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guerre à la ville de Metz. Robert de Lorraine , fils du duc Simon I*r, épousa vers l'an 1136, Demande, fille et héritière à'Oalde, comte de Boulay.

On trouve plusieurs lettres de reprises de Boulay faites par les comtes de Chini, pour ce qu'ils tenaient du duc de Bar à Boulay. La première de ces lettres est de Tan 1216 (1). Le duc Simon 1" qui est mort en 1159 , gagna une grande bataille contre les Messins, dans la plaine de Boulay.

En 1386 (2) , le seigneur de Boulay, avec les seigneurs Gérard de Blankenheim, le duc de Julliers et le comte de Nassau , défièrent la ville de Metz, et mirent le feu à une grande partie du pays Messin. Après leur retraite, ceux de Metz à leur tour, allèrent faire le dégât autour de Boulay.

En 1387, les Messins se rendirent encore devant Boulay jusqu'à trois fois, sans y rien faire de mémorable, sinon qu'ils y tirèrent plusieurs coups d'artillerie et de bombardes ; mais ceux de Boulay leur prirent quinze lances de Soudoyeurs , et entr'autres Bertrand de Varize.

En 1402, le sire de Boulay, accompagné de quelques seigneurs de Metz et de quelques soldats Lorrains, chassa des environs de Metz, certains pillards qui ravageaient les campagnes; il les prit tous et ne perdit que très-peu de ses gens.

En 1406, le duc Charles II, avait guerre contre les comtes de Nassau , de Sanverden, de Salni, et le seigneur de Boulay. Pour leur résister, il se ligua avec Henri sire de Blàmont.

En 1402, le sire de Boulay avec d'autres grands seigneurs du pays, déclarèrent la guerre à ceux de Metz , et en firent plusieurs prisonniers. La guerre recommença en 1405, et comme les bourgeois de la ville de Metz étaient alors en dissension entr'eux, plusieurs citoyens furent faits prisonniers par la mauvaise conduite de leurs chefs, qui ne s'entendaient pas bien

M) iai6.

/a) Philippe de Vlgneule, chron. de Metz.

entr'eux , ni arec leurs troupes. Le tir» de Boulay fut fait prisonnier à la journée de Bulgnéville , en 1431.

Je ne vois pas que les seigneurs de Boulay aient pris le titre de Comtes. La prévôté et office de Boulay comprend jusqu'i 43, tant bourgs que villages et hameaux, La ville de Boulay relevait autrefois des comtes de Bar, comme on le voit parles lettres de reprises faites aux comtes de Bar, par les comtes de Chini, pour ce qu'ils avaient à Boulay en 1216, etc.

L'an 1301, Gérard de Relanges évêque de Metz , donna ses lettres pour permettre de transférer l'église de Boulay, du château où elle était, en un lieu plus commode , le sixième jour d'après la Trinité' 1501. Gérard de Relanges mourut la même année.

En 1502, Elisabeth de Rodemaker, céda an duc de Lorraine, le droit de rachat du château , terre et seigneurie de Boulay et ses dépendances : le duc René en fit le rachat en 1503 , et en cette même année il confirma tous les droits , franchises et libertés de ladite ville de Boulay.

En 1408 (1) , le 27 de juillet, le seigneur de Boulay nommé Gérard , s'était ligué avec Amé de Sarrebruck, seigneur de Commercy ; Amé ayant été fait prisonnier, les confédérés lui donnèrent sis miUe francs pour lui aider à payer sa rançon, dont il leur donna quittance le 27 juillet 1408.

Le traité d'accommodement est du 28 juillet 1408.

En 1505, René II duc de Lorraine, s'engagea à confirmer aux habitans de Boulay, leurs franchises et libertés, par acte du 12 septembre 1503.

En 1655 (2), Henriette de Lorraine, princesse de Phalsbourg et de Li.vim, comtesse de Boulay, baronne d'Apremont, dame de Sampigny, prêta au duc Charles IV son frère, une somme de trois cents mille francs, pour lesquels le duc Charles lui

(i) Aarcliives de Lorraine. (?) Mémoires, mss.

rendit à faculté de rachat, son domaine de Boulay; la princesse Henriette revendit parti de ce domaine, aussi à charge de rachat, à dame Magdelaine de Reiffemberg, veuve du seigneur de l'allant, pour la somme de quarante mille deux cents francs; elle vendit avec le domaine de Boulay, les

à la bande d'argant, chargée de trois coquilles de sable.

BOURLEMONT Et FREBECOURT.-

Bourlémont ou Bolainmont, château situé entre la ville de Neuf-Château et l'abbaye Muraut, dans la paroisse de Frebécourt;

antres terres de Guenekirchen , Helstroff, et Mâcher et les Marais , dit le Titre , en dépendant,

Cette partie du domaine de Boulay vendue par Henriette de Lorraine à Magde— laine de Reiffemberg, a été retirée des mains de dame Julienne de Breton de la Touche , veuve du sieur de la Cour, par M. le marquis de Custine, gouverneur pour lors de la ville de Nancy, et colonel du régiment des gardes ; par retrait féodal obtenu du duc Léopold Ier.

La coutume de Lorraine est suivie à Boulay; mais Saint-Avold , la Chambre, Liiim, Erbesing , Dourdhall, Fresbouze, Haute-Vigneule , Hombourg haut et bas, l'Hôpital, Macheren , Ebersviller et Valmont , sont régis par la coutume de l'évêché de Metz.

Le bailliage de Boulay contient environ soiiante-quinze villages ou hameaux ; il J a dans Boulay : bailliage , recette des finances , hôtel-de-ville ; paroisse du diocèse de Metz. Le château ayant été cédé amRécollets Irlandais, ils y ont bâti leur couvent. Il y a des juifs à Boulay qui y occupent une rue entière et y tiennent synagogue.

BOULIGNY.—Bouligny, village sous la chàtellenie de Stenay. Ce village ne fait 1Q une même et seule communauté avec celui d'Amermont; diocèse de Verdun , wfice de Norroy-le-Sec, recette de Briey, juridiction du juge-garde du seigneur, «lui est M. de Rosderés d'Euvesin; bail'age de Saint-Mihiel, cour souveraine Oe .^ancy. Les dames de sainte Catherine ?e Verdun , prennent part dans la dîme.

y a dans ces deux villages environ 38 llaWtans.

** maison de Bouligny, maison de nom

11 armes, à présent éteinte, portait d'azur*

cette paroisse a pour patron sainte Co-1 lombe, collateur l'abbé de Muraut, ordre de Prémoutré ; la cure est régulière; décimateurs, le prieur de Saint-Jacques du Mont, pour un tiers des grosses et menues dimes , le titulaire de la chapelle de saint Vincent pour un tiers et le curé pour l'autre tiers. Seigneur, M. l'abbé de Bourlémont, bailliage de Chaumont, parlement de Paris, officialité de Vaucouleurs, intendance de Champagne.

Il y a dans le château de Bourlémont, une chapelle dédiée à saint Vincent, fondée en 1336, par R. P. Claude d'Anglure de Bourlémont, abbé de Muraut, par Saladin d'Anglure , seigneur de Bourlémont et de Conflans, et par Marguerite de Lignéville son épouse. Patrons , M. l'abbé de Bourlémont et M. l'abbé de Muraut, à l'alternative ; le premier est patron laïque et M. l'abbé de Muraut est patron ecclésiastique. Charge : une messe fête et dimanche et les mercredis et vendredis. Revenus : le tiers des grosses et menues dimes de Frebécourt; une maison, un demi jour de vigne, et douze francs barrois de rente.

Item , la chapelle de saint Jean au château de Bourlémont. Patron , le seigneur. Revenu , cent vingt francs. Charge : une messe tous les jeudis.

Le château de Bourlémont a donné le nom à une illustre maison qui est à présent éteinte, et qui est entrée dans celle d'Anglure par le mariage d'Ogier d'Anglure avec Jeanne de Bourlémont. Il faut toutefois qu'il y ait encore eu depuis ce mariage des seigneurs du nom de Bourlémont , puisque le comte de Bourlémont, quoique blessé à la bataille de Consarbrik en 1673, rallia cinq cents fantassins des troupes françaises , et les ramena à Metz tambour battant. Le même comte de Bourlémont fut tué au siège de Luxembourg en 1684. Voyez l'histoire.

Le R. P. Benoit Picard capucin de Toul (1) , a donné la généalogie de la maison de Bourlémont, à l'occasion de Thomas de Bourlémont évêque de Tonl , nommé en 1530 , mort en 1550. La maison de Bourlémont portait face d'argent et de gueule de huit pièces.

Le château de Bourlémont est situé sur une éminence à la gauche de la Marche , entre Neuf-Château au midi et Brixei au nord.

BOURMONT, ville, SAINT - THIEBAUT Et HAREVILLE prieurés.— Bourmont, ville sur une montagne , à droite de la Meuse, à treize lieues de Nancy, à quatre lieues de Neuf-Château; il y a sénéchaussée et bailliage , hôtel - de — ville, maîtrise des eaux et forêts , et recette des finances et des bois, avec une collégiale considérable , composée d'un prévôt et de dix chanoines. Cette collégiale fat transférée de la Mothe â Bourmont en 1645 , après le dernier siège et la démolition de cette forteresse.

Thiebaut comte de Bar avait fondé en 1239, un chapitre à la Mothe, de la manière que nous l'avons rapporté sous l'article de la Mothe; ce chapitre devait être composé de treize chanoines , y compris le prévôt, qui avait deux prébendes. Il y avait de plus quatre vicaires , deux chapelains, un maître de musique, un clerc de chapitre, et quatre enfans de chœur.

Le bailliage de Bourmont est du ressort de la cour souveraine de Lorraine, et renferme environ quarante-cinq villages ou hameaux; il est dans le diocèse de Toul, excepté Colombe, Brevanne, Damblain et Germainville , qui sont de celui de Langres. La coutume de Lorraine est suivie dans une partie de Mandres-sur-Verre, à Norroy-sur-Verre , à Saulxures-les-Bulgnéville, Outrancourt et à Roncourt. Les

(i) Benoit Picard , hist. de Toul, p. 479

autres lieux de la dépendance sont régis par la coutume de Bassigni.

Cette coutume fut réformée dans le château de la Mothe en 1580, par les états du Bassigni, qui s'y étaient assemblés sur une ordonnance du grand-duc Charles III, du premier octobre de la même année , et vérifiée au parlement de Paris en 1585; elle est pour tout le Bassigni ducal. Mais le bailliage de Bourmont étant sous le ressort de la cour souveraine de Lorraine , et le surplus sous celui du parlement de Paris, ces deux cours expliquent les difficultés de cette loi municipale , chacune suivant ses principes, ce qui met la différence dans la jurisprudence.

Bourmont est chef-lieu d'une ancienne sénéchaussée , qui avait été transportée à la Mothe, d'où elle revint à Bourmont.

L'église paroissiale de Bourmont est du diocèse de Toul, dédiée à la Sainte-Vierge dans son Assomption. Patron, le chapitre du lieu, décimateur, le même pour le tout en donnant portion au curé.

Il y a dans l'église paroissiale de Bourmont , cinq chapelles sous l'invocation de saint Florentin, dont le revenu est de trois cents francs à chacune. Le roi de Pologne comme duc de Lorraine en est patron. Les chapelainsquiyétaientautrefois au nombre de dix, y faisaient l'office canonial. Charles HI,par arrêt du 22 juillet 1605,du consentement du seigneur évêque, en supprima trois. Robert due de Bar, en 1562 , le 4 mai, fonda deux chapelles à l'autel de NotreDame, dans l'église collégiale de la Mothe, avec obligation aux chapelains de dire tous les jours une messe-haute , et de réciter l'office de Notre-Dame. Ces deux chapelles ont été transférées à Bourmont. Le duc Léopold par arrêt de son conseil d'état du 1S décembre 1712, unit à la collégiale de Bourmont les chapelles fondées par ses prédécesseurs dans l'église de saint Florentin de Bourmont, et augmenta par ce moyen le chapitre d'une prébende. Mais le roi Stanislas en place de cette prébende y a établi deux vicaires par arrêt de son conseil du 9 mars 1753.

Le doyenné ecclésiastique de Boûrmont est composé de trente paroisses , neuf anneies, un chapitre , trois prieurés , une commanderie, dix chapelles , .un hôpital, deux maisons religieuses , et neuf bermitap?s ou oratoires ; les prieurés sont Saint Thiébaut sous Boûrmont, Harèville et le Bourg Sainte-Marie, tous trois de l'ordre de Saint Benoit. Sainl-Thiébaut est en règle ; le bourg Sainte-Marie est en commande, Harèville est aussi en règle.

Le château et la ville de Boûrmont étaient ceints d'un mur épais de six pieds en certains endroits , et de huit en d'autres endroits, flanqué de quarante-deux tonrs plus élevées que le mur de deux toises et demie, distante l'une de l'autre de TÎngt-toises ; ses murs étaient défendus par un fossé large et profond , creuse dans le roc. Outre les fossés de la ville, il y en avait un second d'une profondeur prodigieuse , qui entourait le château. Il ne reste aujourd'hui qu'une petite partie des tours et du château, et quelques pans de murailles.

Il y a quelque temps qu'on trouva dans les débris du château , des étuves où il y avait deux bassins faits en rond et en forme de cul de lampe , pavés de petits carreaux semblables à des dés à jouer,'de couleurs différentes et d'une dureté pareille à celle du marbre. L'eau y descendait d'une montagne voisine, par des canaux de pierre de taille d'une grosseur prodigieuse. A l'extrémité d'une colonne renversée, on trouva une petite statué de bronze qui représentait un empereur. On y trouva aussi deux grands plats d'étain de trois ou quatre pieds de diamètre, dont on fit présent à Madame royale. ,

L'ancienne levée des romains qui va de Lan grès à Toul, est encore sensible auprès de Boûrmont. Un peu au-dessus de celte ville, on voit le village nommé Romainsur—Meuse, anciennement statio Romanorum ad Mosam. Il y a encore un autre village à deux lieues de Boûrmont, nommé Romaiu-aux-Bois, statio Romanorum ad nemora.

On voit dans Boûrmont On couvent de religieux de la, Sainte-Trinité fondé par M. Erard Maréchal, prêtre et chanoine de Boûrmont. Ces religieux obtinrent permission de s'y établir, le 21 décembre 1707. L'église fut bénite le 6 mars 1708. Ils sont obligés d'y enseigner la langue latine.

Les religieuses Annonciades-Célestes y ont été fondées par M. de Malaincourt.

Le prieuré de Sainte-Marie : Je n'ai pu découvrir ni quand, ni par qui il a été fondé. Le pouillé de Toul du R. P. Benoit met le bourg Sainte-Marie dans le doyenné de Boûrmont, et dit que ce lieu est annexe de Romain, que le prieur est seigneur du lieu, et que Je prieuré, qui est en commande, vaut 1200 livres.

La chapelle de saint Nicolas fondée â Boûrmont, par les sieurs de Lisle.

La chapelle de la Ste. Famille fondée par M. de Malaincourt. Patron, M. de Rancourt; charges, une messe tous les lundis, et quatre pendant l'année.

L'hermitage de Belle-Fontaine.

Annexe: Gonaincourt. Patron, saint Martin. Mêmes décimateurs.

Affranchissement De La Vilie De BoûrMont , Par Thiébaut , Comte De Bar , Bn 1248.

EXTRAIT DE LA CHARTRE DE
BOURMONT.

Je TaiisAvr, cuens de Bar, fais sçavoir à tous, que je ai mis mon chdlel et ma ville de Boûrmont à franchisse, en telle manière que chacuns qui maincs en la ville, et qui vienrapor manoir, doit rendre à mon ménestrel cinq sols d'entrée , et chacun an cinq sols d'eschets, à Pasques la r.toitié, et q, la Saint-Remy l'autre, et qui ne payeroit cet eschet dedans lesdits termes devant dits, ils rendront autant d'amande; pleine amande doit douze deniers; cops donnés sas sang, doit cinq sols; cops à il a sang, quinze sols; pleine pardoit quatre deniers, et doit rendrele dommage à ceux il l'aura fait; li brebis doit un denier, le porc deux deniers, K i cyes deux deniers , et lo dommage rendre.

S'aucuas est trouvé de nuit, o de jor en dommage d'autruy, en jardins f en preys, en champs, en meix, en vignes, il doit cinq sols et îo dommage rendre, à il perdra l'oreille; li commis de la ville eslira le mair et les eschevins, et quant ils seront eslils, il» seront francs au signor et aux borjois. Tant que li plaid sera plains, il sera daoant le mair cl les eschevins; et si bataille y est jugée, elle sera déduilte tlavant le signor, à davant le sénéchaul, et s'ils sont armés et concordes et vint sans coup férir, chose un d'eux doit huit sols et six deniers; et si les cops donnés et concordes, et vint sans bataille entr'eux, chascun doit quinze sols; le vincu en bataille cent sols, et le dommage rendre; li champion lorsvincu perdra le pied le poing. Li mulete et le larrancin demourant en la main dn signor, si aucuns delment lesfosseys de la ville, il doit vingt et cinq sols.

Si aucuns borjois se volait partir de la ville', ilpora vendre la sienne chasse sans contredit à homme manant en la ville.

Ors ce que s'il vend sa maison et ilenva, il doit de chacun vingt sols douze deniers, et s'il la vend et il ne va, il ne doit rien, et s'il l'avoit donné à ton fils ou à sa fille, li reménanle seuroit même.

Fausse mesure doit vingt-cinq sols ou le poing.

Totes ces renies et ces amandes sont aproventées fort; li borjois de la ville doivent aller aux cris et aux chevauchées de mes quatre châteaux et des châtellenies que j'ai en Bassigni et en Borgonne, et que je y envorois, si je les y asquettois à la renquette de mon sénéchaul, ou de celui qui y sera par moj et aux miens, et qui ni iroit; et il n'y pooit mettre leur bessogne, ilpauroit dix sols, et ce ne lessemouvant, mes cors seuroit en cette terre du Bassigny, y doivent venir deux jors.... Si donque senront aux miens, et

jols dovroient moure à mon molin, et t'air nuis cas advenait en la ville, ou en banc qui ne puct être trouvé en cette chartre, on se iinroit à Fus et au droit de Viterry,

Ors de ces chosses avant dites, les borjois sont quittes de totes tailles, de totes prises, de totes creuvances; fors que du cens s'ils le doivent; on ne peut rentenir en cette franchise nul de mes hommes, m des hommes à mes hommes, si je ne volois; qui vodra être de la franchisse, il li convient demorer en chdtel, ou en la ville; et cette franchisse je ai créance à tenir pat mon serment, et le doivent tenir sil qui après moi vinrent; en tesmoignage de cette chosse, j'ai fait mettre mon scel en ces lettres , qui furent faite en Van que k milliaire coroit par mille deux cens quarante-huit ans, au mois de septembre, scélé d'un scel bien ancien, pendant avec un cordon de soie : ledit scel représentant en grand les armes de Bar d'un cotte, let mêmes armes en petit de l'autre, avec me inscription gothique autour des êcussons.

Pour copie collationnée à l'original de la chartre ci-devant transcrite, lequA original est enparchcmin sain et entier, par moi secrétaire Thôtel-de-çitte de Bourmont, soussigné ce 19 mars 1 754. Dehait, secrétaire.

La maison de Bourmont portait (Tori une tête arrachée de lion de gueule, laffipassée de .môme, denJetée, allumée et couronnée d'argent. Les armes de la Tille de Bourmont sont coupées eTaïur à la montagne d'or, surmontée d'un alérion d'argent côtoyée d'un soleil d'or et d'une lame d'argent, et d'argent à deux barbeaoi adossés d'azur, accompagnés d'une croii recroiseltécj au pied fichée de même.

Pbiei.'iik Db St.-thiébaut (1). — Sa'nt Thiébaul, petit bourg sur la Meuse, vis-àvis Bourmont, fut fondé avant l'an 112" puisqu'en cette année, Ricuin

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s'il poroit avoir et tenir roncins et ar— Toul, confirme la fondation de ce uionas-1

mures de fer por sa garde et sûrement, le mair et li eschevins, et il les doit avoir, et> seront quittes des cinq sols d'échets; et si j'avois ou asquettois molin en banc, li bor

tère, qui était situé sur un fond appartenant aux religieuses de saint Jean de Laon,

(i) Histoire de Lorraine, t. 2. p. 269.

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