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Scarpone et Dieu-le-ward, n'ont jamais composé une seule et même ville ; et que le château de ce dernier lieu n'a jamais été la forteresse de Scarpone, dont parle Gerbert, dans sa 47" lettre, ainsi que nous l'avions conjecturé et que nous l'avions même avancé à l'article Dieu-le-ward. Il y a bien plus d'apparence que Dieu-leward s'est accru ou même s'est formé des débris de la ville de Scarpone, avec laquelle il ne fait à présent qu'une seule communauté. En esfet, l'histoire ne commence à parler de Dieu-le-ward que dans le JXI° siècle, auquel temps elle cesse de parler de Scarpone. Le continuateur de l'histoire des évêques de Verdun, composé par Bertaire, dit expressément que le château de Dieu-le-ward a été bâti par Dudon, abbé de Mont-faucon, qui vivait du temps de Haymon, évêque de Verdun, vers l'an 1020. Le premier monument qui parle de Dieu-le-ward comme d'un lieu existant, est un diplôme de l'emperenr Conrad-le-Salique, donné à l'occasion de l'abbaye de Gellamont , bâtie proche le château de Dieu-le-ward , dans le pays de Scarpone, lequel est daté de l'an 1028. Il semble même que Dieu-le-ward n'avait encore dans le milieu du XI° siècle , aucun territoire ou ban particulier, et que celui de Scarpone n'en était pas encore séparé, puisque le vignoble qui en est proche, dépendait encore de Scarpone. C'est ce que nous apprend Thierri évêque de Verdun, confirmant et augmentant la dotation de l'église collégiale de la Madelaine de Verdun. Il donne à cette église les vignes appartenant à son évêché, situées à Scarpone, à Veldentz et à HattonChâtel : De omni Vinifero ad Episcopatum pertinente, sivè Veldentiœ, sivè Scarponae, sivè Hattonis-Castri, etc. Or, Scarpone situé dans la plaine, entre les bras de la Moselle, n'était point un lieu propre à y planter des vignes; son vignoble n'était donc autre que celui qui est proche de Dieu-le-ward du côté du septentrion. Les sondemens de l'ancicn château de

Scarpone, subsistent encore presqu'en entier, à l'exception d'une tour, dont les ruines se voyent encore dans la Moselle. Ce château était de figure oblongue, ayant dans œuvre, cinquante toises sur quarante. Les murs ont six à sept pieds d'épaisseur : il était slanqué de six tours et avait deux portes, l'une à l'orient et l'autre à l'occident ; celle-ci était la principale. Les murs qui ont encore douze à quinze pieds de hautenr et même plus à certains endroits, sont fort endommagés par les matériaux que l'on en a arrachés pour bâtir les maisons du lieu. On remarque dans plusieurs endroits de ces murs, des fragmens de figures et d'inscriptions antiques. On trouva en 1754, en creusant une cave sous la maison curiale, qui est dans l'enceinte du château , sept cercueils de pierre avec leurs couvercles, longs d'environ sept pieds, dans chacun desquels étaient trois ou quatre squelettes réduits en poussière, excepté les dents, quelques parties de machoires et d'autres ossemens. Nous ajouterons ici un mot touchant la route Romaine qui passait autrefois par Scarpone. Cette route existe encore presque toute entière, depuis Metz jusqu'à Scarpone. La nouvelle route que l'on a fait en 1757 pour aller à Toul, a été construite partie à côté, partie sur les débris de l'ancienne route de Scarpone à Toul. Cette route était assez étroite, n'ayant que 18 , 20, ou au plus 24 pieds de largeur. On a employé dans les lieux où la pierre est commune, dans sa construction, des pierres qui se trouvaient à la campagne des environs, posées de champ l'une sur l'autre, de deux et trois rangs de hauteur, sur lesquelles on jetait un peu de gravier. Aux endroits où la pierre est plus rare et le gravier plus commun, elle est faite d'un seul lit de pierres couchées de plat, couvertes de trois à quatre pieds de gros gravier; sur les bords est un rang de pierres posées de champ l'une auprès de l'autre. Dans Scarpone, cette chaussée est d'un mastic ou mortier composé de gros gravier de Moselle mêlé de chaux, tellement durci, que l'on remarque dans cette chaussée un petit conduit de 4 pieds en carré, pratiqué pour écouler les eaux bien entier.

On voit à Scarpone, une de ces pierres dont les anciens se servaient pour monter à cheval , avant l'usage des étriers. Cette pierre qui a été découverte le 9 octobre 1759, est haute de trois pieds, elle est cnfoncée dans le mortier dont la route est composée, de la moitié de sa hauteur.

Dans la plaine de Scarpone qui a plus d'une lieue de longueur, qui est traversée par la Moselle, la route romaine fait quelques petits coudes pour suivre les éminences du terrain et éviter l'inconvénient des - débordemens des eaux. En sorte que ce qui en reste n'est jamais inondé, non plus que les îles dans lesquelles étaient situés la ville et le château de Scarpone ; au lieu que dans les endroits qui sont couverts d'eau dans les inondatious , il n'y a plus aucun vestige de ce cette route et on n'y voyait plus que les culasses des ponts anciens.

Le R. P. le Bonnetier, à qui nous sommes redevables des singularités que nous venons de rapporter, nous apprend dans le savant mémoire qu'il a composé sur Scarpone, qu'en 1754 on découvrit en ce lieu un fourneau de 10 pieds en carré, dont la voûte de briques était enfoncée. Cette voûte était soutenue de distance en distance, par des colonnes faites de briques, mises l'une sur l'autre ; quelques-unes de ces colonnes étaient ron des, les autres carrées, de dix pouces de diamètre. Le pavé était composé de briques longues de douze pouces et demi sur dix de largeur ; l'ouvrier avait formé sur ces briques , trois raies, en passant trois deses doigts par-dessus, d'un angle à l'autre. Le mur extérieur du fourneau était revêtu de pierres de taille et intérieurement de briques. La voûte était percée de plusieurs tuyaux de briques: ce qui fait croire que ce lieu a servi d'étuve ou de bain, ou peut-être de fourneau pour battre mon

naie.Ce fourneau est assezsemblable à celui que nous avons décrit dans l'article de Metz. On découvre encore à Scarpone un ciment composé de chaux , et de tuiles broyées,bien uni et bien poli d'un côté, enduit d'un vernis rouge, semblable à celui que les anciens appliquaient sur la vaisselle de terre. On peut croire que ces briques qui sont très-communes à Scarpone, ont servi à parqueter les appartemens. Une autre singularité qui se rencontre au même lieu , est un composé d'une matière poreuse, assez légère, de couleur de fer, taillé en forme de meule. Ces morceaux sont presque tous de la même grosseur et grandeur. Une de ces meules qui est entière, a quinze pouces de diamètre, trois pouces d'épaisseur à la circonférence; cette épaisseur va en diminuant également jusqu'au centre, qui n'a plus qu'un pouce et demi dépaisseur. Revenons à l'histoire de Scarpone. Ammien MarceMin (1) raconte que Jovin, qui commandait la cavalerie Romaine, l'an de Jésus-Christ 556, étant tombé inopinément sur une troupe de soldats Allemands, près la ville de Scarpone, les tailla en pièces sans leur donner le temps de s'armer. Attila, roi des Huns, qui ravageait les Gaules, vers le milieu du V° siècle, vint mettre le siège devant Scarpone en l'an 451 ; mais ayant appris que les murs de la ville de Metz étaient tombés d'eux-mêmes la veille de Pâques, il quitta l'entreprise sur Scarpone, et étant retourné sur ses pas à Metz, il y entra avec son armée sans résistance, et y mit tout à.feu et à sang. C'est ce. que rapporte Paul Diacre qui vivait en 775, dans son histoire des évêques de Metz. Il y a apparence que la forteresse de Scarpone fut rétablie après les ravages des Huns, et qu'elle fut considérée comme une place considérable dans les siècles suivans (2); puisque le fameux Gerbert moine de Fleury , ensuite archevêque de

(1) Amian. Marcell.lib. 27. cap. 12. (2) Apud Duchêne. Script. hist. Francor.

Reims, et enfin pape, sous le nom de Sil-, ne savent même comment le nommer, ni vestre II, dans sa lettre 47", écrite vers l'an comment l'écrire. Les paysans le nom970, à la comtesse Mathilde femme de Go- ment Zarpone , nom qui approche le plus defroy comte de Verdun, alors prisonnier de l'ancien nom de Scarpone , communedu roi Lothaire, exhorte cette princesse à ment on l'appelle Charpaigne , ou Charrésister jusqu'à l'extrémité au roi Lothaire pègne. • • • r - et à l'empêcher d'entrer en Lorraine, par Scarpone ainsi ruiné et déchu de sa le moyen des troupes qu'elle avait à Scar-qualité de ville, a perdu avec son rang pone et à Hatton-Châtel. En effet, elle ré- " et son nom, son territoire ancien : a peisista si bien que Lothaire ne put pénétrer ne lui est-il resté un ban ou finage de plus avant en Lorraine. Il est encore fait | cent cinquante arpens de terre : les villamention du château de Scarpone, dans la ges voisins , des deux côtés de la Mosclle, vie du B. Jean de Gorze, en 955 ou 954. | se sont emparés du surplus qui était très

Il y est dit que passant un jour avec son abbé par Scarpone, et son cheval commençant à boiter, l'abbé lui dit d'aller le faire ferrer dans la place de la ville de Scarpone.

Depuis ce temps-là, l'histoire ne nous dit presque plus rien de la ville de Scarpone. Le P. Benoît Picart (1), croit que cette ville fut désolée par Conrad , gendre de l'empereur Othon I, dans les guerres que ces deux princes eurent entr'eux. Il ajoute que les Allemands y entrèrent et la fortifièrent vers la fin du X° siècle, et que dans le même siècle cette place devint l'objet de la jalousie des Français.

Quelqu'incertaine que soit l'époque de la destruction de la ville de Scarpone, on ne peut presque douter qu'elle n'ait été brûlée. Le P. le Bonnetier nous apprend dans son mémoire, que les charbons, les cendres, les pierres calcinées, les tuiles rougies et brulées qui remplissent les ruines de cette ancienneville, sont des preuves 'incontestables de son incendie. Il ne paraît pas que l'on se soit mis beaucoup en peine de la rétablir.

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étendu. Ce village n'est composé que de dix ménages, dont les uns sont pêcheurs ou passagers ; il n'y a pas un seul laboureur. Les maisons sont toutes bâties dans l'enceinte du vieux château, dont on voit les murs dans les caves, et au bout des jardins auxquels ils servent de clôture. Quoique Charpaigne soit situé dans une ile et sur le bord de la Moselle, on n'y a néanmoins jamais vu d'eau, pas même dans les caves, quoique profondes. L'élévation naturelle du terrain , exhaussé d'ailleurs par les démolitions de l'ancien château , contribue à le garantir des incommodités des débordemens de la rivière. Charpaigne ne forme qu'une communauté avec Dieu-le-ward, chef-lieu de la prévôté de ce nom , bailliage de Verdun , parlement de Metz. L'église a pour patron saint George; elle est bâtie presqu'au milieu de l'emplacement du château. Loisy, Loseium, est annexe de Charpaigne ; l'église est dédiée sous l'invocation de saint Pierre. Ce village est situé sur le bord de la Moselle, à cinq lieues de Toul. Il est souvent fait mention dans les monuniens anciens du pays, du comté et du pays ou canton de Scarpone, Pagus Scarponensis, Comitatus Scarponensis. Adrien de Vallois, place le pays de Scarpone entre le Saulnois, Salinensis, et le Chaumontois, Caloomontensis, qui le bornaient au levant; à quoi il faut ajouter

( que le pays Messin le borne aussi du même côté et de celui du septentrion : le pays de Voivre, Vaprensis, le bornait au couchant, et le Toulois , Tullensis, au midi. Nous lisons dans un chartre du roi Pépin donnée en 752, en faveur de l'abbaye de Gorze (1), que Dombâle, village a une demi-lieue de Saint-Nicolas sur la route de Lunéville, était dans le comté de Scarpone : Donamus ex rebus nostrijuris in pago iniensi, in comitatu Scarponensi. in villa quae Domno-basilla vocatur, mansos sex et ecclesiam cum decimatione, etc, La célèbre abbaye de Gorze était ellemême située dans le même comté de Scarpone comme le témoigne , saint Chrodegang évêque de Metz son fondateur, dans un diplôme de l'an 765, où il sait mention de quelques biens qu'il donne à ce monastère: il dit expressément qu'il a fondé cette église dans le ban de Haldigny , dans le pays de Scarpone , où le ruisseau de Gorze prend sa source. Le roi Lothaire étant mort en 869, sans enfans, ses oncles Charles-le-Chauve et Louis-le-Germanique ayant fait en 870, le partage de ses états, les comtés de Verdun, de Voivre et de Scarpone, échurent au premier de ces deux princes. SCHAMBOURG. — Schambourg, ou Schumbourg, est un château situé sur une montagne près l'abbaye de Tholey, à sept lieues de Sarrelouis, de Mertzick, de IIombourg-la-Forteresse et de Sarbruck. Ses ruines sont au sommet d'une haute montagne, au penchant de laquelle est la maison bâtie par les anciens prévôts, dans laquelle ils tenaient leurs audiences. Il n'y a ni ville ni bourg, le château de Schambourg est le chef-lieu, et donne le nom an bailliage. Sa situation est au nord de la Lorraine, qu'il ne touche que par le bailliage de Bouzonville et par le Mertzick : les terres de Trèves, du palatinat,

(1) Hist. de Lorraine, tome 1. pag. xcvi. preuves.

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de Sarbruck, et autres principautés étrangères l'environnent. Le bailliage de Schambourg était composé de plus de soixante, tant villages , que hameaux et censes. La coutume générale de Lorraine est suivie dans le bailliage de Schambourg ; mais Thelen , Lebach et Remelbach sont régis par le droit commun appelé dans le pays la Caroline. Les seigneurs de ces | lieux y ont leurs juges particuliers, dont | les appels se portent à la chambre de Vetzlar. Le pays de Schambourg est rempli de bois et de montagnes, le sol est ingrat, et produit à peine du seigle , de l'avoine et du sarrasin pour la consommation des habitans : mais on y trouve beaucoup de mines de fer et de cuivre. On en tirait anciennement différentes espèces de pierres précieuses, telles que des grenats de toutes couleurs, des calcédoines d'une grosseur considérable, du jaspe, de l'agate; il s'y trouve encore l'ocre, le jais , la gagate, On ne connaît presque dans ce pays que la langue allemande. Schambourg porte d'azur à la montagne surmontée d'un vieux château d'or ; au chef d'argent , chargé d'un ours naissant de sable. Au pied de la montagne de Schambourg, est l'abbaye et le village de Tholey, dont nous parlerons en son lieu. SCHONNECK, ou ScHoINEck, ou ScHoNNICKEN. — Schonneck, ville d'Allemagne dans l'archevêché de Trèves, à huit lieues de cette ville vers le nord, sur la rivière de Nyms, et assez près de sa source. Quelques uns croyent que c'est l'ancienne Ansana, marquée dans l'itinéraire d'Antonin, ce qui est assez probable. M. de Honteim, dans son histoire de Trèves, croit que Schoneck est le même que Scolinare ou plutôt Scolinacke pas loin de l'abbaye de Pruim, dénommé dans la chartre de l'empereur Lothaire, par laquelle il choisit sa sépulture dans cette abbaye, et où il nomme Scolinacke, palais royal. C'est une ville et une seigneurie appartenant à l'archevêque de Trèves,

dans le pays d'Eiffel. Il y a ville, château et bailliage. Schoneck se nemmait aussi Bellacoste, et voici comme cette terre devint fief des comtes de Luxembourg, et qu'elle fut l'origine des seigneurs de Schoneck (1). Henri comte de Vianden ou de Vienne, avait eu pour fils aîné Frideric marié à la fille du comte de Salm en Ardenne. De ce mariage sortit un fils nommé Henri , qui au temps de la mort de son père, était encore au berceau : son patrimoine à cause de son bas âge, passa au comte de Vienne son oncle. Henri devenu grand, s'employa à recouvrer au moins une partie de son héritage. Après avoir en vain sollicité son oncle à lui faire justice, il prit les armes et surprit son oncle à Bellacoste, autrement Schoneck, et l'y tint prisonIl10I', Cette détention consterna les parens et les amis du comte de Vianden. Son frère évêque d'Utrecht, songea d'abord aux moyens de le tirer de prison ; mais ses fonctions d'évêque ne lui permettant pas de sortir de son diocèse, il entremit un de ses autres frères, prévôt de la collégiale de Saint-Martin à Liége, qui constitua les seigneurs de Vérance, de Reuland et de Koërich , pour transiger avec le comte de Luxembourg, et régler les conditions auxquelles il s'engagerait de procurer l'élargissement du prisonnier. Ces conditions furent entr'autres, 1.° Que le comte de Vienne se reconnaitrait homme du comte de Luxembourg, ct tiendrait de lui en fief son château de Vianden. 2.° Que le comte de Luxembourg sera mettre - en liberté le comte Philippe prisonnier au château de Bellacoste. Ce traité est daté de · la veille de saint Pierre 1264. Le comte de Luxembourg se mit aussitôt en devoir de remplir ses engagemens ; il leva une armée, et se disposa à assiéger le château de Schoneck. Mais soit que le jeune Henri fut intimidé de ces menaces, soit que Philippe son oncle consentit de

- $? Bertholet. Hist de Luxembourg t. v. p. 148 et suiv.

son propre mouvement à traiter de la paix, il n'y eut pas de siége formé, ni d'hostilité considérable. On conféra et on céda à Henri le domaine de Bellacoste ou Schoneck et toutes ses dépendances, avec l'avocatie de l'abbaye de Pruim, dont il devait jouir à perpétuité, de même que ses successeurs, à charge de relever des comtes de Luxembourg. Ceci se passa en 1264. SCHURES, voyez XUREs. SCHWOLDE (LA). — La source de la petite rivière de Schwolde, est à une lieue à l'occident de Bitche. Elle passe à Sirtshall, ou Sigersthall, à Urbach, Weiskirch , Wolmunster, joint la Horn à Hornbach dans le duché de Deux-ponts, d'où elles vont ensemble dans la Blise. SECHAMP. — Séchamp, en latin Siccus Campus , village à cinq quarts de lieue au nord-est de Nancy ; Melchior Henry ministre et secrétaire du grand duc Charles III, l'acquête en 1572, de Jean comte de Salm. L'église paroissiale de Séchamp est dédiée à saint Lambert. Annexe, Pulnoy, Pulnetum, patron St.Quentin. Seigneurs messieurs de Gelnoncourt, d'Aucy, Busselot, etc. Le nom Pulnetum vient apparemment de Pullus, à cause des poulains ou des poussins, qu'on nourrissait en cet endroit. Séchamp est du diocèse de Toul, du doyenné de Port, bailliage de Nancy, SEICHE-PREY. — Seicheprey, en latin Siccum pratum, village à trois lieues au couchant de Pont-à-Mousson, diocèse de Toul, ci-devant prévôté de Bouconville ; depuis 1751 , bailliage de Pont-àMousson. Le roi en est seigneur pour trois quarts, M, Thiéry-baron de saint Bausans, pour l'autre quart. La paroisse a pour patron saint Pierre. Il y a la cense fief Renaud et le fief de Nicéville. SEIGNEULLE. — Seigneulle, Seniolae, village sur la rivière de Ché, qui y prend sa source, à deux lieues et demie au nord de Bar, à deux lieues de l'abbaye de l'Isle; office, recette et bailliage de

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