Penseurs et poètes

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C. Lévy, 1896 - 348 pages
 

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Page 235 - Ont enchanté des yeux sans nombre ; Les étoiles brillent toujours Et les yeux se sont remplis d'ombre. Oh! qu'ils aient perdu le regard, Non, non, cela n'est pas possible! Ils se sont tournés quelque part Vers ce qu'on nomme l'invisible ; Et comme les astres penchants Nous quittent, mais au ciel demeurent, Les prunelles ont leurs couchants, Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent : Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux, Ouverts à quelque immense aurore, De l'autre côté des tombeaux Les yeux...
Page 283 - Je t'invoque, ô Chénier, pour juge. et pour modèle ! Apprends-moi — car je doute encor si je trahis, Patriote, mon art, ou chanteur, mon pays, — Qu'à ces deux grands amours on peut être fidèle ; Que l'art même dépose un ferment généreux, Par le culte du beau dans tout ce...
Page 78 - ... le village de Maillane, où je souhaite, quand le bon Dieu voudra, de mourir et d'avoir ma tombe, en face de ces collines qui ont réjoui ma vue, asséréné mes vers et reposé mon âme.
Page 147 - Oui, ton poème épique est un chef-d'œuvre ; je dirai plus, il n'est pas de l'Occident, il est de l'Orient : on dirait que, pendant la nuit, une île de l'Archipel, une flottante Délos, s'est détachée de son groupe d'îles grecques ou ioniennes, et qu'elle est venue sans bruit s'annexer au continent de la Provence embaumée, apportant avec elle un de ces chantres divins de la famille des Mélésigènes.
Page 244 - Quand je vous livre mon poème, Mon cœur ne le reconnaît plus, Le meilleur demeure en moi-même, Mes vrais vers ne seront pas lus.
Page 46 - Malheur au savant qui aborde les choses de Dieu sans avoir au fond de sa conscience, dans l'arrière-couche indestructible de son être, là où dort l'âme des ancêtres, un sanctuaire inconnu d'où s'élève par...
Page 69 - C'était un beau et grand vieillard, digne dans son langage, ferme dans son commandement, bienveillant au pauvre monde, rude pour lui seul. Engagé volontaire pour défendre la France, pendant la Révolution, il se plaisait, le soir, à raconter ses vieilles guerres.
Page 207 - Non ! pour léguer son souffle et sa chair sans scrupule, II faut être enhardi par un espoir puissant, Pressentir une aurore au lieu d'un crépuscule Dans les rougeurs que font l'incendie et le sang ; Croire qu'enfin va luire un âge sans batailles, Que la terre s'épure, et que la puberté Doit aux moissons...
Page 164 - D'un feston noir était ourlé : Tout ce qu'alors portait ma mère, Sa tristesse l'avait scellé. Sourdement et sans qu'on y pense, Le noir descend des yeux au cœur ; II me révélait quelque absence D'une interminable longueur.
Page 170 - Oh ! la leçon qui n'est pas sue, Le devoir qui n'est pas fini ! Une réprimande reçue, Le déshonneur d'être puni ! Tout leur est terreur et martyre; Le jour, c'est la cloche, et, le soir, Quand le maître enfin se retire, C'est le désert du grand dortoir...

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