Images de page
PDF
ePub

PHILOSOPHIQUES

.PREMIERE PARTIE:

DEMONSTRATION

DE LEXISTENCE

DE DIKU.

TmB'l Dl l' A R T Oi LA N A T U R * .

SECONDE ^PARTIE:

DEMONSTRATION
DE LEXISTENCE DE DIEU

ET DE SES ATTRIBUTS,
Tirs'» Des Priuvbs Purement Imtulic"

TU EUE S, ET DEl'lOi'l D H L '1 NI J h I M i s M E .

Par feu Meffire François Di S'aligna C Db Ia
Mottb Feniion i Précepteur de Mejjeignturs
les Enfans de France, & depuis Archevêque Duc
de Cawbray, Prince dit faint Panpire , &e,

A PARIS, /^5

Chez FlORENTIN DïlAVINI,IUC

S. Jacques , à l'Empereur.

M. DCC. XVIIT.

AvtcAffrabation, & Privilege du Roy.

[ocr errors][graphic]
[graphic]
[graphic]

P R E F A C E.

A premiere Partie de ces Oeuvres Philofophiques qu'on donne ici auPublic,avoit déja paru fous le Titre de l'Art de la Nature ou de l'Exigence de Dieu,c\le avoir été écrite par feu M. l'Archevêque de Cambray , pour ceux à qui les démonftrations purement Métaphyfîques de l'Exiftence de Dieu, paroiflent trop abftraites. L'Auteur leur rend cette grande verité palpable par des reflexions Simples & fenfL bles fur laftruclure de l'univers, dont les refTorts admirables portent le caractere d'un Créateur fage & Tout-puiflant.

On y aajoûté une leconde Partie , ou notre Auteur demontre Ja même verité par des preuves purement intellectuelles, tirées de l'idée de l'infini même. De forte que les efprits de tous les differents cara&eres,trouveront ici des preuves de l'Exiftence de Dieu, accommodées à leur goût & à leur capacité.

Au refte cette leconde Partie n'eft que l'ébauche d'un grand ouvrage que feu M. l'Abbé de Fenelon avoit entrepris dans fa jeuneflè , & qu'il n'acheva pas. On n'y trouvera peut- être point toute l'exa&itude & la précifion que l'Auteur y auroit pu donner s'il l'avoir retouché. On a crû pourtant ne devoir point le refufèrau Public, àcaufe de la fecondité des principes fublimes & de la beauté des veritez luminçufes qu'on y trpuve,

Pour faire appercevoir la certitude des preuves Metaphyfiques de l'ExiftencedeDieud' Auteur nous conduit d'abord dans le douce univerfel, mais d'une maniere bien différente de celle de quelques autres Philofophes qui ont fuivi cette route.

Le doute de notre Auteur n'eft pas urî >eu fubtil de l'efprit, où après avoir douté de tout on paroît l'inventeur d'un nouveau fyftême rempli de belles idées, mais fèches, fteriles & purement fpeculatives. Le doute de notre Philofôphe a tout un autre but • il nous conduit à des veritez plus fondes. Il l'emploie d'abord à nous faire /èntir la foibleïïè humiliante de l'efprit humain, & nousinlpire enfuke Tardent delir de rechercher une lumiere fuperieure pour nous éclairer. L'Auteur ne nous conduit dan*

« PrécédentContinuer »