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on a parlé, soutient que la montagne sur Vaudémont n'aient démoli plusieurs de ces laquelle est situé le couvent de son ordre, bâtimens, et n'aient employé les matériaux nommé Sion, était autrefois habitée , et à former la ville de Vaudémont, qoi se qu'il y avait une ville considérable. Ce voit à l'extrémité méridionale de cette monqu'il prouve par les ruines qu'on y trouve tagne. presque partout, lorsqu'on y creuse à L'image de la Sainte-Vierge honorée quelque profondeur : qu'on y a trouvé au couvent de Sion , est très-ancienne, beaucoup de médailles romaines et d'autres et regardée depuis long-temps avec beaumonumens antiques, comme des fondemens coup de vénération par les peuples du pays. de tours sur le bord de la montagne ; et en- On croit que la chapelle où elle repose a tr'autres, ceux d'une tour que le vulgaire été consacrée par saint Gérard, évêque appelle la Tour des Sarrasins , qui est de Toul, sur la fin du dixième siècle. En placée à l'avenue des deux grands chemins 1741, l'église de Sion a été rebåtie toute qui s'y remarquent encore , et qui con- à neuf. duisaient à la ville ; ils se réunissent au Le dac Charles IV avait une dévotion bas et au commencement de la montagne, particulière à la Sainte-Vierge, surtout à pour ne faire qu'un chemin par où mon-N.-D de Sion. On sait que vers la fin de tent les voitures. Ces chemins sont très- sa vie il avait voué ses états à la Sainteanciens et ont été taillés dans le roc. Vierge, et les lui avait rendus tributaires,

Il remarque de plus qu'à deux on ne se réservant que le droit de maintenir trois pieds de profondeur, les fondemens son autorité, et le soin de l'exécution de des maisons se voyent très-proprement revê-ses droits à l'égard de ses peuples. Il ortus de pierres de taille bien cimentées; le tout donna que tous les Lorrains lui donneraient en si grande quantité, qu'il suffit de fouiller chaque année le tribut de leurs biens à et de creuser la terre, pour trouver à coupleur dévotion ; et qu'à cet effet dans chasûr des matériaux pour bâtir, et en gran- que lieu de ses états, on serait choix d'une de abondance. On y a découvert des tom- personne de probité, qui lèverait de chabeaux de pierre, dans lesquels étaient des que famille par tête, le tribut dù à la Sie. os ou des cendres noires ; près de ces tom-Vierge, pour être employé en son honneur, beaux se voyent des restes de colonnes et à la décoration de ses autels et de ses imade chapiteaux, avec quelques inscriptions ges. C'est ce qu'on voit par son ordonnanqui n'ont pas été conservées ; ceux qui les ce du 22 janvier 1669, imprimée à Nancy ont trouvées n'en connaissant pas le mé- la même année, mais elle demeura sans rile, les ont brisées. On y a aussi déterré exécution. des canaux et des aquéducs très-bien ci-| Nous avons vu à Sion des lettres du mêmentés, pour conduire dans les citernes, me prince , adressées à la Ste-Vierge, sous les eaux qui lombaient des toits ; car il est celte adresse: impossible d'amener les eaux des sources A la Sainte-Vierge , Glorieuse Mère sur cette montagne.

1 de Dieu , Notre-Dame de Sion , Les laboureurs des environs trouvent Souveraine de la Couronne des sourent en labourant la terre, des bouts Ducs , des Princes el Princesde lances, des javelots, des flèches en ses, de tous les Sujets et bronze assez bien conservés, des petites

Biens de la Lorraine, au figures d'ideles, des pièces de monnaie : Mont de - Sion en d'or, d'argent et de bronze, des morceaux

Lorraine. de poteries très-bien conservés, veroissés, Après cela vient la lettre inscrite : Maet représentant des oiseaux, des arbres, r'e Deiparæ Lotharingice Supreme des rivières, des chasses ou des combats. Principi. On ue doute pas que les anciens comtes de Après trois lignes d'intervalle, on lit : Sub tuum præsidium confugimus, sancta appelé la Côte de Barbasan, les ruinos Dei Genitrix, nostras deprecationes ne des d'une chapelle nommée la Chapelle de picias in necessitatibus nostris , sed à pe- Barbasan, tout environnée d'arbres ; riculis cunctis libera nos semper Virgo cette chapelle a subsisté jusqu'au dernier gloriosa el benedicta , Mediatric nostra, siége de la Mothe en 1644, qu'elle fut Adoocala nostra, tuo Filio nos reconcilia, ruinée ou abandopnée. On ignore si c'est tuo Filio nos commenda , tuo Filio nos Barbasan lui-même qui l'a faite, ou si repræsenta.

c'est le duc René : mais il y a lout lieu de Nancei die 12 Januarii 1669. Au bas croire que Barbasan dangereusement blese est signé CHARLES. La letire pliée et ca- sé, fit væu de la fonder au même lieu. chetée des armes de Lorraine.

| VAUDREVANGEET SARRE-LOUIS. Une seconde , lettre qui est apparem-- Vaudrevange ou Valdrevange , en alment de Charles-Henri , prince de Vau-lemand Valdefingen, village mi - partie démont, fils du duc Charles IV, el de Lorraine dans le bailliage d'Allemagne, Mme la princesse de Cantecroix, commence situé au pied d'une montagne dite le Limainsi :

berg , cotoyée par la rivière de Sarre, Deiparæ à Monte Sion, dans un pays fertile et orné de grandes et Lotharingiæ Principum et Subdito belles prairies. C'était autrefois une ville, rum omnium Protectrici et Parenti mais depuis l'établissement de Sarreoptimæ.

Louis , elle est réduite à un simple vilSub tuum præsidium , comme dans la lage. La partie Lorraine est du ressort du précédente.

| bailliage de Bouzonville ; parlement de A la fin : Servus humillimus atquc Nancy; la partie cédée à la France est de anantissimus cliens, Henricus à Lotha la juridiction du présidial de Sarre-Louis, ringia.

dont elle n'est éloignée que d'une lieue, á Nanceii 26 Januari 1672. douze lieues de Metz. VAUDONCOURT. - Vaudoncourt, Comme Vaudrevange n'était pas bien Vaudoncuria , village à deux lieues de fortifié, et qu'il était en réputation d'opuChâtenoy, trois lieues et demie au levant lence, il a été plus exposé que les autres de Bourmont, à trois de Neu:château; lieux des environs, aux pillages des partis, annexe de Bulgnéville , diocèse de Toul. pendant les guerres de Lorraine, depuis L'abbé de Luxeuil en est seigneur haut, l'an 1631. moyen et bas justicier; la justice y'est exer- Il est fait mention de Vaudrevange. cée par son juge-garde. M. le marquis dès l'an 996, dans la donation du village des Sales y est seigneur voué, et a plu- de Mudenfurt, qu'une riche dame nomsieurs sujels; bailliage de Bourmont, courmée Berthe, veuve du comle Volemar, souveraine de Nancy. Il y a dans le lieu fit à l'abbaye de Saint-Maximin de Tre une église sous l'invocation de saint Bar-ves. thelémy. L'abbé de Luxeuil tirc une dime En 1533, Raoul duc de Lorraine, se appelée Arage sur environ le tiers du li- brouilla 'avec Baudouin, archevêque de nage : ce mot Arage, vient d'arare , la- Trèves, à l'occasion de certains fiefs, bourer ; il signifie certains droits qui sc ti- que l'archevêque souterait relever de son rent sur chaque charrue , à peu près com- église. La duchesse Isabelle d'Autriche, nie le Terrage se lire sur chaque pièce de régente pendant la minorité de son fils, terre. Ce village est composé d'environ 42 en avait toujours fait refus ; il se fit à ce babitans.

sujet de part et d'autre, des hostilités sur On montre entre Sauzure et Vaudon- les terres de Lorraine et de Trèves. Encourt, à l'endroit ou se donna la bataille fin on convint que l'archevêque Baudouin de Bulgnéville en 1431, sur un monticule et le duc Raoul, se rendraient en un

lieu nommé la Meule, eu allemand Zu-, tie la ville de Vaudrevange , se nomme derber-molen, sur les frontières des deux Limberg , qne l'on distingue en haut et états, avec plusieurs gentilshommes pour , bas Limberg. Le Haut-Limberg est un terminer leurs différends à l'amiable. L'ac- village commencé en 1706, à gauche de cord se fit le 13 novembre 1334, et le la Sarre, à deux lieues de Bouzonville. duc Raoul, reconnut qu'il tenait en fief Le Bas-Limberg est un autre village, de l'église de Trèves, les villes et chå- sur la partie de Vaudrevange, restée à la teaux de Sierk, de Siersbourg, de Vau-Lorraiue, à une demi-lieue du Hautdrevange, et quelques autres nommés dans Limberg, · le traité.

Limberg est un ermitage et chapelle déLe bailliage d'Allemagne ayant été éta- dié à la Sainte-Vierge, båti sur la monbli à Vaudrevange, le 3 mars 1581, tagne de Vaudrevange en 1680, par l'encette ville s'augmenta considérablement trepreneur des fortifications de Sarre-Louis. Il y eut ensuite une prévôté, qui fut de- Le roi de Pologne Stanislas fer, duc de puis transférée à Berus et enfin fixée à Lorraine, donna cet ermitage aux carBouzonville en 1705 , à laquelle on joi- mes déchaux de Lorraine, le 30 Juin gnit celle de Freistroff, ce qui a subsisté 1751, pour y établir un hospice de leur jusqu'à l'édil de création des bailliages ordre. royaux du mois de juin 1751.

Les auteurs Lorrains qui ont traité des Pendant les guerres de Lorraine sous particularités qui se trouvent dans la prole règne du duc Charles IV (1), Galas, vince, ont aussi parlé de la carrière d'agénéral de l'armée de l'empereur, après zur qui se trouve à Vaudrevange. Le miavoir levé le siége de Mayence , revint en néral se trouve par grumeaux de la grosLorrainc à la suite du cardinal de la Val- seur d'un pois ou d'une noisette enveloppés lette et de duc de Veimar, qui après de sable, que l'on ôte pour nettoyer et avoir été obligés de lever le siège de Mayen-découvrir l'azur. Les peiptres se servent ce, s'étaient retirés d'eux-mêmes en Lor- de cet azur pour peindre en bleu. raine. Galas les y suivit jusqu'à Vaudre- On trouve aussi à Vaudrevange, des vanges, prit cette place et l'abandonna mines de cuivre, de plomb et même d'arau pillage. Le cominandant et la garni gent. Ces mines ont été de nouveau ouson furent faits prisonniers; ceci arriva en vertes il y a quelques années, et on y a tra1635.

vaillé avec succès. On cst parvenu en creuEn 1680, après le traité de Nimègue, sant jusqu'au lieu où les anciens avaient que le duc Charles V n'avait pas voulu poussé leurs travaux, et on y a trouvé les accepter, le roi Louis XIV demeura outils anciens, rangés en leurs lieux. Ces maitre de la Lorraine. Comme Vau-carrières ou mines sont d'une étendue et drevange élait fort diminué par le mal-d'une profondeur prodigieuses, parce qu'on heur des guerres, le roi fit ruiner cette en a tiré une quantité extraordinaire de villc et n'y laissa que très-peu de bâtimens: pierres à bâtir. à quelque distance de la , sur le même ll y a à Vaudrerange un couvent de re côté de la Sarre, il fit construire une très- ligieux augustins. belle forteresse, une ville qu'il pomma Il y avait ci-devant encore à VaudreSarre-Louis, et qui est de ce côté-là un range un couvent de capucins, qui en poste important.

11692, fut transféré à Sarre-Louis. Depuis ce temps-là Vaudrevange n'est

Sarre-Louis. plus qu'un village du diocèse de Trèves. Quoique toute la Lorraine ait été renLa montagne au pied de laquelle était bà- due au duc Léopold, fils du duc Char

(1) Histoire de Lorraine , Tome vi, page les V, en verlu du traité de Risvic , néan192.

muins Sarre-Louis par l'article 32, a été

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réservé au roi de France, avec une demi- et de sortie ; comme aussi exemption de la lieue de terrain autour de la place. taille et subvention, de quartier d'hiver Comme cette forteresse était trop resserrée, des troupes, etc., permet d'y établir foiet que cela incommodait la garnison, les res et marchés avec un siége de justice. duc de Lorraine, par le traité de 1718, Sarre-Louis est du diocèse de Trèves. a cédé à la France cinq villages voisins Il y a un couvent d’Augustins, celui des de Sarre-Louis et l'emplacement de Vau-PP. capucins est à un quart de lieue de drevange, avec les les bâtimens qui y la ville. restent, et qui multiplient de jour en Le bailliage de Sarre-Louis a été créé jour. Cette cession fut faite moyennant un par édit du mois de février 1683, et le précertain dédommagement qui lui a été sidial par le même édit; il est régi par la donné.

coutume de Lorraine, rédigée et homoloLa ville de Sarre-Louis est båtie sur le i guée par lettres-patentes de Charles II, territoire de Listroj , où l'abbé de Vade-duc de Lorraine, des 17 mars et 16 sepgatz est seigneur haut justicier , moyen , tembre 1594. bas et foncier. Elle est située dans l'isthme Le corps de l'hôtel-de-ville est composé d'une presqu'ile que forme la rivière de d'un maire royal ancien et alternatif ; de Sarre , sur laquelle elle est båtie. Sa fi- deux échevins électifs, d'un secrétairegure est un hexagone régulier de six bas- greffier , d'un procureur syndic, et d'un tions, sur les plans du maréchal de Vau- sergent de ville. Ces officiers sont chargés ban. Le côté qui est sur la rivière , cst de l'administration des biens et revenus de plus étendu que les autres ; au-devant des la ville. courtines sont placés de petits ouvrages Il y a à Sarre-Louis un corps de caserappelés tenailles : cinq de ces fronts sont nes , qui est ordinairement occupé par couverts d'autant de demi-lunes, le tout quatre bataillous et deux escadrons. Il y a revêtu de bonne maçonnerie. Le fossé qui un hôpital militaire. . ' entoure tous ces ouvrages, et qui est ac- Le corps du génie est composé d'un compagné d'un bon chemin courert, est directeur des fortifications, d'un ingéplein d'eau : au-delà de ce chemin cou-nieur en chef, et do plusieurs ingénieurs vert règne tout autour un avant fossé dans ordinaires. lequel on a élevé neuf redoutes, revêtues En 1753 et 1754, il y a eu des camps de pierres. Cet avant-fossé est défendu à Sarre-Louis, l'un et l'autre commanpar un autre chemin couvert, du côté de la dés par M. de Chevert, lieutenant-généierre, c'est-à-dire depuis le retranche-ral, sous les ordres de M. le marécha! ment des capucins jusqu'à la rivière. On duc de Bellisle. Le quartier général était entre dans Sarre-Louis par deux portes au village de Listroff, à un quart de lieue diamétralement opposées : les rues de la de la ville. place sont fort régulières, et laissent en- Voici les noms des communautés qui tr'elles une grande place carrée, sur un sont dans le ressort du bailliage de Sarredes côtés de laquelle est l'église parois- Louis. La ville de Sarre-Louis , Beausiale , et de l'autre côté la maison du gou-marais, Enstrof, Frauloutre, les verneur.

censes de Favart et du Houssart, Listroff, Le 29 avril 1685, le roi Louis XIV Roden, Sainte-Marie, cense, Valdredonna sa déclaration par laquelle il donde vange Tous ces lienx sont du diocèse de à la ville de Sarre-Louis l'exemption de Trèves. tout droit d'entrée dans la ville et de sor- Les villages de la route cédés en exécutie d'icelle , faculté de faire commerce de tion de l'article XIII du traité de 1661, toutes sortes de marchandises et manu- ressortissent au même bailliage, et sont faclures, sans payer aucun droit d'entrée) régis par la coutume de Lorraine. Ces villages sont Dannelay, Gelucourt, Juve-ville sont nommés de Joigniville, ou lize, le Fief de Kraffiel, Lézey , les Jonivilla. Alberic ajoute qu'Etienne des Récourls: ces lieux sont du diocèse de Metz. Vaux faisait sa demeure vers saint Urbain.

VAUTROMBOIS, ou VATROMBOIS. — Le même Etienne eut guerre contre Vautrambois, ou Vatrombois , est un fief Udon évêque de Toul, dont il était feusitué sur le jinage de Rancourt , village dataire et seigneur de Vaucouleurs. Udon du bailliage de Bar, diocèse de Toul, assiégea la forteresse de Vaucouleurs, la entre la rivière d'Ornain et celle de Cher. prit et la rasa. Ebal des Vaux, fondaVoyez l'article Rancourt. M. le comte de leur de l'abbaye des Vaux, était neveu Nettancourt de l'Echelle est seigneur de du comte de Champagne. Vaulrombois ; MM. de Longueville et Outre ce monastère où se trouve le nom de Marne sont aussi seigneurs sur une de Vaux, on connait encore dans ce pays contrée de terres et prés, appelée de plusieurs licux qui portent le nom de même Vautrombois.

Vaux, comme Burei-en-Vaux , VauxEn 1580, Simon d'Ernecourt , sieur, la-Grande, Vaux-la-Petite, Vaudide Vaux-le-Grand, etc. fait honimage au gnécourt, Quatre-Vaux, Vaucouleurs, duc de Bar de la contrée nomméc Va-leic trombois.

Le comté de Vaux, se partageait en 'VAUX, comté et pays de Vaur. deux cantons, les Vaux-de-Meuse et les

Le pays de Vaux, en latin de Val-| Vaur-de-l'Ornez. Ce qui fait voir que libus, contient dix-neuf ou vingt vil- ce petit pays faisait partie de celui de lages. Les titres les plus anciens de l'é- r Ornez, et du Toulois. glise de Toul, lui donnent le titre de VAUX'en Ornois, ou en Ornain, abbaye. comté. Udon évêque de Toul dans un L'abbaye de Vaux en Ornois ou en titre de l'an 1067, le nomme ainsi : Ornain, ordre de Citeaux, fille de MoQuidquid Allardus Comes fidelis noster, rimond, fut fondée en 1132 , par Govisus est habere in pago et Comilalu defroi baron de Joinville. Cette fondation Tallium.

fut confirmée en 1140, par Henry de · Alberic, moine des Trois-Fonlaines, Lorraine évêque de Toul, lequel attridans sa Chronique, remarque qu'Etienne, įbue l'honneur de celte fondation, ou surnommé des Vaux , fut celui qui donna plutôt du bâtiment de l'abbaye, à Ebal le commencement à la grandeur de la de Montfort, neveu du comle de Chammaison de Joinville , par le mariage qu'il pagne, qui donna une somme de cinq contracta avec la fille unique et héri-cents écus d'or pour la bâtir. L'abbaye tière de Promont, comte de Joigny et des Vaux est située en France, dans l'ard'Adelais son épouse ; laquelle après la chidiaconé de Ligoy. mort de son mari, épousa en secondes On trouve dans l'archive de l'abbaye nôces Engelbert II, comte de Brienne, de Muraux un accord fait entre les reà la soile duquel Etienne des Vaux était. ligieux de cette maison et ceux de cele Cette alliance apporta à Etienne le comté de Vaux, peu de temps après leur fonde Joigny, et plusieurs autres seigneu-tion, qui porle : que si quelques reliries , qui en dépendaient. Le même Al- gieux de l'un ou de l'autre monastère beric dit qu'Etienne des Vaux fit eons- contreviennent aux articles convenus entruire le château de Joinville auquel il tr'eux, à l'occasion de quelques difficultés donna ce nom par abréviation de celui réciproques, celui qui y contreviendra, de Joigny-Ville; le nommant ainsi , se rendra en l'abbaye qui formera plainte, comme étant la ville et le château du y entrera nu-pieds , tenant dans ses mains comte de Joigny : d'où vient qu'en plu- des verges, dont le supérieur le frapsieurs titres latins, les seigneurs de Join-pera , s'il le juge à propos; et dans le

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