Revue de Paris, Volume 64

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Demengeot & Goodman, e.a., 1834
 

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Fréquemment cités

Page 25 - Il est sans doute très important de désenfler les sinécures et d'écheniller le budget ; il est très important de faire des lois pour que j'aille, déguisé en soldat, monter patriotiquement la garde à la porte de M. le comte de Lobau que je ne connais pas et que je ne veux pas connaître, ou pour me contraindre à parader au carré Marigny, sous le bon plaisir de mon épicier, dont on a fait mon officier^).
Page 137 - L'ANGE était, disait-il, vêtu de pourpre. Pendant cette nuit, les yeux de son homme intérieur furent ouverts et disposés pour voir dans le Ciel, dans le monde des Esprits et...
Page 28 - Vous rétablissez l'équilibre. La part du pauvre est aussi riche que la part du riche. C'est ce que savait Jésus, qui en savait plus long que Voltaire. Donnez au peuple qui travaille et qui souffre, donnez au peuple, pour qui ce monde-ci est mauvais, la croyance à un meilleur monde fait pour lui. Il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d'espérance. Donc ensemencez les villages d'évangiles. Une bible par cabane.
Page 132 - Les miracles, les enchantements, les incantations, les sortilèges, enfin les actes, improprement appelés surnaturels, ne sont possibles et ne peuvent s'expliquer que par le despotisme avec lequel un Esprit nous contraint à subir les effets d'une optique mystérieuse qui grandit, rapetisse, exalte la création, la fait mouvoir en nous à son gré, nous la défigure ou nous l'embellit, nous ravit au ciel ou nous plonge en enfer, les deux termes par lesquels s'expriment l'extrême plaisir et l'extrême...
Page 171 - Je replie donc mes entrailles sur la faim, comme un fileur tord ses fils et les enroule sur le fuseau. Je me mets en course le matin, n'ayant pris qu'une bouchée , comme un loup aux fesses maigres et au poil gris, qu'une solitude conduit à une autre. Il part au point du jour, entortillant la faim dans les replis de ses entrailles , trottant contre le vent , s'élançant au fond des ravins, et trottant de plus belle. Mais, après une quête vaine , quand le besoin l'a chassé de tous les lieux où...
Page 173 - On ne me voit pas à la piste des propos irritants m'informer de ce qu'un tel a dit pour le redire à tel autre. Combien de fois, par une de ces nuits froides durant lesquelles le chasseur brûle pour se réchauffer son arc et ses flèches , combien de fois ne me suis-je pas mis en course à. travers les ténèbres et la pluie, ayant pour compagnie la faim , le froid et la terreur ! Eh bien , j'avais rendu des femmes veuves et des enfants orphelins, et j'étais déjà de retour que la nuit était...
Page 170 - Avec ces gens-là, un secret confié n'est point divulgué, et le coupable n'est point abandonné en punition de sa faute. Tous, ils repoussent l'insulte, tous sont braves, moins braves que moi cependant quand il faut soutenir le choc des premiers chevaux de l'ennemi; mais je leur cède le pas quand il s'agit d'attaquer les vivres, alors que le plus glouton est le plus diligent. Tout cela n'est que...
Page 208 - Du moins donc, selon ces principes, il faudra bannir du milieu des chrétiens les prostitutions dont les comédies italiennes ont été remplies, même de nos jours, et qu'on voit encore toutes crues dans les pièces de Molière : on réprouvera les discours où ce rigoureux censeur des grands canons, ce grave réformateur des mines et des expressions de nos précieuses , étale cependant au plus grand jour les avantages d'une infâme tolérance dans les maris...
Page 27 - A elle le dur travail, les fardeaux à pousser, les fardeaux a traîner , les fardeaux à porter. Examinez cette balance : toutes les jouissances dans le plateau du riche, toutes les misères dans le plateau du pauvre. Les deux parts ne sont-elles pas inégales? La balance ne doit-elle pas nécessairement...
Page 141 - Elle avoua qu'il lui avait parlé de sa dernière correspondance avec ce prince , dont le sujet n'était connu que d'eux seuls. Je ne puis expliquer comment Swe" denborg eut connaissance de ce secret ; mais ce que je puis assurer sur mon honneur , c'est que ni le comte H..:, comme le dit l'auteur de la lettre , ni personne , n'a intercepté ou lu les lettres de la reine. Le sénat d'alors lui permettait d'écrire à son frère dans la plus grande sécurité...

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