un grand nombre de mauvaises qualités, en avait quelques-unes de bonnes, comme la magnificence et la libéralité envers les églises, ayant fondé plusieurs abbayes et travaillé au rétablis sement des anciennes chaussées, qui portent encore aujourd'hui le nom de chaussées de Brunehaud. C'est là sans doute le fondeInent de la tradition qui attribue à la reine Dahoul ou Hordal la chaussée dont on voit quelques vestiges à Dieu-leward et Charpagne. La tradition populaire veut encore que cette reine ait été noyée à Scarpone. Voici selon cette tradition comme la chose arriva.

On dit que cette princesse étant à Scarpone, ordonna à son cocher de faire passer sa voiture traînée par des bœufs, dans la rivière, s'imaginant que les eaux se durciraient et formeraient un chemin ferré devant elle, comme on dit qu'il était arrivé jusque-là partout où elle passait : mais le cocher s'étant aperçu que l'eau ne se durcissait point, il représenta à Brunehaud que c'était aller contre la volonté de Dieu d'entreprendre de passer par un endroit où il ne voyait plus de route ; à quoi elle répondit , veuille ou non veuille , passe toujours ; et qu'aussitôt elle fut submergée en punition de son blasphème.

Nous avons parlé dans l'article de Metz de la reine Dahoul, dont on croit montrer la statue et celle de son cocher sur la pile droite de l'écluse appelée le sapin dans la ville de Metz. Tout ceci est une fable mal assortie et sans fondement. Les figures de marbre représentant une jardinière montée sur une jument, et un laboureur qui chasse ses bœufs à la charrue,

ment en 618, ayant été trainé attachée à , trouvées il y a long-temps à Scarpone,

dont nous parlerons plus bas, peuvent une bordure ornée et ouvragée. Il conavoir donné lieu à cette fable. jecture que cette femme est la déesse Po

Antiquités découvertes à Scarpone. | mone ou Cerès, ou Ops. Les fruits qu'elle

Ortelius et Verianus dans les voyages porte sur ses genoux, favorisent cette littéraires qu'il firent en Lorraine et ail- conjecture, la jument avec son poulain leurs, et qu'ils firent imprimer à leur et les fruits marquent la fertilité du pays. retour à Anvers en 1575, remarquent | Sur la même pierre, mais sur une auqu'étant arrivés à Dieu-le-ward, à trois tre face, on voit un paysan qui tient un lieues de Nancy , ils virent sur le bord fouet de la main droite et de l'autre le de la Moselle, un petit village nommé bras de sa charrue Stiva, et conduit ses Sarpaigne dont on racontait plusieurs deux bœufs attelés Le paysan est vêtu de choses remarquables : que c'était autrefois son sayon, sagus, fort simple, et qui une grande ville , qui avait pris son nom ne lui vient que jusqu'aux genoux. Il a d'une reine nommée Sarpignia, qui y sur la tête un chaperon, qui finit en pointe avait eu son palais ; que l'on y montrait par le haut et lui couvre les oreilles ; c'est les ruines d'anciens murs, où l'on tenait le cucullus des anciens , surtout des laqu'il y avait eu des bains.Nos deux voya-boureurs, des vignerons et autres gens | geurs ne purent distinguer la forme de ces de campagne. Tout cela est un symbole bains, seulement il leur parut que ce qui désigne la fécondité du pays de Scarpouvaient être les murs d'une forteresse ; pone, et en effet cette contrée est très-ferà quoi l'épaisseur de ces murs , et cer-| tile. Au-dessous des bas-reliefs dont on taines ouvertures en rond et assez petites, | vient de parler, on voit cette épitaphe qui qui servaient à lancer des traits, don-| est assez barbare : 1

naient un air de vraisemblance : qu'on y MENASIA ACTO trouvait souvent des médailles romaines, OTTEVTO. H. CAVDque leur hôte leur fit présent d'une mé- ONI. ARVSI. CONIV. daille de bronze de Caïus Caligula, qu'il EIVS ATTIOIVS. disait avoir trouvée à Charpaigne. On peut l'expliquer ainsi : Menalasia a

Ils ajoutent une particularité plus im-| érigé ce monument à Actus Otteutus son portante, qui est , que dans la maison | mari. Attioius y a contribue. d'un paysan de ce lieu on voyait un an-| Je ne saurais croire que les deux figures cien marbre qui représentait la figure de dont il s'agit, soient autre chose que celles la prétendue reine Sarpignia à cheval, d'un paysan et d'une paysanne, qui se vêtue de long, portant sur ses genoux | sont fait représenter; la paysanne avec sa un panier plein de fruits, et auprès d'elle monture et son poulain, portant au marun poulain têtant sa mère, sur laquelle | ché un panier plein de fruits et d'herbes, la femme était assise. C'est ce que racon-| et le paysan conduisant sa charrue dans tent nos deux voyageurs. son habit ordinaire.Je nevois ni dans l'une

Cette ancienne figure, et celle d'un la-| ni dans l'autre, aucune apparence de diviboureur, qui s'est trouvée au même lieu,|nité payenne. L'inscription ne désigne rien et qui est au revers de la même pierre, de religieux, ni qui ressente la superstition furent achetées par M. le comte de Mans-| payenne. feld, et transportées dans ses beaux jar- M. Chifflet de Besançon, dit que de dins près la ville de Luxembourg, d'où son temps, on trouvait à Scarpone quanle P. Wilthem jésuite les a fait dessiner(1). |tité de médailles romaines, d'inscriptions Ce savant jésuite remarque, que la figure | lapidaires et d'autres monumens d'antiqui monte la jument a au bas de sa robe |tiquité : Chifflet, Vindic. Hispan.p. 72. M. Bagard, docteur en médeciue à Nan(1) Wilthem Luxemb. L. v. c. 5. Mss. cy, m'a assuré qu'il avait trouvé dans la

Moselle, vis-à-vis Charpagne, une médaille d'or de l'empereur Adrien. Le P. Benoit de Toul , capucin, dans son histoire de Toul , dit que l'on trouva l'inscription suivante :

IIII. VIARUM CURAND. SABELLVS. V. S. P. M. SCARP. CIV. LEVC.

C'est-à-dire : Sabellus Quartum - vir établi pour la réparation des chemins publics, étoit de Scarponne ville des Leuquois, a rendu ses vaeux , en érigeant ce J72onumenf.

Le. R. P. le Bonnetier, prémontré, , prieur-curé de Charpagne , qui s'est appliqué à découvrir les antiquités de cette ancienne ville , nous a envoyé un mémoire très - curieux sur des monumens anciens de Scarponne. Personne avant lui, ne nous en avait appris autant de singularités ; c'est à lui a qui nous avons obligation de la plupart des choses que nous dirons dans la suite, de cet article.

Le P. le Bonnetier fit tirer en 1750, du fond de la rivière de Moselle une pierre sépulchrale de 2 pieds de hauteur sur 5 de longueur, avec une ouverture et un grand creux au bas, sans doute pour y recevoir les cendres du mort.Cette pierre porte l'inscription suivante :

D. I. M.
L AVIN II.
IM A R I A N I.

I. I. L. Diis inferis manibus Lavinii Mariani Jovini jussu libenter : c'est-à-dire : aux Dieux Manes de Lavinius Marianus, par ordre et sous le bon plaisir de Jovin. On tira en même temps une autre pierre avec quelques caractères. Le P. Benoit de Toul, dans son histoire manuscrite du diocèse de Metz , dit que de son temps, ces deux

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sur Maxence, et son entrée dans la ville de Trèves. Cet obélisque subsista pendant plusieurs siècles, et on en voyait encore des morceaux en 1690. Les deux pierres sépulchrales ont été transportées en l'abbaye de Ste-Marie de Pont à Mousson où elles se voient encore.

Le R. P. le Bonnetier, remarque qu'il y a plusieurs personnes qui assurent avoir vu, cet obélisque que l'on nommait la Grande Roche, qui avait encore plus de 40 pieds de hauteur ; et il n'y a pas bien long-temps que les fondemens de cet édifice ont été renversés par les eaux. Cette masse de pierres, rendait le passage en cet endroit très-périlleux aux barques, qui y ont été plusieurs fois submergées; ainsi qu'il arriva le 5 mars 1755, qu'une barque sur laquelle était quinze personnes, fut renversée, et cinq passagers y périrent malhoureusement : on a démoli ces masses de maçonnerie.

L'obélisque était placé environ à 15 toises en devant de la porte du château , qui conduisait à la partie méridionale de la ville. Il était bâti de grands carreaux de pierres de taille, dont la plupart sont creusées en forme d'auges, de moëlons et de plusieurs couches de briques, rayées sur une de leurs faces d'un bout à l'autre et de large en large. Ces raies paraissent avoir été faites avec une espèce de peigne, peutêtre pour mieux recevoir le morticr et rendre l'ouvrage plus solide par cette sorte d'incrustation. On remarque près de cet obélisque, les vestiges d'autres édifices , qui paraissent avoir été des colonI1CS.

J'ai rapporté ce qu'Ortelius, Verianus et M. Chifflet disent que de leur temps, on trouvait à Scarponne quantité de médailles. L. P. Benoit dans son histoire mss. du diocèse de Metz, dit que les médailles que l'on trouve plus communément en cet endroit sont des Antonins, des Faustines , et des Plautilles. Il y a quelques années que l'on y trouva une médaille d'or de Probus, qui fut achetée par M. de Beaufremont, alors curé de Liverdun. Ceux qui ont vu les anciens fondemens de l'obélisque, assurent que quand la rivière a commencé à les miner, on découvrait après chaque inondation, une quantité prodigieuse de médailles et de médaillons de bronze, dont on ne faisait d'autres cas que de les vendre aux chaudronniers ou aux juifs. Le R. P. le Bonnetier en conservait bon nombre dans son cabinet , dont il avait fait une collection. Il s'y trouvail des Jules-Césars, des Julies, des Nérons , des Galbas, des Claudes, des Domitiens, des Nervas, des Adriens, des Antonins, des Dioclétiens, des Juliens, des Constantins et de ses enfans, etc.; et on continue d'en trouver très - fréquemment tant à Scarpone qu'aux environs. On a découvert de temps en temps à Scarpone, des statues et des figures en relief : cn 1754, on trouva sur le bord de la Moselle, une partie de pilastre, où il y avait une niche de 17 pouces de hauteur, ornée de chaque côté d'une petite colonne, dans laquelle niche était une figure vêtue à la Romaine, assise, les mains jointes et posées sur ses genoux. On voit plusieurs de ces figures en relief dans les murs des maisons du village de Charpagne. Il n'est pas moins ordinaire de trouver cn ce lieu des tombeaux antiques; et le P. Bonnetier nous assure que les anciens de ce village, lui ont dit que de tout temps on a trouvé de ces tombeaux, dans tous les endroits de ce lieu. On y trouve même de temps en temps des ossemens. Nous ne finirions pas si nous voulions entrer dans

un plus long détail des restes d'antiquité ,

que l'on découvre à Scarpone. Etat ancien de Scarpone. Il est aisé de conjecturer par tout ce que nous avons rapporté des anciens monumens découverts à Scarpone, que cette ville a été une des plus considérables de cette province. Par les vestiges qui en restent, il parait que Scarpone était bâtie en

tre les différens bras que formait la Moselle en cet endroit, qui se partageait en cinq iles, en forme d'équerre. Celle du milieu renfermait le château avec une partie de la ville, et la place de l'obélisque dont on a parlé. Suivant les ruines que les eaux n'ont point encore entièrement ensevelies, les deux premières iles qui formaient la partie méridionale de la ville, contenaient environ deux cents toises de longueur du midi au septentrion jusqu'à l'obélisque. Les trois autres iles qui formaient la partie orientale, en contenaient environ deux cent cinquante de longueur, depuis l'obélisqué au couchant en allant au levant d'Eté. On ne parle ici que relativement aux ruines des fondemens des murs d'une extrémité à l'autre. Il se peut faire que la ville s'étendait bien au-delà..... qui comprenait trois iles. La partie orientale est aujourd'hui renfermée dans une grande ile, appelée l'Ile de Scarpone. La Moselle, qui par ses fréquentes inondations a couvert les ruines de la partie orientale, n'a pas épargné la partie méridionale. Les deux iles qu'elle occupait sont entièrement ensevelies sous les eaux.Ce qui en reste sur le bord occidental, derrière le village de Dieu-leward, était environné d'un fossé large et

profond , comblé aujourd'hui presqu'à niveau. On aperçoit dans la rivière, audessous de Scarpone, les restes d'une digue pratiquée pour jeter les eaux dans les fossés. La partie des pilotis, qui ne sont que de gros piquets plantés fort près l'un de l'autre, à la largeur de sept pieds sur une ligne courbe, et leur disposition , font conjecturer que la rivière coulant d'ellemême dans les fossés de la ville et du château, cette digue ne servait que pour con| server les bords de la rivière et empécher | qu'ils ne s'écroulassent. On voit au fond | de l'eau au-dessus de Scarpone, entre la , seconde et la troisième ile, plusieurs rangs

de gros pilotis disposés comme pour sou

tenir des édifices , dont les ruines sont , éparses dans la rivière. | On peut juger par cette description que .

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