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Catalogne bien exacte (tes lieux de ces pays-là. LcsPouillés'des diocèses ne suffisant pas , perce qu'ils «^apprennent vftcc les noms des lieux , te diocèsei, et au plus !e collatèur de la cure, et même n'avons^nous pas proprement de Fouillés imprimas de Trêves, de Metz et èç Verdun, et les manuscrite tétant très-imparfaits et très-fautifs, ne nous apprennent que peu de choses»

La plupart de nos viltes , hors les villes épiscopâles , et celles qui ont été construites aux Ifeux où tes romains ont campé , et quelques capitales dés cantons du p*ys, sont assez modernes, etlne sont devenues grandes et considérables , que dans tes derniers siècles.

Il y avait autrefois en Lorraine un très-grand nombre de châteaux et de forteresses, bâties anciennement par les Romains, pour arrêter les irruptions et tes courses des peuples de-là te Rhin•, et tes insultes des peuples barbares, qui depuis la décadence de d'empire romain , innottdérent toutes les Gaules. 11 y a aussi grand nombre de châteaux construits par les seigneurs particuliers pour se défendre contre leurs voisins, qui souvent leur faisaient la guerre dfe leur autorité privée; ou contre des trotipôs de voleurs *, de bandits et de routiers, qui faisaient métier de ravager et de désoler les Campagnes et tes ïteux incapables de faire résistance.

Les ducs de Loraine étaient presque toujours en guerre contre les évëerues des trois viltes épiscopâles , contre les comtes de Bar et de Luxembourg , de Salm et de Blâmont, qui 'avaient chacun leurs forteresses. Ces châteaux ont été détruits pour la plupart, par les ordres du roi Louis XHI en 465fe et par ceux de Lowis XIV en 4670.

Les montagnes de Vosges qui font aujourd'hui uwe portion considérable de la Lorraine T étaient autrefois un pays inculte et inhabité; les saints solitaires qui s'y sont établis et y ont fondé des monastères , ont défriché ces montagnes, et y ont attiré dés habitans , tes ont instruits, humanisés et appelés au christianisme.

Les anciens historiens et géographes n'ont pas été fort instruits de ce qui regarde les détails des viltes, des bourgs et villages de Lorraine. Les anciennes routes romaines dont on voit encore tes ▼estiges fort bien marqués en plusieurs endroits de la Lorraine, font voir que le pays était assez connu et fréquenté. Il n'en est pas dV même des pays de Montagne et des lieux écartés , dont une grande partie a changé de nom, ou a été entièrement ruinée par les malheurs des guerres , par la longueur des siècles, et paf les révolutions des choses de ce monde, ou a changé de face par les travaux des habitans qui les ont défrichés, cultivés et habités.

La Lorraine se trouvant par sa situation entre la France et l'Allemagne , a été sujette à une infinité de révolutions, et comme le théâtre de la guerre entre ces deux grandes puissances rarement en paix entr'elles : autre raison des changemens qu'elle a éprouvés, et de l'ignorance où l'on est de l'état où elle était anciennement.

L'on remarque souvent dans les anciens monumens du pays, qu'on parlait allemand dans une grande partie de la Lorraine, et qu'on y distinguait le Roman Pays où l'on parlait français, ou Roman, de l'Allemagne, ou Tietsch, où l'on parlait allemand. Aujourd'hui la langue française, y est beaucoup plus étendue et plus commune dans tout le pays.

La religion catholique est la seule usitée et permise en Lorraine; les ducs de cette province ayant toujours été très-zélés pour y maintenir les peuples dans la communion de l'église romaine, et pour en écarter les novateurs. Us ont aussi donné tous leurs soins à y procurer la réforme du clergé et des ordres religieux , suivant l'esprit du concile de trente , à quoi ils- ont si heureusement réussi, que non seulement les ordres de Bénédictins , de Prémontrés et de Chanoines réguliers ont embrassé la réforme , mais qu'ils l'ont même communiquée dans le royaume de France, et dans quelques provinces voisines.

Il serait fort' à souhaiter que dans chaque province il se trouvât quelqu'un qui entreprît la Notice de son pays en particulier; on pourrait espérer par ce moyen, d'avoir un jour une Notice parfaite de l'Europe, n'étant guères possible autrement qu'un particulier, quelque laborieux et quelque diligent qu'il soit, puisse avoir assez de lumières et assez d'acquit pour réussir dans une telle entreprise.

M. Adrien Vallois qui a fait un gros volume de la Notice des Gaules, et qui a employé à cet ouvrage plus de vingt ans , n'a pas toute fois épuisé toute cette matière, et je remarque dans la seule Lorraine , plusieurs lieux considérables qu'il n'a connu qu'assez imparfaitement , et dont il n'a pas même fait mention dans son ouvrage 5 parcequ'il ne trouvait pas leur nom dans les anciens monumens qu'il avait en main. Mais depuis la "publication de sa Notice, on a donné au public un très-grand nombre de pièces nouvelles , qui répandent un grand jour sur la géographie de la Lorraine.

Ce n'est pas que ce pays ne fournisse une matière très-abondante pour l'histoire, tant ancienne que moderne : la ville de Trêves seule et celle de Metz, sont remplies de monumens anciens et respectables. On voit à Trêves des vestiges de l'amphithéâtre, des anciens greniers, d'une porte encore bien entière.

A Metz, le bel aqueduc de Jouy-aux-Arches, les restes de l'arène et de la Naumachie.

A Gran, en Bassigni, les restes de l'amphithéâtre.

A Toul, quelques figures de divinités antiques.

A Nay et à Charpagne, d'anciennes inscriptions, des figures et d'autres monumens qu'on y découvre tous les jours.

Les historiens lorrains louent les mines d'argent, de cuivre et de plomb qui se trouvent dans les montagnes de Vôges; celles d'Azuré, qui se voient à Vaudrevance; les lacs et les étangs fameux qui produisent abondance d'excellens poissons ; la rivière de Vologue où l'on pêche les huitres qui produisent des perles ; les grandes et belles rivières qui ont les sources dans nos montagnes, comme la Meuse près le Neuf-Château, la Meurthe dans le val de saint-Diez, la Moselle et la Sarre dans la vôge, les sources salées de Marsal, Moyenvic, Rozières,' qui fournissent du sel non seulement dans la Lorraine, les trois évêchés, le Luxembourg, le pays de,Trêves , mais encore dans le Palafmat, la Suisse et quelques provinces de delà le Rhin; les pâturages de nos prairies , et ceux des chaumes qui se voient sur les montagnes de Vôge, où l'on nourrit quantité de bétail pendant cinq ou six mois de l'année.

Les montagnes de Vôges produisent des bois en abondance pour l'uSage du pays, non seulement pour le chauffage , mais aussi pour l'entretien des salines du pays: ces mêmes montagnes donnent aussi des bois de marronnage et des planches pour les bâtimens, et le commerce de ces bois produit dans le pays de très-grands profits, par la facilité de bâtir, et par le transport qui s'en fait par la Meuse et par là Moselle, dans les pays où ces fleuves ont leur cours jusqu'en Hollande. . /

DES DUCHÉS

ET DE LUXEMBOURG,

DE L'ARCIIEVÊCIIÉ DE TRÊVES , ET DES ÉVÈCHÊS DE METZ TOUL ET VERDUN , DES VILLES PRINCIPALES, DES BOURGS, ET AUTRES LIEUX LES PLUS CÉLÈBRES DANS L'HISTOIRE, RANGES PAR ORDRE ALPHABETIQUE.

ABAINVILLE. — Abainville ou Abienville, Âbani-Villa , village à droite de l'Ornain, une demi lieue, au-dessous de Gondrecourt-le-Château, diocèse de Toul, bailliage de la Marche , présidial de Chàlons, parlement de Paris. Le roi est le seul seigneur. La paroisse à pour patron St. Martin. Le chapitre de la cathédrale de Toul nomme à la cure. Décimaleur , le même chapitre pour le tout, en payant la pension du curé. On compte en ce lieu environ soixante habitans.

Il est fait mention d'Abainville (1) dans Uh acte passé en 1318 , par lequel Gauthier de Briey écuyer, seigneur de Doraange, et Mahaut sa femme, vendent à Edouard, comte de Bar, tout ce qu'ils ont en ban et finage , pour une somme de trois cent vingt livres de bons petits tournois. Abienville est encore rappelé dans un dénombrement donné par Robert duc de Bar, en 1397, le 1" avril au roi de France, à cause de son comté de Champagne. La même année le 17 février, Alix d'Ahienville, donna son dénombrement à [Robert duc de Bar, de tout ce qu'elle

(0 Archives de Lorraine, Layette Gondre

«rart.

possédait au même lieu mouvant du duc de Bar , à cause de sa chàtellenie et prévôté de Gondrecourt. Bauxin de Void, écuyer, en fit de même le 4 mars même année. L'acte est scellé du sceau d'André, abbé de l'Ile en Barrois.

Un nommé Pierre de Toul, dit Jobart, écuyer, seigneur en partie d'Abienville, fit ses reprises le 3 septembre 1456, de ce qu'il avait audit lieu , auprès de René roi de Jérusalem, duc de Bar. En 1487 et 1510, Jean - Antoine de Bilistein, écuyer, demeurant à Abienville , reprit du duc de Bar ce qu'il avait au même lieu. Je trouve encore le dénombrement donrfé par François de Bilistein, seigneur en partie d'Abienville, le 9 février 1564, Claude d'Augy, écuyer, seigneur de Bouch. en partie, demeurant à Abienville , rend ses foi et hommage en 1574, au duc de Lorraine, pour la maison' et héritages qu'il a audit Abienville , au-devant du petit pont, pour lesquels il promet faire les services et obéissances, ainsi que le requiert ledit fief.

Le duc Charles III, vendit à Charles Coirenot, écuyer apostolique, demeurant à la cour de Rome, à charge de réachat, la seigneurie d'Abienville , avec la haute , | moyenne et basse justice, pour la somme de neuf mille sept cent trois francs Barrois,

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