Théâtre Complet de J.-B. Poquelin de Molière, Volume 4

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E. Flammarion, 1670

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Page 249 - Je consens qu'une femme ait des clartés de tout ; Mais je ne lui veux point la passion choquante De se rendre savante afin d'être savante; Et j'aime que souvent, aux questions qu'on fait, Elle sache ignorer les choses qu'elle sait : De son étude enfin je veux qu'elle se cache, Et qu'elle ait du savoir sans vouloir qu'on le sache.
Page 263 - Il n'est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes, Qu'une femme étudie et sache tant de choses : Former aux bonnes mœurs l'esprit de ses enfants, Faire aller son ménage, avoir l'œil sur ses gens, Et régler la dépense avec économie, Doit être son étude et sa philosophie.
Page 264 - Les femmes d'à présent sont bien loin de ces mœurs: Elles veulent écrire, et devenir auteurs ; Nulle science n'est pour elles trop profonde, Et céans beaucoup plus qu'en aucun lieu du monde. Les secrets les plus hauts s'y laissent concevoir, Et l'on sait tout chez moi, hors ce qu'il faut savoir. On y sait comme...
Page 263 - M'ôter, pour faire bien, du grenier de céans, Cette longue lunette à faire peur aux gens, Et cent brimborions dont l'aspect importune ; Ne point aller chercher ce qu'on fait dans la lune, Et vous mêler un peu de ce qu'on fait chez vous, Où nous voyons aller tout sans-dessus-dessous1.
Page 23 - Non, monsieur. Tout ce qui n'est point prose est vers, et tout ce qui n'est point vers est prose.
Page 10 - DANSER. Lorsqu'on a des personnes à faire parler en musique , il faut bien que , pour la vraisemblance , on donne dans la bergerie.
Page 23 - Par ma foi , il ya plus de quarante ans que je dis de la prose , sans que j'en susse rien ; et je vous suis le plus oblige du monde de m'avoir appris cela.
Page 126 - Je le suis, ma Psyché, de toute la nature : Les rayons du soleil vous baisent trop souvent, Vos cheveux souffrent trop les caresses du vent : Dès qu'il les flatte, j'en murmure ; L'air même que vous respirez Avec trop de plaisir passe par votre bouche, Votre habit de trop près vous touche...
Page 113 - A me le rendre précieux ; Je l'ai paré de l'aimable richesse De mille brillantes vertus ; En lui j'ai renfermé par des soins assidus Tous les plus beaux trésors que fournit la sagesse ; A lui...
Page 123 - Quel besoin de secours au milieu d'un empire Où tout ce qui respire N'attend que vos regards pour en prendre la loi, Où vous n'avez à craindre autre monstre que moi ? PSYCHÉ.

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