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Quand les dieux prendroient ta querelle,
Je t'étranglerai, mangerai,

Si tu nommes jamais ma belle.

LYCAS.

Bagatelle, bagatelle.

SCÈNE IV.

IRIS, LYCAS.

SCÈNE V.

LYCAS, UN PATRE.

(Un pâtre apporte à Lycas un cartel de la part de Philène.)

SCÈNE VI.

LYCAS, CORYDON.
SCÈNE VII.

PHILÈNE, LYCAS.

PHILENE chante.

Arrête, malheureux!
Tourne, tourne visage ;
Et voyons qui des deux
Obtiendra l'avantage.

LYCAS.

(Lycas hésite à se battre.)
PHILÈNE.

C'est par trop discourir;

Allons, il faut mourir.

SCÈNE VIII.

PHILÈNE, LYCAS, PAYSANS.

(Les paysans viennent pour séparer Philène et Lycas.)
QUATRIÈME ENTRÉE DE BALLET.

(Les paysans prennent querelle en voulant séparer les deux pasteurs, et dansent en se battant.)

SCÈNE IX.

CORYDON, LYCAS, PHILÈNE, PAYSANS.

(Corydon, par ses discours, trouve moyen d'apaiser la querelle des paysans.) CINQUIÈME ENTRÉE DE BALLET.

(Les paysans réconciliés dansent ensemble.)

SCÈNE X

CORYDON, LYCAS, PHILÈNE.
SCÈNE XI.

IRIS, CORYDON.

SCÈNE XII.

PHILÈNE, LYCAS, IRIS, CORYDON.

(Lycas et Philène, amants de la bergère, la pressent de décider lequel des deux aura la préférence.)

PHILÈNE à Iris.

N'attendez pas qu'ici je me vante moi-même
Pour le choix que vous balancez;

Vous avez des yeux, je vous aime :

C'est vous en dire assez.

(La bergère décide en faveur de Corydon.)

SCÈNE XIII.

PHILÈNE, LYCAS.

PHILÈNE chante.

Hélas! peut-on sentir de plus vive douleur?
Nous préférer un servile pasteur!

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Tant de vœux,

PHILÈNE.

LYCAS.

Tant de soins,

PHILÈNE.

Tant d'ardeur,

LYCAS.

PHILÈNE.

Avec tant de mépris sont traités en ce jour!

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Tant d'amour,

Courage.

LYCAS.

PHILÈNE.

Allons, va le premier.

LYCAS.

Non, je veux marcher le dernier.

PHILÈNE.

Puisque même malheur aujourd'hui nous assemble,
Allons, partons ensemble.
SCÈNE XIV.

UN BERGER, LYCAS, PHILÈNE.

LE BERGER chante.

Ah! quelle folie

De quitter la vie

Pour une beauté

Dont on est rebuté !

On peut pour un objet aimable,
Dont le cœur nous est favorable,
Vouloir perdre la clarté;

Mais quitter la vie
Pour une beauté

Dont on est rebuté,

Ah! quelle folie!

SCÈNE XV.

UNE ÉGYPTIENNE, ÉGYPTIENS dansants.

L'ÉGYPTIENNE.

D'un pauvre cœur

Soulagez le martyre;
D'un pauvre cœur
Soulagez la douleur.
J'ai beau vous dire
Ma vive ardeur,
Je vous vois rire
De ma langueur :
Ah! cruelle, j'expire
Sous tant de rigueur.

D'un pauvre cœur

Soulagez le martyre;
D'un pauvre cœur

Soulagez la douleur.

SIXIÈME ENTRÉE DE BALLET.

(Douze Égyptiens. dont quatre jouent de la guitare, quatre des castagnettes, quatre des gnacares, dansent avec l'Égyptienne, aux chansons qu'elle chante.)

L'ÉGYPTIENNE.

Croyez-moi, hâtons-nous, ma Sylvie,
Usons bien des moments précieux ;
Contentons ici notre envie;

De nos ans le feu nous y convie
Nous ne saurions, vous et moi, faire mieux.
Quand l'hiver a glacé nos guérets,

Le printemps vient reprendre sa place,
Et ramène à nos champs leurs attraits;
Mais, hélas! quand l'age nous glace,
Nos beaux jours ne reviennent jamais.
Ne cherchons tous les jours qu'à nous plaire.
Soyons-y l'un et l'autre empressés ;
Du plaisir faisons notre affaire,

Des chagrins songeons à nous défaire :
Il vient un temps où l'on en prend assez.
Quand l'hiver a glacé nos guérets,
Le printemps vient reprendre sa place,
Et ramène à nos champs leurs attraits ;
Mais, hélas! quand l'âge nous glace,
Nos beaux jours ne reviennent jamais.

'Les gnacares étoient une espèce de cymbales. Le nom de cet instrument est italien, gnaccare, ou gnacchere. (A.)

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