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biorum, ou Clavorum, on comprend | avait donné pour évêque, détruisit les encore moins pourquoi ils l'ont fait , anciens murs de Verdun, quoique trèsn'étant ni les plus forts, ni les plus nom-solides et semblables à ceux des anbreux dans la ville.. S'ils étaient le ciennes cités romaines, après quoi il fit plus grand nombre, pourquoi oe nom enlever les grosses pierres carrées du est-il si peu connu, et a-t-il si peu duré bas de ces murs qu'on transporta par à Verdun , qu'on n'en trouve aucun ves- la Meuse , jusqu'au près des bains d'Airtige dans les monumens du pays ? En la-Chapelle, où il les fit employer à la effet on ne trouve personne avant le construction de la belle chapelle, qui a neuvième siècle qui se soit servi de ces donné le surnom à ce lieu. noms pour désigner Verdun, ni qui l'ait S'il est vrai que les anciens diocèses aient même employé.

eu la même étendue que les provinces, Quant au nom de Virodunum, ou dont les villes épiscopales étaient capiVeredunum , il peut dériver du mot Ver, tales, il faut dire que le Verdunois, ou Vair, ou Vered, qui signifie une outre ce qu'il contient aujourd'hui, avait espèce de rat dont la peau est fort pré-autrefois dix-huit lieues ou environ de cieuse : Veredi , signifie aussi la poste, longueur du midi au septentrion , et ou les chevaux de poste , et Dunum une de largeur environ douze lieues ; et renhauteur, une éminence : la hauteur du fermait les quatre décanals, Walons de vair , ou la hauteur des chevaux de poste, Juvigny, de Longuion, de Carignan , des chevaux de relais. M. de Saumaise et de Bazaille, qui étaient autrefois du dans une de ses lettres imprimées, a diocèse de Verdun, et qui en ont été dérivé Verodunum du mot Ver , qui en sequestrés pour être mis entre les mains langue celuique signifie gué, ou passage, de l'archevêque de Trèves. Les évèques et Dunum une hauteur près du gué. Ide Verdun ont fait de temps en temps

Il est remarquable que tous les lieux, des tentatives pour se les faire restituer, villes et villages du nom de Verdun, mais inutilement. ou Veredun, sont situés sur des ri- Le Verdunois est aujourd'hui assez vières : comme Verdun en Bourgogne , au borné et renfermé entre les pays de Toul, confluent du Doubs et de la Saône, à de Trèves, de Metz et de Châlons-surtrois lieues de Châlons ; Verdun dans Marne. Il touche à la Champagne du côté le Bas-Armagnac , sur la Garonne; Ver- de l’occident, et se trouve enclavé de dun-sur-Marne; le pays de Verdun, au- tous les autres côtés dans la Lorraine: trement nommé Rivière de Verdun, can- il s'étend le long de la Meuse. Il est fort lon de la Basse-Gascogne, situé entre peuplé et rempli de gros bourgs et vilcette rivière et l’Armagnac. Ces étymo-lages, mais il n'a point d'autres villes logies ne sont pas certaines, mais elles que Verdun sa capitale, qui lui donne ne valent pas moins que celles qui dé-son nom. Ce pays relevait autrefois de rivent de Virodunum, de Vir et Du l'empire d'Allemagne ; mais depuis que num , la hauteur des hommes belliqueux, Verdun s'est mis sous la prolection de la ou Verolus un des commandans pré-France en 1152 les environs ont suivi tendus de l'armée de Jules-César , comme son sort. Celle province fait partie du qui dirait Veroli Dunum, la hauteur de gouvernement de la province militaire de Verolos.

Metz et Verdun. On assure que Charlemagne indigné Les anciens habitans de Verdun et du contre les Verdunois , qui différaient de Verdunois étaient sans doute idolâtres recevoir Pierre lItalien (1), qu'il leur comme tous les autres peuples des en

virons, et ne reçurent la lumière de la (1) Hist. de Verdun, p. 124.

foi qu'au quatrième siècle par la prédi

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cation de saint Saintin leur premier apo-cerre; et de lå continuaient derrière les tre On dit que ces peuples adoraient les maisons de Maizé, jusqu'à une autre Faunes les Satyres (1), et d'autres fi- porte qui était située au bas de la desgures monstrueuses, auxquelles ils avaient cente de la rue Châtel, aboutissant à un érigé des autels au lieu où se voit l'er-grand pont pour passer au faubourg, mitage de saint Barthelémi; mais à pré- qui fait à présent la ville basse; car le sent on ne trouve ni dans la ville ni canal de la rivière de Meuse, sur lequel aux environs aucun vestige de divinités sont situés les moulins de l'évêque, paspayennes. Il est fort croyable que le culte sait alors où est la place Maizé. Le terde Diane des Ardennes n'était pas in- rain où est la boucherie faisant ainsi une connu à Verdun, puisque le lieu où elle pointe entre les deux grands canaux de la . était adorée, n'était pas bien éloigné de Meuse , qui s'y rejoignaient au-dessous, celte ville.

où il y avait une espèce de port pour attacher Le roi Clovis assiégea Verdun en 502, et décharger les bâteaux : depuis cette prit la ville, et depuis ce temps elle est porte du pont les murailles allaient le long demeurée sous la domination de la de la rivière en remontant jusqu'à une France, jusqu'à ce qu'après la déca-| autre porte, dont on voyait encore les dence de la maison de Charlemagne, ruines près des moulins de l'évêque, du elle fut soumise aux rois et empereurs d'al- temps de Vassebourg, et retournaient en lemagne , aux ducs de Bouillon et aux haut sur la roche jusqu'à la porte de comies de Verdun et de Bar, selon les Châtel. Cette ville fut ensuite augmentée tomps et les circonstances.

en y joignant deux grands faubourgs La ville de Verdun ayant été désolée qu'on enferma de murailles. Celui qui par Attila roi des Huns vers le milieu était situé vers l'orient et le midi dans du cinquième siècle, se trouva resserrée plusieurs ileg formées par des canaux des dans un beaucoup plus petit espace qu'au- eaux de la Meuse qui le traversent, comparayant (2): d'où vient que Fortunat' posa la ville basse de Verdun. Il n'était

étant venu voir l'évêque saint Airy vers habité du temps des Romains que par · le milieu du sixième siècle, dit que Ver- des fouleurs de draps , des tanneurs, et audun, quoique resserré dans son enceinte, tres artisans ou trafiquans, qui payaient à était néanmoins assez amplifié par le mé- leur préfet des rentes annuelles , lesquelles rite du prélat et la piété de ses peuples. furent données à l'église de Verdun, et Voici la description que fait Vassebourg ensuite destinées pour l'entretien des du circuit des murailles de Verdun, tel murailles, dont ce faubourg fut environné qu'il prétend qu'elles étaient pour lors (3). 'avant le douzième siècle ; car on voit

En commençant du côté de la France, dans l'histoire de l'évêque Henri de Winà la porte Champenoise, dite à présent ion, qui vivait l'an 1117, qu'il les força la porte de Châtel, de là elles descen- avec le secours des troupes du comte de cendaient à une porte qui était près la Bar, en assiégeant cette ville. tour du princier, vis-à-vis la place de L'autre faubourg silué vers le sepl'estrapade. Ces murailles dont on voit tentrion, qu'on enferma dans la Ville de encore des vestiges, tournaient vers l'o-Verdun, s'étendait depuis la porte Nanrient, en soutenant le terrain où est l'é-cerre, jusqu'à un petit bois, dans lequel glise et les maisons du cloitre de la saint Maur avait fait construire une petite Madelaine, jusqu'à la porte nommée Nan-Jéglise et des cellules pour des solitaires, (1) Hugo Flaviniæ, apud Labb. Bibliot:

Joù est à présent le monastère des relit. 1, p. 73.

gieuses de saint Maur. Il y avait dans ce (2) Greg. Turon. Hist. I. 2. C. 7.

faubourg un fort situé sur une petite élé3) Hist. de Verdun, p. 44, 45.

ration, dit le Chatelet , dont il est parlé

dans le titre de la fondation de l'abbaye | profiter par leur industrie, qu'ils s'ende saint Vanne ; l'évêque Bérenger l'a- richirent; et ce prince leur sul si bon yait fait élever. L'évêque Haimon au gré de l'usage qu'ils en avaient fait, qu'il commencement da onzième siècle fit la leur quilta cette somme, lorsqu'ils roudépense des murailles de ce faubourg , lorent la lui rendre. Les rois successeurs qui devint la partie la plus considérable de Théodebert continuèrent à favoriser de la ville de Verdun, car on lit dans la ville de Verdun. Le roi Childebert l'histoire de cet évêque, qu'ayant été fit des donations considérables à l'église empêché par l'empereur saint Henri d'en- de cette ville ; et Dagobert I, en confermer de murailles le faubourg de la porte sidération de saint Paul treizième évêque de France, sur l'opposition du bienhen- de Verdun, en fil de même. reux Richard abbé de saint Vanne, il Les rois d'Austrasie se. maintinrent se détermina à agrandir d'un autre côté dans la jouissance de Verdun et du reste la ville de Verdon. Les murailles qu'il de l’Austrasie, jusqu'à ce que les rois fit faire pour cela commençaient à celles de Germanie s'en rendirent maitres et y de la porte de Châtel, et relournaient par érigèrent deux duchés; l'un nommé de derrière le monastère de St.-Maur, qu'il In Basse Lorraine, et l'autre de la avait fait bâtir et fondé. On fit trois portes llaute Lorraine, dont ils donnèrent le dans l'enceinte de ce faubourg : la pre- gouvernement et la souveraineté aux ducs, mière dile la Porte de France, der- qui s'en conserverent la propriété charière le monastère de St.-Maur; la se- cun de leur côté. conde vers l'endroit où est à présent l'ab- Des comtes de Verdun. baye de St.-Paul, dont l'ancien monas- / Sous les rois d'Austrasie et sous les emtère, qui fut transféré dans la ville en pereurs d'Allemagne (1), la ville de Ver1552, n'était pas enfermé dans celle en- dun avait des comles particuliers , qui ceinte ; la troisième porte, dite du pont commandaient les milices et rendaient la de Gravière, à présent de la chaussée, justice, ou établissaient des officiers pour qu'on élcya au bout de ce pont dans l'administrer en leur nom, ou au nom des marais, pour faciliter l'entrée de la du roi ; jugeant les Gaulois selon le ville de ce côté-là. De celle porte les mu- droit romain, et les Français selon la railles remontaient le long de la Meuse loi salique. Vassebourg nous a conservé jusqu'au pont de Ste.-Croix, où on res, les noms de trois de ces comtes qui gouserra le lit de la rivière qui s'étendait vernaient la ville de Verdun sous les rois auparavant dans la place de Maizé, jus- d'Austrasie. Le premier est Valchise père qu'au bas de la rue de Châtel. Ces de saint Vandregisile ou Vandrille qui agrandissemens de la ville de Verdun fu-náquit en cette ville, et de Vadrade tanto rent nécessaires, depuis que son com- de Pepin d'Héristal ; le second Marimerca, qui était tombé pendant la dé-gisile qui donna plusieurs terres consicadence de l'empire romain , se rétablit dérables à cette église ; et le troisième, sous les rois d'Austrasie.

nommé Anselin, qui se fit ordonner Le roi Clovis en 511, ayant partagé prêtre, et voului usurper l'évêché de ses états entre ses quatre fils, la ville de Verdun. Verdun écbut à Thierri qui était l'ainé, Ces comtes abusèrent souvent de leur avec le royaume d'Austrasie , dont Metz autorité pour vexer les évêques et les était la capitale , et qui s'étendait sur les églises ; ce qui porta Frideric comte héprovinces orientales , situées entre le Rhin réditaire de Verdun, à donner ce comté et la Marne. Théodebert fils du roi Thierria Haimon évêque de Verdun en 997 , ayant prêté à ceux de Verdun une grosse somme d'argent, ils en surent si bieul (1) Hist. de Verdun, p. v. Supplément.

s'en réservant néanmoins l'administration sollicitation du comte de Luxembourg. jusqu'à sa mort. L'empereur Othon III, Ce rétablissement de Renaut dans le confirma celle donation.

vicomté de Verdun excita une nouvelle Mais les ducs de la Basse-Lorraine et guerre. Les bourgeois de cette ville ne de la inaison d'Ardennes ne consen- l'ayant pas voulu reconnaître , il joignit tirent pas à celle donation, et se renses troupes à celles du comte de Luxem-dirent par force maitres de Verdun, ce bourg, pour les y forcer. Il y eut un qui y excita de grands troubles. Bau- combat opiniâtre, dans lequel le comte douin frère de Godefroy de Bouillon, de Bar fut blessé, ce qui lui fit abanroi de Jérusalem, vendit à l'évêque Ri-donner l'entreprise ; mais il s'en vengea cher la seigneurie de Verdun. Ce prélatcruellement sous l'évêque Henri successeur donna l'administration du comté de Ver- de Richard, contre le clergé et les bourdun à Thierri comte de Mouçon et de geois de Verdun, qu'il réduisit à une Bar , qui mourut en 1105, pour le te- dure servitude et à, une misère extrême. nir sous l'autorité de l'évègue ; de sorte L'empereur Henri V, ayant nommé que le comte Thierri n'était proprement Henri, auparavant archidiacre de Vinque vicomte de Verdun.

chester en Angleterre, celui-ci se préAu commencement de l'épiscopal desenla pour prendre possession de son Richard de Grandpré évêque de Verdun, église; mais le clergé et le plus grand c'est-à-dire en 1106, les Messins pri- nombre des bourgeois refusèrent de le rent et démolirent le château de Dieu- reconnaitre , et lui fermèrent les portes louard , dont la garnison avait arrêté aj de la ville. Henri eut recours à Renaut emprisonné un de leurs citoyens. L'évé- comte de Bar, qui joignit ses troupes que Richard cita devant lui le comle à celles de l'évêque, et vint assiéger VerRenaut I de Bar et vicomte de Verdun, 'dun en 1120. Les bourgeois firent une pour n'avoir pas voulu secourir ce cha- vigoureuse résistance, mais ils furent enteau, qni était du temporel de l'évêché fin forcés dans un assaut donné à la ville de Verdun. Le comte ayant refusé de basse ; les troupes de Henri et de Recomparaitre, l'évêque lui ôla l'adminis-naut y mirent le feu, qui consuma une tration de ce comié dans une assemblée partie des maisons et les églises de St.de seigneurs, et le donna à Guillaume Airy, de S:.-Sauveur, de St-Pierrecomte de Luxembourg. Renaut prit les le-Chairé, Le lendemain la ville-haute armes et voulut se maintenir par la force se rendit à la discrétion de Renaut, qui dans ce gouvernement. Le comte de se mit ainsi en possession de la ville et du Luxembourg, pour lui résister, joignit comté de Verdun. I! y commit toutes ses forces à celles de l'évêque: on 'prit sortes d'exactions contre les principaux d'abord à Renaut la ville de St-Mihiel et du clergé et des bourgeois qui s'étaient le château qui fui brûlé et rasé, ensuite réfugiés dans la cathédrale, où ils croyaient on le dépouilla de presque tous ses biens. trouver un asile ; ils les en fit sortir avec L'évêque Richard ayant encore sollicité violence, les dépouilla de tous leurs le secours de l'empereur Henri V, ce biens, et les réduisit sous une dure serprince vint assiéger Rentaut dans son chà-vitade. L'évèque se fit en méme temps teau de Bar, se rendit maitre de ce installer dans le siége épiscopal , et céléchâteau , fit Renaut prisonnier et l'obligea bra le même jour la messe pontificalement, de le suivre. Les parens et amis du comte avec ses mains encore fumantes. du sang de Bar obtinrent sa liberté, et l'empe- de ses ouailles. reur le renvoya saps rançon, à condi- L'empereur Henri V, informé par tion de lui rendre foi et hommage du une députation secrète de lous ces maux, comté de Verdun, qu'il lui rendit à la tą le comté de Verdun à Renaut et le donna à Henri comte de Grandpre. bourg de Sampigny, Ste.-Lucie et les Celui-ci ayant promptement assemblé de villages de Rouvroy , de Courcelles, avec la milice, vint à la pointe du jour se tous les sujets de corps des villages de présenter devant la ville, et d'intelli- Domremy et Ernecourt. gence avec les bourgeois qui lui ouvri- Henri ayant été obligé de renoncer à rent une des portes de la la ville , il l'évêché de Verdun, on lui donna pour entra avec ses troupes pendant qu'on successeur Ursion abbé de St.-Denis de chantait matines. La garnison fit quel- | Reims, qui se retira la même année, que résistance, ce qui éveilla l'évêque, sans avoir été sacré; on élut à sa place qui se saura en chemise et pieds nus, Alberon fils d'Arnoul II, du non, comte ayant été obligé de passer à la nage la de Chini. Ce nouveau prélat au comrivière de Meuse , pour éviter d'être ar- mencement de son pontificai donna tous rêté et fait prisonnier. Ceci arriva daos ses soins, à remédier au maux que son le mois d'août 1117. L'évêque alla trou- clergé et son peuple souffraient par les ver Renaut, qui assembla ses soldats et vexations et les violences de la garnison, vint assiéger Verdun.

que Renaut comte de Bar avait mise Le comte de Grandpré résista d'abord, dans une tour qu'il avait fait élever à aux attaques de Renaud ; mais ayant eu Verdun. du désavantage dans une sortie, et sel Ce comte dans le dessein de se renvoyant assiégé dans les formes, il sortitdre souverain de cette ville, y avait fait secrètement et abandonna la place : entrer ses troupes, et un très-grand ayant réuni toutes ses troupes, il ballit nombre de maçons et de toutes sortes celles de Renaut, lui fit lever le siège d'autres ouvriers. Il fit couper tous les et le poursuivit si vivement, qu'il le arbres du jardin de l'évêché, qui s'étendait défit encore une fois en bataille ran- jusqu'à la porte de Châté et fit bâtir dans cet gée proche le village d'Osche, à trois endroit, qui est le plus élevé de la ville, une lieues de Verdun. Renaut se retira dans tour d'une grosseur et d'une hauleur extraorson château de Clermont; le comte de dinaire ; on n'y pourait monter que par Grandpré l'y suivit, l'assiégea , et ayant une échelle, au haut de laquelle il y coupé la garnison dans une sortie, il avait une porte de fer qui se fermait prit et démolit cc château, d'où Renaut d'elle-même. Cette tour fut nommée Cour. avait trouvé le moyen de sortir sans être louve , ou communément la tour du aperçu.

Voué ; elle était environnée de bâtimens Après ces disgrâces, Renaut comte pour loger les soldats et d'une muraille de Bar demanda la paix par la mé-qui en empêchait les approches. Par le diation de Frideric comte de Toul. Par moyen de cette tour et de la garnison, le traité qui fut passé à la Chalade pro- le comte Renaut tenait tellement en bride che Clermont en Argone ep 1124, il fut dit les bourgeois de Verdun, qu'ils n'osaient que l'évêque Henri demeurerait paisible remuer. Il faisait encora mille maux possesseur de son évêché, et Renaut du aux marchands obligés de passer par gouvernement du comté de Verdun, à là ; il maltraitait les pélerins qui y vecondition qu'il ne ferait aucun mal aux paient révérer l'image miraculeuse de la bourgeois de celle ville, qui s'étaient Sie.- Vierge : par ces réxations les mardéclarés contre lui, et qu'il abandon-chands et les pélerins détournés de leur Derait au comte de Grandpré tout le route, n'osaient plus entrer à Verdun, butin que ses gens avaient fait sur ses et la ville devenait presque déserte. ses terres ; que pour dédommager Renaut L'évêque Alberon employa d'abord des frais de cette guerre, l'évêque Henri divers moyens, que la prudence humaine lui abandonnerait le château de Dun, le lui suggérait, pour arrêter tous ces dé

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