Petite bibliotheque des théatres: Chef d'œuvres de Quinault. Le procureur arbitre

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Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1783
 

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Page 7 - C'est d'avoir cinq filles chez moi, Dont la moins âgée est nubile. Je dois les établir et voudrois le pouvoir : Mais à suivre Apollon on ne s'enrichit guère.] C'est, avec peu de bien, un terrible devoir De se sentir pressé d'être cinq fois beau-père. Quoi ! cinq actes devant notaire, Pour cinq filles qu'il faut pourvoir!
Page 47 - ARISTE. Je suis assez payé lorsque je rends service. Le plaisir d'obliger est mon droit de justice. Laissez-moi seulement envier le bonheur Dont vous allez jouir dans votre tendre ardeur. Quelle félicité, quelle douceur extrême Que celle de pouvoir posséder ce qu'on aime ! Votre contentement me cause ce transport; J'aime aussi bien que vous , et n'ai pas même sort.
Page 28 - Et vous êtes d'un tems bien éloigné du nôtre. Dans l'univers entier je défie , entre nous , Que l'on puisse trouver deux hommes comme vous. Il faut à cet argent trouver pourtant un maître, Puisque nul de vous deux aujourd'hui ne veut l'être. Pour vous mettre d'accord il seroit un moyen : A des infortunés on peut donner ce bien , Le répandre sur ceux qu'un triste sort outrage.
Page 99 - ... je trouve qu'en effet , Tout bien considéré , ce n'est pas votre fait. Sa veuve l'est bien mieux : vous aimez la dépense; Isabelle pour dot n'a qu'un peu d'espérance ; Sa mère maintenant jouit de tout le bien, Et n'entend pas encor se dépouiller de rien; Elle ne lui promet qu'une légère somme. Il faut qu'un mariage établisse un jeune homme, Qu'il trouve en s'engageant du bien pour vivre heureux , Ou pour toute sa vie il est sûr d'être gneux.
Page 79 - Votre mere étant veuve avec tant de beautés , On va venir briguer son choix de tous côtés; Votre suffrage y peut être considérable , Et j'ose vous prier qu'il me soit favorable. Nul ne peut mieux que vous parler en ma faveur : Vous avez fait l'essai vous-même de mon cœur ; Vous savez comme il aime , il fut sous votre empire; Vous savez... ISABELLE. Oui, monsieur ; je sais ce qu'il faut dire.
Page 43 - Jusqu'où va votre esprit et votre jugement. Je vois qu'à vos désirs il faudra se soumettre, Et de votre parti, ma foi, vous m'allez mettre. ISABELLE. Pour moi, je suis encor bien jeune, je le sais; Mais je pense, monsieur, et crois que c'est assez. ' Et sans expérience et malgré mon peu d'âge, Je conçois aisément à quoi l'hymen engage ; Faire de son époux tout son contentement; Ne mettre qu'en lui seul tout son attachement, Régler ses volontés sans cesse sur les sienne?, Ainsi qu'à...
Page 47 - Votre père étant mort , tout est en sa puissance : Comme je vous l'ai dit , elle en a l'assurance ; Et, de l'humeur qu'elle est, vous devez peu douter Qu'un jeune époux s'offrant n'ait de quoi la tenter. ISABELLE. Le soin qu'elle a de plaire et de cacher son âge M'a bien fait prévoir d'elle un second mariage ; Mais voir mon amant même en devenir l'époux ! Voir mon beau-père en lui ! LACRETTE.
Page 89 - Va, je n'oublierai rien : Jamais homme à la cour, sans trop m'en faire accroire, N'a su si bien que moi tourner tout à sa gloire ; De rien faire mystère, et de peu fort grand cas, Et triompher, enfin, des faveurs qu'il n'a pas. Si je parle au cousin, crois qu'il n'est peine égale Aux couleuvres, morbleu ! que je veux qu'il avale : C'est ma félicité...
Page 41 - Le regret que j'en ai ne cède en rien au vôtre : Mais nous l'avions compté pour mort et l'un et l'autre ; On ne rend pas la vie aux gens pour les pleurer. Puis la perte est pour vous aisée à réparer ; Et pour vous consoler d'une telle disgrâce, Quelqu'autre du défunt peut occuper la place : ? Vous n'aurez rienperdu, prenant un autre époux; J'en sais un.
Page 28 - Eh ! Messieurs , doucement. Qu'un trait si généreux Ne vous aille pas rendre ennemis tous les deux. Votre discussion est , sans doute > admirable : Jamais trésor trouvé n'en causa de semblable : C'est pour le posséder qu'on rendroit des combats , Et vous vous débattez à qui ne l'aura pas ? Vous avex , il est vrai , de l'âge l'un et l'autre , Et vous êtes d'un tems bien éloigné du nôtre.

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