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728 INSTRUCTION SUR L'ÉCRITURe sainte.

l'Eglise. Par ce moyen, on tire autant de profit de ce qu'on n'entend pas que de ce qu'on entend; parce qu'on se nourrit de l'un, et on s'humilie de l'autre.

La traduction de l'ancien Testament, attribuée à M. de Sacy, est fort approuvée; et les notes dont elle est accompagnée fournissent beaucoup de quoi nourrir la piété.

On peut permettre aux religieuses, et autres ames fidèles, la lecture des livres de l'Ecriture, à peu près dans l'ordre qu'ils sont rapportés dans cette instruction; afin que chacun prenant cette divine nourriture selon sa disposition, elle profite à l'accroissement spirituel de tous ceux qui la recevront.

A l'égard des autres livres de piété, ceux qui traitent des choses de science, ou qui ont donné matière à de grandes contentions, ne sont guère propres à des religieuses, ni au commun des fidèles ; quand il n'y auroit autre chose que parce qu'on les lit ordinairement plutôt par curiosité que pour l'édification. Les autres livres, qui paroissent avec les marques de l'approbation publique, peuvent être lus sans scrupule, selon qu'on voit qu'on en profite. Je n'entre point dans le détail, qui seroit infini; et je me contente de dire ce qu'il faut penser des livres que je trouve dans chaque communauté, sans vouloir exclure les autres qui auront une pareille approbation.

FIN DU TOME CINQUIÈME.

TABLE

DU TOME CINQUIÈME.

PREMIÈRE PARTIE,

Où l'on découvre les erreurs expresses sur la Tradition
et sur l'Eglise, le mépris des Pères, avec l'affoiblisse-
ment de la foi de la Trinité et de l'Incarnation, et la
pente vers les ennemis de ces mystères.

LIVRE PREMIER.

Erreurs sur la tradition et l'infaillibilité de l'Église.

CHAPITRE I. La tradition attaquée ouvertement en la per-

sonne de saint Augustin.

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CHAP. II. Que M. Simon se condamne lui-même, en
avouant que saint Augustin, qu'il accuse d'être nova-
teur, a été suivi de tout l'Occident.

CHAP. IV. Autorité de l'Eglise d'Occident. S'il est permis à M. Simon d'en appeler à l'Eglise orientale. Julien le Pélagien convaincu par saint Augustin dans un semblable procédé. Page 17 CHAP. V. Idée de M. Simon sur saint Augustin, à qui il fait le procès comme à un novateur dans la foi, par les règles de Vincent de Lerins: tout l'Occident est intéressé dans cette censure. 19 CHAP. VI. Que cette accusation de M. Simon contre saint Augustin retombe sur le saint Siége, sur tout l'Occident, sur toute l'Eglise, et détruit l'uniformité de ses sentimens et de sa tradition sur la foi: que ce critique renouvelle les questions précisément décidées par les Pères, avec le consentement de toute l'Eglise catholique: témoignage du cardinal Bellarmin. CHAP. VII. Vaine réponse de M. Simon, que saint Augustin n'est pas la règle de notre foi : malgré cette cavillation, ce critique ne laisse pas d'être convaincu d'avoir condamné les papes, et toute l'Eglise qui les a suivis. 27 CHAP. VIII. Autre cavillation de M. Simon dans la déclaration qu'il a faite de ne vouloir pas condamner saint Augustin: que sa doctrine en ce point établit la tolérance et l'indifférence des religions.

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28 CHAP. IX. La tradition combattue par M. Simon sous prétexte de la défendre. 30

CHAP. X. Manière méprisante dont les nouveaux critiques traitent les Pères, et méprisent la tradition: premier exemple de leur procédé, dans la question de la nécessité de l'eucharistie: M. Simon avec les hérétiques accuse l'Eglise ancienne d'erreur, et soutient un des argumens par lesquels ils ont attaqué la tradition. 31 CHAP. XI. Artifice de M. Simon pour ruiner une des preuves fondamentales de l'Eglise sur le péché originel, tirée du baptême des enfans. 33

CHAP. XII. Passages des papes et des Pères qui établissent

que

la nécessité de l'eucharistie en termes aussi forts saint Augustin: erreur inexcusable de M. Simon, qui accuse ce saint de s'être trompé dans un article, qui de son aveu lui étoit commun avec toute l'Eglise de son temps. Page 38 CHAP. XIII. M. Simon, en soutenant que l'Eglise ancienne a cru la nécessité absolue de l'eucharistie, favorise des hérétiques manifestes, condamnés par deux conciles œcuméniques, premièrement par celui de Bâle, et ensuite par celui de Trente. CHAP. XIV. Mauvaise foi de M. Simon, qui, en accusant saint Augustin et toute l'antiquité d'avoir erré sur la nécessité de l'eucharistie, dissimule le sentiment de saint Fulgence, auteur du même siècle que saint Augustin, et qui faisoit profession d'être son disciple même dans cette question, où il fonde sa résolution sur la doctrine de ce Père. 42 CHAP. XV. Toute la théologie de saint Augustin tend à étáblir la solution de saint Fulgence, qui est celle de toute l'Eglise.

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CHAP. XVI. Vaine réponse des nouveaux critiques.
CHAP. XVII. Pourquoi saint Augustin et les anciens ont dit
que l'eucharistie étoit nécessaire, et qu'elle l'est en
effet; mais en son rang et à sa manière.
CHAP. XVIII. La nécessité de l'eucharistie est expliquée
selon les principes de saint Augustin par la nécessité du
baptême.
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CHAP. XIX. Raison pour laquelle saint Augustin et les anciens n'ont pas été obligés de distinguer toujours si précisément la nécessité de l'eucharistie d'avec celle du baptême. 53

CHAP. XX. Que M. Simon n'a pas dû dire que les preuves de saint Augustin et de l'ancienne Eglise contre les pélagiens ne sont pas concluantes. 54

CHAP. XXI. Autre exemple, où M. Simon méprise la tradition, en excusant ceux qui contre tous les saints Pères

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n'entendent pas de l'eucharistie le chapitre vi de saint Jean.

Page 56 CHAP. XXII. Si c'est assez, pour excuser un sentiment, de dire qu'il n'est pas hérétique. 59

LIVRE SECOND.

Suite d'erreurs sur la tradition. L'infaillibilité de l'Eglise ouvertement attaquée. Erreurs sur les Ecritures et sur les preuves de la Trinité.

CHAP. I. Que l'esprit de M. Simon est de ne louer la tradition que pour affoiblir l'Ecriture. Quel soin il prend de montrer que la Trinité n'y est pas établie. 61 CHAP. II. Qu'en affoiblissant les preuves de l'Ecriture sur la Trinité, M. Simon affoiblit également celles de la tradition. 65 CHAP. III. Soin extrême de l'auteur pour montrer que les catholiques ne peuvent convaincre les ariens par l'Ecri66

ture.

CHAP. IV. Que les moyens de M. Simon contre l'Ecriture portent également contre la tradition, et qu'il détruit l'autorité des Pères par les contradictions qu'il leur attribue. Passage de saint Athanase. 68 CHAP, V. Moyens obliques de l'auteur pour détruire la tradition et affoiblir la foi de la Trinité. 70 CHAP. VI. Vraie idée de la tradition, et que faute de l'avoir suivie l'auteur induit son lecteur à l'indifférence des religions.

71 CHAP. VII. Que M. Simon s'est efforcé de détruire l'autorité de la tradition, comme celle de l'Ecriture, dans la dispute de saint Augustin contre Pélage : idée de cet auteur sur la critique, et que la sienne n'est selon luimême que chicane fausse doctrine qu'il attribue à saint Augustin sur la tradition, et contraire à celle du concile de Trente. 72

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