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une lieue de Châtel-sur-MoselIe, et à un quart de lieue de Porcieux.

les comtes de Vaudémont, successeurs de Gérard , augmentèrent considérablement les biens de cette première fondation, et dans la suite il se forma un village autour et auprès du prieuré de Belle-Valle.

L'abbé de Moyenmoutier y déposa les reliques de saint Spinule, un des premiers disciples de saint Ilidulphe, fondateur de celte abbaye.Saint Spinule, pendant sa vie et après sa mort, fit un si grand nombre de miracles, que saint Hidulphc se transporta à son tombeau et lui ordonna , par l'obéissance qu'il lui avait vouée , de cesser ses opérations miraculeuses pour n'y pas attirer trop de monde , qui troublerait la paix et le silence de ses religieux. On peut voir plus au long l'histoire de ce prieuré dans Jean de Bayon, imprimé dans l'histoire de Moyenmoutier, et dans notre histoire de Lorraine , tome II, page lxxix et suivantes.

L'église du prieuré fut fondée en 1154, par Henri de Lorraine , évêque de,Toul, frère du duc Simon I"; elle fut dédiée en l'honneur de la sainte Croix (1). Le comte Gérard de Vaudémont et son épouse Hadwide furent enterrés dans le cloître du Prieuré, avant que l'église en fût dédiée et consacrée ; car Gérard mourut en 1108. Nous avons fait transporter ses ossemens en l'abbaye, dé saint Léopold de Nancy , TM 1718. Le cloître étant tombé de vétusté, et l'église ayant été retranchée de toute la longueur de la nef, les corps des particuliers inhumés dans le cimetière au-devant <le l'église, ont de même été transportés au cimetière de Porcieux, avec la permission de l'évêque. On y a bâti depuis peu «ne nouvelle église assez éloignée de l'ancienne, qui est entièrement abandonnée.

Le prieuré de Belle-Valle fut uni à la congrégation de saint Vanne et à la maison de Nancy en 1606 , et le titre en fut éteint par le cardinal de Lorraine. Le pape

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p. XXXIV.

Paul V confirma cette union par ses bulle» de l'an 1607.D. Pierre Bozer, bénédictin réformé, en prit possession au nom de la congrégation en 1608 : mais on n'y mit une communauté que vers l'an 1614, après la cession qu'en fit M. Viardin, qui avait été pourvu en la cour de Borne, où il résidait , du prieuré de Belle-Valle. En 1616, le pape Paul V donna ses bulles pour l'établissement d'un monastère deBénédictins réformés à Nancy; enfin, le 10 décembre 1701, le duc Léopold accorda des patentes pour l'érection du monastère de sainte Croix de Nancy, en abbaye manuelle sous le nom de Saint Léopold.

En 1742, le roi Stanislas, duc de Lorraine et de Bar, a donné l'abbaye de saint Léopold en titre à D. Benoit Bcllefoy, bénédictin réformé de saint Vanne, et après la mort dé D. Bellefoy, décédé le 27 juin. 1747, la même abbaye de saint Léopold a été donnée en titre à D. Joseph Delisle. Pour le prieuré de Belle-Valle, il est aujourd'hui entièrement abandonné , et les bâtimens occupés par le fermier qui y réside.

Porcieux, village voisin de Belle-Valle, et annexe de Chàtel-sur-Moselle, était cidevant desservi par un religieux bénédictin , tiré de la communauté de saint Léopold de Nancy, résidant à Belle-Valle; mais depuis une transaction passée en 1752, avec le sieur curé de Chàlel-sur-Moselle, l'on a mit un vicaire qui dessert l'église de Porcieux. Pour Belle-Valle, on y fait dire la messe les fêtes et dimanches , par quelques religieux de Châtel—sur-Moselle.

BELLE-VILLE, près Dieuhwart. — Belle-Ville, village de France, diocèse de Toul, avec un château qui est du Barrois, sur la route de Nancy à Pont-à-Mousson, à une lieue de Dieulewart, et deux lieues de Frouard sur la Moselle. Seigneur, l'évêque de Verdun , à cause de Dieulewart, et messieurs de Saintignon. Les seigneurs y ont un juge-garde et des officiers particuliers dans le château, qui est des offices, recette et bailliage du Pont-à-Mousson:

cour souveraine de Nancy. (1) Il y a dan» Le château de Belle-ville n'est nullement le chàtçau une chapelle sous l'invocation de saint Gérard et de sainte Barbe, à la nomination des messieurs de {Saintignon, chargée de deux messes par semaine, La paroisse du lieu, dont les habitans du château sont paroissiens, a pour Patron saint Etienne; collateur, le chapitre de la cathédrale de Metz, et décimateur pour les deux tiers des grosses et menues dîmes, contre le «uré pour l'autre tiers.

Le Pouillé du diocèse de Toul par le R. P. Benoit Picart, dit que Belle-Ville est prévôté deDieulewart, parlement de Metz.

L'auteur qui a continué la chronique de Verdun, dit que l'évêque Bérenger, qui est mort en 939(2), donna Belle-Ville aux frères de Notre-Dame, c'est-à-dire aux chanoines de la cathédrale de Verdun,

Le château de Belle-Ville a été assiégée plus d'une fois par les Messins (3). En 1569, le duc de Lorraine et les Messins mirent le siège devant cette forteresse; le siège dura trois semaines, le château fut pris, pillé et démoli. On pendit devant le château vingt de ceux qui le défendaient, dont plusieurs étaient écuyers; on en conserva cinq pour les échanger contre le seigneur Olry, qui était entre les mains de Pierre de Bar. Les noms de ces gentilshommes sont : Geoffroy de Serrière , Perrein de Deui'ly, le bâtard de Tilley, Henzelin de Fontoy et Vautrin Paillardel du Pont. Ceci arriva la veille de saint Laurent,

La paix fut faite l'année suivante 1370. On voit par le traité de paix un grand nombre de gentilshommes qui avaient eu part dans cette guerre, et on y parle en particulier des sièges des Gondrecourt (3), Belle-Ville et Pierre Fort, et du combat donné devant Ligni au mois d'avril 1368. Le duc de Lorraine n'y intervint pas, mais seulement le duc de Bar et les Messins.

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de défense ; l'on s'étonne qu'un lieu comme celui-là, ait seulement pu être assiégé et soutenir un siège de 15 jours: jl fout qu'alors les armées aient été bien faibles et la manière d'assiéger bien imparfaite, ou que le château ait été bien différent de ce qu'il est aujourd'hui. Il y avait dans la .place plusieurs seigneurs., On remarque qu'on en emmena cinq écuyers à Metz pour otages , et qu'on en pendit vingt devant Belle-Ville, frayes le Doyen de saint Tbiébaut sous l'an 1369.

BELLE-VILLE, près Verdun.Belle-Ville est un village situé au bas de la côte saint Michel, près la ville de Verdun au nord. L'évêque Berlalame avait bâà en 711 sur le sommet de la montagne, nommée aujourd'hui de saint Michel, une chapelle sous l'invocation de ce saint archange, dans laquelle on devait célébrer la messe certains jours de l'année. Cette chapelle est aujourd'hui un simple hermilage , et son revenu est uni à l'église paroissiale de Belle-Ville, établie en 1712 au piedj de ladite montagne.

Sous l'évêque de Verdun, Nicolas Bousmard intervint une sentence arbitrale par laquelle le duc de Lorraine adjugeait à l'évêque ou au chapitre de Verdun (1), tons droits, de" souveraineté , propriété et justices féodales dans le villagede Belle-Ville, excepté le fief de la Maison-Forte et ses dépendances , qui fut réservé au duc.

Cette terre avait été donnée long-temps auparavant, en 1082, à la cathédrale de Verdun , et elle dépend encore aujpurd'bu1 du temporel du chapitre} mais pour le spirituel elle dépend de la paroisse de saint Médard de la même ville. Les habitans de Belle-Ville firent bâtir dans leur village une église qui fut dédiée en 1513 sou> l'invocation de saint Sébastien. M. de W Maisonnière , chanoine de la Magdelaine de Verdun, y a légué une somme de trois mille livres pour l'ériger en paroisse; «nais le curé de saint Médard de Verdun n j' a

(i) Histoire de Verdun , p. 47P et «xj

ras acquiescé, et l'érection n'ayant pas été me avec les formalités ordinaires , elle n'est pas censée paroisse encore aujourd'hui.

LE BELLIARD otJ BULLïA. —Le Belliard,- vulgairement appelé Bullia , est un gros ruisseau qui tire sa source de plusieurs montagnes à portée de la Vologne et du lac de Gérardmer, entr'autres de la Large-Pierre. Il arrose un grand vallon des Vosges, passé près de saint Joseph , église paroissiale du Toly, qu'il traverse , H Tient se joindre à la Moselle une lieue au-dessus de Remiremont.

BELMONT.—Il y a plusieurs villages où hameaux en Lorraine du nom de Belmont , comme 1° (i) Belmont, village de Darney: 2" Belmont, village de Bruyères, fhtf-lien du ban du même nom , sur le ban duquel on voit cinq moulins, six scieries et tih martinet à battre le fer; 5° Helmont, village de Chàtenoy. à-' Belmont , hameau près d'Arches, du ban de Wagny.

Je ne décide pâS duquel de tes quatre lieux la maison de Belmont tirait son nom. Elle portait d'or à deux faces d'azUr.

La maison de Bémont, ancienne chevalerie, portait de gueule à la croix d'argent, cantonnée de quatre billet tes de même, et tirait son nom apparemment de Bémont, village de ChâtehoV.

Belmont et Bémont, étaient apparemment deux maisons différentes.

BELRAÎN, en Bàrrbls. — Belrain , kllus-îlamus, village du Barrois, Dio

ïl y a suf le lînàge un Hferthltàgè ivèc si chapelle, sous l'invocation de sainte Geneviève;

Ce liëù est aussi célèbre par sa forteresse anciennement considérable. Il a donné le nom à un Doyenné dé l'évêché deToul; ArchidiaConé dé Ligni. Ce doyenné a environ cinq lieues dé longueur du midi au nord, et quatre de largeur. Dans cette étendue il y a quatorze cures, trois annexes, un prieuré, une chapelle, un hermiiâge et un oratoire de Malthe.

La terre de Belrain, anciennement Beautain (1 ), a appartenu à la maison de ce nom, aujourd'hui éteinte. En 12??, Guillaume de Belrain , écuyei1, redonnait tenir dé Thiébaut, Comte de Bar , tout ce qu'il a à Beaurain, à Roshe et à Nicey, et devoir gardé au château de Bar pendant demi-an et demi-jour. En 1535. Geofroi de Belrain, fils de Savary de Belrain , reprit ladite seigneurie d'Edouard, comte dé Bai1. Il dît dans son aveu que féu son père avait acquis là terré de Belrain dé Vauthler de Bauzce; il reconnaît en outre reprendre du même comte la maison dé feu Guillaume de Belrain, écUyer , proche le château de Belrain. Geofroi dé Belrâm, chevalier, donna en 1417 son dénombrement pour là même terre au cardinal Louis de Bâf.

S'avàry dé Belrain, fils de Geofroi de Belrain, engagea en 1377, â Raulin de fiar, clerc et receveur du duché de Bar, ce qu'il avait à Vïllé-devant-BeIràin pendant trois ans, pour Une rente de douze

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gee entre plusieurs décimateUrs , que l'on Peut voir dans le fouillé de Toul. Seigneur temporel, madame Léchicaut : juridiction dû juge-garde dé la même dame; «'lice, recette et baillage de Bar, présidial ,ie Chàloas, parlement de Paris. Il y a °^iroti quatre Vingts habitons dans Bel',,n, et un château à madame Léchicaut.

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qualité d'héritier universel de dame Gà— briellede Stainville, sa mère, gouvernante des personnes et état de mesdames les princesses, de Lorraine, des terres dé Sommelonnc , Monplone, Belraih et Vilte. L'acte est du 2 décembre.

BELVUTE (leEu De). — Le ru de Belvute a sa source à sainte Barbe, village

(i) Archives de Lorr. Laye. cot. Bar.

de la paroisse de Nossoncourt, bailliage dissipa l'autre, et fit prisonniers cent gen de Lunéville, à une lieue de Raon-1'Etape

Il passe à Nossoncourt, Domières , Xaffevillers, et tombe dans la montagne audessus de Magnières.

BENAMENIL ou BERNARD MENIL. — Benamenil, ou Bernard-Menil ou Benard-Menil, village à trois lieues de Lunévillc, sur la route de Blàmont ; patron, saint Jean- Baptiste; collateur, l'abbé de Lunéville, à l'alternative avec l'abbé de Senones, depuis l'union de la cure de Bénaménil avec Fruménil, village dépendant de l'abbaye de Senones, annexe de Magnéville; ladite union faile par M. Thiard de Bissy, évêque de Toul en 1696. Le curé de Bénaménil a desservi Fruménil jusqu'en 1730, puis a résigné sa cure à un de ses confrères qui la dessert aujourd'hui. Fruménil a un vicaire particulier , stipendié par l'abbé de Senones, comme curé primitif de Magnéville. Décimateur à Bénaménil , l'abbé de Lunéville, qui vient d'y bâtir une nouvelle église à ses frais.

Bénaménil fut donné à l'abbaye de saint Rémi de Lunéville en 1024. Histoire de Lorraine, tome 1 , page 412.

Ce lieu est célèbre dans notre histoire par la défaite de Farrière-ban de la noblesse d'Anjou (1). Le duc Charles IV, informé de leur arrivée en Lorraine, détacha quatre régimens de cavalerie avec cent dragons de ses troupes, sous la conduite du colonel du Puy, deMercy, et du Rhingraf de la Roche, pour enlever cette noblesse sur la route. Elle était déjà arrivée à Bénaménil, village situé entre Lunéville et Blàmont; le détachement Lorrain espérait les surprendre pendant la nuit; mais les détours qu'ils avaient été obligés de prendre furent cause qu'ils n'arrivèrent qu'à neuf heures du malin.

Les officiers de l'arrière-ban faisaient si mauvaise garde, et se défiaient si peu d'une surprise, qu'ils eurent à peine le loisir de se reconnaître. Mercy les attaqua du côté de Lunéville, en tua une partie,

(i) Histoire de Lorraine, t. 3. p. 717.

gilshommes qui étaient dans les maisons voisines; pendant ce temps , les autres se retirèrent dans la maison où legeait le marquis de Sablé, leur commandant. Dayau les y assiégea et les somma de se rendre ; sur leur refus , il fit mettre le feu aux deux maisons voisines; ils furent donc obligés de sortir, et l'épée à la main se jettèrent dans l'église. Dayau fit mettre pied à terre à sa cavalerie, et voulant sauter par dessus le mur du cimetière , il fut tué, et son régiment se retira.

Sur ces entrefaites, le comte de Mercy arriva avec ses gens, rallia ceux de Dayau, qui recommencèrent l'attaque; en même temps du Puy arriva aussi, et comme on se disposait à venir à la sappe du clocher, les gentilshommes de l'arrière-garde capitulèrent et se rendirent prisonniers de guerre. Le marquis de Sablé fut pris avec les autres. Il y eut sept cens prisonniers, y compris les valets. L'on y prit quatre cens chevaux et treize mulets, et du butin pour la valeur d'environ quarante mille livres.

BENOIT EN VOIVRE ( St. ). — St. Benoit en Voivre, ou sous Hatton-Chatel, à une lieue de Thiaucourt, abbaye de l'ordre de citeaux, diocèse de Metz. Le village situé dans la basse-cour de l'abbaye est composé de quinze ou seize habitans; office de Thiaucourt, recette de St. Mihiel, bailliage de Thiaucourt, cour souveraine de Nancy. L'abbé de saint Benoit est seigneur, haut, moyen et bas justicier dn village composé de fermiers; l'abbaye en reçoit seule toute la dime, et la cure en est administrée par un religieux.

Cette abbaye est située sur les limites de l'évêché de Verdun (2). On tient qu'elle a été fondée en 1129 par Aderard ou Airard, fils du comte Hugues de Rinel. Elle fut d'abord de l'ordre de saint Benoit. La forêt dans laquelle elle est fondée se nommait anciennement Richémenil ou Richar

(1) Histoire de Lorraine,,1.1. p. 110. (•1) Histoire de Lorraine, t. a, p. 3i5. w«i7(l). Etienne dé Bar, évêque de Metz, lui lit de grands biens. Ce prélat gouverna l'église de Metz depuis l'an 1120 jusques 1163. Il accorda en 1138 , à Albert, premier abbé de saint Benoit, la confirmation des fonds que ce monastère possédait alors, el en particulier de ceux qu'il avait reçu de la comtesse, épouse d'Airard , avec le consentement de ce seigneur, de Rodulphe et de Faucon , de Bar-le—Duc.

Gobert, prince et gardien de tout ce <pii appartient à Aprcmont, confirma anr religieux de saint Benoit-en-Voivre tout ce qu'ils avaient acquêté depuis l'an H20 (1) jusqu'en 1138, et l'évêque Eiienne de Bar permit à l'abbé Albert d'acquêter dans son diocèse tout ce qui conviendrait à son monastère , et défendit d'en tirer par force ceux qui s'y seraient rendus pour se consacrer à Dicn , le titre est de l'an 1134. Alberon , évêque de Verdun, fit aussi quelques biens à cette abbaye en 1143.

Saint Bernard étant venu à Metz en 1137 (1) pour appaisçr une guerre, qui était allumée entre les Messins et Renaud, comte de Bar, ce saint guérit un jeune garçon nommé Jean , qui était perclus depuis les feins jusqu'en bas; et dès—lors il y avait des religieux bénédictins à saint Benoiterj-Voivre, depuis environ vingt-quatre aDS (1); mais depuis l'an 1153 on y reçut •'observance et l'institut de Citeaux.

Henri, comte de Bar , donna les dîmes de Noviant-en-Haye à l'abbaye de saint Benoit, à charge de fournir des hosties aux paroisses du diocèse voisin. Je vois "ne pareille fondation faite en l'abbaye de "eaupré par un Seigneur de Parroyt, vers 'an 1275; cela fait voir qu'alors l'usage des fers à hosties n'était pas commun. saint Vicfride, évêque de Verdun, par s»n testament vers l'an 985, donne à l'ab%e de saint Vanne, des vignes à Neuville

(i) Histoire Je Lorraine, t. a. p. 287 , preu

W Histoire de Lorraine, tome a.
y) Hisioir.- de Lorraine.
(0 iî3g.

sur-Meuse, pour la consécration du sang à la sainte messe. Ad contecrandum *anguinem Domini.

L'Abbaye de saint Benoit était située dans un endroit mal sain et marécageux, dans les bois et environnée d'étangs. Le défunt abbé M. de la Ruelle, ayant amassé par son économie de grosses sommes pour la bâtir , M. Colné , abbé moderne , son successeur, l'a transférée dans un endroit plus sain et plus commode , et l'a rebâtie tout à neuf. >

BENOITE-VAUX, Abbaye de Citeaux, et Bbhoite-j^aux, Prieuré dépendant de l'Et anche, ordre de prémontrés. — Benoîte- Vaux, Benedicla-f^allis, abbaye i de l'ordre de citeaux , fut fondée an XIII" ] siècle par les seigneurs de Rinel, pour des religieuses. Quelques-uns prétendent qu'elle est plus ancienne, et que saint Bernard ayant guéri un boiteux en cet endroit, on y bâtit en mémoire de ce miracle, un monastère de filles , qui n'a jamais été fort grand ni fort considérable, et qui est aujourd'hui en assez mauvais état , 'faute de revenus; il est situé à Rinel ou i au voisinage, et du diocèse de Toul. j On connaît un autre monastère de Be-> i noite-Kaux au diocèse de Verdun, .dé— ! pendant de l'abbaye de l'Etanche , ordre 'de prémontrés ; c'est un pèlerinage fameux, ; dont les religieux ne forment qu'une comI munauté avec celle de l'Etanche, proche saint Mihiel. Nous en avons parlé sous l'article de l'Etanche , on peut consulter aussi la nouvelle histoire de Verdun, titre xj page cj , où l'on parle assez au long do ce prieuré de Benoite Faux , dépendant de l'abbayede l'Etanche, proche S.-Mihiel. BERAIN ou BEAU-RAIN. — Berus, autrement Beau-rain ou Berain, comme il estnommédans les mémoires de M-Alix, autrefois ville et prévôté, d'où dépendaient Remeringue, Breyborn, Barberler, Hollingen, Bellinghem , Ecclesinghen , Ley— dingen, Vaillingen , Humingen, Gerslingen , Forbeller , Brestein, Betderstroff, Villingen , Vistorf, Oberdorff, Roder— dorf, Velfinghen , Lestingen , Oderhoven,

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