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Hairka, atybesse d'Andelau, accorda aux suivant leur dénombrement, donné le 28

frères de Bomgard, un fonds situé auprès de l'abbaye de Bomgart, et nommé Salvembourg, avec toutes ses dépendances , bois, champs, prés et décimes, sous la redevance de cinq sols, payables à la St.Maitin de chaque année, à moins que l'Abesse ne leur en fasse remise. L'an 1167 l'achat fut fait double, en deux pièces de parchemin de même teneur, coupé par le milieu avec le sceau des deux abbayes, attaché à l'une et à l'autre partie.

Pour l'abbaye de Bomgart, voyez Gallia christiana, tom. V. p. 849, 850, et les preuves, p. 476, 477, 478.

CONCOURT. — Boncourt, village du ■diocèse de Toul, baillage de Saint-Mihiel, cour souveraine de Lorraine, situé à droite de la Meuse, une lieue au-dessous de Comniercy. L'église a pour patron St. Etienne. La cure est régulière, et desservie par un chanoine régulier de l'ordre de saint Augustin. Elle fut donnée à l'abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés de Verdun par Geoffroy de Nonfart, le 7 juin 1227, confirmée par Garin, évêque de Toul en 1229 , et par Roger d* Marcey son successeur , en 1251.

Les chanoines réguliers de Saint-Nicolasdes-Prés possèdent toute la grosse dîme et

mai 1667. Charges: trois messes pendant quinze jours, les vêpres et la messe solennelle le jour de la fête delà patrone. Poulie du diocèse de Toul, t. II, p. 328 et suiv.

Pont-sur-Meuse, Pons suprà Mosam , est annexe de Boncourt. Décimatcurs , l'abbaye de Saint - Nicolas - des - Prés de Verdun pour le tiers de la grosse et toute la menue dime. Les chapelains de SaintEloi de Saint-Mihiel ont le quart de la totalité des grosses dimes; le chapitre de la même ville pour un sixième, les religieux de Saint-Benoit pour un autre sixième, le seigneur du lieu pour un vingt-quatrième, les jésuites de,Saint-Mihiel pour un quarante-huitième. PoBt est situé à droite de la Meuse, une lieue et demie au-dessous de Commercj'.

Frère Jean , abbé de Saint-Nicolas-desPrés de Verdun, ordre de saint Victor de Paris (1), reconnaît le 7 Septembre 1353 que ce que lui, son église et couvent ont à Boncourt, Forbelvesin, Mandres et Pontsur-Meuse en dîmes et autres choses, sont sous la garde ancienne des seigneurs d'Apremont : doit ledit seigneur d'Apremont garder et sauver leurs corps et biens, comme

la moitié de celle du vin, l'autre moitié les siens propres : que le curé de Boncourt appartient à l'abbé. La grosse dime est ■ est aussi de la même garde, dont le patrochargée d'un préciput envers le comman- j nage appartient audit abbé.

deur de Marbotte, d'un autre préciput pour l'abbaye de Rangéval, et d'un muid d'avoine envers les pères jésuites du Pont-àMousson. La portion du curé consiste en un muid de froment, mesure de Commercy, à prendre sur la grosse dime; de plus , cent gerbes de quatre grains à prendre aux champs ou à la grange, et en la dime verte,

La terre de Boncourt a été possédée autrefois par la maison de Boncourt, aujourd'hui éteinte (2). L'an 1283 en janvier, Geoffroy de Boncourt, fds de Vari de Nonfart, chevalier, vendit à Geoffroy, seigneur d'Apremont tout ce qu'il avait à Boncourt, à l'exception de quelques héritages. Simonette, femme de Geoffroy de Boncourt,

celle d'agneaux, de laine, de porcs, de fruits, j fille de M. Philippe seigneur de Sorcy en de légumes, de navettes, etc. partie, ratifia cette vente en 1285. En 1247

Dépendent de Boncourt denx petits ha- j le même Geoffroy, sire de Nonfart déclare

qu'il est homme-ligne devant tous, du seigneur d'Apremont, après le comte de Bar, et devoir un an de garde à Apremont pour le Val do Boncourt, et qu'il tient de lui leshéritiersduJitThomasd'Apremont.PerBoncourt, Mandres, Forbelvesin, Mai-botte ! rin, bâtard de Véroncourt, dit le Chesnor et ce qu'il a à Lioville, Girauvoisin et \ reprit en 1441 la même seigneurie de

ineaux; l'un , appelé Forbeauvoisin ou Forbelvoisin, et l'autre, nommé la PetiteMandres. Il y a dans ce dernier Une chapelle fondée par les seigneurs, et érigée en tilre de bénéfice, sous l'invocation dé sainte Catherine, dont ils ont le droit depatronage,

( i ) Archives de Lorr.

(s) Archives de Lorr. Layette Apremont.

en 1441 la même Boncourt, qu'il possédait du chef d'Isabelle sa femme, fille de feu Baudissart.

Jean, seigneur de Baudricourt, Sorcy et Bloise, reprend en 1469 d'Emich, comte de Linnage, seigneur d'Apremont, quinze francs Barrois de rente, qu'il a sur les tailles des habitans de BoncourE.

Nous trouvons des lettres du 29 avril 1345, d'acquêt fait parD. Claude de Jaulny abbé de Saint-Arry de Verdun, en qualité de tuteur de Ferri et Joseph de Jaulny , ses neveux, de Louis comte de Linange, sieur d'Ormes et d'Apremont en partie, du consentement du comte d'Apremont son frère, de la seigneurie de Boncourt, Forbelvezin et la, Petile-Mandres, ainsi que Hesse comte de Linange^ sieur d'Apremont, son père, la possédait, pour la somme de mille écus d'or et de poids, avec la clause de faculté de réachat pour la même somme. Item, une signification faite audit abbé de Saint-Arry par Ferry de Villers écuyer, procureur de M. Jean d'Aguerre baron de Vienne-le-Châtel, et dame Jacquette de Lénoncourt sa femme, de l'acquêt fait par eux de Louis comte de Linange-Ausbourg du droit de propriété des mêmes terres et seigneuries, engagées aux susdits enfatis mineurs de Jean de Jaulny et de Barbe de Gournay. L'acte est du 3 décembre 1548. Le 21 décembre 1574, Joachim de Stainville écuyer, seigneur de Vouxey, fondé de procuration d'Antoine sire ds Crequy , prince de Poix, seigneur de Canaples, et de dame Christienne d'Aguerre* baronne de Vienne, son épouse , vend à Charles III duc de Lorraine tout ce que ledit de Crequy avait, à cause de ladite dame, en la terrre et seigneurie de Bonj court, etc., en vertu d'une faculté de réaà Hue d'Autel sire d'Apremont, Melina j chat, transportée, à défunt Jean d'Aguerre fille de Jean de Munot, veuve de Baudis- j chevalier, baron de Vienne, ayeul de ladite saret, pour le quart de la seigneurie de . dame, par Plilippc et Louis comtes de LiBoncourt, qu'elle possédait par indivis avec jnange , alors seigneurs d'Apremont, avec

tout le droit de souveraineté par eux pré(i) Ibidem. j tendu en la seigneurie de Pont sur Meuse,

et; Fremeréville. Item, le même Geoffroy en 1277, s'engage envers Huedon de Sorcy, de ne mettre hors de ses mains aucun de ses hommes de Boncourt, si ce n'est pour entrer en partage avec ses frères et sœurs, pour assurance audit Huedon de quinze livrées de terre, qu'il lui avait cédées sur les tailles de Boncourt. Il parait par un dénombrement donné par GeofTroi sire de Nonfart, dont on vient de parler, au seigneur d'Apremont au mois éajuillet 1247, que la maison de Boncourt-Nonfart était très-considérable. Geoffroi déclare dans cet acte que Simonin, un de ses fils, doit être après-lui homme - lige du sire d'Apremont; que Varin son autre fils, ou celui qui tiendra Nonfart, sera de même homme-lige dudit sire d'Apremont, après le comte de Bar, et lui devra trois mois de garde au château d'Apremont.

Agnès de Boncourt, soeur de feu M. Varin de Boncourt vendit en 1365 le 7 janvier, à Geoffroy,sire d'Apremont et de Dun, tout ce qu'elle avait en la terre de Boncourt, Mandres, Forbelvezin, Pont et une maison dite de Boncourt, sise au donjon d'Apremont, pour la somme de 200 florins de Florence; pour laquelle somme ledit seigneur d'Apremont doit l'entretenir honnêtement, et comme une de ses demoiselles, sa vie durante. L'acte est scellé des sceaux de Geoffroi d'Auviller , moine de Gorze, prieur du prieuré de Notre-Dame sous Apremont, et de Jean Bonneval de Void écuyer.

Comme Varin de Boncourt ne laissa point d'enfans, la terre de Boncourt passa en d'autres mains. Thomas d'Apremont la possédait en 1435 ainsi qu'il paraît par le dénombrement que donna en cette année

pour la somme de 4000 francs, monnaie de Lorraine, payée audit de Stainville.

En 1602 Idoux de la Bouillerotte seigneur de Boncourt, Mandres, et Forbelvezin en partie, donna son dénombrement au duc Charles de Lorraine de tout ce qui lui appartenait esdits lieux. Cet acte est du 9 janvier, signé de Jean de Lambinet écuyer, seigneur de Tillombois. Autre dénombrement d'une partie de la même seigneurie, donné par-devant l'écrivain tabellion à Nanci, le 16 mars 1666, par dame le Boutiller de Senlis, veuve de François de Brionhe de Moniagu. .

Jean-Joseph de Brussoncourt chevalier, en 1740 était propriétaire de la terre de Boncourt pour sept neuvièmes; les deux autres appartenaient à JIM. de Montauban et Thouvcnin. M. de Brussoncourt la vendit vers ce temps-là à M. le comte de Gondrecourt. Elle appartient aujourd'hui aux héritiers de 31. le comte deflichecourt, qui en a fait l'acqnisition en 1759. M. de Brussoncourt obtint de feu S. A. R. Leopold I. duc de Lorraine, le droit d'ériger des forges et fourneaux sur la rivière de Meuse , qui passe à Boncourt.

BÔNFAY, Abbaye de Premontré. — Bonfay , Bonum-fugentttm , Ordre de Prémontré, diocèse de Toul, fut fondée en 1145 par Guillaume de Bernolle, Seigneur d'Arches-en-Voge, qui y fit venir des religieux de Flabémont, sous la conduite de Gonthier, frère d'une dame pieuse nommée Valence, qui contribua de son bien à celte fondation. Gonthier premier abbé de Bonfay gouverna depuis l'an 1145 jusqu'en 1155. _ La réforme fut introduite en ce monastère en 1635. On voit dans l'église de cette abbaye, quelques tombaux des seigneurs de la maison d'Haussonville et de celle de Savigny.

BON-MONTIER ou MOUTIER ou St

SAUVEUR, Abbaye, et ensuite transférée JJoméore.— Saint Bodon Leuduj évêque de Toul, fondateur d'Etival, fonda aussi les monastères de Bon-Montier et d'Olïonville dans les terres de ses biens patrimoniaux

qui étaient situés dans le ban d'Etival et anx environs de Badonviller; on croit même que cette dernière ville tire son nom de l'évêque Bodon, et le peuple prononce encore Bodonviller, aulieu de Badonviller: nous avons parlé de l'abbaye d'Etival, il faut dire ici un mot de Bon-moutier, en latin, Bodonis Monasterium , et d'Offonville, ou Offonis Villa, qui n'en était pas loin, et dont nous parlerons dans un article particulier après Badonviller.

L'abbaye de Bon-Montier était située à l'orient de Badonviller, tirant vers Chatillon et Turkestein (1). Il est parlé de Bon Montier, d'Offonville et d'Etival dans le partage de l'an 870, eutre les rois Charles et Louis-le-Germanique; ce dernier eut dans son partage les abbayes dout nous venons de parler. Saint Bodon Leudin fonda Bon-Montier pour des religieuses auxquelles il donna pour, première abbessesa propre filleThietberge. L'histoire des évêques de Toul que j'ai fait imprimer, porte, que ce saint évêque donna à son église cathédrale , ce monastère de Bon-Moutier avec toutes ses dépendances, de même que celui d'Etival. Nous avons expliqué en parlant d'Etival, en quoi consistait cette cession.

L'évêque Drogon, prédécesseur de saint Gauzelin, obtint du roi Charles-le-Simple en 912, un privilège pour la restitution de l'abbaye de Bon-Montier à son église cathédrale. Onlit dans cettechartre : que du temps du roi Lothaire, fils de l'empereur Lothaire ; ce monastère avait été ôté au St. évêque Arnoû, en haine de son inflexibilité à ne vouloir pas condamner le-divorce audit Lothaire avec Thietberge sa légitime épouse, que les évêques successeurs d'Arnou en avaient inutilement demandé la restitution; qu'enfin l'évêque Drogon qui était parent du roi Charles-le-Simple, en fut remis on possession l'an 912 par un diplôme daté de Toul de la même année.

L'abbesse d'Andelau qui possédait l'abbaye d'Etival (2), par la concession de l'ini

(O'Hisl.cpi'scop. Tull. Hist. de Lorraine, t. i, 1>. i u8, 171. Preuves. 0) Ibidem, page i32.

pératrice Richarde, contes ta la même abbaye de Bon-Moutier à saint Gauzelin , successeur de Drogoa, fondé apparemmmcnt sur ce que Etival et Bon - Montier ayant été fondées par le même évêque l'odon, et ayant été distraites et séparées de son église cathédrale de Toul par le même roi ho— thaire, elles devaient de même toutes deux retourner à l'abbaye d'Andelau, comme à leur source ; mais l'évêque saint Gauzelin ayant proiné par le témoignage de douze hommes—libres, que Bon-Montier était dépendant de l'église de Toul ; Tabbesse perdit son procès, et l'empereur Othon étant à Mayence, confirma l'évêque dans sa possession.' \

L'abLaye de Bon-Montier fut transférée à quelque distance de là, et prit le nom de Saint-Sauveur (3), vers l'an 1010, par Bertholde évêque de Toul, qui y mit vingt religieux bénédictins , au lieu des religieuses qui y avaient été établies par l'évêque Bodon fondateur de ce monastère; ce n'était pas des chanoines réguliers, qui n'étaient pas encore eonnus en ce temps-là , sous l'évêque Bertholde qui a siégé depuis 995 jusques versTan 1020, c'était donc des Bénédictins. On ignore en quel temps les chanoines réguliers y sont entrés. (4) Il parait que sous Léon IX c'était encore des Bénédictins.

Bertholde combla de bienfaits cette nouvelle abbaye, y donna de beaux ornemens d'église, et y ajouta de nouveaux fonds de terre, et en particulier le village de Domévre, où l'abbaye fut transférée en 1569. Le récit de cette translation est tirée de notre historien Richerius et de Jean de Bayon.

Mais l'historien de l'église de Toul semble dire le contraire. Il porte que l'évêque Bertholde rétablit le monastère de BonMontier et celui de Saint-Diey. In saltu vosago restruxit Bodonis Monasterium, nec non Sancti Deodati cœnobiùm. 11 avait dit un peu plus haut, que ce prélat

(31 Richer.L.2. c. 16. Histoire de Lorraine, Tome a. page i3. L. 63. lorae t. page i;5.

Cl) Histoire de Lorraine, tome i. page 175. Preuves et tome 1. p. 63.

avait bâti Saint-Sauveur en Vôge, et qu'if l'avait décoré de précieux ornemens, et y avait assigné des fonds de son propre pour l'entretien de vingt moines. Cœnobiùm in honore salvatoris in saltu vosago construxit: et slipem eis ex suo proprio ad vi— genti monachorum cœtum delegavit. Il distingue Bon-Montier qu'il rétablit, restruxit , et Saint-Sauveur qu'il bâtit tout à neuf, construxit.

Mais on peut, ce me semble, concilier Richer avec l'historien de Toul, et ce dernier avec lui-même, en disant que Bertholde rétablit Bon-Moutier, on le transféra à SrSauveur , et qu'il bâtit tout à neuf SaintSauveur pour vingt religieux, (a) et ce qui confirme cette explication , c'est que depuis Bertholde il n'est plus question de BonMontier, comme subsistant, mais de Str Saiiveur.

Il est vrai qu'il est quelquefois parlé de

la Cour de Bon-Montier; par exemple,

dans une bulle du pape Lcon IX , de l'an

11051 , en faveur de la cathédrale de Toul;

et du ban de Bon-Moulier , comme engagé

, ou cédé au duc de Lorraine, et rétrocédé

à l'abbé de Haute-Seille, mais cela même

i prouve qu'il n'y a plus d'abbaye en cet en

: droit, et que ce ban ou ce terrrain n'ap—

| partenait pas même à Saint-Sauveur.

Le pape Léon IX, en 1051, distingua fort bien l'abbaye de Saint-Sauveur de la Ferme ou de la Cour de Bon-Montier. L'église de Toul continua à posséder la Ferme ou la Cour de Bon-Montier, après que le monastère fut transféré à Saint-Sauveur: cela parait encore par un accord fait en 1140, entre Henri évêque de Toul, et l'abbé de Saint-Sauveur; alors il y avait une communauté de religieux à Saint-Sauveur, et Bon-Montier était réduit à une simple ferme , ( Curia) appartenant à l'évêque de Toul, où i! avait un fermiery auquel les abbés et religieux de Saint-Sauveur payaient deux sols de cens et y faisaient des charrois de foin. On voit aussi dans le même titre, que la paroisse de Tantonville qui

(a) Voyez l1histoi.e de Lorraine, tome II. Preuves, pages xx. Lxxxiv. et ocxxij.

était alors d'une grande étendue, et où il ' Montier , et Même de l'abbaye en 1140 et y avait des fiefs et des habitations , appar-, 1145.

tenait en propre à l'évêque de Toul, de j On ignore le temps précis auquel les même que Bon-Mo.ilicr, qui dès le com- ' chanoines réguliers de saint Augustin ont mencement avait été donné à l'église de ; succédé aux bénédictins à Saint-Sauveur Toul. j (7). Il p?raît par un accord passé entre les

En 1171 (S*), Pierre évêque de Toul deux abbayes de Haute-Seille et de Saint

procura un accord entre les abbés de StSauvenr et de^ Haute-Seille , les uns et les autres s'étant rendus à Saint-Sauveur où était le prélat, avec les abbés de Tholey et de Beaupré j et comme il n'y avait point alors d'abbé à Saint-Sauveur, l'évêque de Toul à qui le fond de cette abbaye appartenait , représenta la personne de l'abbé , et ordonna qu'à l'avenir l'abbaye de HauteSeille continuerait à payer à celle de SaintSauveur , seulement deux sols de cens, au jour de la nativité de saint Jean-Baptiste, au lien de dix sols qu'elle lui payait anciennement pour les dîmes du ban de BonMontier , qui avaient été cédées à l'abbaye de Haute - Seille depuis la translation de Bon-Montier à Saint-Sauveur.

En 1195, il y avait à Saint-Sauveur un abbé et des chanoines soumis à l'abbé (6) , sans doute des chanoines réguliers; carEude évêque de Toul en cette année, exempte le monastère de Bon-Montier de tous les droits dûs aux évoques diocésains, excepté le cens des deniers dûs au doyen de Toul. Il ajoute: quod a h bas sancli salvatoris à sœcularipresbylero, vel ah aliquo canonico suo pro voluntate sud injnemoratis ecclesiis (de Barbais, de Domévrc, dcHerbais, de Syrais) divinafaciat celebrare.

Le R. P. Benoit Picart, capucin de Toul, dans la préface de son pouil'-é du diocèse de Toul, page 37, avance que Conrade , évêque de Toul, qui a siégé depuis 1126 jusqu'en 1127 , vendit aux évêques de Metz, le vallon où était situé Bon-Monlier; ce qui parait contraire à tout ce que nous venons de voir, que les évêques de Toul étaient encore maîtres de la vallée de Bon

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Sauveur, qu'en 1171 les moines y étaient encore; mais je remarque qu'en 1171, l'abbé de Saint-Sauveur ayant été déposé par l'évêque de Toul, ce pourrait bien être à cette occasion qu'on en aurait expulsé les religieux, pour y placer des chanoines réguliers. Dans le titre de Haute-Seille de cette année 1171, histoire de Lorraine, tome II, preuves, page ccclxiv, on ne parle point de distinction d'ordre entre les religieux de Haute-Seille et ceux de Saint-Sauveur, qui étaient encore des Bénédictins.

En 1344 (8) , Ademare, évêque de Metz, fait transport ou duc Baoul de tout le droit qu'il avait à Turkestein , à Bon-Montier et à toute la chàtellenie. On connaissait donc encore l'emplacement de Bon-Montier et un certain terrain qui en avait retenu le nom.

L'abbaye de Saint-Sauveur, aujourd'hui Domévre, jouit des droits quasi épiscopaux dans son district spirituel, pour ses paroisses qui sont en Lorraine; car M. de Camilly évêque de Toul, obtint par arrêt sur requête au conseil du roi, que les paroisses dépendantes de la France seraient rénnics à son diocèse. La réforme des chanoines réguliers par le B. Pierre Fourier, fut introduite à Domévre en 1625.

J'ai un diplôme de l'empereur Louis-Iedébonnaire, de l'an 815, donné à l'abbé Dodon, où il est dit que cet abbé a présenté à Louis-le-débonnaire un diplôme de l'empereur Charlemagne père de Louis, par lequel il prenait sous sa protection le monastère de Bon-Moutier, possédé par des servantes de Dieu. L'abbé Dodon demanda à l'empereur Louis la confirmation du même privilège en faveur de ce monastère; ce que l'empereur Louis accorda avec sa bonté et libéralité ordinaires. Donné à Aix-la-Cha

(7) Histoire de Lorr. t. i7 p. occlxvi.

(8) .3/,4.

an 1190.

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