Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps, Volume 3

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Imprimerie Nationale, 1897

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Page 645 - Lorsque nous concevons la substance , nous concevons seulement une chose qui existe en telle façon qu'elle n'a besoin que de soi-même pour exister. En quoi il peut y avoir de l'obscurité touchant l'explication de ce mot : N'avoir besoin que de soi-même ; car, à proprement parler, il n'ya que Dieu qui soit tel, et il n'ya aucune chose créée qui puisse exister un seul moment sans être soutenue et conservée par sa puissance. C'est pourquoi...
Page 28 - Oui, toujours des marquis : que diable voulez-vous qu'on prenne pour un caractère agréable de théâtre ? Le marquis aujourd^iui est le plaisant de la comédie. Et, comme dans toutes les comédies anciennes on voit toujours un valet bouffon qui fait rire les auditeurs, de même dans toutes nos pièces de maintenant il faut toujours un marquis ridicule qui divertisse la compagnie.
Page 617 - Oui, je comprends cela. ALAIN C'est justement tout comme, La femme est en effet le potage de l'homme; Et quand un homme voit d'autres hommes parfois, Qui veulent dans sa soupe aller tremper leurs doigts, II en montre aussitôt une colère extrême.
Page 463 - Quel avantage at-on qu'un homme vous caresse, Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse, Et vous fasse de vous un éloge éclatant, Lorsqu'au premier faquin il court en faire autant ? Non, non, il n'est point d'âme un peu bien située Qui veuille d'une estime ainsi prostituée, Et la plus glorieuse a des régals peu chers Dès qu'on voit qu'on nous mêle avec tout l'univers.
Page 345 - Laissons-nous aller de bonne foi aux choses qui nous prennent par les entrailles, et ne cherchons point de raisonnements pour nous empêcher d'avoir du plaisir.
Page 625 - N'avoir besoin que de soimême; car, à proprement parler, il n'ya que Dieu qui soit tel, et il n'ya aucune chose créée qui puisse exister un seul moment sans être soutenue et conservée par sa puissance. C'est pourquoi on a raison dans l'école de dire que le nom de substance n'est pas univoque...
Page 769 - Cela est vrai, elle a les yeux petits; mais elle les a pleins de feu, les plus brillants, les plus perçants du monde, les plus touchants qu'on puisse voir.
Page 766 - Ces gens, dis-je, qu'on voit d'une ardeur non commune Par le chemin du Ciel courir à leur fortune, Qui, brûlants et priants, demandent chaque jour, Et prêchent la retraite au...
Page 447 - Il est des nœuds secrets, il est des sympathies, Dont par le doux rapport les âmes assorties S'attachent l'une à l'autre, et se laissent piquer Par ces je ne sais quoi qu'on ne peut expliquer.

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