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et de Marie d'Harcourt son épouse. On y remarqua les armes de Lorraine sur un écusson posé derrière la tête du eomte, et celles d'Harcourt à la tête de la dame ; le caveau était fermé en dehors par une pierre carrée, à laquelle étaient attachés quatre anneaux de fer pour la lever. Le caveau était long d'environ neuf pieds, sur la largeur de cinq. On y trouva le corps du comte dans un cercueil de bois de sapin. Il était d'une taille avantageuse. On y trouva aussi dans un petit coffre de bois, de la poussière humide , qui contenait apparemment , ou les entrailles du comte ou le corps d'un petit enfant. On ne trouva aucun autre monument des anciens comtes de Vaudémont, et ceux qui étaient présens délarèrent qu'ils n'avaient aucune connaissance qu'il y en ait jamais eu d'autres. M. Chassel fit mettre les ossemens du comte Henry et d'Isabelle de Lorraine son épouse, dans ce dernier caveau, pour y rester jusqu'à ce qu'on en eut ordonné autrement. Le Mont-de-Sion.

Nous avons déjà dit un mot en passant de Sion ou Scion , à l'extrémité septentrionale de la montagne de Vaudémont. Ce lieu est nommé Semita dans les monumens anciens. C'est de là que l'on a formé Sion ou Scion. Dans un titre de la collégiale de Saint-Gengoul de Toul, de l'an 1065, confirmé par Eudes ou Eudon évêque de Toul, on lit : Ecclesiam Semitensem. En 1570,Ferri comte de Vaudémont, lègue par son testament 100 slorins monnaie de Vaudémont à l'ermitage de NotreDame de Sion. Ce n'était donc alors qu'un ermitage.

Dès l'an 1596, la chapelle de Sion , dédiée à la Sainte-Vierge, était déjà célèbre , puisque Ferri de Lorraine, seigneur de Rumigny et de Boves, frère puiné du duc Charles II et comte de Vaudémont, y établit une célèbre confrérie cn l'honneur de l'Assomption de Notre-Dame. Toutefois c'est à la nativité de la Sainte-Vierge qu'on solemnise aujourd'hui la fête principale.

Nul ne pouvait entrer dans cette confrérie, s'il n'était gentilhomme ou franc bourgeois. Pour marque de leur association, les confrères devaient huit jours avant et huit jours après l'Assomption, porter chacun une image de la Vierge , en argent, en peinture ou en broderie , et celui qui ne la portait pas était condamné à trois gros d'amende.Tous les samedis on disait à Sion une messe pour les confrères qui se juraient foi et amitié ensemble. L'acte fut dressé le 26 décembre 1596. . Ferri Il, comte de Vaudémont, dans son testament, qui est du 50 août 1470, ordonna à son fils René d'aller en pélerinage , un pied nu et l'autre chaussé , depuis Vézelise jusqu'à Notre-Dame de Sion , à une lieu de là au comté de Vaudémont. Tout cela montre en quelle réputation était alors le pélerinage de Sion. Le P. Vincent, tiercelin, qui a composé l'histoire de Notre-Dame de Sion, imprimée à Nancy en 1698, in-octavo, dit : que le duc Charles IV et le comte François de Vaudémont son père, firent vœu de faire quelqu'établissement de religieux, si Dieu leur découvrait le testament du duc René II, qui établissait la masculinité pour la succession à la couronne de Lorraine ; et qu'ayant heureusement découvert ce testament, qui était égaré depuis 80 ans , sa date étant du 25 mai 1506, ils résolurent en 1626, de remettre en honneur la chapelle de NotreDame de Sion, et la donnèrent aux religieux tiercelins. L'église du couvent sert de paroisse au village de Saxon ou Sexon, en un autel particulier dans le milieu de la nef du côté de l'épître. Saxon est au bas du Mont-deSion.Dépend aussi Praye, autre village, où il y a une chapelle pour la commodité du peuple. On trouve à Sion et aux environs quantité de monumens de la plus haute antiquité. Le père Vincent, tiercelin (1), dont

(1) P. Vincent, hist. c. 5.

on a parlé, soutient que la montagne sur laquelle est situé le couvent de son ordre, nommé Sion, était autrefois habitée , et qu'il y avait une ville considérable. Ce qu'il prouve par les ruines qu'on y trouve presque partout, lorsqu'on y creuse à quelque profondeur : qu'on y a trouvé beaucoup de médailles romaines et d'autres monumens antiques, comme des fondemens de tours sur le bord de la montagne ; et entr'autres, ceux d'une tour que le vulgaire appclle la Tour des Sarrasins, qui est placée à l'avenue des deux grands chemins qui s'y remarquent encore, et qui conduisaient à la ville ; ils se réunissent au bas et au commencement de la montagne, pour ne faire qu'un chemin par où montent les voitures. Ces chemins sont trèsanciens et ont été taillés dans le roc. Il remarque de plus qu'à deux ou trois pieds de profondeur, les fondemens des maisons se voyent très-proprement revêtus de pierres de taille bien cimentées; le tout en si grande quantité, qu'il suffit de fouiller et de creuser la terre, pour trouver à coup sûr des matériaux pour bâtir, et en grande abondance. On y a découvert des tombeaux de pierre, dans lesquels étaient des os ou des cendres noires ; près de ces tombeaux se voyent des restes de colonnes et de chapiteaux, avec quelques inscriptions qui n'ont pas été conservées ; ceux qui les ont trouvées n'en connaissant pas le mérite, les ont brisées. On y a aussi déterré des canaux et des aquéducs très-bien cimentés, pour conduire dans les citernes , les eaux qui tombaient des toits; car il est impossible d'amener les eaux des sources sur cette montagne. Les laboureurs des environs trouvent souvent en labourant la terre, des bouts de lances, des javelots, des flèches en bronze assez bien conservés, des petites figures d'idoles, des pièces de monnaie d'or, d'argent et de bronze, des morceaux de poteries très-bien conservés, vernissés, et représentant des oiseaux, des arbres, des rivières , des chasses ou des combats. On ne doute pas que les anciens comtes de

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Vaudémont n'aient démoli plusieurs de ces bâtimens, et n'aient employé les matériaux à former la ville de Vaudémont, qui se voit à l'extrémité méridionale de cette montagne. L'image de la Sainte-Vierge honorée au couvent de Sion , est très-ancienne, et regardée depuis long-temps avec beaucoup de vénération par les peuples du pays. On croit que la chapelle où elle repose a été consacrée par saint Gérard, évêque ' de Toul, sur la fin du dixième siècle. En 1741 , l'église de Sion a été rebâtie toute à neuf. Le duc Charles IV avait une dévotion particulière à la Sainte-Vierge, surtout à N.-D de Sion. On sait que vers la fin de sa vie il avait voué ses états à la SainteVierge, et les lui avait rendus tributaires, ne se réservant que le droit de maintenir son autorité, et le soin de l'exécution de

ses droits à l'égard de ses peuples. Il ordonna que tous les Lorrains lui donneraient chaque année le tribut de leurs biens à leur dévotion ; et qu'à cet effet dans chaque lieu de ses états, on ferait choix d'une personne de probité, qui lèverait de chaque famille par tête, le tribut dû à la Ste. Vierge, pour être employé en son honneur, à la décoration de ses autels et de ses images. C'est ce qu'on voit par son ordonnance du 22 janvier 1669, imprimée à Nancy la même année; mais elle demeura sans exécution. Nous avons vu à Sion des lettres du même prince, adressées à la Ste-Vierge, sous cette adresse : A la Sainte-Vierge, Glorieuse Mère de Dieu, Notre-Dame de Sion , Souveraine de la Couronne des Ducs, des Princes et Princesses, de tous les Sujets et Biens de la Lorraine, au Mont de - Sion en Lorraine. Après cela vient la lettre inscrite : Mar œ Deiparae Lotharingiœ Supremœ Principi. Après trois lignes d'intervalle, on lit : Sub tuum praesidium confugimus, sancta DeiGenitrix, nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus nostris, sed à periculis cunctis libera nos semper Virgo gloriosa et benedicta, Mediatrix nostra, Advocata nostra, tuo Filio nos reconcilia, tuo Filio nos commenda, tuo Filio nos repraesenta. Nanceii die 12 Januarii 1669. Au bas est signé CHARLES. La lettre pliée et cachetée des armes de Lorraine. Une seconde , lettre qui est apparemment de Charles-Henri , prince de Vaudémont, fils du duc Charles IV, et de M" la princesse de Cantecroix, commence ainsi : Deiparœ à Monte Sion, Lotharingiae Principum et Subditorum omnium Protectrici et Parenti optimae. Sub tuum prœsidium, comme dans la précédente. A la fin : Servus humillimus atquc amantissimus cliens, Henricus à Lotharingia. Nanceii 26 Januari 1672. VAUDONCOURT. — Vaudoncourt, Vaudoncuria , village à deux lieues de Châtenoy, trois lieues et demie au levant de Bourmont, à trois de Neufchâteau ; annexe de Bulgnéville, diocèse de Toul. L'abbé de Luxeuil en est seigneur haut , moyen et bas justicier; la justice y est exercée par son juge-garde. M. le marquis des Sales y est seigneur voué, et a plusieurs sujets ; bailliagc de Bourmont, cour souveraine de Nancy. Il y a dans le lieu une église sous l'invocation de saint Barthelémy. L'abbé de Luxeuil tire unc dime appelée Arage sur environ le tiers du sinage : ce mot Arage , vient d'arare , labourer; il signifie certains droits qui se tirent sur chaque charrue, à peu près comme le Terrage se tire sur chaque pièce de terre. Ce village est composé d'environ 42 habitans. On montre entre Sauxure et Vaudoncourt, à l'endroit ou se donna la bataille de Bulgnéville en 1451, sur un monticule

appelé la Côte de Barbasan, les ruines d'une chapelle nommée la Chapelle de Barbasan , tout environnée d'arbres ; cette chapelle a subsisté jusqu'au dernier siége de la Mothe en 1644, qu'elle sut ruinée ou abandonnée. On ignore si c'est Barbasan lui-même qui l'a faite, ou si c'est le duc René : mais il y a tout lieu de croire que Barbasan dangereusement blessé, fit vœu de la fonder au même lieu. VAUDREVANGEETSARRE-LOUIS. — Vaudrevange ou Valdrevange, en allemand Waldefingen, village mi - partie Lorraine dans le bailliage d'Allemagne , situé au pied d'une montagne dite le Limberg, cotoyée par la rivière de Sarre, dans un pays fertile et orné de grandes et belles prairies. C'était autrefois une ville, mais depuis l'établissemcnt de SarreLouis, el'e est réduite à un simple village. La partie Lorraine est du ressort du bailliage de Bouzonville ; parlement de Nancy; la partie cédée à la France est de la juridiction du présidial de Sarre-Louis, dont elle n'est éloignée que d'une lieue, à douze lieues de Metz. Comme Vaudrevange n'était pas bien fortifié, et qu'il était en réputation d'opulence, il a été plus exposé que les autres lieux des environs, aux pillages des partis, pendant les guerres de Lorraine, depuis l'an 1651. Il est fait mention de Vaudrevange, dès l'an 996, dans la donation du village de Mudenfurt, qu'une riche dame nommée Berthe, veuve du comte Volemar, fit à l'abbaye de Saint-Maximin de TrèVeS. En 1555, Raoul duc de Lorraine, se brouilla avec Baudouin, archevêque de Trèves, à l'occasion de certains fiefs , que l'archevêque soutenait relever de son église. La duchesse Isabelle d'Autriche, régente pendant la minorité de son fils, en avait toujours fait refus; il se fit à ce

sujet de part et d'autre, des hostilités sur

les terres de Lorraine et de Trèves. En, fin on convint que l'archevêque Baudouin , et le duc Raoul, se rendraient en un Iieu nommé la Meule, en allemand Zuderben-molen, sur les frontières des deux états, avec plusieurs gentilshommes pour

terminer leurs différends à l'amiable. L'accord se fit le 15 novembre 1554, et le

duc Raoul , reconnut qu'il tenait en fief de l'église de Trèves, les villes et châteaux de Sierk, de Siersbourg, de Vaudrevange, et quelques autres nommés dans le traité. Le bailliage d'Allemagne ayant été établi à Vaudrevange, le 5 mars 1581 , cette ville s'augmenta considérablement. Il y eut ensuite une prévôté, qui fut depuis transférée à Berus et enfin fixée à Bouzonville en 1705 , à laquelle on joignit celle de Freistroff, ce qui a subsisté jusqu'à l'édit de création des bailliages royaux du mois de juin 1751Pendant les guerres de Lorraine sous le règne du duc Charles IV (1), Galas, général de l'armée de l'empereur, après avoir levé le siége de Mayence, revint en Lorraine à la suite du cardinal de la Vallette et dn duc de Veimar, qui après avoir été obligés de lever le siége de Mayence, s'étaient retirés d'eux-mêmes en Lorraine. Galas les y suivit jusqu'à Vaudrevanges, prit cette place et l'abandonna au pillage. Le commandant et la garnison furent faits prisonniers; ceci arriva en 1655. En 1680, après le traité de Nimègue, que le duc Charles V n'avait pas voulu accepter , le roi Louis XIV demeura maitre de la Lorraine. Comme Vaudrevange était fort diminué par le malheur des guerres , le roi sit ruiner cette villc et n'y laissa que très-peu de bâtimens: à quelque distance de là , sur le même côté de la Sarre, il fit construire une trèsbelle forteresse, une ville qu'il nomma Sarre-Louis, et qui est de ce côté-là un poste important. Depuis ce temps-là Vaudrevange n'est plus qu'un village du diocèse de Trèves. La montagne au pied de laquelle était bâ(1) Histoire de Lorraine, Tome vj, page 192 •

tie la ville de Vaudrevange , se nomme Limberg, qne l'on distingue en haut et bas Limberg. Le Haut-Limberg est un village commencé en 1706, à gauche de la Sarre, à deux lieues de Bouzonville. Le Bas-Limberg est un autre village, sur la partie de Vaudrevange, restée à la Lorraiue, à une demi-lieue du HautLimberg. Limberg est un ermitage et chapelle dédié à la Sainte-Vierge, bâti sur la montagne de Vaudrevange en 1680, par l'entrepreneur des fortifications de Sarre-Louis. Le roi de Pologne Stanislas I", duc de Lorraine, donna cet ermitage aux carmes déchaux de Lorraine, le 50 Juin 1751 , pour y établir un hospice de leur ordre. Les auteurs Lorrains qui ont traité des particularités qui se trouvent dans la province, ont aussi parlé de la carrière d'azur qui se trouve à Vaudrevange. Le minéral se trouve par grumeaux de la grosseur d'un pois ou d'une noisette enveloppés de sable, que l'on ôte pour nettoyer et découvrir l'azur. Les peintres se servent de cet azur pour peindre en bleu. On trouve aussi à Vaudrevange, des mines de cuivre, de plomb et même d'argent. Ces mines ont été de nouveau ouvertes il y a quelques années, et on y a travaillé avec succès. On est parvenu en creusant jusqu'au lieu où les anciens avaient poussé leurs travaux, et on y a trouvé les outils anciens , rangés cn leurs lieux. Ces carrières ou mines sont d'une étendue et d'une profondeur prodigieuses,parce qu'on en a tiré une quantité extraordinaire de pierres à bâtir. Il y a à Vaudrevange un couvent de religieux augustins. Il y avait ci-devant encore à Vaudrevange un couvent de capucins, qui en 1692, fut transféré à Sarre-Louis. Sarre-Louis. Quoique toute la Lorraine ait été rendue au duc Léopold, fils du duc Charles V, en vertu du traité de Risvic, néanmoins Sarre-Louis par l'article 52, a été réservé au roi de France, avec une demilieue de terrain autour de la place. Comme cette forteresse était trop resserrée,

et de sortie; comme aussi exemption de la taille et subvcntion, de quartier d'hiver des troupes, etc., permet d'y établir foi

et que cela incommodait la garnison, le | res et marchés avec un siége de justice.

duc de Lorraine, par le traité de 1718 , a cédé à la France cinq villages voisins de Sarre-Louis et l'emplacement de Vaudrevange, avec les les bâtimens qui y restent , et qui multiplient de jour en jour. Cette cession fut faite moyennant un

Sarre-Louis est du diocèse de Trèves. Il y a un couvent d'Augustins, celui des PP. capucins est à un quart de lieue de la ville.

Le bailliage de Sarre-Louis a été créé par édit du mois de février 1685, et le pré

certain dédommagement qui lui a été sidial par le même édit; il est régi par la

donné. La ville de Sarre-Louis est bâtie sur le territoire de Listroff, où l'abbé de Vadegatz est seigneur haut justicier , moyen , bas et foncier. Elle est située dans l'isthme d'une presqu'ile que forme la rivière de Sarre, sur laquelle elle est bâtie. Sa figure est un hexagone régulier de six bastions, sur les plans du maréchal de Vauban. Le côté qui est sur la rivière , cst plus étendu que les autres ; au-devant des courtines sont placés de petits ouvrages appelés tenailles : cinq de ces fronts sont couverts d'autant de demi-lunes, le tout revêtu de bonne maçonnerie. Le fossé qui entoure tous ces ouvrages, et qui est accompagné d'un bon chemin couvert, est plein d'eau : au-delà de ce chemin couvert règne tout autour un avant fossé dans lequel on a élevé neuf redoutes, revêtues de pierres. Cet avant-fossé est défendu par un autre chemin couvert, du côté de la terre, c'est-à-dire depuis le retranchement des capucins jusqu'à la rivière. On entre dans Sarre-Louis par deux portes diamétralement opposées : les rues de la place sont fort régulières, et laissent entr'elles une grande place carrée, sur un des côtés de laquelle est l'église paroissiale, et de l'autre côté la maison du gouVerneur. Le 29 avril 1685, le roi Louis XlV donna sa déclaration par laquelle il donne à la ville de Sarre-Louis l'exemption de tout droit d'entrée dans la ville et de sortie d'icelle, faculté de faire commerce de toutes sortes de marchandises et manufactures, sans payer aucun droit d'entrée

coutume de Lorraine, rédigée et homologuée par lettres-patentes de Charles III, duc de Lorraine, des 17 mars et 16 septembre 1594. Le corps de l'hôtel-de-ville est composé d'un maire royal ancien et alternatif; de deux échevins électifs, d'un secrétairegreffier, d'un procureur syndic, et d'un sergent de ville. Ces officiers sont chargés de l'administration des biens et revenus de la ville. Il y a à Sarre-Louis un corps de casernes, qui est ordinairement occupé par quatre bataillons et deux escadrons. Il y a un hôpital militaire. . Le corps du génie est composé d'un directeur des fortifications, d'un ingénieur en chef, et do plusieurs ingénieurs ordinaires. En 1755 et 1754, il y a eu des camps à Sarre-Louis, l'un et l'autre commandés par M. de Chevert, lieutenant-général, sous les ordres de M. le maréchal duc de Bellisle. Le quartier général était au village de Listroff, à un quart de lieue de la ville. Voici les noms des communautés qui sont dans le ressort du bailliage de SarreLouis. La ville de Sarre-Louis, Beaumarais, Enstroff, Frauloutre, les censes de Favart et du Houssart, Listroff, Roden, Sainte-Marie, cense, Valdrevange Tous ces lienx sont du diocèse de Trèves. Les villages de la route cédés en exécution de l'article XIII du traité de 1661, ressortissent au même bailliage, et sont

régis par la coutume de Lorraine. Ces vil

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