La condition de la femme dans les diverses races et civilisations

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V. Giard & E. Brière, 1903 - 508 pages
 

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Page 410 - Ce n'est pas la mère qui engendre ce qu'on appelle son enfant : elle n'est que la nourrice du germe versé d'ans son sein; celui qui engendre, c'est le père. La femme, comme un dépositaire étranger, reçoit d'autrui le germe, et, quand il plaît aux dieux, elle le conserve1.
Page 403 - Manou a donné en partage aux femmes l'amour de leur lit , de leur siège et de la parure , la concupiscence, la colère, les mauvais penchants, le désir de faire du mal , et la perversité.
Page 497 - ... elle ne peut être sa femme quand elle nourrit, elle ne peut être sa femme quand elle est malade, elle cesse d'être sa femme quand elle ne peut plus lui donner d'enfants; l'homme, que la nature n'arrête ni par l'âge, ni par aucun de ces inconvénients, doit donc avoir plusieurs femmes...
Page 164 - Elles les atten^ dent alors l'arc et la flèche à la main, de peur de surprise; mais, à peine se sont-elles assurées de leurs intentions, qu'elles courent en foule aux canots des Guacaras. Là chacune d'elles saisit un hamac, puis va le suspendre dans sa cabane, et se livre ensuite au Guacaras auquel appartient le hamac. Après quelques jours de cohabitation, ces hôtes passagers retournent dans leur pays, et tous les ans, à la même époque, le voyage se renouvelle. Les filles qui naissent de...
Page 391 - Par un fils, un homme gagne les mondes célestes; par le fils d'un fils, il obtient l'immortalité ; par le fils de ce petit-fils, il s'élève au séjour du soleil.
Page 475 - ... fait mal, si comme quand elle est en voie de faire folie de son corps, ou quand elle dément son mari ou maudit, ou quand elle ne veut obéir à ses raisonnables commandements.
Page 507 - ... et ses vices, il est déjà possible d'améliorer notablement le sort des femmes; mais l'évolution, plus ou moins rapide, qui se prépare ne saurait viser seulement l'un des sexes ; pour que la condition des femmes devienne digne et juste, il faut que celle des hommes se soit modifiée dans le même sens ; il est nécessaire qu'une réforme, graduelle mais profonde, ait transformé en mieux toutes les institutions : le mariage, la famille, le régime de la propriété et du travail, l'organisation...
Page 503 - ... l'intelligence, la dissemblance mentale entre les deux sexes s'accuse par des traits de même ordre que les précédents. Incontestablement les grands artistes créateurs ont, tous, été de sexe masculin. En musique, en peinture, en sculpture, tous les chefs-d'œuvre sont de création masculine. Stuart Mill, qui ne conteste point le fait, en atténue cependant la portée, en remarquant que, de par les exigences sociales et les mœurs, très peu de femmes peuvent se donner ou recevoir une forte...
Page 162 - ... ces muscles, ditil, cette chair et ces veines, ce sont les vostres, pauvres fols que vous estes ; vous ne recognoissez pas que la substance des membres de vos ancestres s'y tient encore. Savourez les bien, vous y trouverez le goust de vostre propre chair.
Page 497 - Et de quoi vous plaindriez-vous après tout, " Mesdames, continuait-il en souriant de côté, " ne vous avons-nous pas reconnu une âme ? " vous savez qu'il est des philosophes qui ont " balancé. Vous prétendriez à l'égalité? Mais " c'est folie : la femme est notre propriété, " nous ne sommes pas la sienne ; car elle nous " donne des enfans, et l'homme ne lui en donne " pas. Elle est donc sa propriété comme l'arbre " à fruit est celle du jardinier. Si l'homme fait " une infidélité à...

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