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ne/1), sưur de saint Evre, conservé dans ton augural, ou le Lituus , qui se voit une chasse d'argent très-bien faite. On souvent sur cette sorte de monument. Il tenait par une tradition , que le cardinal porte sur le bras gauche la corne d'abonHumbert, qu'on croyait avoir été religieux dance, symbole des divinités bienfaisantes. de St.-Evre, l'avait donnée à cette abbaye, L'agathe est de deux couleurs différentes, au retour de son voyage de Constantinople, blanche et brune; le fond est noir ou brun, où il fut envoyé par le pape Léon IX. On de même que l'aigle. Germanicus et le ajoutait que celle agathe représentait saint génie sont blancs. Le haut de sa cuirasse Jean l'évangéliste enlevé par un aigle et est orné de l'égide de Minerve , symbole de couronné. Rien de tout cela n'était ni vrai la valeur. ni fondé.

Le prieuré de Saint-Georges. La pierre dont nous parlons est toute Le prieuré de Saint-Georges fut fondé à profane, et n'a aucun rapport avec St. Jean/300 pas de l'abbaye de St.-Eyre, par Gal'évangéliste.

Trin qui en était abbé, et qui fut depuis éreLe roi Louis XIV étant informé que que de Toul. ; celte antiquité était en l'abbaye de Saint- Abbaye de Saint-Mansuy. Evre, la fit demander en 1684, et on la L'abbaye de Saint-Mansuy ou Mansuet, lui envoya. Il donna pour celle agathe à est beaucoup plus récente que celle de St.la sacristie sept mille livres ; et quelques Evre; elle fut commencée par saint Gauannées après M. de Puységur, abbé com- zelin évêque de Toul, vers l'an 930. Il mentalaire de Saint-Evre, ayant demandé pria Archambaud, abbé de Saint-Erre, sa part de cette somme, le roi déclara qu'il d'enroyer quelques-uns de ses religieux, en avait fait présent à la sacristie , et que pour chanter les louanges de Dieu, prés l'abbé n'avait rien à y prétendre. Lorsque le tombeau de saint Mansui, premier évêles savans de Paris eurent examiné cette que de Toul et apôtre des peuples Leupierre , ils se trouvèrent d'avis fort diffé- quois, Après la mort de saint Gauzelin, rens. Quelques-uns crurent que c'était l'a- saint Gérard son successeur, fonda l'abpothéose d'Auguste ; mais la jeunesse du baye de Saint-Mansuy, et y donna des héros fit bientôt réunir les sentimens à dire biens considérables. Adam en ful le preque c'était plutôt l'apothéose de Germa- mier abbé; il mourut le 2 mars 982. Le nicus.

premier patron de ce monastère est l'apo. A la vérité l'histoire ne nous apprend tre saint Pierre. On peut voir l'histoire de pas, que Germanicus ait été honoré d'une ceite abbaye et de celle de Saint-Evre, et apothéose ; mais comme il avait pour fils la suite de leurs abbés, dans l'histoire de l'empereur Caligula , el un grand nombre Lorraine. d'amis des plus qualifiés de Rome, il est L'ancienne église de l'abbaye de Sainttrès-croyable que comme on fit en son hon- Mansuy près la ville de Toul, fut renverneur une infinités de statues, ainsi que le sée en 1552, à l'occasion du siége de remarque Tacite, on pût aussi faire graver Metz, formé par l'empereur Charles-Quint; son Apothéose.

de peur que ce prince ne se servit de l'éElle le représente porté sur un aigle qui difice de cet église, qui était grande, l'élève au ciel ; cet aigle tient dans ses grif. belle et bien élevée, pour battre la ville fes une palme, marque des victoires rem- de Toul. L'on a trouvé en creusant dans portées par Germanicus. Un ange ou un les ruines de celte église plusieurs corps génie lui présente une couronne de lau-morts, et une grande et belle urne, où rier, et la lui veut mettre sur la tête. étaient renfermés les cendres et quelques Germanicus tient de la main droite le bà- ossemens d'un mort. Cette urne est entière

(1) L'antiquité expliquée. T.y Supplément. et se termine en poinle, comme celles où p. 136,

les anciens conservaient le vin et l'huile, et que l'on plantait en terre à une certai-croyaient pas sans doute que les âmes ne hauteur, pour conserver les liqueurs des morts vinssent prendre part à ces fesqui y étaient enfermées. Elle est dans le tins, mais ils voulaient que les pauvres en cabinet de la bibliothèque de l'abbaye de profitassent. Senones.

Cette pratique était commune en AfriDans la même église et sur le bon fond que, et sainte Monique étant venue à Mic'est-à-dire sur la terre vierge, qui n'avait lan , voulut y continuer cette dévotion qui pas encore été remuée, on découvrit en était en usage dans son pays ; mais saint creusant : 1° un corps mort, ou plutôt Ambroise l'avertit de s'en abstenir (1), quelques ossemens d'un corps mort et en pour ne pas scandaliser les faibles, en terré depuis très-long-lemps , auprès du- leur donnant lieu de croire que les âmes quel se trouvaient quelques vases des morts viennent manger ce qu'on offre d'argile, fort proprement vernissés, sur leurs lombeaux. Saint Augustin les uns rouges les autres noirs, quelques ayant reconnu l'abus de ces sortes d'ofuns blanchâtres ; un peu plus loin quel-frandes, employa tout son zèle à les supques assiettes ou plats de terre , placés l'un primer dans son église, et il en vint sur l'autre , et dans lesquels on voyait des heureusement à bout. Voici comme il en osselets de volailles, de cochon de lait , parle au livre des mæurs de l'église caetc. Et cncore un peu plus loin des vases tholique, chap. 34. Novi mullos esse sede verre fort bien faits , quelques-uns mè-pulcrorum et picturarum adoratores. mes étaient argentés et gravés; sur les frag-Nooi mullos esse qui Luxuriosissimè sumens desquels (car on n'a pu les avoir en- per mortuos bibunt, et epulas cadaveritier), on a remarqué des animaux et des bus exhibentes, super sepultos seipsos sehommes gravés dans le verre avec beaucoup peliunt , et ebrietates voracitalesque suas. de propreté.

deputant religioni (2). Nows croyons que ces vases de terre Le martyrologe Romain au 25 octobre, étaient mis là, pour servir à boire et à porle que les corps des saints martyrs manger aux morts ; les plats ou assiettes Crépin et Crépinien , furent transportés à étaient chargés de viandes pour leur nour-Rome et déposés dans l'église de Saintriture, et les vases de verre renfermaient Laurent, où ils furent mis honorablement apparemment des liqueurs ou des parfums. dans le tombeau qui leur avait été préparé: La beauté et la propreté du travail de ces in Pane et Perna honorificè fimulata vases de verre, me persuadent qu'ils sunt. Nous avons cru autrefois que pour étaient destinés à contenir quelque chose honorer cette translation, on avait fait aux de plus précieux que du vin ou de l'eau. pauvres une distribution de pain et de Nous conservons plusieurs fragmens de ces viande, in Pane et Perna, et c'est le sens vases dans notre cabinei.

| le plus naturel qui se présente à l'esprit en Les anciens chrétiens portaient quelque lisant ces paroles. fois des alimens sur les tombeaux des Mais nous avons changé de sentiment, morts, à l'imitation de Tobic (1), qui re- ayant depuis été informé que l'église de commaudait à son fils de mettre son pain Saint-Laurent est nommée par le peuple et son vin sur la sépulture du juste: Panem St.-Laurent in Pane el Perna au lieu de tuum et vinum tuum suprà sepulluram dire St.-Laurent in Perpenna ; parce que justi constitue. Mais en même temps il celte église est båtie sur le lieu où la famille l'avertit d'éviter les excès qui se commettaient dans ces repas de charité : et noli St. Aug. confess. I. b. c. 2.

(2) Idem. I. viij. de civit. Dei. c. 27. et epist. manducare et bibere cum peccato. Ils ne

22. ad Aulel. Carthag. el Epist. 29. ad ali

pium et Serm. 15. in Append. cxix, pages (1) Tobiæ. iv. 18,

cxcj.

le plus

Perpenna avait sa demeure. On connait | Jean Belet, qui vivait au douzième la famille Perpenna dans les antiquités siècle, remarque qu'on mettait dans les romaines, comme une des plus célèbres et tombeaux des morts, de l'eau bépile, des plus illustres de la République et de des charbons et de l'encens. J'ai vu dans l’Empire.

| l'abbaye de Beaupré, proche Lunéville, Pour revenir à ce que nous avons re- aux obsèques de l'abbé D. Anselme de Bas marqué dans l'ancienne église de l'abbaye vay, que le prêtre officiant, lorsque le de Saint-Mansuy de Toul, s'il est cons- corps fut descendu dans le tombeau, y tant qu'on eût enterré en ce lieu que des descendit lui-même, y répandit de l'eau Chrétiens, il faudra dire que les anciens bénite et versa sur les pieds du mort le feu, fidèles ne se contentaient pas de servir des les charbons et l'encens, qui étaient dans viandes et du via sur les tombeaux des l'encensoir. monts;, mais qu'ils en enfouissaient encore Guillaume Durand, évêque de Mende, avec eux sous la terre, auprès de leurs mort en 1286, dit que de son temps, cecercueils, ce qui serait un étrange abus. (la ne s'observait plus. Mais il ajoute qu'on Que sii oes tombeaux sont des payeus qu'on ne doit enterrer dans les églises, sinon wa enlernés ,, ayant que l'église ne füt bå- des saints personnages, des évêques, des ab tie, la chose de paraitra plus si extraor-, bés', des prêtres et des laïcs d'une saindinaire, puisqu'on sait que les anciens ) telé recoonue : pour les autres fidèles. Gaulois étaient persuadés que les morts on doit les enterrer dans le portique ou le mangeaient dans l'autre vie , et qu'on leur parvis, ou dans le cimetière commun. donnait à cet effet des provisions pour Pour revenir à nos tombeaux de Saintleur voyage : d'où vient que dans les bas- Mapsuy, on ne peut douter qu'on n'y ait reliels que l'on remarque sur leurs tom- enterré des chrétiens distingués par leurs tombeaux, ils sont ordinairement repré-qualités et d'autres personnes pieuses. On sentés tenant d'une main une bouteille , et en a des preuves certaines par les marques de l'autre: uw panier , sans doute rempli du christianisme trouvées dans leurs tomde: comestibles. Quelque fois on les repré-beaux. Pour les autres, j'aime mieux croisente avec un rouleau qui contient appa- re que c'étaient des payens enterrés en ce remment les contrats et les comples de ce lieu, avant que ni l'église fut bâtie, ni que qui leur était dû (1), et dont ils espéraient le peuple Toulois fùt converti au christiade se faire payer en l'autre monde.

nisme. A l'occasion de ces pots de terre et de Dans la même abbaye de Saint-Mances fioles de verre, trouvés dans l'ancien-suy, on montre le tombeau de ce saint ne église de Saint-Mansuy, nous remar- apôtre du pays Toulois, qui est dans une querons en passant , qu'on a aussi décou-grotte souterraine. Il y est représenté en vert dans le cheur de l'église paroissiale pierre, en habits pontificaux et portant de Châtenoy-sous – Baigneux, près de sur ses épaules le Superhuméral ou espèce Saulx, dix ou douze tombeaux de plâtre ; de Pallium, qui se met sur les épaules dans chacun desquels il y avait au moins du prélat officiant, après qu'il est rerelu un pot fait de terre grise, à petites ban- de sa chasuble. Il est à peu près de la fordes rouges, rempli de cendres et de char-me d'un camail large , bordé de franches bons, et quelquefois aussi une petite fiole. précieuses, ayant deux espèces de penOn ne doute pas que ces monumens de dans, qui débordent devant et derrière. Le fussent des tombeaux des chrétiens. A quel saint porte la crosse et la mitre, ayant à usage pouvaient être destinés ces pots de ses pieds le jeune homme qu'il ressuscila, terre el ces fioles?

selon la légende. Cet enfant tient une

boule ou une peloite à sa main ; à la gau11) Valer, Maxim. L. 2. c. 6.

che du saint, sur le rebord du tombeau,

on lit en gros caractères, ces mots : PA- J'ai remarqué parmi les cercueils que TER. FILIUS, SPIRITUS. SANC-l'on a tiré de l'ancienne église de St.-ManTUS.

suy, un cercueil de plomb qui n'était pas Je ne donne pas ce mausolée comme soudé à la manière d'aujourd'hui, mais un monument de la haute antiquité, mais dont les pièces étaient allachées par de gros il est toujours respectable , quand ce ne clous de fer à grosse tête et bien rivés par serait que ce Superhuméral qu'on fait dedans. Dans un autre cercueil de plomb porter à saint Mansuy. Cet ornement se de la même église, on trouva le commenremarque aussi dans les sceaux de Drogon cement de l'évangile de St. Jean, graré sur ou Dreux de France, qui a gouverné l'é- une croix de plomb, posée sur la poitrine glise de Toul, depuis l'an 903 jusqu'on du mort. 922, et dans ceux de saint Gauzelin, Prieuré oxi ermitage de St.-Michel. qui lui a succédé après un interrègne de Au haut de la montagne de Bar, dequelques années, depuis 925 jusqu'en vant la ville de Toul, était autrefois un

962 ; ainsi la chose n'est pas nouvelle à prieuré sous l'invocation de St. Michel. - Toul..

fondé et dédié l'an 971 , par Se. Gérard, . Au reste cet ornement n'est pas particu-évêque de Toul. On y allait autrefois en lier aux évêques de cette église. Nous li- procession un des jours des Rogations. sons dans la vie de Thierry évêque de Le val de Pace, ou le prieuré de lous les Melz, qui a siégé depuis l'an 964 jusqu'en

Saints de la Paix. 984, qu'Adalberon neveu de ce prélat, Le prieuré de tous les Saints , ou du aussi évêque de Metz, avait le privilège Val-de-la-Paix, qui appartenait origide porter en officiant à la messe, le Ratio-nairement aux religieux d'Hérival, pronal ou super humeral, qui est le symbole che Remiremont, a depuis été donné à de la science et de la vérité et dout était re- l'abbaye de Saint-Mansuy. Les anciens vêtu le grand-prêtre des Juifs. ... religieux de ce prieuré qui observaient

Le pape Alexandre VII, par sa bulle une règle d'unc rigueur extraordinaire, en dale du trois mars 1666, confirma à obtinrent dispense du pape Honoré II, l'évêque de Paderborn, l'usage du Su- de marcher pieds-nus, etc. Voyez ce que perhuméral ou Rational : Episcopo Pa-nous avons dit de celle règle à l'article llederbornensi usum Rationalis confirmat rival. , et ampliut. Il est étonnant que les prélats Il y avait au voisinage de l'abbaye de de l'église de Toul, ayent négligé de se St.-Mansuy une léproserie, dite la léproservir de cet ornement si respectable , serie de St.-Pierre ou de la Borde , fonpendant que d'autres églises le demandent dee au treizième siècle, par la piété des avec tant d'empressement, et s'en font, abhés de Saint Mansuy et des bourgeois gloire.

de Toul. Dans la même église de Saint-Mansuy, L'abbaye de Saint-Léon de Toul. on montre le caliie de saint Gérard , qui L'abbaye de Saint Léon IX, située est fait en façon d'une grande coupe, dans la ville de Toul, fut fondée et bâtie ayant des anses aux deux côtés. On mon-par Lutulphe doyen de l'église cathédrale tre encore l'aube du même saint, qui est de Toul, qui avait été élevé dans le sémi-, fort longue et ornée par le bas, derrière naire épiscopal du vivani de St. Léon et devant, d'une pièce de soie précieuse IX, en 1090, pour des chanoines réguel ouvragée à l'antique. Ces deux pièces, liers de Saint-Augustin. L'église ful achec'est-à-dire le calice et l'aube de St. Gérard, vée et dédiée en 1091., par Pibon évêque furent dessinés et envoyés à D. Bernard de de Toul, qui la combla'de bionfits et Mootfaucon, pour être insérés dans les Anl'érigea en abbaye. Sehere , qui avait été tiquités Gauloises.

| tiré dạ Châtélet près de Remiremont, en

fut le premier abbé. On croit que Lutul- que de Toul, qui contribua beaucoup à phe lui-même se retira dans cette abbaye et cet établissement, avec Ferri IV, duc de qu'il y est mort religieux.

Lorraine et Némerie Barat, maître écheL'abbaye de Saint-Léon était autrefois vin de Toul. Ce couvent étail d'abord située hors les murs de cette ville, sur hors de la ville de Toul, ensuite la ville un fonds qui dépendait de l'évêque, mais s'étant augmentée , il s'est trouvé enfermé elle fut ruinée durant la guerre qui s'allu- dans son enceinte. On a tiré grand nomma entre Charles II, duc de Lorraine,bre de religieux de cette maison, pour Edouard de Bar marquis du Pont-à-être suffragans des évêques de Toul. Mousson et les bourgeois de Toul.

Les religieuses de la congregation de Le couvent des Pères Cordeliers de Notre-Dame, de l'institut du bienheuToul fut fondé en 1271, par un seigneur reux Pierre Fourier, réformateur des nommé Drogon de la maison de Lénon-chanoines réguliers, furent reçues dans la court, en faveur d'un religieux de Saint-ville de Toul au XVII° siècle, pour y François, nommé Drogon de Romains, enseigner les jeunes filles. sous l'évêqte Gilles de Sorcy.

La maison des religieuses du premier L'hôpital de la ville de Toul a été båti ordre de St.-Dominique fut fondée le 23 avant le milieu du XIIIe siècle, puisque | août 1622. Nemerie Barat maitre échevin en 1238, ! Celle des religieuses du troisième ordre demanda des religieux hospitaliers du de S:.-Dominique le 14 septembre 1634. Saint-Esprit pour le gouverner. L'évêque Les religieuses bénédictines de l'adoRoger de Marcey en 1250, confirma la ration perpétuelle du St.-Sacrement insdonation qu'un nommé Albert le Cham- tituées par la vénérable mère Méchtildeda belain avait faite à cet hôpital. L'hospita-St.-Sacrement, furent reçues dans la ville lité s'y pratiqua et l'office divin s'y célé- de Toul le 25 janvier 1664. bra avec édification pendant assez longa Les Pères Capucins de Toul furent temps; mais le relâchement s'y étant glissé, établis proche l'abbaye de St.--Mansuy en Dominique Touvignon maitre de cette 1602, par la piété et la libéralité de M. maison , présenta en 1655, une requête à de Porcelet évêque de Toul, et abbé comMr de Sithie , nommé à l'évêché de Toul, mendataire de Si-Mansuy. La place que pour le prier de remédier au désordre : l'on choisit pour bâtir ce couvent, était le prélat s'adressa au roi Louis XIII, qui le cimetière public, car le privilège d'enpermit de mettre dans cette maison un terrer dans les églises n'était que pour séminaire. M. de Gournay évêque de les prélats, les princes et les personnes Toul, auparavant évêque de Sithie ob- distinguées. Les cimetières publics étaient tint du roi un arrêt qui en ordonna l'éta- ordinairement hors des villes. : blissement.

Paroisses de la ville de Toul. Ce prélat pria saint Vincent de Paul On comprend dans la ville de Toul instituteur de la mission, de lui donner quatre paroisses principales, savoir: celle quelques-uns de sa congrégation, pour de Saint-Jean-Baptiste dans le cloitre, avoir soin du nouveau séminaire. qui était proprement le baptistaire de la Ce pieux serviteur de Dieu lui envoya grande église. On tient que cette église deux prêtres, qui furent logés dans la fut bâtie par saint Mansuy apôtre da maison du Saint-Esprit de Toul. pays; mais elle n'est devenue paroisse que

La maison des Pères de l'ordre de vers le neuvième siècle. Saint-Dominique ou des frères précheurs 2.° L'église de Saint-Vast , érigée en de Toul, fut balie vers l'an 1245, dans paroisse par l'évêque Pibon, mort en le district de la paroisse de Saint-Jean , 1107. Ce prélat unit à cette église celle de sous l'épiscopat de Roger de Marcey évê-Laye derrière Foug ; elle n'a plus aucun

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