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XV. Renard IV, comte de Toul, fils de Frideric II, était déjà comte de Toul en 1076 ; il prit la croix au concile de Clermont, et fit le voyage de la TerreSainte avec Godefroy de Bouillon. La veuve du comte Renard épousa en secondes uôces Renaud I , comte de Bar.

XVI. Pierre comte de Toul, frère de Renaud IV, fit le voyage d'outremer en 1096. Il est dénommé dans le titre de fondation de Saint-Pierre-Mont : Comes Petrus Frater Renaldi Tullensis Comitis. Il avait épousé Heloide, qui fut inhumée à l'entrée du cloître de saint Mansuy, où l'on voit son tombeau avec cette épitaphe : Obiit Helvides uxor Petri Vicecomitis. Il en eut deux filles, dont l'une fut mère d'Adalberon évêque de Metz en 1151 , la seconde fut mère de Pierre évêque de Toul.

XVII. Frideric III, fils de Renard !

IV, succéda à son oncle Pierre dans le comté de Toul, après l'an 1118. Il épousaen premières nôces Adelaide fille de Hugues d'Egesheim neveu de saint Léon IX, et en secondes nôces il épousa Flavide, sœur ou fille du duc Mathieu. Nous savons certainement que Frédéric III, comte de Toul épousa Giselle de Vaudémont, laquelle épousa en secondes nôces Renaud comte de Bar. Il faut donc dire que Giselle est la même que Flavide, ou avouer que Frideric épousa Giselle en troisièmes nôces. XVIII. Henry comte de Toul, frère de Frideric III, a souscrit au concile provincial tenu à Toul en présence d'Adalberon archevêque de Trèves. XIX. Friderie IV, sire de Fontenoy en Vôges et de Charmes sur Moselle, succéda à Henry son père dans le comté de Toul. Il épousa Halvide de Lorraine , fille du duc Simon I et d'Adelaide de Querfort, sœur de l'empereur Lothaire, dont il ne laissa qu'une fille unique nommée Bertrix , mariée à Mathieu de Lor" raine, fils du duc Mathieu I. Frideric lV, vivait encore en 1165, et mourut au retour de son voyage de la Terre-Sainte.

En 1152, le moine Alberic, Chronic. ad ann. 1165 , fait mention de Simon de Toul. On trouve aussi Jean de Toul. Viguier p. 154. XX. Mathieu de Lorraine comte de Toul , épousa Beatrix de Fontenoy sa cousine germaine, fille de Rainard de Don-Martin. Il vivait encore en 1194 et laissa trois fils, Frideric V , Renaud sire de Coussey et Renard. Il mourut au château de Fontenoy , et fut enterré dans l'abbaye de Clairlieu. XXI. Frideric V, comte de Toul fils de Mathieu de Lorraine, sire de Fontenoy en Vôges, épousa Agnès ou Agnelle ou Gegnelle de Commercy , et engagea en 1202, son comté de Toul à Mathieu de Lorraine évéque de Toul, pour la somme de trois-cent-cinquante livres provenésiennes. Frideric ct Renard de Lorraine son frère, prirent la croix en 1214, et firent le voyage de la Terre-Sainte avec ' plusieurs chanoines et bourgeois de Toul. XXII. Eudes de Lorraine fils de Frideric V , comte de Toul, épousa Isabelle de Parroye. Les maires et échevins de la ville de Toul, se mirent en 1500, sous la protec[tion du roi Philippe-le-Bel, moyennant quelques services qu'ils s'obligèrent de lui rendre; déclarant qu'ils sont de franche condition, et ne doivent rien ni à l'empereur, ni à l'évéque, ni au chapitre de Tout, et qu'ils sont bien au nombre de 200 feux. Vers l'an 1510, l'empereur Henri VII, donna à Thiébaut II, duc de Lorraine, la garde du gouvernement de la ville de Toul, qui lui appartenait et à l'empire, pour lui et ses successeurs à perpétuité. Nous lisons qu'en 1524, Jean, sire de Toul, chevalier, s'engage de servir le duc de Lorraine contre ceux de Metz. Ferri, VI du nom comte de Toul, et troisième du nom duc de Lorraine, fils du duc Mathieu II et de Catherine de Limbourg , acheta le comté de Toul d'Eudes son parent, en remboursant toutes les sommes pour lesquelles il était engagé aux évêques de Toul ; mais en 1261 , Gilles de Sorcy, évêque de Toul, retira ce comté des mains de ce prince et le réunit pour toujours à son domaine, Hist de Lorr., tome 2, première édition , p. cccclxxxvj , preuves. Entre les enfans du duc Ferri III, on rapporte en quatrième lieu Jean comte de Toul; il est nommé Jean de Nancy, dans un titre de l'abbaye de Senones, de l'an 1268, et Jean de Neuviller dans un autre titre de l'an 1286. Il mourut le 6 septembre 1295 , et fut enterré au cloître de Beaupré, où on lisait cette épitaphe : Cy gist Messire Jehan de Toul, qui fut mort l'an M.CC.LXXXXV. | Thiébaut comte de Toul, mourut en 1559 , et fut enterré dans l'église des chanoines réguliers de Lunéville, où nous avons vu son épitaphe en ces termes : Cr gist Thiébaut de Toul Ecuyer, qui mourut l'an M. CCC. LIX. la vigile de saint Jean - Baptiste. Les trois alérions sont fort bien marqués sur son écu ; son casque était suspendu sur son mausolée. Nous ne savons quand cette maison des comtes de Toul de la maison de Lorraine fut éteinte. Pour concilier ce qu'on lit en divers endroits des princes de Lorraine, qui ont porté le nom de Toul, je crois qu'il faut reconnaitre deux branches de comtes de Toul, l'une résidant à Toul, et l'autre demeurant à Lunéville ou aux environs. Les comtes et ducs de Bar eurent aussi part à la garde et protection de la ville de Toul. Edouard comte de Bar, en 1511 , prit cette ville sous sa sauve-garde. Outre le çomte de Toul , dont nous avons parlé, qui était comme le chef du conseil de l'évêché pour le temporel, l'évêque avait encore d'autres officiers pour l'administration de la justice. Ces officiers étaient le vicomte, l'avoué, le sénéchal, l'œconome, le chambellan et un écuyer. Ces offices furent remplis jusque sons les derniers évêques. Il y avait aussi entre les nobles vassaux de l'évêché de Toul, des Pairs pour être

les juges des fiefs, et assister à tous les combats qui se donnaient entre les sujets de l'évêque. Les seigneuries de Séraumont et de Ménil-la-Tour, étaient érigées en pairies. - L'empereur Charles IV, dans un diplôme appelé communément la Bulle d'or, parce qu'elle est scellée en or, permet aux bourgeois de Toul de fortifier leur ville, d'y faire des fossés, des murailles, des tours et autres défenses nécessaires, pour la conservation de ladite ville et de ses habitans. En second lieu il leur permet de punir les malfaiteurs suivant la qualité du délit , et de les condamner à des amendes convenables. En même temps il leur donne peuvoir d'imposer et de lever les tailles et contributions, qui seront employées de même que les amendes susdites, aux usages nécessaires pour la commodité et l'utilité de ladite ville. Comme aussi de faire des statuts et ordonnances, suivant l'exigence des temps et des assaires. En outre, le même empereur approuve le collège des magistrats de la ville de Toul, à qui il permet d'user du coffre, de la cloche et du sceau publique, ainsi qu'il se pratiquait de tempsimmémorial. Enfin, il approuve, ratifie et renouvelle tous et un chacun des priviléges, grâces, indults, droits et immunités donnés et accordés à ladite ville de Toul, par les empereurs ses prédécesseurs; comme lui étant et lui ayant toujours été, ladite ville et ses habitans fidèles, affectionnés et obéissants, de même qu'à l'empire Romain. | Cette bulle d'or est datée de Prague, le 15 des calendes de Mars, l'an 1567 : elle est en latin et en parchemin ; le sceau est d'or, du poids d'environ huit pistoles, avec la figure de l'empereur assis, revêtu des habits impériaux avec eette légende : Carolus Imperator semper Augustus et Bohemiœ Rex. On voit au revers le capitole avec cette inscription : Aurea Roma

caputmundi Regis Orbis Regna Rotundi. La ville de Toul, comme Cité Impériale, a joui de toutes les immunités franchises et privilèges, dont jouissaient les villes d'Allemagne, qui ont titre de Cités Impériales; les rois et les empereurs d'Allemagne ont reconnu et confirmé ces privilèges. Lorsque Henry II roi de France se rendit maître de la ville de Toul, du consentement des bourgeois en 1552, il leur promit de leur conserver leurs privilèges, et de les maintenir dans les libertés dont jouissent les autres villes impériales. Ses successeurs en ont usé de même. C'est ainsi que la ville de Toul de ville impériale qu'elle avait été, passa sous la domination des rois de France, qui la prirent d'abord sous leur protection, et lui donnèrent des Gardiens , qui prirent dans la suite le nom de gouverneurs. Entre les privilèges et immunités dont jouissent les bourgeois de Toul, on remarque ceux-ci: ils choisissent leurs magistrats, qui avaient séance dans les diètes de l'empire. L'empereur Maximilien leur donna le titre de Nobles, et Ferdinand leur confirma cette qualité. Ils avaient le gouvernement de la ville et le droit de faire la guerre aux princes et de conclure avec eux des traités. En un mot ils partageaient avec l'évêque les droits régaliens. · Un homme de roture en épousant une femme de qualité de Lorraine et du Bar| rois, pouvait posséder des fiefs et des seigneuries; parce que comme bourgeois d'une ville libre, sa condition paraissait égaler celle des nobles. . Ils avaient par conséquent tous les droits de la noblesse , de même qu'en jouissent les bourgeois de toutes les villes libres d'Ailemagne : tels que sont les droits de chasse et de pêche , d'avoir colombier et port-d'armes, de n'être obligé à aucune bannalité qu'à celle qn'ils s'imposaient eux - mêmes pour le bien et l'utilité de leur gouvernement. C'est pour maintenir ces nobles privilèges que les bourgeois de Toul ont souvent eu

recours à nos rois, en demandant leur protection. Toul est la capitale du pays Toulois, chef-lieu d'un bailliage et siége présidial, d'une subdélégation et d'un bureau des fiIlaIlCCS, Le bailliage de Toul a été créé par édit du mois d'août 1654 , et le présidial par édit de février 1685. Il est régi par le droit Romain et les usages locaux, rédigés en coutume particulière, en exécution de la déclaration du roi, du 24 février 1741. Le corps de l'hôtel-de-ville est composé d'un maire ou maitre - échevin éiectif, de trois échevins alternatifs, d'un quatrième échevin et d'un receveur électifs , de deux assesseurs titulaires, d'un procureur-syndic, et d'un secrétaire-greffier. Il y a aussi un huissier-royal et six sergens de ville. Les officiers de l'hôtel-de-ville sont chargés de l'administration des biens et revenus de la ville. L'exercice des maires et échevins électifs dure deux années, et celle du receveur six. Quand ils est question de les remplacer, on assemble les députés des paroisses pour donner leurs voix, et leur choix étant fait , à raison de trois sujets pour chaque place vacante, on dresse un procès-verbal, qui contient les noms des candidats qui ont le plus grand nombre de suffrages, parmi lesquels le roi en choisit le tiers pour remplacer ceux des officiers, qui ont fini leur exercice ; le tout, suivant l'avis qu'en donne l'intendant de la province. La ville de Toul a un gouverneur particulier, un lieutenant de roi et un major. Il y a à Toul un fort beau corps de casernes pourl'infanterie et la cavalerie. La garnison ordinaire est composée de 5 bataillons et de 2 escadrons. Il y a aussi un corps de milice, composé de huit compagnies bourgeoises, pour servir à la garde des portes lorsqu'il n'y a point de garnison. Il y réside un ingénieur en chef pour les fortifications, un commissaire ordonnateur l'extraordinaire des guerres et un garde d'artillerie. TOULON. — Je ne trouve Toulon dans aucun des pouillés des diocèses de Metz, Toul et Verdun, ni dans la liste de M. Beugnon , ni dans celle de M. Durival. C'était pourtant un lieu considérable, puisqu'en 1599, Robert duc de Bar donna à Edouard son fils, entr'autres choses la ville, chātel et chātellenie de Toulon , et qu'en 1445, Jean de Toulon était voué de Nomeny. Voyez l'histoire de Lorraine, tome 2, page DC. · LXXII, et la Notice de Lorraine à l'art. Nomenv. TOUR-EN-ARDENNE (LA). — La Tour-en-Ardenne , lieu autrefois fameux et bien fortifié. » Nous lisons dans la » chroniquc de Vigneule qu'en 1454, le

des guerres, un trésorier particulier de Savonière, un maire particulier, et onze

ou douze habitans. Il est parlé dans saint Grégoire de Tours de castrum Vabrense, le château de Voivre, que quelques uns croient être IIattonchatel (1). Mais s'il est vrai que ce lieu tire son nom de Hatton évêque de Verdun , qui y fit bâtir une forteresse après l'an 847, qui est la première année de son épiscopat, on ne peut pas l'entendre de castrum Vabrense, dont parle Grégoire de Tours, qui est mort en 595. On pourrait conjecturer que castrum Vabrense est la Tour-en-Voivre, ou Marsla-Tour, mais on n'a aucune preuve pour l'assurer. | On connait en Lorraine la maison de la Tour , qui est ancienne et qui y a figuré avec honneur, dès l'an 1220. La terre de la Tour-en-Voivre entre ensuite dans la

» Damoiseau de la Marche, accompagné maison de $ alm. Elle fut possédée ensuite

» des Liégeois et de ceux de la Terre com» mune, allèrent devant la Tour en Ar» denne, en laquelle alors était Vachelin » de la Tour, avec plusieurs autres mau» vais garçons , et fut ladite place prise et » abattue, sauve la vie de ceux qui la te» naient, autrement ils ne se fussent pas » rendus ». Je ne sais si cette forteresse fut rebâtie, il n'en est plus fait mention depuis ce temps-là. TOUR-EN-VOIVRE (LA). — La Tour-en-Voivre, viIlage annexe de Joinville, diocèse de Metz, bailliage de Thiaucourt, recette de Saint-Mihiel, situé sur l'Iron , à trois lieues de Thiaucourt, sur le chemin de Verdun à Metz, au nord de Saint-Mihiel, assez près de Mars-laTour. M. le comte de la Tour de Savonière en est seigneur haut , moyen et ba$ justicier, la justice y est exercée par ses officiers; cour souveraine de Nancy. Il y a en ce lieu un château et environ trentedeux habitans. Le ban de Suzémont est un ban séparé, quoiqu'enclavé dans la terre et seigneurie de la Tour et de sa dépendance. Il y a une maison à M. le comte de la Tour de

par la maison de Haraucourt, et en 1657, elle appartenait à Jean de Lamberty baron de Condé. Venchelin-de-la-Tour, comme il est nommé dans la chronique de Metz (1), ou plutôt Ancherin ou Anchelin, ou Venceslas de la Tour, ou peut-être Angerric, est célèbre dans l'histoire de Lorraine. Il était bailly de Vitry en 1457 , se trouva avec ceux de Metz au siége de Montereau-fault-Yone ; et après la prise de cette place, il s'en revint à Metz avec les soldats messins, avec qui il s'était associé. Ils y arrivèrent le 16 décembre après vêpres en magnifiques équipages et décorés du collier de l'ordre que le Bâtard d'Orléans leur avait donné. En 1440, le même Venchelin de la Tour fut fait prisonnier dans la guerre qui s'émût entre le comte de Vaudémont et les Lorrains. Il fut mené en prison à Joinville et y demeura entre les mains du comte de Vaudémont jusqu'à ce que le roi Charles VII, étant venu à Saint-Mihiel et à Bar-le

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duc, ledit Venchelin fut relâché au mois de février 1441. Henry de la Tour, frère ou fils de Venchelin, prit le village de Moulin, et brûla le pays des environs. La Chronique mss. de Metz en vers, dit : Par l'an mille quatre cens et quinze, Fut la ville de Moulin prinse, Par Seigneur Henry de la Tour, Et brula le pays d'alentour. Léopold I, duc de Lorraine, par ses patentes qui sont de l'an 1712, honora du · titre de comte, Jean seigneur de la Touren-Voivre pour lui et ses hoirs. Nous connaissons encore d'autres lieux qui portent le nom de la Tour, dont nous dirons quelques mots. La Tour, nom d'une mairie et d'une communauté, dont les sujets habitent des maisons située à Gorcieux , la Cotte, Rennegoutte et la Houssière. Cette dénomination de la Tour, vient d'une forte tour , qui était anciennement à Corcieux. La Tour, hameau du ban d'Arches, à deux lieues de Remiremont. La Tour, fief et maison forte, paroisse deChaumont sur Aire, à M. de la Faloise. Il n'y a qu'un fermier. La Tour de Monthairon, de la paroisse d'Ansémont ou Anselmont, diocèse de Verdun, office de Souilly. M. le comte de Fontenoy, à qui cette tour appartient , en est seigneur haut, moyen et bas justicier; recette et bailliage de Bar, , présidial de Châlons, parlement de Paris. La Tour d'Affléville, fief situé dans le bourg de Foug. La Tour, maison-fief située au village de Aironville, appartenant à M. Petit ; , bailliage de Bar. TOUTAINVILLE. — Toutainville ou Totainville, Totanivilla, à deux lieues au nord-ouest de Mirecourt, diocèse de Toul. St. Remy est patron de l'église, Totainville est du bailliage de Mirecourt, cour souveraine de Nancy. Le chapitre de Remiremont et M. de Basson pierre y sont seigneurs.

• TRARBACH. - Trarbach, ou Traer

bach, petite ville d'Allemagne , dans le palatinat du Rhin , située à l'extrémité du Hundsruck, à huit lieues au-dessous de Trèves et à peu-près à égale distance de Coblentz, sur la Moselle, diocèse de Trèves, dans le comté de Spanheim. Le vin qui y croit est fort estimé; on tire des ardoises de ses montagnes. Trarbach était ci-devant une place importante par sa situation sur une montagne , qui dominait sur le passage de la Moselle, ayant le château de Starkerberg au nord sur la même montagne. Le poste deTrarbach a donné de grandes inquiétudes à la Lorraine pendant les dernières guerres, à cause des pariis de sa garnison, qui couraicnt dans le pays, jusqu'en 1754 , que cette place fut démantelée. Le duc de Malboroug en 1704 , se rendit maître de Trarbach, mais il l'abandonna bientôt après, ayant appris que l'armée de France approchait. Il laissa une bonne garnison à Trèves, mais qui n'y demeura pas long-temps. Enfin la forteresse de Tyarbach fut prise et entièrement démolie par M. le maréchal de Belle-Isle en 1754. Mont-Royal est situé vis-à-vis Trarbach ; il est presqu'entièrement environné de la Moselle et fut fortifié régulièrement en 1680, par les ordres de Louis XlV. Le motif ou le prétexte de cette nouvelle entreprise, fut que le roi voulait, par cette forteresse, assurer les terres, qui avaient été réunies à son domaine, et en particulier celles du Palatinal, qui appartenaient à madame la duchesse d'Orléans sa bellesœur. Lobkovitz fut envoyé vers le maréchal de Créqui pour porter ses plaintes de cette entreprise, qu'il disait être contraire aux conditions de la trève, par lesquelles il était stipulé que les choses demeureraient en l'état où elles étaient auparavant. Le maréchal de Crequi n'eut point d'égard à ses remontrances , et continua les ouvrages du Fort-Louis, avec une diligence extraordinaire , y faisant travailler nuit et jour une multituded'ouvriers de toutesorte. Comme la chose intéressait plusieurs

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