Revue de l'Anjou et de Maine et Loire

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Librairie de Cosnier et Lachèse., 1861
 

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Page 570 - C'est une dure loi, mais une loi suprême, Vieille comme le monde et la fatalité, Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême, Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté.
Page 560 - Mais je hais les pleurards, les rêveurs à nacelles, Les amants de la nuit, des lacs, des cascatelles, Cette engeance sans nom, qui ne peut faire un pas Sans s'inonder de vers, de pleurs et d'agendas.
Page 566 - Ah ! malheur à celui qui laisse la débauche Planter le premier clou sous sa mamelle gauche ! Le cœur d'un homme vierge est un vase profond : Lorsque la première eau qu'on y verse est impure, La mer y passerait sans laver la souillure Car l'abîme est immense, et la tache est au fond.
Page 370 - LES ROSES DE SAADI J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les nœuds trop serrés n'ont pu les contenir. Les nœuds ont éclaté : les roses envolées. Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées; Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir. La vague en a paru rouge et comme enflammée : Ce soir ma robe encore en est tout embaumée...
Page 563 - Partons, nous sommes seuls, l'univers est à nous. Voici la verte Ecosse et la brune Italie ; Et la Grèce, ma mère, où le miel est si doux, Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes, Et Messa la divine, agréable aux colombes ; Et le front chevelu du Pélion...
Page 375 - J'irai, j'irai porter ma couronne effeuillée Au jardin de mon père où revit toute fleur ; J'y répandrai longtemps mon âme agenouillée ; Mon père a des secrets pour vaincre la douleur. J'irai, j'irai lui dire, au moins avec mes larmes :
Page 507 - Je voudrais bien savoir quel était ce jeune homme, Si c'est un grand seigneur, et comment il se nomme?
Page 569 - Les plus désespérés sont les chants les plus beaux, Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Page 573 - Je voudrais vivre, aimer, m'accoutumer aux hommes, Chercher un peu de joie et n'y pas trop compter, Faire ce qu'on a fait, être ce que nous sommes, Et regarder le ciel sans m'en inquiéter. Je ne puis; — malgré moi l'infini me tourmente, j Je n'y saurais songer sans crainte et sans espoir ; Et, quoi qu'on en ait dit, ma raison s'épouvante De ne pas le comprendre et pourtant de le voir.
Page 569 - LA MUSE POÈTE, prends ton luth et me donne un baiser ; La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore, Le printemps naît ce soir; les vents vont s'embraser; Et la bergeronnette, en attendant l'aurore, Aux premiers buissons verts commence à se poser. Poète, prends ton luth, et me donne un baiser. LE POÈTE Comme il fait noir dans la vallée! J'ai cru qu'une forme voilée Flottait là-bas sur la forêt. Elle sortait de la prairie; Son pied rasait l'herbe fleurie ; C'eSt une étrange rêverie';...

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