Images de page
PDF
ePub
[ocr errors]

» térieur. Trois de ces hauffes réunies » formené une Ruche pour un fort Ef>> faim ordinaire : on en ajoûte ou di» minuë le nombre, à proportion qu'il » est plus ou moins vigoureux. La » voute , en anse de panier , qui ferme » chacune de ces hausses, distingue » abfolument le travail de Mr. de

Boisjugan de celui de divers Au» teurs, & notamment de Mr. Thas » Wildman, dont Ms. l'Abbé Yart a » donné ci-devant divers Extraics tra» duits. Cette voute prévient le be» soin de bâtons dans les Ruches ; elle

prévient que les gâteaux d'une hauf» se foient continués dans la seconde » vu qu'il n'y a , pour communication » de Pune à l'autre, qu'un trou à la » clef de la voure, large de trois pou» ces feulement, pour le libre passage » des Abeilles, de force que chaque » hauffe paroît une petite Ruche dif» cincte des autres , & qu'on en peut

féparer sans fil d'archal, fans enta» mer aucun des gâteaux, qui ne por» tent en aucun point sur la voute de » la hausse inférieure *. Ceci posé, *Nisur la table , die convexe de paille ; c'est-à-dire, la partie youtée d'une hausse ébauchée , que les gâteaux de la hausse de bas en prennent la forme, & adınettent, toutefois & quantes , la hause qu'on voudra y placer.

[ocr errors]

l'on met une natte

pour

[ocr errors]
[ocr errors]

d'avance : il ne faut

» lorsqu'une Ruche composée de trois » hausses est pleine de Cire & de Miel; » la hausse supérieure n'est garnie que » de Miel le plus pur., La hausse du » milieu est pleine en partie de Miel, s & considérablement de Couvain ; & » la derniére d'en-bas, qui pose sur la » table, contient encore un peu de

» Couvain & de Miel. Si l'on veut ré1. Cela se fait en » colter", on fait au haut de la hausse plein jour, sur les neuf heures du ma

supérieure un petit trou”, pour y tin.

» faire passer de la fumée au moyen 2. Ce trou est fait » d'un fouffler : ensuite, avec un cou

» teau on dessoude cecce hausse de qu'ộrer le petit bouchon de liége qui le » celle du milieu , & on l'enlève d'auferme. Voyez la defe » tant plus aisément, que la fumée a cription de la Ruche.

» chaffé les Mouches dans les inférieu3. Ce tampon pré- » res. On bouche avec un tampon 3, paré eft attaché à

l'ouverture de la clef de la voute de chaque hausse, pour s'en servir au be- » la hausse du milieu , destinée alors à

» devenir celle d'en - haut : on palle 4.C'est paroù l'on » une hausse vuide fous l'inférieure 4, commence leforde » fauf à recommencer lorsque le Coula veille qu'on veut opérer.

» vain, qui est daris la nouvelle supé» rieure, est éclos, de forte que ce si Couvain n'est jamais détruit. Mr.

de Boisjugan s'est très-bien trouvé de la composition indiquée par Mr. de Palteau, pour remédier ou pré

venir

[ocr errors]

9. 12.

soin.

1

venir la diffenterie : mais vu la ra-
recé du vin chez les Paysans de la
Basse-Normandie, l'Auteur lui a
fubfticué avec succès le cidre doux,
réduit en syrop, qu'il fait encore
cuire avec le miel & le sucre. Mr.

de Boisjugan a vu à Caen une espè-
„ ce de Piége, inventé par un Ama-
s teur, pour accélerer la destruction

des faux Bourdons : c'est une piéce

de bois, percée de rainures, dans „, lesquelles les seules Abeilles ouyrié

res puissent passer. Les Bourdons qui .
» s'y engagent par l'orifice ,. un peu
» plus large vers la bouche de la Ru-
» che, ne peuvent gagner rédition,

& y restent pris comme dans une
nalle. On retire le Piége de temps
à autre, & l'on tuë les Bourdons
qui y sont pris *. Le surplus du * En vuidant la Ma-
Traité de Mr. de Boisjugan eft ex- chine dans un vase
trait , comme il l'annonce, de Ms. plein d'eau.

de Palceau , & qui , lui-même , avoit , extrait le fien des meilleurs Auteurs » sur cecte intéressante mariére. Mais

le Traité de Mr.de Boisjugan, beau» coup moins long, & ne contenant » que les choses essentielles, doit de» venir beaucoup plus utile & plus à

B

[ocr errors]

در

je

la portée des Habitans de la Cam. » pagne , qu'il est particuliérement

essentiel d'engager à cette éduca„ tion. Mr. de Boisjugan dit s'être ,, très-bien trouvé de planter , au-tour

de ses Ruches, beaucoup de Peu

pliers, Baumiers nommés Takama: Cer Arbre se mule 1)

ka*, qui leur fournit ou une nourri, tiplie aisément par ,; ture, ou un remède dans les preboutures,

miers jours du printemps , où elles n'ont encore rien à récolter. Au

reste il supplée au Cadran inventé » par Mr. de Palteau, par des peiin gnes de bois, ou des plaques de fer

blane trouées, qu'il y applique dans les mêmes circonstances où il con

vient leur laisser la liberté, ou les », empêcher de sortir. Il donne encore

le moyen d'amener les Ruches or dinaires à fa nouvelle méthode : à cet effet , il place une hausse der sous, dès qu'elle a jetcé un Essaim:

ensuite , avec un coureau bien tran„, chant, on découpe le tiers supérieur

de la vieille Ruche , & on la re.

couvre avec une des nactes vou* Dont il est parlé »

tées *, pour la clorre. L'année sui. ci-devant, & qu'on asoin de coudre tout

vante, on remet encore une nou. alentour,

aves de la yelle hausse, & on enlève le restane ficelle,

70

de la vieille Ruche, quand le Coy-
vain est éclos.

La Compagnie a remercié Mr.
de Boisjugan, &

par

acclamation,
lui a décerné le Titre d'Affocié
» qu'il a accepcé avec remerciment.

Il a promis d'envoyer incessamment
» une de ses Ruches, composée de

trois hausses, pour servir de modele
à celles qu'on fera *, pour amener * Les Lettres qu'il
ces nouvelles Ruches dans ce Pays.

en a reçuës confta

tent qu'elles y ont · Signé DUMESNIL-Costé. & DAM- le plus heureux sucBOURNEY , avec paraphes.

La présente Expédition certifiée , conforme audit Registre, par Nous Sécrétaire perpétuel sous-signé.

Signé DAMBOURNEY.

cès.

[ocr errors][ocr errors]
« PrécédentContinuer »