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temps, ayant étendu ses branches an loin dans la châlellenie de Deneuvreet aux environs, il est dit dans le titre de fondation de l'abbaye de Senones , que saint Gondebert son fondateur avait acquis quelques biens dans le Blamontois m Albcnsi; je ne crois pas qu'on puisse l'entendre que de Pelulem Pillare, dénommé dans le même titre et de ses dépendances au ban delà Rivière, qui est limitrophe au comté de Blâmont, et où les comtes de Salm et de Blàmont ont étendu leur domination , de même que sur la Vezouze et le Cernon, sur les abbayes de Haute -Seille et de Saint-Sauveur, les seigneuries de Châtillon et de Turkestein, etc.

Les seigneurs de Blàmont n'ont pas toujours pris le titre de Comtes ; pour l'ordinaire ils se sont contentés de la qualité de Seigneurs ou Sire de Blàmont. M. l'abbé Hugo prémontré (1), et le père Benoit capucin (2), ont beaucoup disputé sur le temps auquel les comtes de Blàmont ont pris uniformément le titre de comte de Blàmont.

Le premier soutient qu'on ne peut produire aucun titre avant l'an 1490, où ils se soient nommés Comtes de Bldmont; le second prétend au contraire, que depuis 1561 et 1382 , ils se sont souvent qualifiés Comtes de Bldmont; ce qui est certain , c'est que depuis ces dates , ils se nomment encore fréquemment Sires de Bldmont. Jfous savons aussi que Jacques de Lorraine qui fut évêque de Metz, depuis 1258 jnsqu'en 1260, acquit le fief de Blàmout, de Frédéric comte de Salm et de Blâmont (3), et que depuis ce temps, les comtes de Blâmont ont repris ce fief des évêques de Metz. En 1291 (4), Henri sire de Blàmont, par la médiation de Ferri III duc de Lorraine , fait ses reprises de Bourchard évêque de Metz , en la même forme que Ferri

(i) Hugo ou Balcicourt, let. I, p. 2-, 28, et kit. a, p. 8 et g.

(a) Benoit réplique, lettre I, pages 68 et 6g.

(3) Voyez Tliist.deLorr. t. Il, p, 72> Richer; Senon. 1. 4, c. 39.

(4) Benoit re'pl que, Ici. I, p. 6t et 62.

II son père les avait faites de Jacques de Lorraine évêque de Metz, en hommage - lige et héréditaire de la terre de Bldmont. Thiébaut de Blâmont fit de pareilles reprises; Olry frère de Thiébaut, et un autre Olry fils de Thiébaut, en usèrent de même envers George de Bade éVêque de Metz.

Les seigneurs particuliers de Blâmont possédèrent cette terre jusqu'au XIIe siècle (5) j alors une fille unique et héritière de cette seigneurie, épousa Henri ou Herman comte de Salm, et apporta Blàmont dens la maison de Salm.

Elle a été réunie à la Lorraine par le testament d'Olry de Blâmont évêque de Toul en 1493 ou 1499, et depuis ce temps les ducs de Lorraine ont repris Blâmont des évêques de Metz , jusqu'en 1560 , que François de Beaucaire évêque de Metz (1), céda la souveraineté des villes de Blàmont et de Deneuvre, au duc Charles IH, à charge de payer audit évêque , vingt raille francs pour acquitter certains engagement faits des châtellenies de Baccarat, de Remberviller, de Hombourg et de Saint-Avold. Charles de Lorraine, administrateur dudit évêché, ratifia ce traité la même année, et le chapitre de metz en fit autant l'année suivante.

Ces seigneurs particuliers de Blâmont, dont nous avons parlé, furent Ulric de Turkestein sire de Blâmont, a qui Bertolde évêque de Toul en 1002, donna la vouerie de Saint-Sauveur en Yôge. Gérard fils d'Ulric sire da Blàmont, reçut du même évêque, la vouerie de la même abbaye, il ne prend point le nom de Turkestein. En 1174, nous trouvons Henri de Blâmont, et en 1204: Olric ou Ulric de Blàmont, qui étaient sans doute les fils ou petits-fils d'Ulric et de Gérard ci-devant nommés.

En 1204, Olry de Blàmont est témoin d'une donation faite à l'église, par le duc de Lorraine Simon II, ce fut vers ce temps

(5) Idem. Remarq. part. H, p. 4^, Balcicourt lctlrel, p. 38. (1) Benoit réplique, let. I, p. 66.

laque la seigneurie de Blâmont entra dans la maison de Salm, par le mariage de la Elle unique et héritière des anciens seigneurs de Blâmont et de Turkestein, avec Hermaa de Salm, lequel étant décédé sans enfans, Blâmont revint à Henri comte de Salm son frère, qui épousa Judith ou Joate de Lorraine. En lui furent réunis les comtés de Blâmont et de Salin.

On peut voir la généalogie des comtes de Blâmont et celles des comtes de Salm , que nous avons données dans l'histoire de Lorraine. Ferri comte de Blâmont, fils de Henri II comte de Salm, mort vers Tan 1255, fut obligé par le mauvais état de ses affaires , d'inféoder la terre de Blâmont à Jacques de Lorraine évêque de Metz , moyennant une certaine somme que ce prélat lui donna, comme nous l'avons déjà remarqué.

Au mois d'avril 1269 (1), le duc Ferri obligea par un traité, Henri sire de Blâmont à dédommager l'abbaye de Senones, dont il avait pillé les biens situés à Senones, Burhille, Hablainville et Pétônville. irchives de Lorraine.

Henri sire sire de Blâmont et de Deneuvre , fonda avec Cunegonde sa femme, la collégiale de Deneuvre en 1501 , sous l'invocation de saint George; cette collégiale devait être desservie par sept prêtres, ou même plus si les biens s'en augmentaient, à charge d'y dire tous les jours deux messes , dont l'une devait être chantée à 3fotes. Les chanoines devaient suivre les règles des autres collégiales, et entr'autres celles de la collégiale de Ligny, qni passait apparemment pour la mieux réglée

En 1510, 1513 et 1514, il y avait guerre entre le sire de Blâmont, Henri son fils et le duc Ferri, contre Renaud évêque de Metz; l'accommodement se fit en juillet 1314.

L'évêque de Metz Ademare, de M ont il , affectionnait Henri comte de Blâmont son feudataire , et lui avait donné le gouvernement du temporel de son évêché , après sa

(') ia6o.

mort arrivée en 1361. Thiébaut sire de Blâmont fut nommé Lieutenant général du même évêché , et Général des troupes de l'évêque et fit son serment entre les mains du doyen, le S juin 1361; il prit occasion de cet emploi pour faire fortifier sa ville de Blâmont et celle de Deneuvre, fiefs de l'évêché de Metz..

Comme il avait fait de grandes avances de ses propres deniers pour soutenir les intérêts de l'évêché, il en demanda le payement à Jean de Tienne nommé évêque de Metz par le pape Urbain V. Il était du à Thiébaut de Blâmont, douze milie trois cent soixante-trois florins , mais comme il avait fait recette de deux mille trois cent soixante-trois florins, on ne lui tint compte que de dix mille florins , et encore ne furent ils payés que par partie : cette dette occasionna bien des hostilités de la part des comtes de Blâmont contre les évêques de Metz.

En 1562, après la fête de saint Luc , la paix fut faite par l'entremise du duc Jean, entre Robert duc de Bar et Thiébaut de Blâmont. Le même Thiébaut comte de Blâmont fut établi en 1566 le 6 décembre, par le duc Jean Ier, lieutenant de son duché avec promesse de lui rembourser tous les frais qu'il pourrait faire à l'occasion de cet emploi.

En 1591 (1) , Valeran de Luxembourg comte de Ligny et de Saint-Pol, étant en guerre contre la ville de Metz, engagea Henri comte de Blâmont d'entrer dans sa querelle, et celui-ci promit de défier dans quinze jours la ville de Metz et de lui faire le plus de dommage qu'il pourrait : cette guerre ne fut point heureuse pour le comte de Blâmont, il fut battu par ceux de Metz près le village de Cirey. La paix fut enfin conclue par la médiation de l'évêque de Metz , dont Henri était feudataire , et par celle du duc de Lorraine et des arbitres nommés de part et d'autre.

En 1406, le duc Charles II et Henri sire de Blâmont, s'obligent réciproque

(i) Hisl. de Lorr. t. 2. p. <j\.

ment à s'entre-secourir l'un l'autre , contre leurs ennemis, avec qui ils étaient en guerre. Mais en 1442, Conrade Bayer évêque de Metz , piqué contre Ferri comte de Blàmont, lui ôta la vouerie de Vie , et refusa de lui payer trois cents florins d'or qu'il percevait annuellement sur les salines de l'évêché de Metz. Ces difficultés firent naître une guerre entre Conrade Bayer et Henri comte de Blâmont. Après diverses hostilités de part et d'autre , la reine Isabelle duchesse de Lorraine, pendant l'absence du roi René Ier son mari, qui était allé au royaume de Naples , les mit d'accDrd. Elle condamna l'évêque de Metz à payer au comte les trois cents florins d'or, et à lui rendre la vouerie de Vie, et obligea Ferri comte de Blàmont à restituer à l'évêque de Metz, les places dout il s'était emparé pendant la guerre.

Le 1G mai 1455, le duc Jean dégagea une rente de quatre cent cinquante florins sur les salines de Dieuze, Ham, Gelacourt , Flin, d'Illonville ou Glonville , Ezeraillcs et Bademénil, engagées par René I" en 1452, le 24 novembre à Thiébaut de Blâmont et Marguerite de Lorraine sa femme, pour la somme de cinq mille cinq cents florins qu'il lui avaient prêtés.

Le 22 décembre 1472, le duc Nicolas manda à Lunéville , Ferri et Olri de Blâmont frères, pour y renouveler le serment que leur père Thiébaut et leur mère Marguerite de Lorraine, avaient fait en 1422 le 26 septembre , de reconnaître pour souverains les ducs de Lorraine, de recevoir leurs ordres dans l'étendue de leur seigneurie , de les servir de leurs personnes et de leurs forteresses, cela en présence de Henri de Ville évêque de Toul, et Tiiierri d'Ogéviller abbé de Moyenmoutier.

Ferri et Olry renouvelèrent le serment de leur père et de Marguerite de Lorraine leur mère, et à l'instant Robert Morel, conseiller du duc, et Jean de Besange lieutenant général du bailliage de Nancy, passèrent comme commissaires du duc , dans les seigneuries de Blàmont et de Dc

neuvre, où ils firent prêter serment au juges de ne recevoir aucun seigneur qu'H n'eut fait préalablement serment au duc de Lorraine.

Olri de Blàmont évêque de Toul, devenu seul héritier de Blàmont, de Beneuvre et de leurs dépendances , par la mort de ses frères et soeurs, fit cession de tout ce qu'il y avait en 1499 , au duc René II, et René en reçut l'investiture de Henri de Lorraine son oncle évêque de Metz. Le même Olri de Blâmont en 1503, fit donation de Dencuvre et de ses dépendances an même duc Rend II ; la même année, René en prit possession par Erard d'Haraucourt.

Depuis les cessions de Deneuvrc et du comté de Blàmont, faites au duc René II, avec l'agrément de Henri évêque de Metz, oncle de René, ce prince en fit hommage à l'évêque Henri: et le duc Antoine fils et successeur de René II, rendit lemêrrçede-, voir à Jean son frère évêque de Metz; mais depuis ce temps , le duc de Lorraine ne lit, plus ses reprises pour ce. comté, à l'évêque de Met, mais à l'empereur

Il est déjà parlé du comté de Blâmont, comme appartenant nuement au duc de Lorraine, dans le traité de Nuremberg de l'an 1544 , sous le duc Antoine.

En 1546, procès s'étant meu entre lesofficiers de l'évêque de Metz , et ceux de Christine de Danncmarck , douairière de Lorraine, dame de Blàmont, au sujet dif ressort prétendu par le procureur général de l'évêque de Metz à Vie, pour la HayeBarre , située entre Igny terre de Blâmont et Avroncourt, seigneurie de Réchicourt; Nicolas de Lorraine , administrateur perpétuel des évêchés de Metz et.de Verdun, s'étant fait informer du droit des partie* contestantes , reconnut que la ville de Blàmont n'était ressortissable à sonévêche ni au siège de Vie , mais était libre et franche envers les évêques de Metz, de tous ressorts, juridictions , redevances et sujétion, et n'était que fief libre de l'évêché de Metz, et n'était obligée qu'à ne dresser armes contre lesdits évêques, ez lieux «e filâmont et dépendances. Ainsi conclu et décidé le 10 septembrel546. -,

En 1561 le 25 février, intervint un accord entre le duc Charles III et François de Beaucaire evêque de Metz , par lequel il fut arrêté par la médiation de Charles cardinal de Lorraine, que les villes d'Albe, Sarrebourg, Blàmont, Deneuvre, Conflans etCondé,deuieureraient nuement au duc de Lorraine, et que Hombourg, Sti-Avold, Laccarat et Remberviller, seraient à l'évêque de Metz. Ensuite de cet abandonnèrent le duc Charles III en 15G7 , reçut de l'empereur Maximilicn II (1), l'invesliture du comté de Blàmont, par son envoyé le comte Jean de Salm , maréchal de Lorraine. En 1596, le comté de Blàmont fut engagé au sieur Guy de Brunn.

La ville de Blàmont avait été donnée pour douaire à la duchesse Christine de Dannemarck, mère du duc Charles III, au temps de son mariage avec le prince Fran çois fils du duc Antoine. Cette princesse s'y retira après la mort du duc son époux en 1545 , elle s'y retira de nouveau après que le roi Henri III eut emmené à Paris en 1552, le jeune duc Charles III fils de cette princesse ; elle y fit quelques bàtimens au château.

Blàmont fut attaqué au commencement de septembre 1587, par l'armée des lleïtus prolestans d'Allemagne, qui étaient sous la conduite du duc de Bouillon. Un jeune gentilhomme Lorrain nommé Mathias Klopstein , qui s'y était jelé avec deux compagnies, se défendit si bien, qu'après leur avoir tué deux cents hommes , il les obligea de se retirer; mais avant leur retraite i 's brûlèren I Blàmont en tout ou en partie.En 1636, Klopstein gouverneur de Blàmont, mit le feu à la ville à l'approche du général Bernard duc de Saxe Veimar , et se relira dans le château; il s'y défendit avec tant de vigueur, que les assiégeans irrités de sa résistance, le firent pendre devant la porte du château , après avoir passé la garnison au fil de l'épée. Depuis ce temps, M. de

(î) Hist. de Lorr. 1.a, p. i36o.

Feuquière en 1638 , brûla le château qui n'a pas été rétabli. . ,

Le capitaine Klopstein était fils d'un autre Mathias Klopstein, issu de famille noble d'Allemagne qui fleurissait au XVIe siècle dans les confins de liesse et de Thuringe; il abandonna sa patrie et ses biens pour s'attacher au service du grand duc Charles III, et le suivit en Lorraine en qualité de capitaine de cavalerie; il s'y établit et eut pour héritiers de son nom et de son zèle, Alexandre et Mathias Klops^ tein.

Alexandre suivit le parti des armes ainsi que ses aïeux, et reçut pour récompense de ses services, la prévôté et capitainerie de Marsal à perpétuité.

Malhias son frère, se distingua sous le règne de Charles IV, dont il mérita la confiance dans les emplois honorables qui lui furent confiés , et surtout dans celui de gouverneur de Blàmont, où il versa son sang pour la gloire de la patrie et l'intérêt de son prince.

Son neveu François Klopstein, fils d'Alexandre , successeur du zèle et de la fidélité de ses ancêtres, essuya un sort m'oins tragique, mais plus pénible dans sa durée» Chargé qu'il était des intérêts du duc, en sa qualité de capitaine , prévôt, commandant la bourgeoisie dans Marsal, il sut par sa vigilance, conserver au grand regret du gouverneur Français, le dépôt "sacré des titres et papiers de la couronne, qu'il avait en main , et les faire passer avec d'autres secours nécessaires à l'armée de Charles IV, son légitime souverain. Il soutint même au péril de sa vie , les droits du duc dans cette place; sa maison brûlée, ses terres ravagées, ses biens saisis, sa vie en danger pendant un long-temps , furent les fruits de la persécution des ennemis de l'état, et les effets tristes, mais glorieux de son zèle.

Enfin , cette famille s'est toujours distinguée par son attachement inviolable aux intérêts des ducs , ce qui lui a mérité les louanges du peuple et la confiance du Souverain.

Il y avait dans Blàmont une collégiale fondée en 1582 par Henri IV du nom «omte de Blàmont, et son épouse Valburge dé Fénétrange, pour six chanoines et un prévôt, ayant chacun 25 florins d'or de revenu ; mais dans la suite les comtes de Blàmont retirèrent le revenu des cinq prébendes , et n'en laissèrent qu'une, dont le revenu fut partagé en six. Leur chapitre est uni à la paroisse, dont l'église est placée dans le faubourg de Giromeille. Cette collégiale fut brûlée dans l'incendie qui arriva àBlùmonten 1656. Ellefutrebàtieen 1666, et la cure lui fut unie le 10 mai 1707 ; et en 1710 cette collégiale fut unie à celle de Deneuvre. Les capucins y furent établis en 1627 par Marguerite de Gonzague, duchesse de Lorraine, et les religieuses de la congrégation y entrèrent en 1629.

Blàmont se rétablit assez bien par le grand passage de Nancy et de Lunéville à Strasbourg. La ville est ouverte de tons côtés, il y a un baillage, le château est absolument abandonné.

BLANZEY. — Blanzey ou Blaozée, prieuré de l'ordre de Prémontré , dédié à sainte Agathe, patrone de l'église ; est une haute justice dépendante de l'abbaye de sainte Marie de Pont-à-Mousson, communauté de Bouxières--aux-Chênes, à denx lieues de Nancy, diocèse de Toul.

Le père Benoit Picard , capucin, dans son pouillé de Toul, tome 1 , page 158 , dit que ce lieu était autrefois le chinier des chiens de chasse des ducs de Lorraine , et que Berthe, duchesse de Lorraine, veuve de Mathieu I", le donna avec toutes les terres qui en dépendaient à l'abbaye de

sainte Marie, sur la fin du douzième siècle (1). M. l'abbé Hugo, évêque de Ptolémaïde, dans ses annales de l'ordre de Prémontré , dit au contraire que Blanzey fut donné à l'abbaye de sainte Marie par Ferri II, duc de Lorrine, en 1280, pour l'indemniser des torts qu'il avait faits à cette maison; mais il parait plus vraisemblable

(i) Annal. Praemonstrat. t. H. p. ■«.(.

par la bulle du pape Lucius III, de l'an 1181 , qui confirme les biens donnés à sainte Marie-aux-Bois, que partie de Blanzey fut donnée à cette abbaye par le duc Matthieu : Partent allodii de Jilanzei, quam dédit vobis Matthœus dux Lotharingiœ, du consentement de Berthe son épouse, de Simon, Ferri et Matthieu ses

fils, de Robert son frère , et de Thiéri de Sassures Voué de ce lieu (1). La bulle ajoute que l'autre partie avait été donnée à sainte Marie par Hugues, abbé de saint Evre de Toul, du consentement de son chapitre , sous la redevance d'un sens de six sols Toulois, payable le jour des saints Innocens j en outre que l'église du même lieu avait été cédée par l'abbesse et le chapitre deBouxières, sous la redevance de six résaux de seigle , et trois de froment. Cette bulle est rapportée toute entière à la fin du deuxième tome des annales de Prémontré. Blanzey est du bailliage et parlement de Nancy.

On connaît un autre Blanzey, village du diocèse de Verdun , situé dans une plaine, avec une tour fortifiée de fossés, à deux lieues de Verdun et d'Etain , juridiction de Verdun, parlement de Metz. Ce lieu est un hameau dépendant de la paroisse de Vatronville. Blanzey avait autrefois des seigneurs particuliers. Dans l'histoire des évêques de Verdun il est fait mention d'un seigneur de Blanzey, qui servit en 1431 Louis de Haraucourt, évêque de Verdun, dans la guerre qu'il fit celte année à son chapitre (2). Dans un titre de l'an 1269, il est dit que Garnier de Blanzey reconnaît qu'il tient de Thiebaut, comte de Bar trente livres de terre à forts sur tout ce qu'il a à Blanzey , et sur ce qui lui viendra d'Alison sa sœur. Ferri, abbé de saint Benoit en Voivre signa cet acte.

BLÉNOD, dépend du temporel de l'èvcque de Toul. Et Tckbjos , château. — Blénod, bourg situé environ à cinq lieues de la Tille de Toul, vers le midi, ayant

M Ibidem, pag. i3^. Preuves.

(i) Archives de Lorr. Layette la Chaussée.

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