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cloître à la hauteur de huit pieds. Elle emporta beaucoup de leurs meubles , et culbuta deux pans de leurs murailles de clôture. L'abbaye de Senones ne sousfrit point de cette inondation , parce que la montagne s'ouvrit environ un quart de lieue au-dessous du - monastère et du bourg de Senones , tirant vers Moyenmoutier. On remarqua que la rivière de Meurthe , où se jetèrent toutes ces eaux, s'éleva en quelques endroits à la hauteur de

quinze pieds au-dessus de son niveau or

dinaire ; ce qu'on découvrit par le foin qui se trouva attaché aux branches des arbres sur les bords de cette rivière. On assura que cette ouverture de la montagne avait été précédée d'une petite pluie qui dura deuxjours, et que lorsque la montagne s'ouvrit, on entendit un grand bruit sous terre. L'endroit où la montagne créva , était en ovale, et avait plus de quatrevingts pieds de diamètre. Les pluies et les neiges l'ont tellement rempli , que 50 ans " après, l'ouverture n'avait plus que 5, 6, ou 7 pieds de hauteur ; et le fossé dans lequel les eaux étaient descendues de la montagne qui dans le temps de cette ouverture était large de 25 à 50 pieds, et creux de 12 ou 15 , était réduit à sept ou huit pieds de profondeur et à 12 ou 15 de largeur. Aujourd'hui il n'y parait presque plus rien. L'endroit où se fit l'ouverture, n'est point un rocher continu , mais un amas de plusieurs grosses roches posées confusément les unes sur les autres, et entremêlées de pierres, de cailloux et de terre. La ville de Senones n'a rien de remarquable, elle est située sur les deux bords de la petite rivière de Rabodo ; une partie était ci-devant de la souveraineté du duc de Lorraine, et l'autre de la souveraineté de monseigneur le prince de Salm Mais depuis le nouveau partage de la terre de Salm fait le 21 decembre 1751, tout le val de Senones, avec le bourg et les villages qui en dépendent, sont demeurés en toute souveraineté à Monseigneur le

prince de Salm-Salm, qui a cédé à la France tout ce qui lui appartenait à Badonviller, aux environs et à Fénétrange.

La paroisse de Senones , située sur une hauteur à un quart de lieue de la ville, est dédiée a saint Maurice; elle est desservie par un religieux de l'abbaye , que l'abbé nomme et destitue à sa volonté. Le dernier curé, D. Ambroise Pelletier , fut honoré par le roi de Pologne , duc de Lorraine, d'un brevet d'aumônier. Il s'est rendu célèbre par le Nobiliaire général de Lorraine , in-folio imprimé à Nancy chez Thomas. Dom Pelletier n'avait d'abord composé cet ouvrage que pour lui tenir lieu d'occupation. Il avait dessiné et peint très-proprement les armes et les blâsons des anciennes maisons nobles de Lorraine, de même que celles de toutes les familles anoblies depuis le commencement des anoblissemens jusqu'aujourd'hui, et en avait composé trois volumes in-folio conservés dans la bibliothèque de Senones : mais depuis sollicité par plusieurs personnes considérables de la province, et encouragé par la protection dont le roi de Pologne a bien voulu honorer son ouvrage, il s'était déterminé à le faire imprimer. Ce religieux est mort le 28 janvier 1757. On voit à Senones trois chapelles bâties hors de l'enceinte du monastère ; la première est celle de saint Siméon , bâtie du temps de Charlemagne sur une monticule au midi de l'abbaye, par Angelramne évêque de Metz, pour y déposer le corps de saint Siméon évêque de la même église. Cette chapelle a été rebâtie en 1756, d'une manière beaucoup plus solide et plus élégante qu'auparavant par le T. R. P. D. Augustin Calmet abbé de Senones. La seconde est celle de la croix ou du crucifix, à l'extrémité de Senones sur le chemin de Moyenmoutier, par Dominique Alison meunier de l'abbaye. La troisième est celle de Nôtre-Dame de pitié, bâtie depuis sur le chemin de saint-Maurice , près d'un gros tilleul.

L'abbaye de Senones reçut la réforme de la congrégation de saint Vanne en 1618.

Le monastère de Senones a été rebâti tout à neuf par le R. P. D. Pierre Alliot, abbé de Senones l'an 1708. Dom Mathieu Petitdidier successeur de D. Alliot a fait construire la belle bibliothèque de cette abbaye. Cet abbé que le pape Benoit XIII, avait honoré du titre d'évêque de Macra in partibus infidelium, s'est rendu célèbre par ses écrits, surtout par son traité de l'infaillibilité du pape; il mourut subitement le 15 juin 1728. Le R. P. Dom Augustin Calmet, qui lui succéda la même année, a beaucoup embelli cette abbaye par les nouveaux bâtimens qu'il y a ajoutés , par les riches ornemens qu'il a donnés à l'église, et par la quantité d'excellens livres dont il a rempli la bibliothèque, qui passe pour une des meilleures de la province. D. Calmet a gouverné l'abbaye de Senones pendant près de trente ans. Il est mort le 25 octobre 1757 , âgé de 85 ans ll avait choisi pour son coadjuteur dès l'an 1755 , D. Augustin Fangé son neveu , qui lui a succédé.

Notre-Dame de la Mer. — Ce fut sous l'abbé Berchère, et vers l'an 1070 , selon Herculanus, qu'un bon religieux de l'abbaye de Senones, nommé Regnier, se retira dans la solitude nommée aujourd'hui la Mer, à cause d'un lac qu'on voit près de là. Le moine Regnier construisit en ce lieu une petite église qui fut consacrée par Pibon évêque de Toul le jour des nones de mai , ou le 7 de ce mois, jour auquel tombait la fête de la sainte Trinité ou l'octave de la Pentecôte ; et depuis ce temps cette église a toujours été fréquentée ce jour là par un grand concours de peuple tant des environs, que de l'Alsace. Mais D. Augustin Fangé abbé de Senones, sur les plaintes qu'on lui a portées des désordres qui se commettaient ce jour là dans le pélerinage,

a supprimé cet ermitage et transporté cette dévotion dans un lieu plus prochain de Senones et plus convenable. Il permit aux habitans de Moussey, village situé en deça de la montagne de la Mer, d'ériger une chapelle au lieu même de Moussey , et de se servir pour cela des dépouilles de celle de Notre-Dame de la Mer.

L'église de Notre-Dame de la Mer, était grande et belle pour un ermitage, et la Sainte-Vierge y était particulièrement honorée dans une chapelle souterraine très-dévote. Le soin de cette église, était confié à un ermite, ou garde-chapelle, nommé par l'abbé de Senones, qui était soumis à sa correction , et qu'il destituait à sa volonté. Cet ermite était obligé de venir à l'abbaye les jours de fêtes solemnelles, et d'y faire ses Pâques. Il y a eu plusieurs fois des prêtres-ermites à la Mer.

SENONGES. — Senonges, Senongia, village du diocèse de Toul, doyenné de Vilal , à une lieue et demie au nord de Darney; la paroisse a pour patron saint Vincent. On a bâti une église dans le village pour la commodité des paroissiens , à cause que la mère-église en est trop éloignée. Seigneur, le roi ; bailliage de Darney, cour souveraine de Nancy. SENONVILLE. — Senonville, Senonis-villa, village du diocèse de Verdun, archidiaconné de la Rivière, doyenné d'Hattonchâtel, annexe de Chaillon ; l'église a saint Pierre pour patron : marquisat d'Hattonchâtel, bailliage de SaintMihiel. Les seigneurs sont MM. d'Armur, de Gondrecourt, de la Tour, de Bousmard et de Lisle. SEPT-FONTAINES. — Sept-Fontaines est une forge à une lieue et demie de St.-Avold , du côté de Boulay. A un quart de lieue de cette forge dans un bois, au revers d'un côteau, près du chemin qui conduit à Fréming, on trouve les vestiges d'un ancien temple consacré à la

déesse Dirona. Voyez le premier tome de la Notice au mot St.-Avold. SERAINVILLE. —Serainville , Seranivilla, village du diocèse de Toul , à trois lieues et demie de Lunéville , deux et demie au nord-est de Châté , bailliage de Lunéville L'église a pour patron saint Evre; seigneurs, le marquis de Gerbeviller et le comte d'Haussonville par indivis. SERAUCOURT.—Seraucourt, village du diocèse de Verdun, doyenné de Souilly, archidiaeoné d'Argonne, à cinq lieues au nord de Bar ; saint Etienne est patron de l'église : le primat de Nancy, comme abbé de l'Isle en Barrois est seigneur haut-justicier de Seraucourt, la justice y est exercée par son juge-garde : bailliage de Bar, présidial de Châlons, parlement de Paris ; il y a vingt à vingtdeux habitans, et une maison seigneuriale. Deunoux, annexe de Seraucourt, a our patron saint Pierre. SERCOEUR, ou CERCOEUR.—Sercœur, en latin Cercorium , village du diocèse de Toul sur l'Urbion , à trois lieues au nord-est d'Epinal à égale distance de Ramberviller, bailliage d'Epinal. L'église est dédiée à l'exaltation de la sainte Croix; seigneur, le roi. En 1456 , une troupe de roturiers, ou de coureurs, étant venus de France pour piller la lorraine, avaient pénétré jusqu'à Epinal (1). Le conseil de régence de Lorraine, pendant la détention du roi René, mit du monde à leur suite. On les atteignit à Sercœur, entre Epinal et Châtel, snr la rivière d'Urbion , et on les brûla dans les maisons de ce village,

où ils s'étaient retirés. Ils étaient au nom- !

bre d'environ cinq cents. Il y en eut quinze de faits prisonniers. Le bâtard DuVergier conduisait les Lorrains, qui fi

neurs de la province, était à leur tête. Ceci arriva le 2 mars 1456. SERECOURT. — Serécourt, village près de l'ancien château de Deuilly, à une lieue et demie de la Marche diocèse de Toul, bailliage de la Marche, présidial de Langres, parlement de Paris. la paroisse a pour patron , saintMansuy. Seigneur, M. le marquis de Bologne, qui y a la haute justice, exercée par son juge-garde. . Annexe, Morizécourt, prieuré de l'ordre de St.-Benoit. L'église ou ermitage de Domvalier, dédié à sainte Pétronille; cette église dépend du prieuré de Deuilly. SEROCOURT.—Serecourt, ou Seraucourt, village, chef-lieu d'une baronnie, à deux lieues et demie, de la Marche, deux de Darney, diocèse de Toul, doyenné de Vitel, bailliage de la Marche : érigé en baronnie en 1650, avec titre de prévôté, dont M. le Roy baron de Serocourt est seigneur : présidial de Langres, parlement de Paris. La paroisse a pour patron saint Didier. On compte en ce lieu environ soixante et douze habitans. Il y a un château où le seigneur fait sa résidence. La maison de Serocourt était autrefois de nom et d'armes ; elle est éteinte depuis long-temps et fondue dans celle d'Ourches : ses armes étaient d'argent à la bande de sable, accompagnée de sept lozanges de même, quatre en chef et trois en pointe. Frain, Franum , est annexe de Serocourt , patron, saint Martin ; comme l'église de ce lieu est champêtre, il y a une chapelle pour y faire l'office divin. Seigneurs, le roi pour la moitié; M. le baron de Deuilly et le seigneur de Serocourt · pour l'autre moitié; bailliage de la Mar| che : le nombre des habitans est d'environ

rent cette exécution, et Louis d'Harau- , quatre-vingts.

court évêque de Verdun , un des gouver

SEROUVILIE. — Serouville, Sero

villa, village du diocèse de Trèves, si

(3) Histoire de Lorr. t. v. p. ag. 43, nouv. tué sur la Curne, à trois lieues et demie

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ide Briey, deux au sud-est de Viller-la

Montagne; recette et bailliage de Briey ; le roi en est seigneur pour moitié, le chapitre de Metz pour l'autre, et a ses officiers dans le lieu : il y a environ soixantequinze habitans. Dépend de la paroisse et du finage, un fief dit de la cense ou ferme de Passigny à M. le marquis de Bassompierre. SEROUX. —Seroux, village chef-lieu de la mairie de Barbay , à droite de la Vologne, trois lieues au sud-est de Bruyères. Il en dépend plusieurs censes et métairies. Bailliage et recette de Bruyères. SERRES. — Serres, en latin Serrae, village à deux lieues au nord de Lunéville, du diocèse de Toul , doyenné de Port, bailliage de Lunéville. Patrone de la paroisse sainte Libaire martyre. Cette cure est un des plus anciens fonds de l'abbaye de Moyenmoutier, puisque le pape Innocent II, en 1140, lui confirme Ecclesiam de Serris. Seigneur, M. le marquis d'Heudicourt. Il y a dans l'église paroissiale deux chapelles, l'une dédiée à sainte Barbe. 2° La chapelle de St-Sébastien et de Ste-Catherine dans le château.] Les minimes de Serres furent fondés et établis proche le château, par messire Jean de Lenoncourt , grand maître-d'hôtel du grand duc Charles, et bailly de St.-Mihiei en 1588. C'est le premier établissement de cet ordre en Lorraine. Il y a près de Serres, au village d'Athienville, des carrières de marbre veiné, dont on fait des tables, des manteaux de cheminées et d'autres ouvrages dans le pays. On voit plusieurs morceaux faits de ce marbre dans l'église de Saint-Nicolas. Mais ce marbre se graisse aisément, et demande d'être souvent frotté et entretenu. Il n'est pas assez solide pour résister à la pluie et à la neige. SERRIERES.—Serrières, village à une lieue de Nomeny , à trois lieues de Pont-à-Mousson , diocèse de Metz, office, recette et bailliage de Pont-a-Mousson. M. Magnien en est seigneur haut-justicier pour trois quarts et demi, M. de

Rierville pour un sixième, et M. Lapaire de Liverdun, pour le surplus; la justice y est exercée par leur maire. La paroisse a pour patron saint Simplice ou Sulpice. La maison de Serrières porte d'or à la croix de gueules, au franc-quartier d'argent, chargé d'un lion de sable, armé, lampassé et couronné de gueules. SEXEY-AUX-BOIS, AINGEREY. -Sexey-au-Bois, Sexeium, village à droite de la Moselle, deux lieues au nordest de Toul, à trois de Nancy, diocèse de Toul. L'église a pour patron la sainte Vierge en sa Nativité. Sexey est du comté de Fontenoy; la justice foncière appartient au curé.Cour souveraine de Nancy. Aingerer, Angeriacus, annexe de Sexey-aux-Bois; patron de l'église, saint Médard ; seigneur, l'abbé de S. Mansuy. Dépend Motzey, Mosiliacus ; patron St.Jean-Baptiste. . · SIERCK, SIRQUE, ou CIRK.—La ville de Sierck ou Cirk est située sur la rivière de Moselle entre Remich au nord, et Konigsmarck au midi, à peu près à distance égale de ces deux villes. Elle est chef-lieu d'une prévôté dans le bailliage d'Allemagne, qui est d'une grande étendue, entre la Moselle, la Sare et la Nied, On ne peut nier que la ville de Sierck ne soit très-ancienne, et n'ait appartenu depuis très-long-temps aux ducs de Lorraine. On trouve aux archives de Lorraine, une reprise du château de Sierk faite au duc Matthieu par Viris de Fontoy. La chartre est en latin et sans date. Les évêques de Metz remirent la propriété de cette pIace au duc de Lorraine, mais ils s'en réservèrent la seigneurie directe. La duchesse Marguerite de Bavière, épouse du duc Charles II, fonda un hô pital à Sierk, vers l'an 1450 ou 1451. Le duc Charles IV ayant été dépouillé de ses états par le roi Louis XIII, se maintint assez long-temps maitre de la ville de Sierck, où sa cour souveraine fit quelque temps sa résidence. En 1655, les Français s'étaient rendu maitres de

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solument abandonnée à la France , par celui de 1661 , avec les 50 villages qui composent sa prévôté, et 15 ans après, le roi Louis XIV voyant que cette place n'était pas en état de résister, prit leparti de la faire démanteler, et elle n'a pas été réta blie depuis. La maison de Sierck était de l'ancienne chevalerie de Lorraine, et portait d'or à une bande de gueules, chargée de trois coquilles d'argent. Autrement elle portait d'or à l'aigle de sable. Cette maison était déjà illustre au XlII° siècle. Jean de Sierck, évêque de Toul, était de cette ancienne maison. La ville de Sierck est sur la rive droite de la Moselle, dont les eaux arrosent les maisons. Cette ville est traversée par le ruisseau de Montenach. Le château de Sierck qui est très-ancien, est assez fort; il est situé sur une hauteur pour défendre la ville. La prévôté de Sierck a été créée par édit du mois de novembre 1661. Ses appellations ressortissent au bailliage de Thionville; elle est régie par la coutume de Lorraine. Cette juridiction est composée d'un prévôt, d'un lieutenant de police, d'un procureur du roi, d'un autre pour la police , d'un greffier en chef, d'un huissier audiencier, de deux autres huissiers et de quatre procureurs. Les mesures ct poids sont les mêmes qu'au bailliage de Thionville. Le territoire de Sierck produit des grains beaucoup de vins blancs, peu de rouges ,

assez bons. Il est arrosé par la rivière de Moselle. Le corps de l'hôtel-de-ville est composé d'un maire royal, d'un procureur syndic et de deux échevins électif, , d'un receveur des revenus par commission et d'un sergent de ville. L'exercice des officiers élec tifs, dure trois ans ; il sont chargés de l'administration des biens ct revenus de la ville. . Sierck est du diocèse de Trèves. L'église paroissiale est remarquable par sa flèche ou clocher, qui est très-beau, par sa voûte qui est hardie, et par le chœur qui est un des plus beaux de tout le diocèse. On voit dans ce chœur, la figure d'Adam-de-Pallant, seigneur de Berg, Vildeborg, Rolling, Sivenbor et d'Achssat, conseiller du duc de Lorraine, et bailly de Sierck, mort le premier décembre 1565. Il porte pour armes trois fleurs de lys, avec un lambcl au-dessus, représenté comme celui de la maison d'Orléans. On a découvert dans l'étendue de la prévôté de Sierk, des carrières de deux espèces de pierres;l'une est de couleur rougeâtre et se lève par feuilles : elle peut servir par sa dureté et par le poli dont elle est susceptible, à faire des carreaux de pavé pour les salles, les vestibules et les églises; l'autre, connue sous le nom de Gisse, est propre pour les mantcaux de cheminées, tables et autres ornemens. Il y a eu près de la ville de Sierck, un camp en 1705, commandé par M. le maréchal de Villars, pour empêcher le passage de l'armée de M. de Malboroug. Le 16 juillet 1750, vers les cinq heures du soir , il fit un orage si affreux dans la ville de Sierck , qu'on ne vit jamais rien de pareil. Deux nuages des plus épais, qui se croisaient sur la hauteur de Vaumen, ayant fondu tout à coup, les eaux s'enflèrent de telle sorte, que tous les foins répandus pour lors dans les prairies, furent entrainés avec rapidité, jusqu'a l'écluse de la porte appelée à Sierck, la porte des Vaches, où ayant bouché le pas

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