Images de page
PDF

septembre 1522, après avoir mis le feu à | d'excellent vin : après quoi ce prince fit l'abbaye de Saint-Maximin , à l'hôpital de charger sur son chariot environ 4 mesures Sainte - Elisabeth et à son propre camp. de ce bon vin , et ayant apposé son sceau Il se retira au-delà de la Moselle, marchant sur les portes du monastère , défendit à toujours en bataille, de peur qu'on ne le ses soldats d'y entrer et d'y exercer aucun poursuivit. On regarda comme une espèce acte d'hostilité. Il partit enfin de Trèves de miracle, que durant ce siége il ne soit pour aller dans le Luxembourg, où il pas mort un seul homme, ni dans la ville exerça les mêmes pilleries et les mêmes ni aux environs de Trèves.

(violences, qu'il avait faites dans le pays En 1552, Albert , marquis de Brande-de Trèves. bourg, à la tête de dix mille hommes, En 1632, les chanoines de Trèvcs , qu'il menait au siége de Metz, qui ne fut fàchés coutre Philippe - Christophe de formé qu'au mois d'octobre de cette an-Sotern leur archevêque, qui s'était séparé née, commença dès le mois d'août d'exer- des intérêts de la maison d'Autriche, cer des hostilités et des ravages extraordi- mis sous la protection de la France, naires , dans le pays de Trèves et aux en-livrèrent la ville aux Espagnols, qui se virons ; quoique tout y fút en paix et qu'il saisirent encore de Coblentz et de Philisn'y eut aucune guerre déclarée , ni de la bourg, qui appartenait à l'archevêque. part de la France, ni de la part de l'empe- Le roi Louis XIII, envoya le maréchal reur Charles V. Albert attaqua d'abord d'Effiat avec une armée de vingt-quatre la ville de Mayence, et força les bour-mille hommes, pour rétablir l'archevêque geois de lui faire hommage , après quoi dans ses états. Le maréchal d'Effiat étant il pilla et ravagea tout leur pays. Il ré-mort à Lutzelstein le 27 juillet, comme il solut ensuite d'en aller faire de même dans se disposait à assiéger Trèves, le comman. le pays de Cologne ; mais Jean, arche-dement de l'armée fut donné an maréchal vêque de Tréves, l'arrêta à son château d'Estrées, qui prit la ville de Trères , et d'Heberstein, et l'obligea de rebrousser on donna le commandement de la garnison chemin.

qui fut laissée dans la ville , à M. de SenCe ne fut que pour tomber sur la ville nelerre. L'archevêque Philippe Christophe de Trèves. A peine eût-il paru dans la de Sotern fit plusieurs efforts pour avoir le campagne, le 28 août, que le sénat de cardinal de Richelieu pour coadjuteur; Trèves lui apporta en cérémonie les clefs c'est pour ce sujet qu'il fut mis au ban de de la ville, et le reçut comme en triom- l'empire : enlevé l'an 1635, et mené priphe dans la place : tout le clergé dont il sonnier à Vienne; il ne sortit de prison s'était déclaré l'ennemi, s'était enfui. Al-qu'en 1645. bert acheva de brûler ce que Francisque En 1643, le maréchal de Turenne prit de Sicking avait épargné de l'abbaye de la ville de Trèves par composition. Elle Saint-Maximin et de l'église Saint-Paulin, fut prise en 1649, par l'armée de France brûla toutes les maisons, de même que l'ab- commandée par le maréchal de Rosen. En baye de Sainte-Marie-aux-Martyrs, dont 1673, Trèves et ses environs furent ravail emporta les cloches: l'abbaye de St.-Ma- gés par les trouves Françaises, le maré thias fut pillée, les cloches au nombre de chal de Créqui en fit raser les fortificadouze enlevées, les autels renversés, les tions et détruisit le pont de la Moselle. Les images, le cheur, les ferreinens des fenêtres églises de St.-Paulin et de Saint-Maximin el des portes enlevés et vendus aux bour- furent aussi renversées. La ville de Trèves

souffrit beaucoup de même que les enriAlbert alla en personne au monastère rons, dans les dernières guerres de 1702, de Saint-Maruin sur les bords de la Mo-1733, 1734. On ne respecta pas même le selle ; le prieur l'appaisa en lui servant palais électoral, qui fut à la vérité con

geois.

servé, mais fort dérangé et endommagé. du pape St. Léon IX, de l'an 1049 (1),

Ce palais archiépiscopal est très-vaste en faveur de l'abbaye de Saint-Maur de et fort éleré, avec des grandes cours, et Verdun, où sont spécifiées les églises et percé d'un grand nombre de fenêtres. A. autres biens de ce monastère : in Tranl'entrée on remarque des restes de l'ancien culfi-villa ecclesiam unam. palais , qui était un bâtiment fort massif et TRIEUX. — Trieux, Trexium, villairès-solide, avec quantité d'arcs-boutans. ge à deux lieues au nord de Briey, dioOn entre dans cc palais par une grande cèse de Trèves, recette et bailliage de cour, de laquelle on passe dans une autre Briey ; M. le baron de Serinchamp en est cour intérieure; au fond est l'appartement seigneur haut, moyen et bas justicier , la d'été séparé du reste du palais, d'une justice y est exercée par ses officiers ; il y structure très agréable et très-délicate. a environ cinquante habitans. Comme l'électeur de Trèves vient rarement TRITTLING. - Trilling, village à en cette ville, et qu'il fait sa résidence or- deux lieues au couchant de saint Avold , à dinaire au château d'Eberstein près de Co- une lieue au nord de Faulquemont (2): blentz, le palais de Trèves n'est ni orné il dépend et fait partie du marquisat de ni meublé, comme il conviendrait à un si|Faulquemont qui a Buffet, et est prévotě grand prince.

, balliagère, dont les appels se portent à la Il y a dans la ville de Trèves une mai cour souveraine. Ce village est du diocèse son de l'ordre Teutonique et une maison de Metz, et a pour annexes les villages de de l'ordre de Malte.

Laudrefang et de Redlach. Il est parlé Quant aux archevêques électeurs de de Drutteling, ou Druttulinga, ou DrutTrèves, on en peut voir la suite à la tête teringa , dans plusieurs titres de ce pays, de notre Histoire de Lorraine. On verra et dans un titre de l'abbaye de Longeville dans la même histoire, ce qui est arrivé de de l'an 1121 : conductum ecclesiæ de plus remarquable dans la ville et l'arche-Dructheringen. Il y a dans ce village envêché de Trères, tant pour le civil que viron trente habitans. . pour l'ecclésiastique. On peut aussi con- TROGNON. Trognon, en latin sulter les Annales de Tréves du père Tronium, Troniacum, Trunio, village Brouverus , l'Histoire de Luxembourg par du diocèse de Verdun, situé à deux lieues le P. Bertolet , tous deux jésuites, et en-de Thiaucourt et de Saint-Mihiel, bailliafin l'Histoire diplomatique des archevêques ge de celle ville, cour souveraine de de Trèves par M. de Hontheim imprimée Nancy : la paroisse a pour patron St. en 3 tomes en 1750.

Gerinaia. TRICONVILLE.- Triconville, Tri-! Je conjecture que le château de Troconis-villa , village sur la rivière d’Aire, gnon est le même que Tripio, château deux lieues et demie au levant de Bar, de royal, dont il est parlé dans une chartre la baronie de Dagonville, diocèse de de l'empereur Charlemagne , donnée la Toul, bailliage et recette de Bar, prési-troisième année année de son règne: Data dial de Châlons , parlement de Paris ; la mense maio, annotertio regni nostri;actum paroisse a pour patron saint Michel. Il y Dripione palatio publico. (3), Comme a à Triconville environ quarante six ha-Charlemagne était entré cette même année bitans, une maison forte ou château fief dans la possession du royaume d'Austrasie, qui appartient à M. de Thibalier. il est assez croyable que la donation qu'il

Cousance-aux-Bois est annexe de Tri-y fait à l'abbaye de Saint-Mihiel , est daconville ; l'église est dédiée à Notre-Dame; liée d'un lieu dn même royaume d'Austrace village est composé d'une vingtaine d'ha-1 (1) Hist. de Verdun. p. 9. preuves, bitans.

ia Hist. de Lorr. t, . p. 376, Triconyille est rappelé dans une bulle 3) Diploinat, l. 4. c. 53.

menoncourt. Villes, colmille et du baillia

sie , dont était Trognon. De Drepio on a val de Saint-Dié, mairie composée des pu aisément faire Trognon.

villages de Marzeley, la Pêcherie et Vil: Trognon est le chef-lieu d'une belle ler, qui ne font qu'une communauté, lerre érigée en marquisat le 5 février au nord-ouest et du bailliage de Saint1737, par le duc François III, Dié. en faveur de monsieur le comte d'Heu- TROIS-VILLES (Les). - On connait dicourt de la maison de Lénoncourt. encore une mairie, nommée les Trois

Ce Keu a changé de nom et s'appelle au-i Villes, composée des villages de Voinvil· jourd'hui Heudicourt.

le, Varnéville et Buxerulle, qui font TROIS-MAISONS (LES). — Trois- trois coinmunautés du bailliage de SaintMaisons (Les) : c'est un des faubourgs de Mihiel, cour souveraine de Nancy. Nancy, au nord-ouest de la ville. Les mai-i Ces trois villes ne faisaient autrefois sons båties hors de la porte Notre-Dame, i qu'une seigneurie, comme il parait par s'augmentant considérablement, on divisa deux dénombremens donnés au duc de la paroisse Notre-Dame en 1719, et on Lorraine ès-années 1612, et 1627. érigea celle des Trois-Maisons dans l'en- TRON (SAINT). - Saint-Tron, en droit où était apciennement celle du fau- latin Sancti Trudonis fanum, ville et bourg Saint-Dizier. Elle fut dédiée à Si. abbaye célèbre au pays de Liège daus la Fiacre et St. Vincent.

Hasbaye , dont elle est la capitale; ceux L'ancien faubourg de Saint-Dizier du pays s'appelleni Saint-Truyens. Elle est était situé entre la ville-vieille de Nancy située sur les frontières du Brabant, à et le pont de Malzéville , et avait ses sei- trois lieues de Tongres, à cinq de Masgneurs particuliers. Les principaux bour-tricht, et autant de Liège. L'abbaye donne geois de Nancy avaient en ce faubourg le nom à la ville, et elle tire son origine leurs maisons particulières et de plai- de saint Trudon ou saint Tron, fondateur sance, pour la commodité des eaux, des de ce monastère. La moitié de la ville apjardins et des vignes. Il fut ruiné par or- partient à l'évêque de Liège, et l'autre dre du duc Charles III, en 1591. et moitié à l'abbé de Saint-Tron; l'évêque 1592.

! et l'abbé partagent entre eux la nominaDes Trois-Maisons dépend la maison | lion des magistrats. fief de Bathegnémont, vulgairement appe-l On croit que l'ancien nom de la ville lée Bathlémont, celle de Turique auprès de Saint-Tron était Sarcinum, d'où vient de la porte Saint-Stanislas, Notre-Dame-lqu'on l'appelle quelquefois Sarcinense des-Anges, Santifontaiue , la Côte-des-! Monasterium. La réputation de saict Chanoines, le Cróne , port où l'on dépose Clou ou Clodulphe fils de saint Arnoul, les marchandises qui viennent par eau, et élu évêque de Melz en 648, lui altira la commanderie St.-Jean de Virlay ou le un disciple célèbre, qui fut saint TruVieil-átre , de l'ordre de Malte. Idon ou saint Tron, originaire du pays

TROIS-MAISONS (Les) au val del d'Hasbare au diocèse de Liège; ses paSaint-Dié. Les Trois-Maisons , Trens étaient Français et non Romzins d'oau val de Saint-Dié composent un vil-Irigine , distingués par leur qualité et leurs lage du ban de Lusse, et des trois com- igrands biers. Le jeune Tridon était des munautés qui partagent ce ban, à trois son enfance rempli des sentimeus de la lieues et demie du Levant de Saint-Dié : plus tendre charité, se privant souvent Bailliage de cette ville, cour souveraine des choses les plus nécessaires à la vie, de Nancy.

pour soulager les pauvres : ces sentimens TROIS-VILLES (Les) au val de et cette pratique déplaisaient aux paSaint - Dié. - Les Trois-villes , au rens de Trudon , et le rendaicut mépri

sable aux yeux des jeunes gens de sa con-tion. On compte en ce lieu environ quadition.

tre-vingt-quinze habitans. Le roi et M. du Dieu lui inspira d'aller consulter saint/Tertre y ont chacun un châleau. Il y a Remacle évèque de Tongres , qui demeu-sur le finage ur ermitage dit de sainte rait en un lieu pas loin de là, nommé Geneviève. Septemburia. Ce saint lui dit qu'il devait La terrc de Tronville a été possédée aller trouver Clodulphe évêque de Metz, autrefois par une maison noble du même qui était destiné de Dieu pour le con- nom , aujourd'hui éteinte. duire dans la voie du salut. Trudon se En 1436, lc duc René I, gratifia rendit à Metz, et fit présent à l'église Henry bâtard de Bar, seigneur de l'Ade celle ville de tout ce qu'il possédait vantgarde et de Boursault, d'une somme dans Sarchine, lieu de sa naissance sur de deux cents florins du Rhin, pour le la rivière de Cytindrie. Après quoi sain! dédommager des pertes qu'il avait faites Clou lui donna un maître pour lui en-là son service, tant à Tronville, où il seigner les saintes lettres, puis lui con- fut assiégé par les gens de Ligny, qu'ailféra la tousure cléricale, et successive-leurs. ment les autres ordres jusqu'à la prêtrise; Charles III, duc de Lorraine vendit enfin il le renvoya dans son pays, pour en 1586, au sieur Vincent trésorier de avoir soin des terres qu'il avait données ses fiuances la terre de Tronville et celle à l'église de Metz , et pour y faire bâtir un de Genicourt, avec leurs dépendances. monastère.

TROUSSEY. - Troussey, Troceium, Arrivé à Sarchine, Trudon assembla village de France, diocèse de Toul, grand nombre de disciples, qu'il ins-trois lieues de cette ville , sept de Nancy, truisit dans les pratiques de la vie reli-présidial de Toul , parlemeat de Metz. Il gieuse, autant par ses discours que par y avait autrefois un hôpital. son exemple: il mourut dans la pratique Le village de Troussey est situé sur la de ces exercices , vers l'an 698. rive gauche de la Meuse, une demi

Adalberon évêque de Melz en 946, lieue au-dessous de Pargney-sur-Meuse. voyant ce monastère tombé en décadence, Les belles prairies de ce lieu ont été choirésolut de le rétablir ; et pour y être sies en 1714, et en 1730, pour faire des plus autorisé, il prit la qualité d'abbé de camps de cavalerie. Saini-Tron, et entreprit de tirer des mains En 1414, les habitans de Troussey asdes seigneurs laïques les biens dont ils semblés au son de la cloche par commans'étaient emparés. Il en vint à bout par dement de justice (1), sous les ormes du son grand crédit, et donna tous ses soins cimetière de l'église, se mirent eux, leurs à réparer les édifices du monastère, à en biens et ménages sous la protection et augmenter les revenus , et à y faire fleu- sauve-garde de M. Jean d'Autel , seigneur rir l'obseryance régulière.

d'Apremont, pour tout le temps de sa vie, TRONVILLE.-Tronville, Tronvilla, et s'obligèrent à lui payer chacun an cervillage situé sur la rivière d'Orpain, ou taines redevances. Orney, du diocèse de Toul, à deux lieues TROYON. – Troyon, Trajona-villa, de Bar, à une lieue de Ligny. Le roi village du diocèse de Verdun, situé à est seul seigneur de la partie qui est du droite de la Meuse , trois lieues et demie comté de Ligny; et M. du Tertre est au-dessous de St.-Mihiel , å pareille disseigneur de l'autre partie, qui a le titre tance de Verdun, bailliage de St.-Mide baronie , et ci-devant de prévóté : biel, cour souveraine de Nancy, bailliage de Bar, présidial de Châlons, 'La paroisse a pour patron St.-Martin. parlement de Paris; la paroisse a pour patrone la Sainte-Vierge en son assomp- (0) Arch. de Lorr. layette. Apremont.

Machon lui donne pour annexe Vasson-| Blåmont reprirent des évêques de Metz court : le roi en est seul seigneur. Il y a la terre et seigneurie de Turkestein. environ quatre-vingt-dix babicans. L'église En 1490, Weker comte de Limange, de Troyon est rappelée dans une charte de Rechicourt et Dabo, n'ayant point d'enThierry évêque de Verdun, en faveur de fans de dame Mahaut Desarmoises son l'abbaye de St.-Maur de l'an 1046, et épouse, reconnait que la plupart des terres dans la bulle du pape St. Léon IX, de qu'il possédait du côté de la Sare, relel'an 1049, par laquelle il confirme tous vant de l'évêché de Metz, il les a rendues à les biens donnés à ce monastère. Dans Henry de Lorraine évèque de Metz ; et la première de ces chartres, Trognon est étant maitre de ses autres terres , il cède nommé Trio, et dans la seconde Tro-au duc de Lorraine Turkestein, Chátilgium.

lon et la porte qu'il a dans la ville de TURKESTEIN. — Turkestein, ou Marmoutier, et dans les deux forteresses Tyrkestein , est un très-ancien château , /de-Gerolsek , etc. chef-lieu d'une seigneurie dépendante dul Turkcstcin était situé dans les montatemporel de l'évêché de Metz (1). Jean de Vöges, sur une haute montagne, à d'Apremont évêque de Metz, la réunit quatre lieues de Sarrebourg, quinze de au domaine de son évêché vers l'an 1230. Nancy et vingt de Metz, entre la baJacques de Lorraine, son successeur dans ronie de Châtillon et le prieuré de St.la même église, en répara les murailles Quirin, dans un terrain assez sauvage, et les fortifications vers l'an 1250, et Ce château est en ruine et réduit à une Ademare de Mouteil, qui fur évêque de cense. Turkestein n'est pas éloigné de Metz, depuis 1327, jusqu'en 1361, Saint-George, village chef-lieu d'une bal'engagea au duc Raoul en 1344, avec ronie de ce nom , dont nous avons parlé. quantité d'autres terres. Mais celle de Tussey voyez Thuilley. Turkestein n'a jamais été aliénée. Elle est possédée par la maison de Beauveau

U. Craon.

UBEXY. - Ubésy, à une lieue de En 1346, le 8 août, le duc Raoul Savigny et de Charmes, et à deux de Midonna le château de Turkestein a Thié recourt, est ce village que les paysans de baut sire de Blåmont, pour l'indemniser ce canton appelent par corruption Obcheye, des pertes qu'il avait faites durant la situé entre des côteaux qui en bornent la guerre, que le même Raoul avait eu vue. On a bâti en 1690, auprès du chåcontre l'évêque de Metz et le comte Bar. | teau une égliee qui est succursale de la

L'évêque Ademare fit le rachat de la paroisse de Brantigai, village éloigné d'un seigneurie de Turkestein, du consente-quart de lieue du côté de Charmes, aumeut de Marie de Blois , duchesse de près du Colop. Lorraine, régente des états pendant la Le château d'Ubéxy est le chef lieu minorité du duc Jean son fils, moyen-d'une des plus anciennes et des plus belles Dant la somme de deux mille livres (2), terres de ce canton, de laquelle dépenque Thiébaut de Blåmont lui avait prédent Ubéxy, Rapey, Dommartin-surtées pour faire ce remboursement. Pres-Colmey , partie de Bettegney-Saint-Brice, qu'en même temps le même évêque Ade au bailliage de Charmes, et la Forêterie mare , engagea de nouveau cette terre au du ban de Vagney, au bailliage de Remiseigneur de Blåmont.

remont. Cette terre a appartenu a la maiDepuis ce temps-là les seigneurs de son du Châtelet ; Gérard d'Paraucourt la

possédait en 1488, et eile appartient à M. (1) Hist. de Lorr. t. 3, nouv, édit. p. 77.

Renaud d'Ubéxy, conseiller d'état. Le Archives de Lorr.

juge des seigneurs a la qualité de prévót.

« PrécédentContinuer »