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, par droit de conquête jusqu'à la paix de{main-en-Laye le 9 octobre 1595, et signé Cercamp, qu'il le restitua au duc Charles |à Nancy par le duc le 12 de mars 1596 2

par lequel on donna au duc de Lorraine

En 1592, le roi Henry IV, voulant ré-|les villes de Dun et de Stenay, en échange compenser levicomte deTurenne, quil'avait de celle de Jametz.

accompagné dans toutes ses adversités, lui !

fit épouser la duchesse de Bouillon, qui avait été recherchée par plusieurs princes, voulantaussi donner au duc de Lorraine un voisin qui lui tint tête, et qui Iui donnât de l'exercice.

Le roi ne se trompa pas dans ses vues , car Turenne, devenu par son mariage duc de Bouillon , prit d'assaut et par escalade la ville et le château de Stenay le propre jour de ses nôces; il y mit pour gouverneur le baron de Gomay, qui commença à faire dessiner une citadelle, qui n'a été exécutée que quelques années depuis : en même temps par représailles le duc Charles III, assiégea et prit Ville-Franche sur Meuse, et l'année suivante il vint assiéger Stenay ; mais l'incommodité de la saison l'obligea à lever le siége. Louis Jean de Lénoncourt, grand veneur de Lorraine, y fut tué d'un coup de canon aux côtés du duc Charles.

L'année suivante Stenay fut de nouveau assiégé par le duc Charles et par le prince Henry son fils en personne. De Lacour, colonel du régiment d'Esne, frère puiné de Michel de Salin , qui était au même siége, fit dans cette occasion une action de valeur, qui mérite d'être relevée. Il entreprit de se loger en plein jour, et à travers le feu qu'on faisait sur lui de la place, dans le ravelin qui était devant la porte de la ville : il marcha le premier à la tête de son régiment, s'y logea , y coucha et conserva ce poste, ce qui fut cause que les assiégés désespérant de pouvoir tenir plus long-temps, capitulèrent et se rendirent. Charles prit en même temps la ville de Dun, qui avait été surprise deux ans auparavant par le duc de Bouillon.

Le duc Charles III, fut maintenu dans la possession de Stenay par le traité conclu avec le roi Henry IV , à Saint-Ger

Le duc Charles IV, s'étant déclaré pour l'empire contre la France, le roi Louis XIII s'avança avec son armée vers la Lorraine (1). Le duc Charles pour | jurer l'orage qui allait fondre sur ses |états , consentit à mettre en dépôt entre ' les mains de sa majesté pour quatre ans, les villes de Stenay, Jametz et Clermont, les trois places qu'il avait le plus près de Sedan. Ce traité fut conclu à Liverdun le 26 juin 1652. Enfin par le quatrième article du traité de Paris en 1641 , le même duc Charles IV céda Stenay à la France pour toujours, avec le comté de Clermont, Jametz et Dun.

Le prince de Condé, à qui Louis XIII, avait donné la ville de Stenay , s'étant" soulevé contre le roi, se servait de cette place pour ravager la Champagne ; le roi résolut de l'ôter à ce prince, et confia au maréchal de Fabert la conduite du siége de Stenay. La garnison était de 1400 hommes; M. de Golbrancolonel allemand, | en était gouverneur , et M. de Cha| milli attaché à la fortune du prince de Condé, commandait dans la citadelle. M. de Fabert parut devant cette place le 18 de juin 1654. Il n'avait alors que 500 hommes de pied et environ 1200 cavaliers; avec ce petit nombre d'hommes il commença la circonvallation de son camp. Cette petite armée travailla avec tant d'ardeur, que les lignes furent achevées en moins de six jours ; en quelques endroits on éleva des retranchemems à seize pieds de hauteur (2).

Le roi Louis XIV , voulut être témoin des opérations du siége de Stenay, et y

(1) Histoire de Lorraine. nouv. édit. t. 6. p" 75, 79. / (2) Vie du maréchal de Fabert, nouvelle édition par le P. Barre. tome 2. page 118, et suivantes.

amena les troupes de sa maison et quelques détachemens de plusieurs régimens. Cette armée assiégeante n'était que de 4729 hommes. M. de Fabert après avoir re-| nos, per palmam martirii in nemore quod connu les dehors de la place, fit ouvrir | vepria dicitur in Arphays sub quercu la tranchée la nuit du 15 au 14 juillet. sita, in fine de Monsays, à Grimoaldo

Il inventa une nouvelle méthode d'assié- filiolo suo, suam vitam finivit, etc., et ger les places, et qui a été pratiquée de-fut enterré dans l'église de Saint-Remy puis par les maitres de l'art. Cette mé- de Stenay. thode est celle des parallèles et cavaliers | Il est certain que le roi Dagobert II, a de tranchée. Il fit faire deux attaques con- été enterré à Rouen. Ce ne peut être non tre la citadelle, entre lesquellcs il y eut plus Dagobert l, qui a été enterré à Saintune communication jusqu'a la fin du siége, Denys en France. De plus Dagobert I, par le moyen des lignes que l'on tira de était sils de Clotaire II, et Dagobert II , l'une à l'autre attaque. Cette manière d'at- était fils de Sigcbcrt II. Si donc l'on veut taquer et de défendre sauva beaucoup de que saint Dagobert de Stenay et martyr monde aux assiégeans. Enfin la place se ait été roi , ce ne peut être que Dagobert rendit par capitulation le 6 d'août suivant. III, fils de Childebert III ; et ce DagoOn a voulu donner à M. de Vauban la bert III, n'a pas régné treize ans , mais gloire de l'invention des parallèles et des ' seulement six ans , depuis l'an 711 , juscavaliers de tranchée, mais il semble que ! qu'en 716. l'on doit attribuer ces deux espèees d'ou-| STULTZBRON, abbaye, ordre de vrages à M. de Fabert, et dire que M. | Citeaux. — L'abbaye de Stultzbron, orde Vauban les perfectionna ensuite. | dre de Citeaux, diocèse de Metz , fut

Le prieuré de Sanit-Dagobert de Ste- fondée en 1 155 , par Simon I , duc de nay, est très-ancien; on n'en sait pas.dis- Lorraine , dans sa terre et à trois lieues de tinctement l'origine, ni qui en est le fon- l'orient de Bitche entre quatre montagnes, dateur. (1) On dit que le roi Dagobert II, dans une gorge, sur la nouvelle chaussée sut mis à mort près Mouzay en 727, par qui va de Bitche à Weissembourg. Les un nommé ð son filleul , et eaux y sont abondantes , sorment divers qu'il fut enterré dans une chapelle de petits étangs, se rassemblent dans le moSaint-Remi dans la ville de Stenay : son | nastère et commencent un petit rnisseau corps fut levé de terre au bout de 155 ans fécond en écrevisses, qui tombe en Alsace en 862, mis dans une église desservie par du côté de Haguenau. quelques chanoines. | | Cette abbaye a été souvent exposée aux

Quant à la personne de Saint Dago-fureurs de la guerre, et a été piilée et in· bert (2), on croit communément qu'il cendiée plusieurs fois, ce qui fait qu'on était roi d'Austrasie : toutefois la chose n'en connait l'histoire qu'assez imparfaiten'est pas sans difficulté, car les lettres de ment. Les ducs de Lorraine l'ont toujpurs , Godefroy-le-Barbu de l'an 1069, et celles honorée d'une faveur très-particulière et de Godefroy-de-Bouillon de l'an 1095 , §sieurs d'entr'eux y ont choisi leur séne donnent à saint Dagobert de Stenay | pulture. On dit même que le duc Simon que le nom de martir, et non celui de I, y prit l'habit religieux. roi, mais le récit de sa mort tiré des ar- On trouve dans les archives de la maichives de l'abbaye de Gorze, le quaisie on de Lorraine plusieurs chartres de l'abroi de France, dit qu'il a régné treize baye de Stultzbron traduites de latin en

| , et qu'il fut assassiné par Grimoalde son filleul. Dagobertus junior rex Franciae (1), qui regnavit rex per XIII an

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français. On lui donne le nom d'abbaye du val de Ste.-Marie. Philippe comte de Hanau entreprit en 1550 , d'introduire dans l'abbaye de Stultzbron les nouvelles opinions de Luther, et d'y changer la religion catholique. Les religieux en portèrent leurs plaintes au duc Charles III , qui écrivit au comte de se désister de son entreprise, et de ne point empêcher l'exercice de la religion catholique en la seigneurie de Bitche, et particulièrement en l'abbaye de Stultzbron, déclarant qu'à l'exemple de ses ancêtres, il voulait maintenir l'ancienne religion dans l'étendue de ses pays. On voit dans le cloître de cette abbaye une pierre chargée de chiffres, qui a beaucoup exercé les curieux, mais ce n'est autre chose qu'une espèce de calendrier , ou de clef pour fixer les fêtes mobiles, à commencer au dimanche de la Septuagésime. L'abbaye de Stultzbron est de la filiation de la Ferté. Huit belles censes dépendantes de l'abbaye, forment un hameau considérable. Cent pas au-dessus de l'abbaye, derrière les jardins, il y a une source minérale. SULTZBACH. — Sultzbach, bourg , ou petite ville d'Alsace, située dans le val de Saint-Grégoire, une lieue au-dessous de la ville et de l'abbaye de Munster au couchant, et à deux lieues de Turkheim à l'orient. Ce lieu est célèbre par ses eaux aigrelettes, et est fort frèquenté pendant l'été par plusieurs malades, qui les boivent avec succès. Sultzbach est fief de Lorraine, comme il parait par les armes de la maison de Lorraine, qui se voient sur une colonne de pierre, posée sur une fontaine de la ville sur la place. La seigneurie est possédée par les barons de Schawembourg , dont le dernier en a fait reprise du duc Léopold. La chronique des dominicains de Colmar dit qu'en 1276, à la fête de saint Luc, on ferma de murailles le bourg de Sultzbach au val de Saint-Grégoire.

On trouve dans les archives de Lorraine, plusieurs pièces qui font voir qu'anciennement les ducs de Lorraine possédaient des fiefs et des redevances en Alsace , dans les vallées de Lièvre, de Villers , de SaintGrégoire de Munster, à Turkheim , à Guémar, Sultzbach , Zimmerbach , Burkeim, Makenheim, etc. (1). En 1605, le 9 septembre le duc Charles III , ayant donné le château de Sultzbach et la moitié du bourg de Zimmerbach, sous clauses de reversion à la couronne au défaut d'hoirs mâles , à Jean comte de Salm , maréchal de Lorraine et gouverneur de Nancy , et le comte de Salm étant mort sans enfans mâles, le duc Charles donna Sultzbach à son fils François de Vaudémont ; lequel ayant demandé que ce fief fut donné à Ulrich de Schawembourg, sous les mêmes clauses, le duc y consentit, et lui en fit expédier les patentes. Depuis ce temps-là la famille de messieurs de Schauvembourg a toujours possédé Sultzbach. SUPLET (Saint) — Saint-Suplet, ou Supletz, Sanctus Supletius, village du diocèse de Trèves, situé sur la Crune, deux lieues et demie au-dessus de Longuyon, deux et demie au midi de Viilerla-Montagne, bailliagede Longuyon, cour souveraine de Nancy ; M. le marquis de Raigecourt en est seigneur : la paroisse a pour patron Saint Suplet ou Supletz ; il y a environ quarante habitanS. w Saint-Suplet fut donné à Thiébaut de Bar, sire de Pierrepont, le mercredi après l'Annonciation de Notre-Dame, de l'an 1541 , par Jean, roi de Bohême, en considération des services qu'il lui avait rendus ; et il y ajouta encore les terres de Sivry-le-Franc, de Circourt et d'Olières, à charge de tenir toutes ces choses en foi et hommage des comtes de Luxembourg. SURIAUVILLE. — Suriauville, Su

riavilla, village du diocèse de Toul, re

(1) Layette coté. Bitch et Sultzbach.

cette et bailliage de Bourmont, dont il n'est | La paroisse de Taintru a pour patron éloigné que de quatre lieues, trois lieues! saint George. Il y a à Taintru un château au nord-ouest de Darney, cour souveraine appartenant à M. Renaud de Metz, seide Nancy; le roi en est seul seigneur, mada- gneur de Taintru et de toute sa dépendanme la comtesse de Curel jouit du domaine, ce, ce qui forme une des plus grandes et des etc. La paroisse a pour patron saint Blaise. plus considérables seigneuries de ce canton. L'église était autrefois à Hagéville , | Le duc Ferry IV, dans son testament village aujourd'hui ruiné, dont l'église ! de l'an 1515, dit : qu'il a donné avant qu'il était la paroisse de Suriauville ; mais elle fût duc, et confirmé depuis qu'il est duc, est devenue un ermitage sous le nom de | à Aubert de Parroye son écuyer, les Saint-Blaise, et on a bâti une église à terres de Taintru, Fraise, Cessalt Suriauville pour la commodité des habi-jet Benaismenil, les bans et appartenances tans, qui sont au nombre d'environ qua- desdits lieux, ainsi comme les tenait Au

tre-vingt dix.
SUZEMONT. — Suzémont, village

du diocèse de Metz , entre la Tour en

Voivre et Hannonville au passage, à trois

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tain, communauté de la Tour en Voivre.
C'est un hameau et fief, avèc ban sé-
paré ; on y passe l'Iron. Le parlement de
Metz a prétendu que le ban de Suzémont
était sous son ressort.
Il y a encore un autre Suzémont village
du diocèse de Toul, dont l'église a pour
patron saint-Fronton évêqne de Périgueux,
présidial de Chaumont.

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Tinctus rivus, nom d'un ban situé à une lieue et demie au sud-ouest de la ville de St.-Dié. La Ville du Pré en est le cheflieu : Bailliage de Saint-Dié, dont il dépend aussi pour le spirituel. Le ban de Taintru est composé de plusieurs censes et villages, de même qu'il se voit dans tout le reste des Vôges. Ces censes et villages qui composent ce qu'on appelle le ban de Taintru, sont la Ville-du-Pré, la Fosse, le Paire, Chevry, Xainfaing , Rougiville et quatre censes situées à la Basse de la Rougiaux , avec ' deux autres censes proche Saint-Dié, l'une appelée Ménantie (1), et l'autre Charmont ; il y a trois moulins et trois scieries ou moulins à scier du bois, sur le ban.

(1) Ménantie ou Ménandie, signifie un mé

bert père dudit Aubert quand il les vendit au duc Ferry III, aïeul de Ferry IV (1).

La terre de Taintru est passée de la maison de Parroye en celle de Créhange. TAIZEY. Voyez THEZEY. TANCONVILLE.—Tanconyille, Tanconis villa , village du diocèse de Toul , dans le finage duquel fut bâtie l'abbaye de IIaute-Seille en 1140. La comtesse Agnès de Langestein ou de Pierre-Percée, avec ses fils, donne à cette abbaye tout ce qui lui appartenait dans la paroisse de Tanconville (2): quidquid habebam infra Parochiam Tanconis-villae ; et en outre les terres des hommes francs, qu'ils ne cultivaient pas, ou qui n'y demeuraient pas, ou des hommes francs et libres , opposés aux hommes de condition serve ; terras quoque Francorum hominum suorum , easdem non habitantium vel excolentium.

Deux ou trois ans après, c'est-à-dire en 1145, Henri, évêque de Toul, dans un accord qu'il fait avec l'abbé et les frères de l'abbaye de Saint-Sauveur-en-Vôge, dit : que le lieu nommé Tanconville, qui était ci-devant habité par grand nombre d'habitans qui y possédaient des fiefs , était alors presque désert, couvert d'épines et de ronces, et n'était fréquenté que par des bêtes sauvages ; que ce lieu lui appartenait autant que peu s'étendre la paroisse de Tanconville; il déclare qu'il veut bien décharger les frères de Saint

1) Le P. Vignier. page 157.

# Hist. de † # ccclv., preuves

nage, une famille et sa dépendance.

nouv. édit.

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de l'obligation où ils étaient de conduire en ses greniers ; il les en décharge à condition qu'ils lui céderont un pré qu'ils avaient à Veis-valle , près de Raonl'Etappe. . Remarquez qu'il ne dit pas un mot de l'abbaye de Haute-Seille, qui était bâtie dans la paroisse de Tanconville; c'est qu'elle n'occupait qu'une partie de cette paroisse, ui était du diocèse de Toul, et où l'évêque de cette église possédait des fermes et des ccns.

Tanconville était une paroisse d'une assez grande étendue, du diocèse de Toul,

· située entre les abbayes de Saint-Sauveur

et de Haute-Seille. Il était ci-devant indivis entre le duc de Lorraine et le prince de Salm; mais depuis le nouveau traité d'échange entre les deux souverains, il est resté sous la seule souveraineté de Lorraine. Ce village est situé à un quart de lieue de Haute-Seille et à deux lieues de lâmont. TANDON oU TENDON. — Tandon ou Tendon, village à deux lieues de Rcmiremont, à trois de Bruyères, du diocèse de Toul, bailliage de Remiremont. La paroisse a pour patron St. Claude. Le ban de est composé des villages ou hameaux qui sont sur son finage, savoir : Tendon et Houx , le Boular, le

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et de plusieurs granges, telles sont la grange de Geresla, le Larmont, la IIotte, les Copelles de Harigotte, Blanmotier, Separices , et les Meuves - Gottes, etc. Il y a cinq moulins sur le ban, et une huilerie. TANNOY.— Tannoy, Tanetum, village du diocèse de Toul, à gauche de l'Ormain , à cinq quarts de lieue au-dessus de Bar, bailliage de cette ville , présidial de Châlons , parlement de Paris. Tannoy était autrefois annexe de Longeville , mais il fut érigé en cure en 1696, par feu M. de

Bissy évêque de Toul. St. Martin est pa

tron de la paroisse. Le roi est seul seigneur de Tannoy; M.

de Vassart, chevalier de l'ordre de Saint

Louis, jouit du domaine, de la chasse, de la pêche, etc. Il y a dans ce lieu environ 40 habilans, une maison à M. le baron de Levoncourt, une qui est fief à M. de Vassart , et une à M. de Mortaigne ; celle de M. de Levoncourt lui est venue par un legs général de Mademoiselle de Blaive, en sa faveur, à la condition qu'il porterait le nom et les armes de la famille des Blaivc. • TANTIMONT. — Tantimont, village et chef-lieu d'une mairie de même nom , composée de cinq villages, savoir : Xaronval, Aurainville, Battexei, Germonville et Tantimont, qui en est le chef, bailliage de Charmes. L'église a pour patron S. Bâ e (sanctus Basolus). | Quoique Xaronval soit de la paroisse de Vomécourt, les chefs de famille doivent assister à la messe de paroisse de Tantimont; le jour de la Pentecôte ils y portent leurs offrandes et marchent les premiers, y étant invités par le maitre d'école , qui crie à haute voix , Xaronval devant. Lorsqu'un chef de famille est décédé à Xaronval , le curé de Tantimont fait sonner un coup de cloche, et se trouve avec son maître d'école en surplis, à la levée du corps. Ils ont pour salaire six gros de Lorraine. - Il y a une église à Aurainville, qui est succursale de Tantimont. Seigneurs, le roi et le chapitre de Remiremont. Bralleville, village situé sur le Mâdon, dépend de la seigneurie de Marainville. Germonville dépend de la seigneurie de Bayon. Il y a une chapelle. Xaronval, village situé sur le Coulon, à

deux lieues de Mirecourt. Son ancien nom

est Charonvaux , mais on prononce Charonval. Il y a une église paroissiale, et audessous du village une chapelle. Le savant P. Nicolas Abram, jésuite, était né à Xaronval, en 1589. TANTONVILLE.— Tantonville , en

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