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on lit en gros caractères , ces mots : PATER. FILIUS. SPIRITUS. SANCTUS. Je ne donne pas ce mausolée comme un monument de la haute antiquité , mais il est toujours respectable , quand ce ne serait que ce Superhuméral qu'on fait porter à saint Mansuy. Cet ornement se remarque aussi dans les sceaux de Drogon ou Dreux de France, qui a gouverné l'église de Toul, depuis l'an 905 jusqu'en 922 , et dans ceux de saint Gauzelin , qui lui a succédé après un interrègne de quelques années , depuis 925 jusqu'en 962 ; ainsi la chose n'est pas nouvelle à · Toul. . | Au reste cet ornement n'est pas particulier aux évêques de cette église. Nous lisons dahs la vie de Thierry évêque de Metz, qui a siégé depuis l'an 964 jusqu'en | 984, qu'Adalberon neveu de ce prélat, aussi évêque de Metz, avait le privilège de porter en officiant a la messe, le Rational ou super humeral, qui est le symbole de la science et de la vérité et dont était revêtu le grand-prêtre des Juifs. Le pape Alexandre VII , par sa bulle en date du trois mars 1666 , confirma à l'évêque de Paderborn, l'usage du Superhuméral ou Rational : Episcopo Paderbornensi usum Rationalis confirmat et ampliat. Il est étonnant que les prélats de l'église de Toul, ayent négligé de se servir de cet ornement si respectable , pendant que d'autres églises le demandent avec tant d'empressement , et s'en font gloire. Dans la même église de Saint-Mansuy, on montre le calice de saint Gérard , qui est fait en façon d'une grande coupe , ayant des anses aux deux côtés. On montre encore l'aube du même saint , qui est sort longue et ornée par le bas, derrière et devant , d'une pièce de soie précieuse et ouvragée à l'antique. Ces deux pièces , c'est-à-dire le calice et l'aube de St. Gérard, furent dessinés et envoyés à D. Bernard de Montfaucon, pour être insérés dans les Antiquités Gauloises.

J'ai remarqué parmi les cercueils que l'on a tiré de l'ancienne église de St.-Mansuy, un cercueil de plomb qui n'était pas soudé à la manière d'aujourd'hui , mais dont les pièces étaient attachées par de gros clous de fer à grosse tête et bien rivés par dedans. Dans un autre cercueil de plomb de la même église , on trouva le commencement de l'évangile de St. Jean, gravé sur une croix de plomb, posée sur la poitrine du mort. - Prieuré ou ermitage de St.-Michel. Au haut de la montagne de Bar, devant la ville de Toul, était autrefois un prieuré sous l'invocation de St. Michel , fondé et dédié l'an 971 , par St. Gérard , évêque de Toul. On y allait autrefois en procession un des jours des Rogations. Le val de Pace, ou le prieuré de tous les Saints de la Paix. Le prieuré de tous les Saints , ou du Val-de-la-Paix, qui appartenait originairement aux religieux d'Hérival , proche Remiremont , a depuis été donné à l'abbaye de Saint-Mansuy. Les anciens religieux de ce prieuré qui observaient une règle d'une rigueur extraordinaire, obtinrent dispense du papa Honoré II, de marcher pieds-nus, etc. Voyez ce que nous avons dit de cette règle à l'article IIérioal. - Il y avait au voisinage de l'abbaye de St.-Mansuy une léproserie, dite la léproserie de St.-Pierre ou de la Borde , fondee au treizième siècle , par la piété des abbés de Saint Mansuy et des bourgeois de Toul. L'abbaye de Saint-Léon de Toul. L'abbaye de Saint Léon IX, située dans la ville de Toul , fut fondée et bâtie par Lutulphe doyen de l'église cathédrale de Toul, qui avait été élevé dans le séminaire épiscopal du vivant de St. Léon IX , en 1090, pour des chanoines réguliers de Saint-Augustin. L'église fut achevée et dédiée en 1091 , par Pibon évêque de Toul , qui la combla de bienf its et l'érigea en abbaye. Sehère, qui avait été tiré du Châtélet près de Remiremont, en fut le premier abbé. On croit que Lutulphe lui-même se retira dans cette abbaye et qu'il y est mort religieux, L'abbaye de Saint-Léon était autrefois située hors les murs de cette ville, sur un fonds qui dépendait de l'évêque, mais elle fut ruinée durant la guerre qui s'alluma entre Charles II, duc de Lorraine, Edouard de Bar marquis du Pont-àMousson et les bourgeois de Toul. Le couvent des Pères Cordeliers de Toul fut fondé en 1271 , par un seigneur nommé Drogon de la maison de Lénoncourt, en faveur d'un religieux de SaintFrançois, nommé Drogon de Romains, sous l'évêque Gilles de Sorcy. L'hôpital de la ville de Toul a été bâti avant le milieu du XIII° siècle, puisque Nemerie Barat maître échevin en 1258 , demanda des religieux hospitaliers du Saint-Esprit pour le gouverner. L'évêque Roger de Marcey en 1250, confirma la donation qu'un nommé Albert le Chambelain avait faite à cet hôpital. L'hospitalité s'y pratiqua et l'office divin s'y célébra avec édification pendant assez longtemps; mais le relâchement s'y étant glissé, Dominique Touvignon maître de cette maison , présenta en 1655, une requête à Mr de Sithie, nommé à l'évêché de Toul, pour le prier de remédier au désordre : le prélat s'adressa au roi Louis XIII, qui permit de mettre dans cette maison un séminaire. M. de Gournay évêque de Toul, auparavant évêque de Sithie obtint du roi un arrêt qui en ordonna l'éta

. blissement.

Ce prélat pria saint Vincent de Paul instituteur de la mission , de lui donner quelques-uns de sa congrégation, pour avoir soin du nouveau séminaire. Ce pieux serviteur de Dieu lui envoya deux prêtres, qui furent logés dans la maison du Saint-Esprit de Toul.

La maison des Pères de l'ordre de Saint-Dominique ou des frères précheurs de Toul , fut batie vers l'an 1245, dans le district de la paroisse de Saint-Jean, sous l'épiscopat de Roger de Marcey évê

que de Toul, qui contribua beaucoup à cet établissement, avec Ferri IV, duc de Lorraine et Némerie Barat, maitre échevin de Toul. Ce couvent était d'abord hors de la ville de Toul, ensuite la ville s'étant augmentée, il s'est trouvé enfermé dans son enceinte. On a tiré grand nombre de religieux de cette maison, pour être suffragans des évêques de Toul. Les religieuses de la congrégation de Notre-Dame, de l'institut du bienheureux Pierre Fourier, réformateur des chanoines réguliers, furent reçues dans la ville de Toul au XVII° siècle, pour y enseigner les jeunes filles. La maison des religieuses du premier ordre de St.-Dominique fut fondée le 25 août 1622. Celle des religieuses du troisième ordre de St.-Dominique le 14 septembre 1654. Les religieuses bénédictines de l'adoration perpétuelle du St.-Sacrement instituées par la vénérable mère Méchtildedu St-Sacrement, furent reçues dans la ville de Toul le 25 janvier 1664. Les Pères Capucins de Toul furent établis proche l'abbaye de St.-Mansuy en 4602, par la piété et la libéralité de M. de Porcelet évêque de Toul , et abbé commendataire de St.-Mansuy. La place que l'on choisit pour bâtir ce couvent, était le cimetière public, car le privilège d'enterrer dans les églises n'était que pour les prélats, les princes et les personnes distinguées. Les cimetières publics étaient ordinairement hors des villes. . Paroisses de la ville de Toul. On comprend dans la ville de Toul quatre paroisses principales, savoir: celle de Saint-Jean-Baptiste dans le cloître, qui était proprement le baptistaire de la grande église. On tient que cette église fut bâtie par saint Mansuy apôtre du pays; mais elle n'est devenue paroisse que vers le neuvième siècle. 2.° L'église de Saint-Vast, érigée en paroisse par l'évêque Pibon, mort en 1107. Ce prélat unit à cette église celle de Laye derrière Foug ; elle n'a plus aucun paroissien dans la ville de Toul, et le curé qui en conserve le titre, fait sa résidence à Laye. 5.° L'église de Ste.-Geneviève, une des plus anciennes paroisses de la ville de Toul, est située près la porte du palais épiscopal. On lit dans les cartulaires de la cathédrale, que sous le règne de Charles-le-Chauve, cette église était honorée du titre de Basilique. 4.° La paroisse de Saint-Amant, Sanctus Amantius, est ordinairement la paroisse du bourg du même nom où elle était située. Depuis que ce'bourg a été renfermé dans la ville, elle passe pourune des paroisses de Toul. On lit dans un titre de Lothaire, dont l'extrait est rapporté dans la Diplomatique du P. Mabillon , que le bourg de Saint-Amant était déjà considérable au milieu du neuvième siècle, et que l'église fut donnée à un nomme Beraud, a qui ce prince donne le titre de corévêque. La paroisse de Notre-Dame ne subsiste plus. La paroisse de St.-Pierre était anciennement hors la ville de Toul , et comprenait plusieurs maisons de la ville; elle ne comprend que celles du faubourg de Saint-Mansuy. La paroisse de St.-Maximin est dans le faubourg de St.-Evre. Cette paroisse est ancienne, l'évêque Frotaire fait voir l'étendue de son district par une sentence qu'il rendit en 825, et l'empereur Charles-le-Chauve confirma à l'abbaye de Saint-Evre la donation qu'on lui avait faite de la paroisse de St.-Maximin. L'oratoire de St.-Jean de Malthe , fut bâti proche de l'hôtel de Malthe pour la commodité des commandeurs, qui s'ennuyant d'être à la campagne, se retirèrent dans la ville, et transférèrent dans cet oratoire le service qui se faisait à Libdos. Ancien gouvernement politique de la ville de Toul. Nous supposons que l'ancien gouvernement des Leuquois était dans son origine le même que celui des Sequanois, des Hc

duens, des Allobroges et des autres peuples de la Gaule. Ils avaient des chefs, élus par les suffrages du peuple, qu'ils appelaient princes, dont la dignité était personnelle et ne passait pas à leurs descendans (1). C'est apparemment ce privilége de se choisir des magistrats pour les gouverner selon les lois municipales des Gaules, que Jules-César laissa aux Leuquois, et dont a voulu parler Pline, lorsqu'il dit qu'il les laissa dans leur liberté. Auguste leur confirma ce privilège, puisqu'ils étaient encore libres du temps de Pline. ll parait même par la vie de St.-Loup évêque de Troyes , que les Leuquois en jouissaient encore du temps de ce saint évêque; car nous lisons qu'il était né à Toul, d'une famille très illustre et distinguée par la dignité de sénateur. Le magistrat ou gouverneur de la ville de Toul s'appelait anciennement Regulus, c'est le nom qu'Adson abbé de Montier-en-Der lui donne dans la vie de St. Mansuy , en parlant de l'état , où ce saint trouva cette ville, lorsqu'il y fit sa première mission. On a traduit ce mot par celui de comte. Depuis Constantin on donna le nom de comtes aux gouverneurs des villes , et de ducs aux gouverneurs des provinces, ainsi que nous l'apprenons de l'historien Zozime (2). Les rois francs en usèrent de même, comme le témoigne Grégoire de Tours (5). Les monumens anciens de Toul parlent de deux comtes qui gouvernèrent la ville de Toul au septième siècle sous l'épiscopat de Teudefride et d'Eborin : Teudeufridus quidem regis Dagoberti familiaris obtinuit, Bettone comite urbis, et plus bas dans l'abrégé historique d'Eborin: Hildegarius comes urbis, villas ecclesiae jussu regis, guerpivit. On croit que Dagobert I, qui avait doté magnifiquement l'église de Toul (4), donna encore à ses évêques la juridiction

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dans l'étendue de la ville de Toul et de son territoire, qu'on nomma alors BanRoyal, juridiction qui attribua à l'évêque la jouissance de tout le temporel, telle que les autres comtes l'avaient dans les villes de leur dépendance. Dans la suite, les rois dépouillèrent les évêques de Toul, de cette juridiction et nommèrent des Comtes, pour rendre la 'justice dans la ville de Toul et dans l'étendue de son district. Ces comtes avaient ordinairement sept échevins. Ils jugeaient de toutes les aflaires, tant civiles que criminelles, et ils tenaient pour ce sujet leurs assises quatre fois le mois en quatre lieux différens de leur ressort ; excepté lorsque les comtes extraordinaires appelés Missi Dominici, venaient pour entendre les plaintes du peuple , et réformer les jugemens des comtes ou gouverneurs. Ceux-ci résidaient dans le chef-lieu de leur juridiction , et ils y donnaient audience, au commencement dans les places publiques, dans la suite aux portes des églises, et enfin dans une salle qui s'appelait Mallum publicum. Ils jugeaient sommairement les causes des veuves , des orphelins et - des pauvres. Ils désignaient aux parties, des avocats qu'ils nommaient Clamatores , lesquels exposaient leurs griefs en peu de paroles, surtout lorsqu'il ne s'agissait que du civil ; mais dans le criminel , l'accusé plaidait lui-même sa cause. Si les juges le 1rouvaient coupable , ils le punissaient, après l'avoir entendu , selon la grandour desafaute : s'ils le jugeaient innocent, outre qu'il était renvoyé absout, les juges inférieurs, qui l'avaient condamné, étaient eux-mêmes condamnés à une amende. On ne trouve dans les titres de Toul que les comtes Adeliphe et Gérard, qui aient exercé la justice dans Toul sous les rois de la seconde race. Le premier fut avoué de cette église sous l'épiscopat d'Arnald, et Charles-le-Gros lui donna en 886 et 887 , le gouvernement dn fisc au domaine royal. L'autre était avoué de l'abbaye de Saint--Evre : on lit dans

la Diplomatique, qu'il s'empara de quelques biens de l'église de Toul, et que pour se rendre plus redoutable , il éleva quelques forteresses dans le Ban-Royal de cette ville, contre le privilège de Dagobert ; mais l'évêque Arnoû en ayant porté ses plaintes au roi Arnoul, ce prince condamna Gérard à réparer le dommage qu'il avait fait à l'église , et confirma la chartre du roi Dagobert. On trouve dans une chartre de Charles-le-Chauve de 885, et dans deux autres de 892, et 894, d'Arnoul roi de Germanie, que Vicherey dans le Saintois, in pago Segintensi, était dans le comté du comte Hugues. Ce comte Hugues n'était-il pas aussi comte de Toul , car le Toulois confinait au Saintois. Ces comtes de Toul nommés par les ' évêques, n'étaient à proprement parler que ce qu'on a appelé depuis Advoués , Advocati (1), ou des baillifs ou gouverneurs établis par les évêques , pour rendre en leur nom la justice, défendre le temporel du clergé, commander les troupes en temps de guerre, régler la police et le bon ordre dans la ville. On assignait à ces comtes pour pension une certaines quantité de blé et d'avoine, sur les prébendes des chanoines et sur les villages du comté ; ils avaient une maison ou hôtel dans la ville, le revenu entier de quatre villages, qu'on appelait pour cela Bannum Comitis le ban du comte , le tiers des amendes , le quart dans les droits d'entrée et de haut conduit , et le droit de gite chez tous lcs sujets tant de l'évêque que du chapitre. Les anciens statuts avaient marqué l'é| tendue de ce droit ; mais comme on eut lieu de craindre que les comtes ne le portassent plus loin , il fut changé en certaine quantité de pain , de viande, de vin, de bière qu'on obligea les sujets de leur fournir, outre les deux deniers toulois qu'ils leur payaient tous les ans. Dans les commencemens, l'emploi de ces comtes ne durait qu'autant qu'il plai

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sait aux évêques, et on ne le regardait que comme une commission qu'on ôtait à celui qui l'avait , quand il en usait mal. L'évêque Udon, successeur de St. Léon IX, ayant destitué le comte Arnoû pour ses exactions, donna le comté à Frideric. Mais dans la suite cette dignité devint héréditaire dans les familles, en sorte que l'on pouvait l'engager ou l'aliéner, comme · un bien propre; les filles même n'en fupoint exclues et la donnèrent à leurs maris. Les évêques de Toul tâchèrent inutilement de supprimer cette dignité ou de la réunir à leur domaine , elle dura jusque vers la fin du treizième siècle. Nous allons donner ici le suitc de ces eomtes. I. L'empereur Henry l'Oiseleur ayant réuni le comté de Toul à son domaine, le rendit ensuite à l'évêque S. Gauzelin. Nous trouvons sous cesaint, Vido comte de Toul. lI. Beralde de Vandœuvre, prend'le - titre de comte de Toul ; dans une chartre de l'évêque Saint Gérard de l'an 964. III. En 966, Raimbaldus ou Regimboldus, était comte de Toul , il est nommé dans le titre de fondation de l'abbaye de Vergaville de cette année : in Tullensi parochia , in Comitatu Mortisna, ubi Regimboldus pracest, Ecclesiam Roserolis; peut-être Rosières sur la Montagne, ou Rosières sur la Meurthe. Ne serait ce pas lc comte Regimboldus, qui est re' présenté à Remiremont sur une agathe gravée qui est , enchàssée dans la porte du tabernacle de l'église du chapitre : on voit un seigneur assis qui présente à une abbesse ou à une religieuse à genoux un écrit qu'il tient en sa main , avec ce mot, Regimboldus. Dans le nécrologe de Remiremont on lit : Rembaldus Comes dedit quosdam servos Sancto Petro. IV. Scindebald, comte de Toul en 971 , comme il parait par le titre de fondation de la Maison-Dieu de Toul, faite par St. Gérard. V. Ancelin ou Azelin (1), frère de l'é vêque saint Gérard , succéda à Scinde

VI. Alberic moine de l'abbaye de TroisFontaines , ordre de Citeaux, fait mention d' Ulric comte de Toul, qui jouissait de cet emploi sous l'évêque Bertholde en 1000. VII. En 1004 , Thierry comte de Toul, eut différent avec Eudes comte de Champagne. Balderic l. 1 c. 55. VIII. En 1019, Raimbauld, seigneur de Fontenoy en Vôge et de Charmes sur Moselle, fit son serment de fidélité entre les mains de l'évêque Bertholde, pour le comté de Toul. IX. A Raimbauld, succéda Renard ouRenaud I son fils ainé, dans le comtédeToul. Il se fit religieux dans l'abbaye de St.-Evre. X. Renard II , son frère cadet dénommé dans une chartre de l'évêque Brunon en l 054 lui succéda. Renard avait un frère nommé Gibuin , princier de l'église de Toul (2), et deux filles appelées Gertrude et Lutgarde. XI. A Renard II, succéda Renard III, fils de Renard If, qui donna sa fille Gertrude en mariage à Frideric, lequel fut nommé comte de Toul vers 1050. XII. Frideric I, succéda à Renard III son beau-père , mort sans enfans mâles. Le comte Frideric eut de son épouse Gertrude, deux fils, Frideric II qui suit, et Henry qui fut évêque de Liége. Alberic parle de ces deux fils sous l'an 1076. XIII. Frideric I, eut pour successeur au comté de Toul Arnoû , qui auparavant en était avoué, comme le témoimoigne un titre de l'évêque Udon de 1057. Ce titre est une sentence synodale contre les habitans de Varengeville, à laquelle Arnoû souscrivit en qualité d'a

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advocati Leucorum. Arnoù avait épousé Aremberge de Rortey , de laquelle il eut Ulric avoué de l'église de Toul. XIV. Frideric II, seigneur de Fontenoy en Vôges , succéda à Arnoû dans le comté de Toul. Il était fils de Frideric I. On voit la signature de Frideric II, dans un titre de l'évêque Pibon

bald , dans la dignité de comte de Toul.l pour l'abbaye de Saint-Evre de l'an 1072.

(1) Hist. de Loir. T. 2, nouv. édit.

(2) Benoit, hist. de Toul, p. 132.

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