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par le pape Paul III. Ce prieuré est situé sur la Moselle, près d'une forte grosse source qui bouillonne à la sortie d'nn rocher, et forme un élang considérable , à l'atrémité du quel est un moulin ; la chapelle est située sur la roche. Ilyaprèsdelà unebelle et grande maison , sur une des faces delaquelle on voit une niche destinée à mettre unestatue de la Ste.-Vierge, avec ces mots:

Suiq quoderam ; nec eram quod sum , nunc dicor utràmque. Fecit magna mihi, qui dédit ista loqui.

On vqit aussi sur le bord de la Moselle l'hermitage de sainte Reine , et la ferme de la Ti'êche.

La ferme de Gimel dépendait de Pierre; les comtes de Toul à qui elle appartenait, la donnèrent à l'abbaye de Clairlieu.

BITCHE.— Bittes, ou Bittis , ou Bitrhe, est une petite ville du diocèse de Metz et ancien fief de la même église; dans la Lorraine-Allemande, située au-delà de la Sàre, sur les contins du duché des Deux-Ponts et de la basse-Alsace. Le château de Bitche est posé sur un rochçr escarpé , au milieu de grandes forêts. Au pied du château est la petite ville de Bitche ou Kalthausen, et plus avant vers l'Alsace, est l'abbaye de Stulzbron fondée par le duc Simon I".

Cette ville et son territoire ont titre de comté, et ont été possédées depuis très-longtemps par les princes de la maison de Lorraine. Elle a appartenu à Albert, aycul, et à Gérard père du duc Gérard d'Alsace. Cette terre ne portait pas alors le titre de comté. Thierri d'Alsace, fils du duc Thierri, surnommé le vaillant, eut pour son partage la seigneurie de Bitche , et fut protecteur de l'abbaye de Bouzonvilie.

Thierri ayant épousé Sunechilde fille et héritière de Robert II comte de Flandre , rendit à Simon son frère duc de Lorraine, la terre de Bitche, qu'il avait reçue en apanage. Nous donnerons ailleurs la suite des cemtes de Bitche.

Le duc Mathieu dans une lettre écrite

au comte de Sarwerden , vers l'an 115(T,dit expressément que la terre de Bitche dont il était alors possesseur, avait été possédée par le duc Gérard d'Alsace son trisaïeul, qui l'avait laissée en héritage à Thieri son fils, qui fut depuis comte de Flandre. Que celui-ci l'avait cédée au duc Simon Ier son frère, et qu'enfin Simon l'avait laissée à lui Mathieu qui parlait.

Dans cette lettre on voit distinctement les limites de la terre de Bitche, et les bourgs et villages, qui la composaient alors.

Mathieu I" mort en 1176, donna la terre de Bitche à Ferri son second fils, qui la laissa ensuite à Ferri II son fils , et Ferri 11 la donna à Renaud son fils. Ils ne prenaient alors que le nom de seigneurs de Bitche.

Mais Renaud étant mort sans lignée , Bitche retourna au duc de Lorraine Ferri III, son neveu. Elle fut ensuite possédée par le duc Thiébaut II, successeur de Ferri III, et Thiébaut la donna en niariag* à Agnès sa fitte, qui épousa Evrard comte des Deux-Ponts.

Le duc Ferri III (1), échangea avec Evrard comte des Deux-Ponts, ce que ledit comte avait et pouvait avoir à Mersperck, à Guémonde et à Lindres , contre Bitche et ses dépendances , que Ferri lui céda ; le tout à condition de réachat de part et d'autre. En 1208 , nous trouvons Tancraste de Bitche. Balcietun, -page Ixxxiv.

Ou tronv-e un acte de l'an 1251 (2) , par lequel Alexandre de Bitche se reconnaît vassal et homme-lige de Jacques de Lorraine évêque de Metz , et s'oblige lui et ses successeurs de reprendre de ladite église, et dans les journées des vassaux de l'église de Metz , depuis le mois de mai 1320 jusqu'en novembre 1533, où sont écrits les noms de. hommes féodaux de l'évêché de Metz, f^ekher de Bitche et Jacques, comte de Bitche, et

(i) 1Q97.

(t) Arrôulc Re'union du 4 octobre 1680.

dans un autre acte de l'an 1550, on trouve que le ccmte de Bitche y a été cité.

On ne sait pas assez les circonstances de tontes c*s ventes pour en parler arec certitude et pour en rendre compte au public. I ouis comte des Deux-Ponts, fils d'Evrard et d'Agnès de Lorraine, épousa en 1330, Anne comtesse Palatine, de laquelle il eut Henneman comte des Deux-Ponts et de Bitche. Celui-ci fut père de Henri comte des Deux-Ponts et de Bitche. En 1408 , Henri eut un fils nommé Simon, marié à Elisabeth de Lichtemberg en 1440. Us eurent de leur mariage , Renaud comte de Bitche et de Lichtemberg, mort en 1531.

En 1378 (1) , dans une chevauchée que firent ceux de Varnesberg sur ceux de

Bitche , ceux de Bitche les rencontrèrent et les battirent, il y en eut environquatre-vingt de fait prisonniers et plusieurs nobles bourgeois de "Metz y perdirent la vie, comme Perrin Baudoche, le fils de Burtignon Paillât et, plusieurs autres.

En 1406 (2), le 22 février, le duc Charles II se ligua avec Henri sire de Blàmont, pour lui aider dans la guerre qu'il avait contre les comtes de Nassau, de Sarwerden et de Salm; Henri lui promit 2,400 vieux florins d'or du Rhin à douze gros l'un, et Charles s'obligea de servir le siredeBlâmont contre tous et en particulier contre Jean de Fénétrange.

En 1447, au mois d'avril, le duc de Calabre au nom du duc René I", assiégea Bitche et obligea le comté de la Petitepierre de lui en faire hommage.

En 1443 , Vekart et Frédéric de Bitche étaient dans l'armée du duc Nicolas de Lorraine contre la ville de Metz. En 1525 , les sujets de Reinart ou Renaud comte de Bitche se révoltèrent contre lui, et le duc Antoine permit à René comte des DeuxPonts de les punir exemplairement. Renaud étant décédé en 1531 , eut pour successeur Simon Vecker, qui étant mort sans enfans, Jacques comte des Deux-Ponts

(i) Philippe de Vigneule, fol. 38i. (ï) Arctiir. de Lorr., Blàmont.

son neveu lui succéda. H eut une fille nommée Marguerite-Louise, qui épousa Philippe comte d'Hanan et lui porta les terres de Bitche et de Lichtemberg. Le comte d'Hanau en fit hommage au duc Charles III, mais en 1571, le même duc réunit la terre de Bitche à son domaine, à cause de la félonie du comte d'Hanau.

L'an 1601 (3), il y eut une reconnaissance des limites réciproques entre le duc de Lorraine Charles III et le comte des Deux Ponts , sur les limites des terres et seigneuries de Bitche, du comté de» Deux-Ponts et des terres de l'abbaye de Hornbach ; les commissaires après avoir examiné la position des lieux et entendu les témoins, plantèrent des bornes séparalives des terrains contestés, ce qui fut fait le 12 avril 1601.

En 1606, le même duc Charles ni fit son accommodement avec Jean Renhard , comte de Hanau, sur certains terrains des environs de Bitche , prétendus par ledit comte de Hanau. Les parties convinrent que tout ce qui était du côté de Lichtemberg, de Philisbourg et de Limbourg, devait appartenir audit comte de Hanau, et que tout ce qui était de l'autre côté, appartiendrait au duc de Lorraine , et les deux seigneurs promirent de se donner de bonne foi les titres, lettres et documens qui pouvaient concerner ces lieux auparavant contestés.

La terre de Bitche fut possédée par la duc Charles III, et ses successeurs. Le bon duc Henri, par son testament du 4 novembre 1621 , donne à son cher fils le prince de Phalsbourg , la somme de cent mille francs, pour l'assurance de laquelle il lui affecte la terre et seigneurie de Bitche.

En 1622(1), Jean comte palatin des Deux-Ponts , écrit au duc Henri au mois d'août, que les Croates et les Cosaques de l'armée de l'archiduc Léopold, ont fait irruption dans le duché des Deux-Ponts et

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dans la seigneurie de Bitche, où ils pillent et désolent tout.

Le duc Charles IV, quoique dépouillé de ses autres états, investit de ce comté le prince de Vaudémont son fils. Le duc Charles V son neven , n'ayant pas voulu accepter les articles du traité de Nimégue,

commissaire des guerres, trésorier des troupes , et les officiers nécessaires à l'administration de l'hôpital.

Les fortifications de cette place encore très-imparfaites en 1744, imposèrent ce— pendantauxenneinis,qui ayant pénétré dans les gorges, "vinrent le 5 août faire de grands

le roi Louis XIV s'empara de Bitche et la fit abbatis jusqu'à une lieue et demie de Bit

bien fortifier. Il enjouitjusqu'en 1698, que par l'article XXX du traité des Riswieh , Bitche comme le reste de la Lorraine, fut rendue au duc Léopold. Les fortifications de la ville et du château furent rasées et il fut arrêté qu'elles ne pourraient être rétablies. QuaDt au prince de Vaudémont, il

che et de Stulzbron , et n'avancèrent pas plus avant.

On montre près d'une tuilerie, à une Heure et demie de Stulzbron, un rocher sur lequel est gravé une main, et que pour cela on appelle la Main du prinee; on croit que c'est en mémoire de ce qui arriva

a vendu Bitche et ses prétentions au duc au duc Ferri III, qui dans un combat

Léopold Ier, par un traité de famille passé entr'eux.

Depuis la cession de la Lorraine faite à la France en 1737, on a de nouveau travaillé à fortifier la ville de Bitche, comme un poste important de ce côté-là. L'arrêt de la chambre de Metz rendu en 1680 , qui avait réuni le comté de Bitche au domaine du roi qui a été cassé par l'article IV du traité de Riswieh, qui est général; et par le XXXI qui est particulier pour la Lorraine, Ainsi les choses ont été rétablies sur le même pied qu'elles étaient en l'an 1670. On peut voir dans le 'second tome de l'histoire de Lorraine , nouvelle édition la généalogie complette des comtes et seigneurs de Bitche, préliminaire , page xxx. Voyez aussi l'errata du deuxième t., colonne première.

Le château de Bitche fut autrefois fortifie par le maréchal de Vauban. Ces fortifications furent ensuite démolies ; mais depuis 1740, on s'est appliqué avec un soin particulier à y faire de nouvelles fortifications; elles sont d'une extrême solidité , fondées sur un roc impénétrable et continu. Outre les bâtimens faits à la surface, il y a des magasins , des casernes et autres ouvrages taillés dans le roc, à l'épreuve des plus fortes bombes. On y a construit des casernes pour les troupes , une belle maison pour le lieutenant-général des armées , qui y commande. H y a toujours de résidence ,

donné près de là, eut la main emportée, comme on le lit dans les anciens monumens du pays. D'autres veulent qu'un prince de Lorraine fut attaqué près de là , et dévore par les bêtes, en sorte qu'on n'en retrouva que la main, ce qui n'est point certain.

Le village ou le bourg de Katelhausen , est au pied du rocher sur lequel est bâtie la forteresse, près d'un étang, d'où la Horne prend la source, entre des montagnes et des forêts. L'église de Bitche est annexe de Schorbac. Il y a aussi dans la ville, une maison d'Augustins et deux chapelles.

Nous avons parlé de Stulzbron dans un article particulier.

BLAIMVILLE.— Blainville-sur-l'Eau, ou la Grande , petite ville avec titre de marqu isat, sur la Meurthe, au couchant, à une lieue et demie de Luné vil le, en latin , Blidoni$~ Villa. Cure régulière dépendante de l'àbbaye de Béchamp , ordre des chanoines régnliers de saint Augustin, Cette cure fut donnée à l'abbaye de Béchamp , par Erard seigneur de Vandière, du consentement de Conrade évêque de Toul , en 1292. Patron , saint Jean-Baptiste. Collateur, l'abbé de Béchamp; décimateurs, les dames prêeheresses de Nancy pour les deux tiers et le curé pour l'autre tiers , avec toute la dime du canton nommé de saint Jean.

Blainville fut entourée de murailles par M. Antoine de Lenoncourt, primat de Nancy. Elle a titre de marquisat et a reçu son nom de Blido, qui virait au douzième siècle.'

Il est assez souvent parlé de BadaniVilla dans les monumens du pays (1): Par exemple, en 836 , dans un titre de Saint—Evre , excepta Babani-faille, qui appartenait à saint Etienne de Toul. Et en 1071, on donna à l'abbaye de Poussey, Babain-Villa; mais il ne parait pas que ce soit de Blainville, dont il est parlé dans ces endroits, c'est plutôt de Bainville-aux-Miroirs.

La maison de Lenoncourt donna un petit établissement aux pères Dominicains à Blainville au XVIIe siècle, en même temps que les MM. de Bassoinpierre fondaient les minimes à Nancy, et par une espèce d'émulation , les minimes furent établis à Serres par M. de Lenoncourt de Serres , en 1588.

On unit au couvent des pè/es Dominicains de Blainville , la chapelle de saint Claude.

Sur le finagede Blainville on connaît les hermitages de saint Jean-Fontaine et de saint Pancrace.

Antoinede Lenoncourt primat de Nancy, ayant fait l'acquisition de la terre et seigneurie de Blainville et autres, notamment du tiers en la seigneurie de Damelevière, fit ériger le tout en marquisat, dont il fit en l'année 1633, une substitution en faveur des aines mâles de sa maison.

BLAISE (saint-). Saint-Biaise, petit village sur la route de Raon-1'Etapc à Saint Diez, à une demi-lieue de Raon , et à deux lieues et demie de Saint-Diçz ; à Saint—Biaise le chemin se fourche et conduit du coté du midi à Saint-Diez, et du côté de l'orient à Moyenmoutier et à Se— nones.

Saint-Biaise n'a rien de remarquable en lui-même, mais il est connu dans l'his

toire du pays, comme ayant appartenu à un seigneur nommé Begon, qui en fit présent à saint Hydulphe , premier abbé et fondateur de Moyenmoutier, qni y établit un prieuré nommé Begon-Celle, consacré à la Sainte-Croix, dont il donna le gouvernement à saint Spinule son cher disciple. Spinule y mourut et son corps fut porté en cérémonie à Moyenmoutier et fut enterré au cimetière nommé de saint Grégoire , où Dieu fit éclater le mérite de son serviteur par un si grand nombre de miracles , que saint Hydulphe craignant que le concours extraordinaire du peuple qui accouraient au tombeau de Spinule, ne troublât la solitude et la trancruilité de ses disciples, alla exprès sur la fosse, lui commanda par la sainte obéissance qu'il lui avait promise , de cesser d'opérer ces merveilles qui pourraient causer quelques dérangemens et quelques dissipations parmi ses frères. Spinule obéit, et le peuple se retira aussi édifié de l'obéissance de Spi

(i) Hist. de Lorraine, . ir \ et 3go.

t. 1, p. jo>, etpreu

mile, que de la grandeur des sentimens d'Hydulphe.

On ne connaît Begon (1) , seigneur de Saint-Biaise ou de Begon-Celle , que par la donation qu'il fit de cette terre à saint Hydulphe , fondateur de l'abbaye de Moyenmoutier. L'ancien historien de celte abbaye dit simplement, qu'un certain homme nommé Begon, touché dn mérite de saint Hydulphe, lui fit part de ses biens et lui donna le lieu aujourd'hui nomme Begon-Cellc , et cette partie de la Voge que l'on nomme Folcholdi rupes. On croit que ce terrain nommé Folcholdi rupes, comprenait non seulement le village de Saint-Biaise et les environs , mais encore celui de Vci&valle et du Rouan, et celui où est aujourd'hui la ville de Raon, qui n'a été bâtie que long-temps depuis ; et les montagnes qui sont au nord de SaintBlaise et de Raon, sur l'une desquelles on a bâti long-temps après , le château de Beau-regard, aujourd'hui en ruine. 1* village de Veisvalle ne subsiste plus, el

(i)Hist.B:. Metliani.Monast.p.Go,<Î!,fa,cl p. 7G, 116 et 107.

Raon a été construit au lieu où était autrefois Roiiau. Le grand chemin de Lorraine en Alsace , n'était pas où il est aujourd'hui, il passait derrière le château de Beau-regard , et suivant la rivière de Plaine, il passait au pied du Dounon, et allait se rendre à Schirmech et de là à Molzig.

Il y a apparence que les environs de Boùau , ou de Baon et Begon-Celle étaient encore trop aquatiques et trop marécageux pour qu'on y put passer librement, et que de Veisvalle, on montait la montagne de Saint-Biaise , pour gagner le chemin du val de Saint-Diez.

Aujourd'hui, Saint-Biaise est annexe de la paroisse de Saint-Evre de Moyen— mou lier ; l'église ou la chapelle du lieu est dédiée à Saint-Biaise et le village ne fait qu'une communauté avec celle de Moyenmoutier.

BLAMONT : Collégiale de Bldmont, château de Bldmont, pays de Blâmontois. — Blàmont est situé à six lieues de Sarrebourg , à six lieues de Luneville , à deux et demie de Badonviller. Le château est sur la montagne voisine. Le Blâmontois a ses coutumes particulières , homologuées par le duc Charles III, le 19 mars 1596. On les avaient tellement négligées, que les praticiens même du lieu les ignoraient. Mais par arrêt du conseil d'état du 22 mars 1743 , sur la requête du procureur général de la cour souveraine, le roi de Pologne duc de Lorraine ordonna que ces coutumes seraient suivies dans ledit comté en leurs dispositions. Quelques villages du bailliage de Blàmont sont sous la coutume de Lorraine.

Blàmont est une très-ancienne ville, située sur la route de Luneville à Strasbourg , sur la petite rivière de Vezouze, qui prend sa souroe dans les montagnes de Vogc. Le pays ou comté de Blàmont, Pagus-Albinsis , en allemand Albechova , est connu dans l'antiquité. Il y a apparence que c'est Albmsis-Pagus , qui est marqué dans le litre de dotation de l'abbaye de Senoncs de l'an 661 , et qui était après Salinensis; car dans un diplôme de

l'empereur Henri IV de l'an 1111, où il rappelle une partie du titre de l'an 661, après Salinensi, il met Albensi ou Alvlnsi. Il est nommé Albecchova , en 870, dans .le partage entre les rois Charles et Louis le Germanique. Il porte le titre de Comté de Bldmont, dans un titre d'Adalberon, évèque de Metz , de l'an 938 , pour l'abbaye de Senones; et dans la charte de l'empereur Henri IV ou V de l'an 1111, on lui donne le nom de Pagus-Albinsis; on cite un autre titre de l'an 962, par lequel Frédéric Ier duc de Lorraine et de Bar, reçoit de l'évêque de Metz, l'avocalie de l'abbaye de Senones , et où Oilard comte de Blàmont, signe comme témoin. Ce titre ne se trouve point à présent dans l'archive de Senones; mais le père Benoît Picart qui le cite , pouvait l'avoir vu ailleurs.

Le Blâmontois , c'est-à-dire, le comté ou pays de Blàmont, Albensis-Pagus ou Albechova, faisait partie du Chaumontois et s'étendait aux environs de la ville et territoire de Blàmont; dans un titre de l'an 938 , donné par Adalberon évêque de, Metz , à l'abbaye de Senones, oin met Vaqueville dans le comté de Blàmont. On ne peut sans témérité fixer les limites anciennes du Blâmontoisou du pays deBlâmont,parce que les seigneurs ou les comtes de ce pays n'avaient pas un territoire fixe et déterminé et qu'ils ont eu un domaine tantôt plus borné , et tantôt plus étendu. Il parait toutefois qu'il s'étendait principalement du côté de Badonviller et des terres des comtes de Salm , avec lesquels ils ont plus d'une fois contracté alliance par les mariages , et qu'ils ont réciproquement possédé des terres et des seigneuries dans l'un et dans 1 autre comté.

Si Blàmont était chef d'un doyenné ecclésiastique, on pourrait juger de l'étendue de ce comté , par celle du doyenné ecclésiastique : mais n'ayant pas titre de doyenné* on ne peut qu'au hasard déterminer la grandeur du comté de Blàmont. Nous verrons dans cet article, que la maison de Blàmont a été fort puissante dans certaiu

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