Images de page
PDF

Malgré soi l'on y réussit, Sans compter que Paris tous les ans nous fournit Des modéles nouveaux qui ne pensent pas l'être.

GERONTE à Lucinde.
J'ai pour vous un mari dont vous me faurez gré.
C'est un homme de poids , amateur éclaice :

De la Musique de nos peres.
Il vous raménera par les conseils fincéres
Au sein de la nature & du goût épuré.

LUCINDE.
Un partisan de la vieille Musique,

Monleur, n'aura jamais ma foi.
Son goût avec le mien est trop antipathique,

GERONTE.
Tu t'en trouveras bien, va, Lucinde , crois-moi,

Mélanie.)
Je vous destine, à vous, un militaire,

Et qui pofféde vos talens.
C'est l'homme , sans que j'exagere ,
Qui dansait le mieux de mon temps.

MELANIE.
Ah! C'est une raison , mon pere,
Pour qu'il danse mal aujourd'hui,

[ocr errors][merged small]

[ocr errors]

SCENE I V.

LUCINDE, ISABELLE, MELANIE.

IS ABELLÉ.
M Es sens font révoltés contre ce mariage.

LUCINDE..
Mon pere se moque de nous
De vouloir nous forcer à prendre poúc époux

Trois hommes qui font de son âge, Et qu'il nous donne encor pour combattre nos goûts !

MELANIE.
Ah! Fussent-ils jeunes, aimables,
Dès qu'à nos sentimens leur coeur s'opposeroit,

Ce trait seul tes enlaidiroit,
Et les rendroit désagréables.

SCENE V. LUCINDE, MELANIE , ISABELLE,

LEPINE.

L'EPIN E à part

Ans doute, voilà les trois soeurs. Je ne les connois pas. Je ne sai comment rendre Ces trois billets. Je crains de me méprendre.

(Il lit le deffus d'un des billets.) A Mélanie.

ISABELLE
Il faut le rapport des humeurs.

L'EPINE à part.
Celle qui parle est , je crois, Mélanie.

LUCINDE.
Pour le coup, j'ai perdu l'envie
De chanter ut , fol, ré, mi, fa.

L'EPINE regardant Lucinde.

Plus je regarde celle-là,
Et plus il me paroît qu'elle a l'air d'Isabelle.

« PrécédentContinuer »